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Le Sasquatch




Étymologie :

Selon Wikipedia, "Le nom sasquatch vient de l'halkomelem sésq̓əc, « géant velu». Le terme amérindien « sasquatch » est plus utilisé au Canada tandis qu'aux États-Unis et en Europe le terme « bigfoot » lui est préféré.




Symbolisme :


Jean-Marc Bélot, auteur de Les Hommes sauvages toujours vivants (Éditions du Galtz, collection Universe Mystery, 2009) fait l'inventaire de l'homme sauvage dans le monde. Nous nous intéressons plus particulièrement à ceux des Alpes :


L'homme sauvage des Alpes et des Balkans


Le troglodyte d’Europe bénéficie du légendaire le plus dense parmi ceux recueillis à travers le monde. Personnage familier du cycle de l’année, il prend plusieurs noms : le Sauvage, l’homme sauvage, l’homme des bois, l’homme vert, le Feuillu et leurs déclinaisons dans les divers dialectes et, plus péjorativement, Crétin des Alpes. Il est représenté debout, velu, massue à la main. La société pastorale lui reconnaît divers attributs :

  • ambivalent (hostile ou bénéfique),

  • être des limites, intermédiaire avec les mondes animal et végétal, les esprits de la nature et l’Autre-Monde,

  • génie du lieu portant feuilles, écorces, attributs locaux, associé aux cycles de la fécondité et de la nature,

  • héros et initiateur des jeunes hommes et des éleveurs, il est traditionnellement gardien du secret de fabrication du fromage.


Suisse : La pantomime de Carnaval part généralement d’un de ses habitats, considéré comme une porte de l’Autre-Monde. Le rite se déplace de proche en proche vers d’autres lieux de contacts avec des personnages fantastiques, comme pour appeler les esprits et énergies de la nature à faire démarrer le cycle de la fécondité.

Lors du Carnaval de Bâle, l’homme sauvage (Wildemann) débarque près du Vieux-Pont avec le basilic (Vogelgryff : oiseau-griffon) et le lion (Löwe). C’est l’entrée des âmes de l’année par la Voie Lactée symbolisée par le fleuve. Les fous (Ueli), déjà sur la berge, entament avec eux la danse rituelle du retour des âmes.

Ces 4 entités représentent les 4 « passeurs » de l’année : l’Homme Sauvage fin janvier-début février (saint Blaise), le Basilic né d’un œuf de coq fin avril-début mai (saint Georges), le Lion fin juillet-début août (saint Christophe), les Fous fin octobre-début novembre (saint Martin).

On connaît de nombreuses traces de l’homme sauvage en Suisse.

  • A Confignon (canton de Genève), en mai, le Feuillu accompagne la Reine de Mai et la Bête de Mai.

  • Un Sauvage vivait près du lac d’Arnon (région bilingue du Pays d’En-Haut). ·

  • A Vercorin (Valais), l’un d’eux vivait sous la Pierre du Sauvage. A Sion (Valais), les habitants s’opposèrent à l’autopsie d’un de leurs crétins vers 1760.

  • Au Noirmont (Jura suisse), des hommes déguisés en hommes sauvages descendent des montagnes la nuit de la dernière pleine lune avant le Carnaval. Ils attrappent les filles du bourg et les jettent dans les fontaines. Ils suivent un parcours traditionnel avec un groupe de musiciens, rythmé de pauses-musique et de bistrots, qui se termine par le Grand Manger et l’enterrement de Carimentran.

  • Au monastère d’Einsiedeln (canton de Schwytz), se jouait jusque 1930 le Wildemannspiel, qui consistait en un cheminement de personnages débonnaires (Sühudi) et effrayants (Hässliche Hüdi).

  • Dans les Grisons, l’Um Selvadi effrayait les bûcherons pour qu’ils n’abattent pas les arbres qui protègent son existence. Il est sur le blason de l’une des 3 ligues grisonnes.


Autriche : Il figurait sur les enseignes de l’auberge Zum Wilden Mann sur la route du Brenner (Tyrol) et de l’hôtel Wilden Mann d’Innsbruck (démoli).


Italie : L’Italie dispose surtout de fresques et de statues :

  • Fresque d’Homo Saldavego de 1454 à Sacco (Val Gerola, Valteline),

  • Représentation près du lieu de justice à Bressanone (province de Bolzano),

  • Buste en bois dans la salle de Justice d’Aoste,

  • Enseigne de l’Osteria dell’Uomo Selvatico à Chiavenna (province de Sondrio, Valteline),

  • Hommes sauvages du XVIIe sur les piedroits d’une porte de la muraille de Tirano (Valteline). Il s’agit de deux hommes sauvages velus trouvés dans les Grisons en 1591,

  • Fresques de la fin du Moyen-Age à figures d’hommes et de femmes sauvages sur la façade d’un palais au centre de Cavalese (Trentin),

  • Fresque d’homme sauvage à massue du XVIe (région de Trente).


Dans le Trentin, les légendes se souviennent d’un être sauvage, fuyant les humains, qui ne se lavait pas, ne se rasait pas, ne se coupait pas les cheveux et se couvrait de boue et de feuillage. Parfois, il s’approchait pour montrer comment faire une cabane ou travailler le laitage. Pour récompenser un berger qui l’hébergea une nuit de tempête, un homme sauvage apprit pour la première fois à un humain comment tirer du lait le beurre, le fromage et la ricotta (fromage blanc). Mais il garda pour lui le secret du petit-lait destiné à nourrir les porcs.

A Praeneste, dans une villa romaine, une coupe phénicienne du VIe siècle avant notre ère représente un être velu, front fuyant, cou bref, yeux enfoncés, mâchoire lourde et arrondie jetant des pierres à un chasseur sur son char. Une autre figure montre l’homme sauvage poursuivi par le chasseur, puis tué.

Le Latium antique connaissait Faunus Lupercus, divinité protectrice des troupeaux contre les loups, et sa nombreuse descendance d’êtres velus assujettis pour surveiller les troupeaux et les protéger des loups /ABR.43-47/. En 1996 et 1997, des conducteurs ont vu des hommes mi-gorilles à cheveux longs et visage de vieillard dans les zones boisées près de Vintimille.


Roumanie : Un homme sauvage capturé dans une forêt de Valachie fut gardé à Kronstadt : yeux profondément enfoncés, front fuyant, nez petit et écrasé, cou gonflé, gorge goitreuse, visage et paumes couleur jaune sale, cheveux gris cendré, corps couvert de poils, muscles plus développés que chez les humains. Ces traits sont proches de ceux du Ksy-gyik d’Asie centrale et de l’homme congelé du Vietnam. Malgré certains progrès, au bout de 3 ans, il présentait toujours des troubles de l’autisme, comme les enfants humains ou de chimpanzés trouvés livrés à eux-mêmes dans la nature ou élevés sans affection.


Grèce : La Grèce connaissait ces êtres qu’ils asservissaient à des travaux pénibles, particulièrement dans les champs. Le Silène, homme sauvage et velu, est souvent représenté. Pan, le Faunus grec, divinité champêtre et de la lubricité, qui provoque la peur « panique », en garde la trace.


L'homme sauvage en France alpine


Pour la partie française des Alpes, un texte aussi long que l’ensemble des descriptions précédentes est nécessaire pour résumer les observations et légendes, en particulier grâce aux importantes enquêtes et compilations de Charles Joisten. De nombreux récits sont souvent censés se dérouler au XVIIIe ou au XIXe siècle.

Bouames, Bretous, Cacaris, Darucs (dahus), Fars ou Fayes (fées), Fayots, Louberous (loups-garous quand, charognards par accident, ils avaient pris goût à la viande), Matagots, Nuitons, Sarradins, Sarrazins, Yasses font donc partie d'une publication plus complète de 60 pages « L'homme sauvage toujours vivant ? », qui inclut aussi des textes originaux anciens. Leurs contacts trop nombreux avec les habitants des vallées préludèrent à leur disparition, peut-être à la fin du XIXe siècle.


Haute-Savoie : Le dimanche des Rogations 1602 à Naves, Anthoinette Culet, 16 ans, est enlevée par un homme sauvage. Elle en eut un fils qui mourut, puis fut retrouvée et libérée de sa grotte (45,9343N x 6,1889E).


Isère : C’est en Isère qu’ils furent de loin les plus nombreux, parfois tous près de Grenoble. Au nord-est (massif d’Allevard et de Belledonne), ils sont relatés à Allevard, Pinsot, La Combe de Lancey. A Allevard, les Sarrasins habitèrent longtemps des grottes redoutées : Le petit homme rouge était la terreur des montagnes d’Allevard. Une Faye a même transporté une femme de Montouvrard (45,3797N x 6,0763E) sur la montagne de Brame Farine (45,3837N x 6,0290E).

A Saint-Maximin, ils habitaient sous la Verney de la Sarradine, rocher en surplomb du torrent du Bréda. Ils ne savaient pas parler. Ils venaient aux portes jusqu’à ce qu’on leur donne la moitié d’un pain (45,4364N x 6,0469E).

A Pinsot, les petits Fayes ou Sarradins n’étaient plus sauvages mais vivaient dans les cavernes et faisaient tout en cachette. Ils volaient beaucoup et faisaient de la fonderie avec le minerai de fer de La Ferrière (Les Ayettes 45,3690N x 6,0893E).

A La Combe de Lancey, en 1646, un bûcheron vit, dans le Bois de la Combe, une femme sauvage complètement velue de sortes de flocons, au poil bicolore (noirâtre avec l’extrémité blanche), sauf sous les yeux, les pieds forts petits, sans qu’elle s’effraie. Revenu le lendemain avec un collègue, ils tentèrent de s’en saisir, remarquant son haleine puante, mais elle poussa un cri sans articulation et son mâle vint la sauver. Ils grimpèrent vite sur les rochers jusqu’à disparaître (45,19N x 5,92E).

Au sud-est (rebord est de Belledonne et Oisans), ils ont laissé leurs traces à Livet-et-Gavet, Allemond, Oz, Vaujany, Auris, Le Freney d’Oisans, Mizoën.

A Livet-et-Gavet, en 1638 ou 39, les deux sauvages de la Combe-de Lancey avaient déjà été vus en train de boire dans un torrent entre Livet et Gavet (45.1055N x 5,9204E).

A Allemond, les Bouames étaient les petits êtres sauvages malveillants du Trou des Bouames. Ils volaient la nuit pour vivre poules et lapins, et les pommes de terre et le blé dans les champs. Une femme du Rivier partie aux pommes de terre avec son enfant s’est rendue compte qu’on lui avait changé pour un bébé sauvage. Elle l’a fait pleurer et sa mère, on aurait dit une petite vieille, est revenue l’échanger (45,2093 x 6,0508E). Il y en avait aussi au-dessus du Molard (45,1635N x 6,0371E), qui s’étaient construit de petites cabanes et fabriquaient des paniers. Les gens du Molard mirent le feu à leurs cabanes. Ce feu ou un autre mis par les gens sauvages réduisit le Grand Bois en fumée. Il repoussa mais les gens sauvages ne revinrent pas.

A Oz, de petits nomades poilus, barbus et vêtus de peaux de bêtes s’abritaient à la Caborne des Fayots, sur la rive droite du ruisseau de la Pisse (le Pissarot 45,1363N x 6,0755E), aux Balmes (45,1334N x 6,0638E) sous Le Bessey, où ils avaient échangé un enfant, et à la Caborne des Sarrasins dans la Combe Chure (45,1455N x 6,0788E). Au col du Poutran, des villageois ont laissé garder leurs moutons tout un été. Une fois payés en beaux habits, ils ne voulurent pas rester (45,1086N x 6,0773E).

A Vaujany, de petits hommes aux longs cheveux rouges habitaient au Trou des fayôtes (45,1623N x 6,0869E). Ils volaient du blé, du linge et échangeaient parfois leurs enfants.

A Auris, la Caborne des Afas était vers la Rivoirette. Des substitutions et restitutions d’enfants étaient contées (45,0340N x 6,0870E).

Au Fresney-d’Oisans, des afas voleurs étaient de petits nains très poilus qui vivaient à la Pierre du Bois, près de La Combe. Ils ont échangé et rendu un enfant à Puy-le-Bas. Les habitants ont brûlé la forêt pour les faire partir (45,0430N x 6,1198E).

A Mizoën, les petits hommes bruns potiers, fondeurs, forgerons qui envahirent la haute vallée eurent certains descendants qui ne voulurent pas se mêler aux cultivateurs et éleveurs. Ce furent les nains malfaisants, réfugiés dans la grotte des Nains. A la suite d’un enlèvement d’enfant, pourtant rendu, les villageois mirent le feu à la forêt et ils périrent (45,0534N x 6,1440E).

A Grenoble même, à la Bibliothèque municipale, une fresque du XVIe siècle représente un homme sauvage un arc à la main et le Musée Dauphinois dispose d’une sculpture sur pierre avec massue du XVe.

A Voreppe, un groupe d’une quinzaine d’êtres sauvages vivait en dépendance des villageois dans les chalets d’altitude : garde des troupeaux, portage de bois et d’eau, jouets sexuels. L’église aurait fait procéder à leur élimination et ils auraient fini dans une fosse commune.

Dans son roman « Un médecin de campagne », Balzac en fait état, atténuant leur sort en déportation.

A Voiron, dans les gorges de la Morge, ils ont vécu il y a longtemps dans le Trou des Sarrazins (45,3676N x 5,6037E). Un souterrain irait au château-vieux et un autre à la Combe de la Buisse.

A La Tour-du-Pin, le Nuiton ou Nuéton, sorte d’homme sauvage comme un loup-garou, mais ne mangeant que des plantes et des fruits et semblant n’avoir qu’un œil enfoncé, venait enlever les femmes et les emmenait dans sa caverne (45,5767N x 5,4551E) /JO1.471/. Il est encore dans les mémoires à Rochetoirin où il vivait dans la goulette du Nuiton, à la source du Nuiton. Il avait enlevé la fille du seigneur et l’avait mise enceinte (45,5793N x 5,4278E).

A Velannes, des êtres borgnes habitaient le Trou des Fayes (45,4973N x 5,6244E)/

Au sud de l’Isère, on retrouvait des Carcari et des Sarrazins en Valbonnais à Saint-Honoré, Nantes-en-Ratier, Siévoz, Saint-Laurenten-Beaumont, Valbonnais, Entraigues, Le Périer, Oris-en-Ratier, La Valette, Lavaldens, La Morte.

A Saint-Honoré, les Carcari couraient la montagne à toute vitesse. Ils vivaient sous la Pierre des Carcari et mangeaient dans les cupules appelées Assiettes des Carcari (44,9660N x 5,8311E). Ces nains rusés étaient très voleurs. Ils dansaient parfois près de Combalberte (44,9660N x 5,8136E).

A Nantes-en-Ratier, les Carcaris volaient le linge. Quand ils descendaient, on en avait peur. Les Sarrasins habitaient aux Serzammes (44,9110N x 5,8147E), ils volaient le linge et la nourriture, c’étaient des demi-personnes. Ils revinrent appeler une de leurs filles, qui avait été attrapée.

A Siévoz, la Caborne ou Perti des Carcari était sur le Petit Roussillon (44,9054N x 5,8566E). Ils entraient voler dans les maisons le linge et le gros pain par les cheminées. Trouvant un marchand ambulant endormi aux Vallons (44,9136N x 5,8647E), ils lui volèrent son stock de bonnets sauf un. Réveillé, il pensa à jeter son propre bonnet vers le haut. Les Carcari firent de même et il rattrapa les bonnets au vol. Ils prenaient un souterrain sous la Bonne pour aller à Saint-Laurent-en-Beaumont : à Plafin (44,8932N x 5,8605E) et à Malbuisson (44,8924N x 5,8432E). Ils venaient faire des grimaçes et manger des pâtisseries à la fête patronale.

A Saint-Laurent-en-Beaumont, les fayes vivaient dans les bois de la Côte-Rousse, en limite de La Salle-en-Beaumont (44,8706N x 5,8723E). Ils avaient comme de la laine ou de la plume blanche. Ils prenaient le linge. C’était avant le grand-père, né en 1802, du conteur.

A Valbonnais, la Cabane des Carcari était au-dessus de Péchal (44,9063N x 5,9164E). Un petit Carcari était venu voler du linge, mais il avait aussi pris les galoches, du coup, il avait été rattrapé.

A Entraigues, la Caborne des Sarrasins communiquerait par un souterrain avec Verneys (hameau de la commune de Valbonnais). Ils ne sortaient que la nuit (44,8954N x 5,9482E).

Au Périer, Les Yasses ou Carcari habitaient les grottes. Une famille appâta un enfant yasse en déposant des sandales. Une fois qu’il les eut chaussées, il fut moins habile et capturé. Sa mère venait l’appeler la nuit, mais il resta, sa maria avec une fille du pays et sa descendance se perpétua au Périer (44,9176N x 5,9802E).

A Oris-en-Ratier, des êtres sauvages habitaient sous la Roche des Carcari (44,9125N x 5,8786E) et dans une grotte de la Combe des Praillaoudi (44,9358N x 5,8655E). Une petite Carcarine avait été prise pour garder les bêtes, mais elle s’ennuyait et a suivi sa mère venue l’appeler.

A La Valette, les Carcaris, petits êtres poilus, habitaient la Chambre d’Henri IV (4,9584N x 5,8637E), se nourrissaient de racines et de fruits et volaient parfois la nuit des pommes de terre et du linge. Douze jeunes de la Basse-Valette masqués pour Carnaval se mirent en route. Se recomptant, il étaient treize. Ils craignirent le diable, c’était plutôt un Carcari.

A Lavaldens, les petits Carcari ou Yasses vivaient à la Caborne (caverne) des Carcari (44,9700N x 5,8722E), dans les grottes du ruisseau de l’Espalier (44,9830N x 5,8973E) et dans la vallée de Vaunoire (45,0085N x 5,9060E). Ils semblaient n’avoir qu’un °il. Ils volaient le pain et le linge et se nourrissaient de la manne exsudée par les résineux. Ils aimaient les chevaux et avaient de petites juments blanches à leur taille. L’hiver, les Yasses descendaient en Provence pour moins souffrir du froid.

A La Morte, les petites bonnes femmes de la Caborne des Fayes, au Désert étaient très voleuses (35,0265N x 5,8441E). Un enfant perdu fut retrouvé près de Belle-Lauze (45,0476N x 5,8455E, commune de Saint-Barthélémy-de-Séchilienne) après une semaine, il avait été nourri par les Fayes. On les a fait partir en édifiant la chapelle Sainte-Anne du Désert, qui devint un lieu de procession des villages de tout le plateau Matheysin, tous partant de Cholonge (45,0033N x 5,7958E).

Dans le Haut-Drac, on s’en souvient à Cordéac et à Beaufin. A Cordéac, du Four des Sarrasins (44,8205N x 5,8200E), ils descendaient voler. Ils furent traqués et certains moururent bloqués dans leur grotte /JO1.295/. A Beaufin, de petites femmes des bois qui ne parlaient pas venaient se chauffer le soir. On continuait à vaquer sans s’en occuper, puis elles repartaient (44,7885N x 5,9611E).


Hautes-Alpes : Le Valgaudemar, appelé aussi la vallée des Bretous, est une vallée très encaissée de l’Oisans où ils ont perduré longtemps. A La Chapelle-en-Valgaudemar, une Bretoune venait le matin chercher des braises à une maison (44,8163N x 6,1945E). Elle ne parlait jamais.

Au Casset, une grotte abritait des hommes sauvages (44,8211N x 6.2190 E). A Navette, un Daruc, venu voler de la nourriture dans la cabane d’un berger, fut pris sur le fait. Le berger lui tira sa peau de mouton mais, effrayé de son apparence, s’enfuit. L’être fut plus tard tué et enterré sous la Peira dou Daruc (44,7960N x 6,2030E). Deux Bretous habitaient sous la Pierre des Bretous, entre Le Bourg et Le Rif du Sap (Rif du Sap 44,8266N x 6,2607E).

A Saint-Jacques-en-Valgaudemar, le seigneur du Séchier (44,7823N x 6,0653E) faisait garder son domaine par un matagot (homme sauvage). Un habitant allant au bois vit sortir un Bretou de sa cabane et lui dire : belle journée pour faire des légumes ! (sans doute un métis ayant la parole).

A Saint-Maurice-en-Valgaudemar, un couple de louberous, qui marchaient comme des hommes, s’attaquaient aux humains. Il fallut faire une battue. Ils ne marchaient pas vite à cause de leurs pieds étroits comme des chèvres. Ils furent tués et amenés à l’entrée du village, où l’église fut bâtie (44,8044N x 6,0966E). Deux pierres à têtes de loups-garous figurent sur sa façade en souvenir. On retrouva leur habitat, une galerie sur le sentier des Peines à Villar-Loubière (44,8300N x 6,1406E). La tune ou baoume des Bretous est au-dessus des Barangeards, on y a trouvé de vieilles lampes à huile, une marmite, des couverts, un chandelier (44,8017N x 6,1050E).

Au-dessus de Cloraine, à la grotte des Bretous, des hommes sauvages surpris à l’intérieur bouchèrent l’entrée avec un rocher (Cloragne 44,7960N x 6,0940E).

Au Noyer, les moundses, des petites gens qui descendaient des Sarrasins, habitaient le Trou des Moundzes ou des Monges. Ils vivaient de racines et de plantes, ils s’amusaient devant leur trou. Le soir, on les entendait chanter Ils venaient voler dans les maisons, entrant parfois par la cheminée (44,6940N x 5,9880).

A Champoléon (44,7200N x 6,2605E), une femme descendant des alpages fut suivie par un homme sauvage timide. Arrivée chez elle, elle voulut lui donner la délivrance d’une vache. Mais son mari préféra lui donner du pain pour qu’il ne risque pas de devenir dangereux en s’habituant à la viande. Des êtres vivaient à la Grotte des Sarrazins (44,6894N x 6,2607E). Ils venaient chercher de la braise, et parfois voler des œufs au hameau des Garnauds. D’autres Sarrazins habitaient une grotte nommée la Tampa des Sarrasis dans les bois de la Grande Côte (44,7309N x 6,2565E).

Au Puy-Saint-Eusèbe et à Puy-Sanières, les Masques étaient des êtres sauvages qui vivaient dans le Trou des Masques, sous le Rocher des Masques et sortaient la nuit pour faire des rapines (44,5686N x 6,4248E).

A Réallon, ils étaient nommés Afars. Ils habitaient les Rochers de la Casse, de l’autre côté du ruisseau par rapport aux Gleizes. Quand ils remontaient, ça faisait comme une procession de lumières. Une de leurs femmes échangea un jour son bébé noir et poilu avec celui d’une villageoise, puis elle est revenue le rendre (44,5922N x 6,3565E).

A Freissinières, les Sauvages vivaient comme des bêtes. Une fille sauvage est restée quelques années avec un fermier des Viollins (44,7458N x 6,5022E), puis a rejoint sa troupe, à la Balme-Neyroune au Pré Collomb (44,7508N x 6,4906E).

A Puy-Saint-Vincent, les Vaudois éatient des demi-sauvages qui vivaient vers Les Lauzes (44,8136N x 6,4395E).

A Risoul, la Tune des Sarrasins était située dans le Rocher de Barbein. On voit encore leur lit taillé dans le rocher (44,6536N x 6,6054E).

A Sigottier (44,4544N x 5,6930E), une fade venait le soir se chauffer au foyer de l’arrière-grand-mère de la narratrice, elle ne parlait pas, on en avait peur.


Drôme : Dans la Drôme, à La Motte-Chalançon, quelques hommes sauvages vivaient dans des grottes de quelques rapines. Ils étaient très agiles en montagne. A Roche-Saint-Secret-Béconne, ils étaient dans deux excavations vers Béconne. Ils avaient un petit four. La nuit, ils allaient danser la ronde dans les melons.

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Pour Melissa Alvarez, auteure de A la Rencontre de votre Animal énergétique (LLewellyn Publications, 2017 ; traduction française Éditions Véga, 2017), le Sasquatch est défini par les caractéristiques suivantes :


Traits : Le Bigfoot symbolise l'invisibilité, savoir se cacher, et l'inconnu. On croit que le Bigfoot est un genre de singe solitaire qu'il est très difficile de rencontrer car il sait extrêmement bien se cacher. C'est comme s'il était invisible. Le Bigfoot représente une intense curiosité concernant l'inconnu ainsi que la plongée profonde dans les mystères de l'univers. Pour vous, cela signifie que vous pouvez facilement disparaître dans une foule ou même quand vous êtes entouré de quelques personnes. C'est comme si ces personnes oubliaient alors que vous êtes là et se mettaient à discuter en échangeant des informations que vous ignoriez mais dont vous tirez ainsi profit.


Talents : Connexion à l'inconnu - Fuyant - Bouge rapidement - Se cache - Invisible - Mystérieux - Naturel - Secret - Eveil spirituel - Inexpliqué - Observe en silence - Nature sauvage.


Défis : Agressif - Comportement destructeur - N'arrive pas à communiquer - Férocité - Traque et rôde.


Élément : Terre.

Couleurs primaires : Noir - Brun (selon les régions) - Blanc.


Apparitions : Lorsque le Bigfoot apparaît, cela signifie que vous allez en quelque sorte affronter l'inconnu. Il peut s'agir d'une situation où les choses arrivent de façon aléatoire, et où vous devez faire un certain travail d'investigation pour en comprendre l'origine. Vous aimez le mystère et vous vous engagez dans la recherche de quelque chose que les autres ne peuvent pas découvrir. Le Bigfoot signifie que vous pouvez rencontrer sur votre chemin des obstacles plus importants que ce à quoi vous vous attendiez. Tout comme le Bigfoot qui ne se laisse voir que lorsqu'il le décide, vous aussi vous gardez le contrôle sur votre chemin de vie. Le Bigfoot représente la peur de l'obscurité et des choses qui vivent la nuit. Lorsque vous accueillez pleinement la lumière de votre être et libérez la peur emprisonnée en vous, vous pouvez avancer dans le positif. Le Bigfoot est une créature que l'on n'a pas encore découverte, ce qui signifie que vous avez encore à découvrir toutes vos capacités intuitives, les bénédictions qui sont dans votre vie, et le but de votre âme. Continuez à observer parce que, plus vous observez, et plus vous apprenez dans votre avancée. Lorsque le Bigfoot apparaît, c'est pour vous rappeler les mystères inexpliqués de la vie. Tout ne peut pas être vu, touché, ou entièrement expliqué, mais pourtant cela existe. Le Bigfoot vous met en garde envers des personnes qui sont dangereuses pour vous mais qui se cachent derrière une façade réconfortante en s'intéressant à votre bien-être. Le Bigfoot vient vous dire qu'il est préférable de rester seul et de participer à une vie sociale avec ceux dont vous vous sentez proche, de la même façon qu'il le fait avec ceux de son espèce.


Aide : Vous devez prendre contact avec la partie animale en vous. Le Bigfoot est un être qui vit pleinement son côté sauvage. On pense qu'il est intelligent, qu'il a des sentiments profonds, mais qu'il vit isolé et à l'écart, et qu'il est extrêmement timide. Lorsque vous avez l'impression que quelque chose manque dans votre vie, le Bigfoot vous encourage à entrer en contact avec la nature sauvage en vous. Trouvez votre homme - ou femme - des cavernes intérieures ; mettez-vous en lien avec les images du passé pour pouvoir vous développer à l'avenir. Avez-vous besoin d'être plus agressif au travail ? Le Bigfoot peut vous montrer comment arriver à augmenter votre productivité en vous connectant à la bête féroce en vous. Cette bête ne va pas abandonner ce qu'elle veut, et vous non plus.


Fréquence : L'énergie du Bigfoot est électrique, elle fait des fourmillements dans la colonne vertébrale et donne la chair de poule dans les bras. Elle vous envoie des picotements d'appréhension, avec une obscure sensation de danger, comme si quelque chose était en train de vous traquer dans la nuit. Sa sonorité ressemble à un rugissement sonore et guttural qui résonne autour de vous.


Imaginez...

Vous êtes en train de faire du camping lorsqu'un hurlement grinçant vient rompre le silence de la nuit. Un second rugissement emplit les ténèbres. Vous attrapez votre lampe-torche et sortez. Vous n'avez jamais entendu un animal pousser un cri pareil. Un sentiment de danger vous submerge et vous décidez de partir. Vous retournez plus tard dans la tente parce que maintenant vous avez la sensation qu'il vous faut absolument quitter d'urgence le campement et vous mettre à l'abri dans un endroit sûr. Vous redescendez la montagne au volant de votre voiture, et soudain les phares éclairent une bête sur deux pattes qui se tient sur la route juste devant vous. Elle ressemble à un humain, mais elle a des poils partout sur le corps, et lorsqu'elle regarde dans votre direction, vous voyez que son visage ressemble à celui d'un singe. Puis elle se sauve et s'enfonce dans les arbres. Vos mains tremblent alors que vous conduisez sur la route du retour vers la ville en échafaudant des plans pour revenir pendant la journée découvrir les indices que vous pourrez trouver du passage de cette bête.

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