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  • Anne

La Gueule-de-Loup




Étymologie :

  • GUEULE-DE-LOUP, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1. 1809 bot. (Bastien, La flore jardinière ds Roll. Flore t. 8, p. 130) ; 2. sens techn. a) 2e moitié xviiie s. « tuyau qui surmonte une cheminée » (Buffon, Hist. nat., éd. Lanessan, t. 5, p. 11, note) ; b) 1832 « ouverture du milieu d'une croisée » (Raymond) ; c) 1837 « bec de lièvre » (C.M. Billard, Traité des maladies des enfants ds Quem. DDL t. 8). Composé de gueule*, de la prép. de* et de loup* en raison d'une certaine analogie de forme.

  • MUFLIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1778 (Lamarck, Flore française, III, registre d'apr. FEW t. 16, p. 574a). Dér., p. anal. de forme, de mufle* ; suff. -ier*. Cf. plus anciennement mufle de lion « muflier » (Rich. 1680) et, au xixe s., gueule-de-loup*.


Lire aussi la définition des noms gueule-de-loup et muflier pour amorcer la réflexion symbolique.

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Botanique :

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Symbolisme :


Pour Nicole Parrot auteure du livre Le Langage des fleurs (Éditions Flammarion, 2000) :

"Les gueules-de-loup poussent groupées, accrochées aux longues tiges du muflier. Pourquoi "gueule-de-loup" ? Appuyez de chaque côté de leur jolie "gueule" et vous comprendrez. Maître mot de ses petites conques de toutes les couleurs : la "présomption". Parce que la gueule-de-loup a tendance, dit-on, à s'auto-congratule. Pourtant, elle avoue son désir avec sincérité. Elle a même ce cri désarmant : "venez au plus tôt !". Et, confiante, nous prend à témoin : "comment faire comprendre la puissance de mon désir ?". Blanche, elle n'est pas amoureuse mas se monter honnête : "je ne désire que votre amitié". On n'a pas tout perdu.

Elle a beaucoup de qualités, décidément, cette gueule-de-loup (au fait, c'est peut-être plutôt une gueule-de-lion, elle est souvent présentée sous ces deux noms). De loup ou de lion, un peu artiste, elle fait des "figurations intelligentes" dans des chefs-d'oeuvre immortels de la comédie musicale américaine.

Dans Le Magicien d'Oz de Victor Fleming, en 1939, géante, elle abrite Judy Garland, petite fille qui chante à son ombre.

Dix ans plus tard, sur l'étal du marché aux fleurs de Un américain à Paris de Vincente Minelli, elle s'épanouit dans le décor du mythique ballet de Gene Kelly, et de Leslie Caron, moment de bonheur pour les cinéphiles.


Mot-clef : "Désir brûlant"

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