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  • Anne

Le Cumin


Étymologie :

  • CUMIN, subst. masc.

Étymol. et Hist. Av. 1188 comin (Partenopeus de Blois, éd. J. Gildea, 1633), forme attestée jusqu'en 1660, Oudin Fr.-Esp ; xiiie s. cummin (Lois de la cité de Lond., ms. Brit. Mus., add. 14252 ds Gdf. Compl.). Du lat. class. cǔmīnum de même sens, gr. κ υ ́ μ ι ν ο ν d'orig. sémit. (v. André Bot.) ; la forme cumin refaite d'apr. le latin.


Lire également la définition du nom cumin pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Cuminum cyminum ; Anis aspré ; Anis âcre ; Anis des Boches ; K'mi ; Sizô.

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Botanique :


Selon les recherches de Suzanne Amigues, auteure de « L'odyssée des aromates », (La pensée de midi, vol. 13, no. 3, 2004, pp. 53-59) :

Sur la coriandre et le cumin, originaires du Proche-Orient, on dispose de renseignements précis, fournis à la fois par les objets de fouille et par les textes. [...] Le cumin est présent dans la documentation archéologique égyptienne à partir du Nouvel Empire, et son nom, emprunt sémitique qui confirme l’origine de la plante, voisine sur les tablettes mycéniennes avec celui de la coriandre. Les Grecs de l’époque classique le cultivaient couramment et en connaissaient si bien le fruit très étroit qu’ils définissaient un avare comme “quelqu’un qui scierait en deux un grain de cumin.










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Phytothérapie :


Selon Hildegarde de Bingen, auteure de Physica, Le livre des subtilités des créatures divines, les plantes, les éléments, les pierres, les métaux, les arbres, les poissons, les animaux et les oiseaux (édition originale 1151-1158 ; Édition Jérôme Millon, Grenoble, 2011),


"Le cumin noir (Ratde) est chaud et sec, et il n'a aucune valeur comme nourriture pour l'homme, car il provoquerait de la douleur. Pour les bêtes il n'est pas utile, mais ne leur fait pas grand mal.

Si on a des plaies sur la tête, à condition que ce ne soit pas la gale, piler du cumin noir et y ajouter du lard grillé. Enduire souvent les plaies de la tête, cela réduira les plaies, et on sera guéri.

On peut aussi piler du cumin noir et y mêler du miel ; et, là où les mouches sont nombreuses, en frotter le mur ; les mouches qui en auront goûté seront malades, tomberont et disparaîtront.

[...]

Le cumin (Kumel) est d'une nature modérément chaude et sèche ; chez l'homme qui a des vapeurs, il est bon, utile et sain à manger, de quelque façon que ce soit. Mais il fait du mal à celui qui souffre du cœur, s'il en mange, car il ne réchauffe pas complètement le cœur, qui doit être toujours chaud. Chez l'homme en bonne santé, il est bon à manger, car il lui procure de bonnes dispositions et apporte un léger rafraîchissement à celui qui est trop chaud ; mais il fait du mal à tous ceux qui sont en mauvaise santé et qui en mangent, car il provoque en eux des maladies, sauf chez ceux qui souffrent du poumon. [Ed. Si on veut manger du fromage cuit ou rôti ans éprouver de douleur, y ajouter du cumin, et le manger ainsi. Si on éprouve des nausées, prendre une part de cumin, un tiers de poivre, et de l'anis vert, à peu près un quart du cumin ; réduire en poudre ; prendre de la fleur de farine et y mêler la poudre obtenue ; avec du jaune d’œuf et un peu d'eau, faire des petites galettes, les cuire dans un four chaud, ou sous la cendre chaude, et les manger. On peut aussi manger de cette poudre étendue sur son pain, et cela adoucit les humeurs chaudes et froides des entrailles qui provoquent la nausée chez l'homme.]"

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Croyances populaires :


Selon Wikipedia :

  • Au Moyen Âge, un petit sachet de graines porté sur soi protégeait du mauvais sort et des sorcières.

  • Dans l'Antiquité, le cumin servait aux médecins et aux sorciers des villages égyptiens et grecs, car il entrait dans la composition de drogues à ingérer.

  • Dans le Piémont, à l'abstention du fiancé, pour assurer sa fidélité, il devait boire un vin au cumin pulvérisé et manger du pain au cumin.

  • Le cumin était en usage en médecine ; sa graine était réputée faciliter la digestion (Cf. Boccace, Décaméron, huitième journée, nouvelle IX: le médecin joué). Cette épice prise en apéritif avait un effet apaisant contre les troubles digestifs, les coliques et les ballonnements.

  • Le cumin a toujours été associé à l'avarice parce qu'il était l'épice des riches. Le nom de Marc Aurélius a même été quelquefois remplacé par Cuminus.

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Symbolisme :


Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), le Cumin (Cuminum cyminum) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Mars

Élément : Feu

Pouvoirs : Protection ; Fidélité conjugale ; Exorcisme.


Utilisation magique : Les « pains au cumin » si répandus dans toute l'Europe centrale, et que cuisaient également les boulangers du nord de l'Italie, n'avaient pas uniquement une vocation appétissante ou décorative; on incorporait à la pâte des grains de cette variété d'anis pour que les esprits de la farine ne l'empêchent pas de lever.

Dans les rituels de protection, c'est toute la plante séchée et broyée - racines, tiges, ombelles, graines, feuilles - que l'on brûle dans des réchauds en terre. Il existe de très nombreuses recettes où le Cumin entre dans des mélanges fumigènes, soit avec l'encens mâle (oliban), soit avec d'autres aromates ou catalyseurs de vibrations positives.

En Pologne, on mêlait les semences à du gros sel et on répandait le tout sur le pas de la porte, sous les fenêtres, pour empêcher d'entrer tout ce qui pouvait nuire au foyer.

Les fiancés se fabriquaient un bracelet avec les grains enfilés ; l'homme le portait au poignet droit, la fille au poignet gauche ; c'était l'assurance que rien ne viendrait faire obstacle à leur union entre la date des fiançailles et celle qui avait été fixée pour le mariage.

Sur la côte orientale de l'Adriatique, en Dalmatie, au Montenegro, lés femmes chrétiennes croyaient obtenir la fidélité de leur époux en cachant dans ses vêtements, ou à l'intérieur de son traversin, des sachets d'attachement au Cumin. Soutenus par leurs vassaux albanais et zingares, les Ottomans, alors maîtres de la Turquie d'Europe, ont vigoureusement combattu ces pratiques dans lesquelles Ils voyaient, â tort ou à raison, un réveil des anciennes coutumes nationales. En 1815, un édit de Skopliak-pacha condamnait les femmes serbes de religion chrétienne qui employaient des amulettes pour s'attacher l'amour exclusif de leur époux à être cousues dans un sac, plongée dans la rivière et suspendues à sécher en plein soleil.

Dans de nombreuses îles de l'archipel grec, on obtient une boisson aphrodisiaque en faisant macérer des grains de Cumin dans du vin de Chypre ou de Crète.

Lorsqu'on sème du Cumin dans son jardin, pour obtenir de belles plantes vigoureuses il est indispensable de blasphémer et de dire le plus de gros mot possible en mettant les semences en terre.

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Avec le cumin, qui chez les Grecs symbolisait l'amitié, "on attire et on retient". Ainsi, donner un pain au cumin ou faire boire du vin parfumé de cet aromate à un homme qui appelle le service militaire ou qui doit partir à l'étranger est-il un excellent moyen de ne pas se faire oublier. Les Italiens du Piémont entretiennent le sentiment amoureux en faisant manger à l'être aimé un pain au cumin tandis que les chrétiennes de Dalmatie et du Monténégro, pour le même résultat, cachaient du cumin dans les vêtements ou dans le traversin de leur époux. Les Anglo-Saxons, eux, croient que si des fiancés portent un bracelet composé des grains magiques, l'homme au poignet droit, la jeune fille au poignet gauche, aucun obstacle ne retardera leur mariage. Le cumin est en outre réputé favoriser la conception.

Par extension, on n'hésite pas à Bologne à nourrir de cumin les pigeons ou les poules pour qu'ils demeurent dans la maison. Les Allemands, qui farcissaient le pain de cumin pour se prémunir des démons de la forêt, croyaient que que le voleur ou le cambrioleur qui s'emparait de ce pain était magiquement retenu sur le lieu du méfait. Au vu de toutes ces superstitions, on comprend que l'expression "on lui aura administré du cumin" désigne une personne trop attachée à une autre personne ou à un lieu.

Dans toute l'Europe centrale, où les pains au cumin sont très répandus, "on incorporait à la pâte des grains de cette variété d'anis pour que les esprits de la farine ne l'empêchent pas de lever".

La plante a de grandes vertus de protection, notamment lorsqu'on l'a fait sécher tout entière puis brûler dans un réchaud en terre. Un usage polonais veut qu'en répandre les semences avec du gros sel à toutes les entrées de la maison (portes et fenêtres) tient à distance toutes forces nuisibles.

Pour avoir du beau cumin et en éloigner le mauvais œil, il faut, selon un usage relevé dès l'Antiquité, maudire et injurier les graines pendant qu'on les sème.

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Eric Pier Sperandio, auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Editions Québec-Livres, 2013), présente ainsi le cumin (Cumimum cyminum) : "Cette plante est réputée pour ses graines qui sont largement utilisées comme épice en cuisine.


Propriétés médicinales : Aucune propriété reconnue.


Élément : Feu.


Genre : Masculin.


Déités : Mars - Junon - Hécate.


Propriétés magiques : Protection - Fidélité - Exorcisme - Antivol.


Applications :

SORTILÈGES ET SUPERSTITIONS

  • En Allemagne et en Italie, on mettait des graines de cumin dans le pain afin d'empêcher les esprits sylvestres de les voler.

  • Rituellement, on faisait brûler du cumin avec de l'oliban pour protéger une maison ; les cendres étaient ensuite répandues sur le pas de la porte afin d'empêcher les voleurs d'y entrer.

  • On peut mélanger les graines de cumin avec du sel pour chasser le ma et les influences négatives d'une pièce.

  • Donner des mets épicés au cumin à l'être aimé favorise la fidélité.

RITUEL POUR PURIFIER SA MAISON APRÈS DES ÉVÉNEMENTS DIFFICILES

Ce dont vous avez besoin :

  • une chandelle blanche

  • de l'encens d'oliban

  • 250 mL (1 tasse) de sel de mer

  • 60 mL (1/4 de tasse) de graines de cumin

  • un mortier et un pilon

Rituel :

Allumez votre chandelle et faites brûler votre encens. Réduisez en fine poudre le sel et les graines de cumin, puis répandez le mélange sur le sol et balayez vers le porte d'entrée en disant :


Je balaie les forces négatives

J'efface les événements malheureux

Je chasse leurs traces

Je chasse leurs influences néfastes


Qu'elles quittent ma demeure à l'instant !

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Mythes et légendes :


D'après Angelo de Gubernatis, auteur de La Mythologie des plantes ou les légendes du règne végétal, tome 2 (C. Reinwald Libraire-Éditeur, Paris, 1882),


CUMIN. — Cette plante a donné lieu à plusieurs équivoques de langage. Nous avons déjà vu que les anciens accompagnaient de malédictions l’acte de semer le basilic. Théophraste nous apprend qu’on faisait de même lorsqu’on semait le cumin. On pensait peut-être ainsi éloigner de la plante le mauvais œil, et la faire pousser mieux. On connaît ces espèces d’invocations pour éloigner le mal. La superstition populaire qui fait craindre aux mères les félicitations sur la bonne santé de leurs enfants ; les souhaits que les chasseurs toscans s’adressent réciproquement pour la rencontre du loup, in bocca al lupo, disent-ils, pour souhaiter au contraire une bonne chasse, tiennent, sans doute, à la même cause et à la même croyance. C’est ainsi qu’on maudissait en les semant le basilic et le cumin, deux plantes chères au peuple, et qui ont toutes les deux un caractère presque sacré. L’un des noms sanscrits du cumin est agâgî, tiré des cornes de chèvre et de chevreuil qu’on a cru y remarquer ; il est curieux qu’une remarque pareille ait été faite en Italie. Nous lisons en effet dans Porta117 ce qui va suivre : « Cervum febribus et veneno mederi novimus, ne vestigantium ingenia distorqueantur, vel anceps animus remoretur, utrum phyllitis, quae cervinam linguam effigie repraesentat, sit contra aculéatos venenosorum ictus au contra febrium circuitus ? Contemplabimur alias cervi partes et videbimus inter alias partes cornua in eum multa ramosa et spectabili raritate visenda, considerabimus an alia quoque sit herba, quae cervorum cornua imitetur, et eos sanet, quos serpens momorderit, et febres invaserint, cum praecipue cervi cornua contra venena existimentur. Ad manus venerit cuminum folia habere dissecta, ramosa, capillacea, acuta, ex adverso alterno situ exorientia, ordinata serie, in fàstigiis ramosa, et dotes contra venena possidere non contemnendas ; ex hoc cuminum veneni antidotum, et phyllitim ad febrium ambitus praevalere, quum videamus non solum cuminum, sed ferulacea omnia, eodem foliorum habitu, cornua cervorum imitari, ut foeniculus, ferula, galbanum, euphorbium, nec ab hac forma abhorret melanthium sylvestre, et eosdem usus praestare. » Toutes ces extravagances d’un savant du XVIe siècle n’ont presque rien a faire avec les croyances populaires proprement dites ; mais elles peuvent cependant nous montrer comment des ressemblances physiques fort douteuses, et en tous cas très accidentelles, ont pu faire attribuer le même nom et les mêmes propriétés à des végétaux et à des animaux entre lesquels n’existe aucun véritable rapport. Le docteur Porta, précurseur inconscient des matérialistes modernes, était déjà préoccupé par l’idée qu’à chaque force doivent correspondre une matière et une forme ; malheureusement son observation scientifique était entièrement superficielle ; Porta rapprochait et comparait les végétaux, à peu près comme son quasi contemporain Ménage, sur de simples assonances, rapprochait sans façon les mots des langues les plus éloignées et dont l’organisme était le plus indépendants. Porta, à l’instar des anciens naturalistes, donnait une grande importance aux noms populaires des plantes. Sur ces noms, il bâtissait souvent toute une théorie des propriétés qu’il attribuait à la plante ainsi nommée. De l’étymologie grecque qu’il cherchait dans le nom du cumin, par exemple, il tirait la propriété de faciliter la conception aux femmes : « A Kùw, dit-il, quasi praegnans, nomen manasse puto ; praestat ad foeminarum conceptum, si vulvis indatur. » Chez les Grecs, si on en juge par Plutarque, le cumin, avec le sel, symbolisait l’amitié. On se rappelle peut-être ce que nous avons dit ailleurs à propos du sel considéré comme le meilleur moyen d’attraper les oiseaux si on le place sur leur queue ; on le dit maintenant en Piémont en guise de plaisanterie ; mais le sel représente, en somme, l’hospitalité. Par le pain et par le sel, dans les pays slaves, l’on accueille encore les hôtes, et on les retient dans la maison ; par le sel, l’on attire et l’on retient ; de même, sans doute, par le cumin. Le professeur Mannhardt nous apprend que, pour garantir le pain aussitôt tiré du four contre, le vol des démons de la forêt, on le farcit de cumin. M. Mannhardt explique que le cumin paraît avoir la propriété de retenir le voleur dans la maison avec le pain qu’il voudrait emporter. Mais c’est surtout en Italie, où l’on mange aussi du pain farci de cumin, c’est sur un sol latin qu’une pareille croyance a pu devenir très populaire, et j’ai déjà avancé que l’équivoque née sur le mot cumin a pu contribuer au développement de cette croyance. On sait que le mot cominus en latin signifie de près ; il me semble probable que dans le mot cumin (en italien comino) on ait reconnu soit le préfixe cum allié avec le verbe ire, soit un mot analogue à cominus et, par conséquent, le grain qui a la force de retenir. Mme Coronedi-Berti m’écrit qu’à Bologne on donne le cumin aux pigeons, dans l’espoir de les affectionner et de les attacher à la maison, et que, lorsqu’une personne ne veut pas quitter une maison ou une autre personne, on dit d’elle : « On lui aura administré le cumin. » On donne aussi le cumin aux pigeons de Rome. Dans les temps anciens, on leur donnait la verveine, dans laquelle on a vu la veneris herba, ou peristereon, appelé encore en italien erba colombina. Aldobrandin de Sienne recommande le cumin pour les enfants nouveau-nés. Dans le Canavese, en Piémont, les jeunes filles tachent de faire avaler le cumin à leurs amoureux, dans la conviction qu’il produira sur eux le même effet que l’on croit obtenir, par le même moyen, sur les poules. En effet, lorsque les poules s’éloignent trop de la maison hospitalière qui les nourrit, on essaye de les attirer, de les attacher au toit par le cumin qu’on mêle avec la farine trempée dans l’eau. De même, lorsqu’un jeune fiancé doit quitter son pays pour le service militaire, ou ou pour aller travailler à l’étranger, sa fiancée lui donne un pain tout frais, farci de cumin, ou lui fait boire du vin dans lequel elle a, d’avance, pulvérisé du cumin, ce qui fait quelquefois maudire ainsi les amoureux brouillés. « Maudite sorcière ! elle m’a donné le cumin, et je ne puis plus m’en délivrer. » Johnston, à propos de l’eryngion, d’après Plutarque, écrit ce qui suit : « Eryngio, una capella in os sumpto, totum gregem sistit, nec loco movere, priusquam exemeris, potest ! » Ici l’erygion joue le même rôle que le cumin. Le cumin symbolisait, chez les Grecs, ce qui est petit. Des avares, ils disaient qu’ils auraient même partagé le cumin. Dans sa dixième idylle, Théocrite conseille à un vieil avare de faire cuire des lentilles pour ne pas courir le danger de se couper la main en partageant le cumin. D’après Dion Cassius, le peuple appelait cumin Antoine, à cause de son avarice. Il y a deux qualités de cumin : le noir, que les Indiens appelaient kr’ishnagíraka et upakun’c’ikâ, et le blanc, qu’ils nommaient çvetagíraka, le même qu’Horace appelait exsangue cuminum.

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Dans Le Folk-Lore de la France, tome troisième, la Faune et la Flore (E. Guilmoto Éditeur, 1906) Paul Sébillot recense nombre de légendes populaires :


La superstition d'après laquelle il est bon de jurer au moment où l'on confie des semences à la terre, n'est peut-être qu'une survivance des conjurations religieuses usitées autrefois au XVIe siècle. elle s'appliquait à deux plantes : L'on dit chose admirable du basilic qu'il croît plus haut et plus beau s'il est semé avec malédictions et injures; il en est de même de la rue et du cumin.