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Ruis

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • 1 janv. 2019
  • 11 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours




Symbolisme :


Robert Graves, auteur de Les Mythes celtes, La Déesse blanche (Éditions Faber and Faber, 1948 ; traduction française : Éditions du Rocher 1979 et 2007) évoque l'ogam et en particulier la lettre R :

















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Dans Le Tarot Celte des arbres (Édition originale, 1998 ; Traduction française Le Courrier du Livre, 2001) Liz et Colin Murray associent Ruis à :


"Couleur : Rouge.

Chiffre : 13 qui symbolise la Renaissance et la Transmigration.

Dans le folklore, il est dit qu'il est mauvais de faire un berceau d'enfant en bois de sureau ; il doit toujours être en bouleau, bois qui favorise les commencements. Dans le calendrier oghamique, le Sureau gouverne le treizième mois. Il s'agit, en fait d'une période de trois jours, un moi "bouche-trou", finissant à Samhain, la dernière nuit de l'année, appelée maintenant Hallowe'en. La nouvelle année, le 1er novembre, et le mois du Bouleau viennent juste après. Le Sureau, au tronc particulier, creux et moelleux, est un arbre de régénération. Ses branches endommagées repoussent tout de suite et il s'enracine et pousse rapidement partout.

L'ïle d'Anglesey, Mina, était appelée à l'époque préromane Mona mam Cymru (ce qui signifie Anglesey la Mère des Galles). C'est parce qu'elle était plate, au climat doux et fertile. Elle nourrissait le reste du pays, et était le grenier ou la huche à pain qui fournissait la nourriture. On se souvient aussi d'elle comme le site du massacre des derniers Druides par les Romains. Ils combattirent bravement, mais rares furent ceux qui en réchappèrent, et leur pouvoir et leur prestige ne survécurent pas. Les Celtes étaient des guerriers sans peur à cause de leur foi dans le Chaudron de la Renaissance : en se plongeant ans le Chaudron, ils retrouvaient la vie et la force, et pouvaient retourner au combat jusqu'à la victoire.

Cette carte est liée aux éternels tournants que sont la mort, la naissance et la renaissance. Elle représente la fin dans le commencement et le commencement dans la fin ; la vie dans la mort ; le rejet des démons de l'ancienne année, le renouveau et la créativité de la nouvelle ; l'atemporalité du cycle par lequel la disparition de l'ancienne époque est toujours équilibrée par le nouveau départ de la naissance. Cette carte n'a pas de position inversée. Le cercle tournera toujours, le changement et la créativité venant de l'ancien et apportant le nouveau. Tout est continuellement lié car les phases de la vie et de l'expérience se répètent sous des formes subtilement différentes, menant toujours au renouveau.


Mots-clefs : La Fin dans le commencement et le commencement dans la fin.

Treizième mois : les trois derniers jours d'octobre."

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Laura Tuan, autrice d'un livret d'accompagnement intitulé Les Tarots celtiques (Éditions De Vecchi S.A., 1998) propose un article sur l'ogam Ruis :


"Sureau - Ruis


Période : 25 novembre - 22 décembre.


Divinité : Cailleach.

[...] Semblable par bien des côtés aux natifs de l'If, ceux du sureau peuvent eux aussi traverser, victorieux, les pires difficultés pour se noyer ensuite brusquement dans un verre d'eau. Ils sont courageux et entreprenants, mais seulement tant que l'émotion ne prend pas le dessus, auquel cas ils deviennent des proies faciles pour l'enthousiasme ou la dépression. heureusement, sympathiques et débordants de talents comme ils sont, ils trouvent sans aucun problème des gens pour les soutenir et s'occuper d'eux. Enclins aux passions intenses et aux désirs d'enfant, ils aiment profondément et avec beaucoup de générosité et de gentillesse. Mais ils exigent en échange estime, respect, ansi qu'une cour agréable et piquante.

[...]

Arbre magique par excellence car il fournit le bois du pipeau rituel et les baies de la boisson druidique sacramentelle, le sureau renferme tout le symbolisme ésotérique de la mort et de la renaissance. La tradition polonaise prescrit d'ensevelir ses péchés au pied du sureau pour que, absorbés et éliminés progressivement par la force magique de la plante, ils ne puissent plus faire de mal. Une légende veut par ailleurs que ses rameaux, tressés en couronne et portés sur la tête la nuit précédant le premier mai, suscitent des visions surnaturelles. Suspendu à l'extérieur des étables, il protège le bétail ; mais apporter son bois dans la maison et le garder dans la cuisine ou près du berceau, ou bien le brûler peut provoquer le malheur. De la même manière, les pipeaux fabriqués avec du bois de sureau devraient être utilisés avec prudence vu la force magique considérable qu'ils sont capables de déclencher.


Divinité : Cailleach.


Les cartes : Accompagné du cerf blanc, animal d'une très grande portée symbolique dans la pensée celtique, le sureau est l'arbre magique par excellence. Ses rameaux se transforment en pipeaux au pouvoir enchanteur (carte du printemps), ou bien laissent tomber les baies procurant des visions (carte de l'été).

Sur la version automnale, ses racines reçoivent les péchés et les restituent changés en trésors d'expérience. Sur celle de l'hiver, ce sont encore ses baies qui produisent une boisson enivrante, semblable au soma des hindous.


Mots clés : Renaissance - Magie - Passion - Sorcellerie - Ésotérisme - Puissance.


Printemps : A l'endroit : Engagements professionnels affrontés avec passion - Victoire sur un adversaire - Découverte d'importants projets d'autrui - Bonnes occasions à saisir au vol - Nouvelles à venir - Protection de la part d'un personnage influent - Transformations en cours.


A l'envers : Commérages - Doutes - Secrets qui font surface - Pièges et manœuvres sournoises de la part d'un adversaire - Intolérance - Conflits d'autorité - Recul - Perte de crédibilité - Diffamation.


Été : A l'endroit : Rencontre amoureuse magique - Désir très intense - Érotisme incendiaire - Transgressions sexuelles - Contacts télépathiques- Secrets dévoilés - Triomphe sur un rival - Crise du couple surmontée.


A l'envers : Opération de magie amoureuse - Lien contraignant et étouffant - Passion érotique indomptable - Jalousie - Confrontation avec un rival dont on sort perdant - Trahisons infligées ou subies - Imprévus désagréables - Sombres complots - Rencontre indésirable qui fait resurgir le passé - Coups de téléphone, lettres et souvenirs déplaisants - Manque d'autonomie - Captivité - Faiblesse de caractère - Habitude de se poser en victime - Sensibilité excessive aux sollicitations de l'entourage.


Automne : A l'endroit :  Habile coup de main - Victoire remarquable - Chance à apprécier - Rétablissement économique après une faillite.


A l'envers : Tentations auxquelles il fait résister - Affaires douteuses ou malhonnêtes - Flatteries - Risques - Dépenses folles pour un faux ami - Sentiments intéressés - Vol dev oiture et de bijoux.


Hiver : A l'endroit : Grande force physique et mentale - Guérison miraculeuse - Complet rétablissement après une grave maladie - Principes et attitudes en voie de transformation - Renaissance intérieure après un effondrement.


A l'envers : Perte des forces - Déclin - Victoire du mal - Attaque magique - Maléfice- Crise de dépression - Empoisonnement - Drogue - Dépression - Danger pour une être cher- Fuite - Enlèvement - Perte.


Le temps : 25 novembre - 22 décembre.


Le conseil : Réfléchissez deux fois avant de parler et trois fois avant de formuler un souhait : soyez responsable de votre esprit car la réalité dépend du mental."

Selon Gwyddhyon, auteur de Ogham, Le Yi-King celtique des arbres (Éditions Chariot d'Or, 1999), le sureau noir est associé à diverses caractéristiques :

"Nom : Ruis

Lettre : R

Monde végétal : Sureau (Sambucus nigra)

Signification : La fatalité ; l'inspiration ; l'intelligence

Symbole : Le feu de l'esprit

Couleur : Noire ; Rouge

Direction cardinale : Sud


Triades celtiques : Il existe trois causes à la fatalité : - connaître le fruit de chaque existence - connaître toutes choses - forger sa force intérieure pour triompher de l'illusion.


Monde de l'épreuve de l'Abred : Pour les Celtes, le sureau était une sorte de panacée, un arbre régénérateur. Après les épreuves et la purification imposés par le prunellier, le sureau apporte la régénération par sa force douce, maternelle, féminine qui nourrit et soutient le feu masculin de l'esprit.


Monde des âmes de Kenmill : Les baguettes de sureau étaient employées dans l'Irlande antique pour accéder à la vision de l'Autre Monde et communiquer avec leurs habitants. Percevoir le monde dans sa globalité, avec communion, c'est faire confiance à la Nature comme vecteur de communication.


Monde ultime de Keugant : Résoudre le mystère du monde ne semble pas à la portée des simples mortels. Le sureau montre que le monde des fées et notre quotidien ne sont séparés que par le manque de respect et de confiance en la nature ultime des choses. Keridwen, la Mère est aussi la "Porte du Monde Divin".


Images : Une brûlure intense.

"Le sureau, long à brûler se montre avec l'if, au milieu des feux de la bataille."

J'ai la puissance des vagues de la mer."

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Selon Alain Gesbert, auteur de B. A. - BA Oghams divinatoires (Éditions Pardès, 2002), l'ogham Ruis est associé à :


Arbre : Sureau.

Mots clés : Changement ; Évolution.

Association complémentaire : Hasard heureux ; Nouvelles opportunités.

Lettre : R.

Couleur : Rouge sang.


Ruis se rapporte aux changements, plus précisément aux cycles et à la transition entre chacune de ces étapes. Il n'y a pas lieu de résister au changements évoqués par Ruis. En effet, cet ogham est un excellent indice de hasard heureux, avec de nouvelles opportunités. Le changement est inévitable, mais ne le refusez pas, surtout quand il est en votre faveur.

Le défi de Ruis est de détecter le début des nouveaux cycles de changement. La stagnation pourrait en résulter, si vous avez peur du changement en lui résistant trop.

Visualisez ou imaginez un cercle, un cercle de feuilles vertes, rousses. puis, voyez un arbre en hiver avec ou sans neige. Voyez le même arbre au printemps et associez-y l'évolution naturelle de la vie sans fin.

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D'après Julie Conton auteur d'un essai sur L'ogham celtique ou le symbolisme des arbres, l'oracle des druides (Éditions Mémoires du Monde, 2014) :





























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Dans La Voix des Arbres (Édition originale, 2019 ; Tana Éditions, 2023 pour la traduction française) Diana Beresford-Kroeger transmet à son tour sa vision de l'ogham des Celtes :


"Ruis - Le Sorbier


Les Romains croyaient que les femmes celtes, notamment celles aux cheveux roux flamboyants et aux yeux verts lumineux, ne savaient tout bonnement pas se tenir. Elles ne roucoulaient pas comme leurs loyales épouses, leurs maîtresses ou leurs filles. Elles étaient honteusement savantes. Elles menaient même leurs hommes au combat ! D’après la rumeur, elles accouchaient en un clin d’œil, et bon nombre d’entre elles étaient belles, vraiment belles, un détail qui n’avait pas échappé aux envahisseurs romains.

L’une des sources de leur beauté était un arbuste — en réalité, plutôt un arbrisseau — qui poussait dans le sol humide et riche au bord des rivières et des ruisseaux, et qui se répandait par drageonnement. À la fin du printemps et parfois au début de l’été, des panicules de fleurs blanches apparaissaient, comme autant de crêpes en équilibre sur une aiguille. Puis, en un rien de temps, ces fleurs se transformaient en lourdes grappes de baies noir violacé. Le poids des fruits mûrs faisait ployer les branches presque jusqu’au sol. Les anciens Celtes l’avaient donc nommé trom, l’« arbre qui porte du poids ».

Ce petit arbre, c’est le sureau noir, Sambucus nigra. Il a une vingtaine de parents à travers le monde, jusque dans des régions semi-tropicales. Tous sont toxiques, certains bien plus que d’autres. Le sureau sert en cosmétique depuis des milliers d’années : en Égypte, les femmes l’appliquaient pour s’embellir.

L’un des secrets des beautés celtes résidait dans les délicates fleurs blanches et odorantes du sureau. Cet arbre contient une huile remarquable, du mucilage et des résines complexes qui se mêlent dans une lotion pour le visage utilisée depuis des temps immémoriaux. Celle-ci renforce et protège le réseau capillaire sous-cutané, qui fait ensuite mieux circuler le sang. Elle réduit efficacement les pattes d’oie, pour une peau plus lisse et rajeunie.

Par ailleurs, les anciens Celtes devaient travailler dur chaque jour et, en hiver, quand les jours étaient courts, le moindre rayon de soleil était précieux pour leur permettre de terminer leur labeur avant la nuit. Les baies de sureau cuites dans du porridge ou leur jus filtré contiennent un sucre complexe, la sambucine, qui aide l’œil à s’adapter à l’obscurité ; ces baies conféraient donc un avantage certain à qui les consommait. Elles sont encore utilisées aujourd’hui dans le traitement de la cécité crépusculaire.

Le problème du sureau, c’est que toutes ses parties sont toxiques, à l’exception des fleurs fraîches ou séchées, et des fruits cuits. Les fleurs, fraîches ou séchées, les fruits, les racines, les feuilles et l’écorce trouvaient un usage médicinal, de même que la moelle des branches. Autrefois, on ajoutait les fleurs de sureau à une tisane de menthe poivrée, boisson de choix contre le rhume. Les recettes celtes mêlant les différentes parties du sureau à d’autres herbes ont été perdues, mais on peut les reconstituer à l’aide de la biochimie moderne et des formes sauvages de cet arbre.

Les innovations guidées par la sagesse ancestrale pourraient bien se révéler cruciales pour notre avenir, notamment face à l’antibiorésistance. Chez les Iroquois, on frottait autrefois les nouveau-nés avec une lotion de fleurs de sureau, en évitant les yeux, les oreilles et le nez, puis on rinçait au lait maternel fraîchement exprimé : stérile par nature, il a aussi un effet régulateur sur la peau des bébés.

Et puis, il y a l’histoire du sureau comme espèce magique. Cherchez la magie, et vous trouverez presque toujours des propriétés médicinales. Les anciens croyaient que des esprits vivaient dans les replis du sureau, aussi n’en utilisaient-ils jamais dans les feux de joie de peur que les flammes brûlent les âmes des disparus.

Le sureau noir du monde celte, ou ruis, figurait en bonne place dans l’alphabet oghamique : il était associé à la lettre R, représentée par une ligne verticale barrée de cinq lignes inclinées vers la droite.

En tant que pupille de la culture des brehons, j’ai bénéficié du prestige considérable de la femme celte. On m’a aussi recommandé d’aimer et de respecter celle que je devenais, et de semer gentillesse et courage pour récolter l’adulte que je voulais devenir, afin que mon cœur garde son cap toute ma vie.

Les anciens versés dans les mœurs des Celtes m’ont appris le sens d’un mot spécial, buíochas, qui signifie quelque chose comme « tendre gratitude ». Le buíochas devrait être immense en chacun, comme un verre bien plein. Le buíochas est aussi une forme d’autoprotection. On devrait porter en son cœur de la gratitude pour tout ce qui est dans et hors de nos vies, et pour toutes les petites choses qui touchent notre conscience. Le sentiment de buíochas est comme un remède de l’âme, qui cimente votre vie. La vieille expression buíochas le Dia, « Dieu merci », rappelait à la famille humaine que la vie elle-même est le plus grand des dons et doit être chérie en soi et chez tous les autres."

Pandora Hearts, autrice, et Lydie Bossuet, illustratrice proposent un Oracle des arbres & des oghams (Éditions Secret d'étoiles, 2022) que je trouve particulièrement beau :


"Paroles de Ruis : Je suis Ruis, l'arbre de la Mort et de la Renaissance. Mes racines puisent dans le passé l'énergie de renouvellement rédemptrice. Mon tronc soutient dans un éternel cycle de régénération mes branches en transition. Mes fleurs se métamorphosent en fruits qui soulagent les maux des êtres. Je suis Ruis, l'arbre de la Métamorphose et de la Régénération.


Signification de la carte : Dans un tirage, Ruis est le symbole des cycles immuables, de la renaissance après la mort, de la métamorphose, de la transformation, du passage qui mène à l'évolution. Il montre l'accomplissement d'un cycle dans une notion d'éternité subtile. Il indique ainsi que vous vivez à la foi la fin d'une période et le début d'une nouvelle. Ruis vous enseigne que votre quête arrive à son terme, pour faire place à de nouvelles aspirations.

Quelles que soient vos interrogations, Ruis exprime que les épreuves traversées et les enseignements acquis vous permettent d'avancer avec de nouveaux bagages. Il vous invite à contempler cette transition qui vous transforme. Il vous enseigne que les épreuves mènent à une amélioration de votre situation. Ruis indique parfois une séparation., pour s'engager dans une autre relation épanouissante.

Ruis évoque également un temps de régénération important, durant lequel vous lâchez prise avec des choses nocives. Dans ce cas, il vous demande de prendre conscience de votre passif et de réaliser votre métamorphose en une personne accomplie. Ruis vous indique parfois un déménagement, un changement professionnel important ou encore une nouvelle direction pour votre spiritualité.


Carte renversée : Lorsque la carte apparaît à l'envers, Ruis dénonce une personne qui s'empêtre dans son passé, parfois nostalgique à l'extrême. Il indique ainsi que vous pouvez stagner dans une situation, comme déconnecter de ce qui vous entoure. Il vous conseille alors de vous réveiller et de sortir de votre immobilité. Ruis renseigne ainsi sur l'importance de passer à autre chose pour avancer le cœur léger.

Ruis avertit également des risques de mauvaises habitudes qui vous rassurent mais qui ne sont pas sans conséquences. Il vous démontre que vous devez faire preuve de volonté et d'engagement pour sortir de ce cercle vicieux. Il vous conseille alors de faire le point et de mettre en place de nouvelles habitudes plus saines de manière progressive. Ruis enseigne ainsi que le changement de cycle est inéluctable, vous pouvez parfois influence et cette continuité par vos actions.


Mots clés : Métamorphose - Transformation - Renouvellement de cycle - Evolution - Transition - Changement - Mutation."

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