Le Piment royal
- Anne

- 27 sept. 2025
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Autres noms : Myrica Gale, L. - Bois-sent-bon - Gala odorant - Galé odorant - Lorette - Muscade boréale - Myrique baumier - Myrte bâtard - Myrte des marais - Myrte du Brabant - Poivre du Brabant - Piment aquatique - Piment royal - Romarin du Nord -
Botanique :
Vertus médicinales :
Henri Ferdinand Van Heurck et Victor Guibert, auteurs d'une Flore médicale belge. (Fonteyn, 1864) nous apprennent les propriétés thérapeutiques du Piment royal :
Propriétés Physiques et Usages médicaux — Toutes les parties de cette plante exhalent une odeur forte, aromatique, suave ; on l'emploie dans la parfumerie ; elle sert aussi dans les endroits où l'on range le linge à lui communiquer son odeur agréable et à éloigner les insectes. Le Myrica dont la saveur est amère passe pour tonique, excitant, vermifuge et antisporique. En Pologne, la décoction des feuilles sert pour détruire la vermine des troupeaux. En Suède, on les fait entrer dans la fabrication de la bière. La décoction des feuilles est employée comme boisson excitante. Les paysans, dans certains pays, se servent des fruits pulvérisés comme condiment pour épicer les mets. Son odeur rappelle celle du poivre. Ces fruits se recouvrent comme ceux des autres espèces du même genre d'une couche blanche cireuse, trop peu abondante cependant pour être exploitée.
Usages traditionnels :
Gabriel François Venel, auteur d'un article dans L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1re édition 1751, Tome 10, pp. 918-920) explique l'usage qu'en font les Flamands :
Myrte du Brabant, (Hist. nat. Bot.) myrtus brabantica. C’est une plante ou arbuste assez aromatique, qui croît dans les endroits marécageux, & sur-tout dans quelques provinces du Pays-Bas. Les Botanistes lui ont donné différens noms. Dodonaeus l’appelle chamoeleagnus ; c’est le cistus ledon, foliis rorismarini ferrugineis de C. Bauhin ; le ledum silesiacum de Clusius ; rosmarinum sylvestre, sive bohemicum de Matthiole, &c. Cette plante est d’une odeur très-forte ; elle est un peu résineuse, ce que l’on trouve lorsqu’on écrase ses sommités entre les doigts. Simon Pauli, célebre médecin danois, a cru que cette plante étoit la même que le thé des Chinois ; mais ce sentiment a été réfuté par le docteur Cleyer, dont la lettre est insérée dans le IV. volume des acta hafniensia. Il est certain que les feuilles de cette plante, séchées, & ensuite infusées comme du thé, ont un goût très différent, mais qui n’est point désagréable. Les Flamands nomment cette plante gagel ; les gens de la campagne en mettent dans leurs paillasses pour écarter les punaises, mais il est à craindre que son odeur qui est très-forte, n’empêche de dormir ceux qui auroient recours à ce remede. On dit qu’en mettant cette plante dans de la biere, elle enivre très-promptement ; & que par-là, non-seulement elle ôte la raison, mais encore qu’elle rend insensés & furieux ceux qui en boivent.
Selon Annie Reffay, autrice d'un article intitulé "Les tourbières irlandaises à l'ordre du jour : essai de mise au point" (In : Norois, n°149, Janvier-Mars 1991. Géographie physique des iles britanniques. pp. 73-93) :
... les feuilles du galé odorant (Myrica gale) tenaient lieu de houblon dans la fabrication d'un succédané de bière (O'Connell).
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