Le Sucre d'orge
- Anne

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Étymologie :
Selon l'article de Wikipedia :
Étymologiquement, Allotropa provient du grec ancien ἄλλος, allos (« autre ») et τρόπος, tropos (« tourner » ou « changement »). Cela fait référence à la façon dont les fleurs sont tournées vers le haut lorsqu'elles sont jeunes et vers le bas lorsqu'elles vieillissent. Quant à l'épithète spécifique virgata, elle signifie en latin « verge », ce qui est une façon de rappeler le caractère élancé de la plante.
Autres noms : Allotropa virgata - Allotrope rayé - Bâton de sucrerie - Canne de sucrerie -
Botanique :
Rebecca Huot & Deanna Wellman, autrices de « Allotropa virgata: A “menage a trois” amongst Kingdoms and Divisions », (In : The Bulletin of the Native Plant Society of Oregon, vol. 34, no 7, 2001, pp. 81-92) décrivent l'allotrope rayée :
En se promenant dans la forêt fraîche et dense de conifères, qui pourrait imaginer qu'un « ménage à trois » se joue sous ses pieds ? Une relation étroite entre une plante à fleurs (une angiosperme), des champignons et un conifère (une gymnosperme) forme ce triangle amoureux . L'angiosperme bénéficiaire de ce trio est l'Allotropa virgata, membre de la même famille que le rhododendron, les Ericaceae, mais dans la sous-famille des Monotropoideae, qui se caractérise par un manque de chlorophylle et qui doit donc dépendre d'un hôte pour lui fournir la nourriture que la photosynthèse lui apporte.
Allotropa virgata est communément appelée « candystick » (sucre d'orge) en raison des rayures roses et blanches longitudinales sur sa tige. Les racines du nom Allotropa font référence à la façon dont les fleurs se tournent vers le haut lorsqu'elles sont jeunes et vers le bas à mesure qu'elles vieillissent ; allos signifie « autre », tropos signifie « tourner ». Virgatus signifie « ramifié », « long et mince » ou « strié et en forme de tige », en référence aux tiges qui peuvent atteindre 40 cm au-dessus du sol. Les fleurs d'Allotropa virgata sont disposées en grappe. Elles n'ont pas de pétales, mais cinq sépales blancs, roses ou bruns qui sont pollinisés par les Bombus (bourdons), qui recherchent le nectar scintillant situé à la base de l'ovaire. On pense également que la fleur est autogame. Les feuilles sont très réduites et ressemblent à des écailles. A. virgata possède un rhizome portant des bourgeons adventifs qui donnent naissance à des pousses aériennes.
Bien que souvent qualifiée de saprophyte, c'est-à-dire une plante qui tire sa nourriture de matières organiques mortes, A. virgata est en réalité une plante épiparasite mycotrophe, c'est-à-dire une plante qui tire ses nutriments et ses composés carbonés d'une association fongique entre ses racines et les racines d'un troisième partenaire photosynthétique. Les hôtes photosynthétiques sont généralement Pseudotsuga menziesii (sapin de Douglas), Tsuga heterophylla (tsuga occidental), Abies grandis (sapin grandissime), Abies amabilis (sapin argenté), Pinus contorta (pin tordu), Lithocarpus densiflorus (chêne tano) ou Abies magnifica (sapin rouge). L'hôte spécifique semble dépendre du climat, de l'altitude, de l'habitat et des espèces présentes. Bien que les champignons mycorhiziens proprement dits fassent encore l'objet d'études, les champignons observés en association avec les racines d'A. virgata sont Tricholoma magnivelare (matsutake), Rhizopogon vinicolor (fausse truffe rougissante et Cenococcum geophilum (champignons filamenteux). Les principales exigences de ces champignons sont la disponibilité d'arbres hôtes et le type d'environnement du sol. Un climat humide doit être maintenu pour que les champignons puissent se développer. C'est pourquoi A. virgata se trouve souvent dans les zones côtières brumeuses de la Colombie-Britannique à la Californie ou dans les forêts matures de l'intérieur des terres de l'Idaho, du Nevada et du Montana, en présence d'arbres en décomposition ou d'autres matières organiques qui retiennent l'humidité et fournissent des minéraux et des substances organiques supplémentaires aux champignons.
Les avis divergent quant à la taille et à la répartition de sa population. Dans le passé, elle était considérée comme rare, mais abondante là où elle était présente. Sa principale limitation est l'environnement que préfèrent les champignons hôtes. La reproduction d'A. virgata peut être végétative ou par graines. Les graines ont un endosperme très réduit, voire totalement absent. Cela rend nécessaire l'établissement d'une association mycorhizienne lors de la germination pour la survie des semis, et certains pensent même avant la germination. Comme la reproduction végétative est un moyen de propagation majeur, la diversité génétique n'est peut-être pas aussi élevée qu'il n'y paraît, ce qui a conduit à une surestimation du nombre d'individus distincts. A. virgata ne fleurit pas nécessairement chaque année. Par conséquent, les tiges mortes sur pied sont un bon indicateur de l'emplacement de la population.
Le plus grand danger qui menace l'A. virgata est la perturbation de la délicate interrelation avec son homologue fongique. Cela se produit le plus souvent à cause de l'exploitation forestière, de l'éclaircissage, de la cueillette des champignons (en particulier le ratissage des chercheurs de matsutake), du broutage, du pâturage et des activités récréatives des humains qui perturbent la couche de litière du sol forestier. Les autres dangers auxquels est confronté l'A. virgata sont la perte de variation génétique due à la fragmentation des habitats appropriés, les activités générales de gestion forestière (telles que la construction de routes, les rotations et la suppression des incendies), la réduction des débris ligneux en décomposition et la concurrence des mauvaises herbes nuisibles.
Il existe plusieurs espèces pouvant être confondues avec A. virgata. Les orchidées non photosynthétiques, telles que Corallorhiza ssp. (racine de corail), peuvent être identifiées par leurs fleurs de forme irrégulière. D'autres Ericaceae achlorophylliennes, comme Pterospora andromedea (gouttes de pin) peuvent être distinguées car leurs pétales sont tournés vers le bas et portés par des pédicelles, et Hypopitys monotropa (sève de pin) est d'une couleur uniforme allant du rose à la paille.
Nichée dans le sol forestier, cette angiosperme unique est un régal pour les yeux. Elle est le résultat merveilleux d'une relation complexe entre les espèces. Puisse-t-elle être un exemple et une source d'inspiration pour notre propre espèce, lui montrant ce que la coopération et le partage des ressources peuvent accomplir.
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Symbolisme :
Sabina Pettitt, autrice de Médecine vibratoire - La Guérison par les essences de la nature (Édition originale, 1999 - Traduction française Ariane Éditions Inc., 2007) propose des remèdes censés transmettre les Esprits de la Nature :
L’essence est la manifestation de Esprit dans chaque forme physique. Elle se révèle comme une vibration ou fréquence unique dans chaque être vivant. C’est le schéma énergétique distinguant la rose de Nootka de la grande marguerite, ou l’escargot lunaire de l'étoile de mer. C’est l’infini prenant corps dans le fini. Une essence c’est, par définition et par sa nature même, la valeur intrinsèque d’un être, son état inhérent.
Entre le « sans-forme » et la forme, il existe un écart où le spectre entier de la différentiation s’exprime en nuances subtiles. C’est dans cet espace que repose le schème qui sous-tend la manifestation physique. ‘Tel le plan d'ADN qui détermine la réalité physique, il contient le code qui différencie tous les êtres vivants. C’est là où réside l'interface entre le monde tridimensionnel et l'Esprit.
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Canne de sucrerie - Allotropa virgata
But.
Chaque être a sa voie propre. Découvrez la vôtre.
Laissez l'Esprit communiquer avec vous par les signaux,
agréables ou déplaisants, que vous envoie votre corps/esprit.
Puis, conformez-vous à cette direction intérieure.
Sert de tonique physique - Libère la tension pelvienne et aligne le bassin.
Signature : La canne de sucrerie ressemble à un champignon, car il ne contient pas de chlorophylle et pousse au hasard dans l’ombre profonde des forêts de conifères sur des tiges aux rayures rouges et blanches. Il produit de minuscules fleurs roses ou blanches sur de grands ovaires rouges, sur la tige supérieure de la plante. Ses feuilles étroites et blanches pointent vers le ciel ; elles symbolisent l’aptitude de l’âme à survivre à la nuit obscure et à la transcender.
La canne de sucrerie libère toute énergie bloquée à la suite d’un avortement, d’une fausse-couche, d’un accouchement ou de relations sexuelles. Il transforme la colère contre soi et la frustration qu’éveille ce genre d’événement, et incite au respect de soi en dépit du traumatisme. Il nous permet d’adopter un point de vue autre.
En ce qui concerne l’avortement, il s’agit d’apprendre à vivre avec son choix et d’être en mesure de le respecter.
En cas de fausse-couche, il faudra respecter le libre arbitre de âme du fœtus.
Sur un plan plus profond, la canne de sucrerie incite à rendre hommage au mystère de la vie — réalité en évolution. Il relie les énergies des chakras sacré et de la gorge, qui sont associés à la liberté d’expression individuelle.
Sur le plan physique, la canne de sucrerie est utile pour toute blessure dans la région sacrée, la ceinture pelvienne. Chez la femme, il traitera les atteintes au système reproductif — chirurgie, fausse-couche, avortement.
Chakras : Sacré - Gorge.
Méridiens : Rein - Vessie.
Mot clef : Survie.
Défi : Libre arbitre.
Affirmations : Je suis prêt à assumer la responsabilité de mes choix. - J'accepte le libre arbitre des autres.
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