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Le Maki




Étymologie :


  • MAKI, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1751 (A. Pluche, La Mécanique des langues d'apr. Lar. Lang. fr.) ; 1756 (Brisson, Règne animal, p. 220f ds König, p. 133). Empr. au malgache maka ou maky (König, p. 133 ; FEW t. 20, p. 88).


Lire également la définition du nom maki afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Maki brun Eulemur fulvus - Maki de Mayotte et des Comores -

Maki catta - Lemur catta -

Maki couronné - Eulemur coronatus -

Maki gris - Hapalemur griseus -

Maki macaco - Eulemur macaco -

Maki mongoz - Eulemur mongoz -

Maki vari noir et blanc - Varecia variegata -

Maki vari roux - Varecia rubra -

Maki à bourre - Avahi laniger -

Maki à front blanc - Eulemur albifrons -

Maki à front rouge - Eulemur rufus -

Maki à ventre rouge - Eulemur rubriventer -

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Mythologie :


Claire Harpet, autrice d'un article intitulé « Des lémuriens et des hommes : mythes, représentations et pratiques à Madagascar », (In : Revue de primatologie [En ligne], 3 | 2011, document 16) rapporte les croyances suivantes :


[...] Sur toute la côte nord-ouest de Madagascar, les Sakalava revendiquent l’autorité religieuse et symbolique des Ampanjaka et de leurs descendants (Baré, 1980). Les membres de la royauté sakalava jouèrent un rôle considérable à l’époque de l’invasion des peuples des Hauts Plateaux au XIXème siècle. Nombreux sont les exploits qui leur sont associés. Au cœur de cette mythologie royale figure une espèce de lémurien, l’Ankomba (Eulemur macaco) (figure 3). D’après la légende, un membre de la famille royale aurait fui l’oppresseur en emportant avec lui un couple de lémuriens auquel il était très attaché. La personne royale est sacrée et tout ce qui lui appartient, bêtes et choses, le sont aussi et le demeurent après sa mort. C’est ainsi que dans trois villages côtiers sakalava, des lémuriens vivants au cœur des zones anthropisées sont reconnus sacrés (masina) par les populations locales car ils sont les descendants du couple mythique d’Ankomba qui appartenaient à la famille royale. Ces groupes de lémuriens masina ont été étudiés dans les années soixante-dix (Ramanantsoa, 1976), à l’époque des premiers engagements internationaux pour la conservation de la nature (Convention de Washington et convention de l’UNESCO, 1973). Vingt ans plus tard, de nouvelles études ont été menées sur les lémuriens sacrés de Madagascar (Harpet et al,1999), et révèlent un engouement grandissant de la part des populations locales pour la valorisation de leurs pratiques ancestrales considérées dès lors comme des ressources patrimoniales.

Dans d’autres localités, on trouve des groupes de lémuriens à proximité des zones d’habitations. Respectés et vénérés par les hommes qui partagent leur territoire, ils sont appelés "tompon-tany" (maîtres du sol) parce qu’ils étaient présents bien avant que des populations humaines ne s’implantent sur cet espace. Dans le Centre-Sud de Madagascar en pays bara, un lieu-dit porte le nom de Ranohira (la rivière des lémuriens). Un tantara rapporte qu’autrefois à cet endroit, un roi et ses fidèles avaient l’habitude de prendre leur bain dans la rivière. Un jour, alors qu’ils s’y rendaient, ils trouvèrent à leur place un groupe de Hira (Maki catta) qui se baignait. Furieux les gens du roi décidèrent de chasser les lémuriens, mais le roi dans sa grande sagesse déclara qu’au contraire, ils étaient là les premiers et qu’ils pouvaient rester. Depuis ce jour, chez le peuple bara de la localité du Ranohira les maki catta sont fady, interdits à la chasse et à la consommation, et le lieu où ils se baignèrent porte leur nom (entretien Harpet, 2011).

[...]

Fady : A contrario, le Vari (Varecia variegata) est chassé dans la région du Makira (nord-est) uniquement pour ses poils de cou qui sont utilisés en décoction pour soigner les toux persistantes et l’asthme (Golden, 2005).

[...]

Les fady peuvent être conservés même si les motifs de leur application se perdent avec le temps. Il est essentiel pour les areaham-pady de maintenir l’interdiction, car les raisons du fady, instaurés par leurs ancêtres, étaient assurément justifiées et la transgression de ce dernier déclencherait le tiñy (sanction surnaturelle). À l’interdit de consommer peut être associé l’interdit de chasser, de capturer, de délocaliser ou encore de toucher. Tout dépend du statut que les populations areaham-pady confèrent à l’animal taboué. Si ce dernier détient une place privilégiée au sein des classifications (ancêtre fondateur ou bienfaiteur) et que son statut est confirmé par un mythe des origines, il est fort probable que plusieurs interdits lui seront associés, lui assurant par la même une plus grande protection. Un des exemples caractéristiques est celui du Eulemur macaco (Ankomba), dans le nord-ouest de Madagascar. Chassés et consommés par les populations tsimihety (région du nord), le Eulemur macaco est en revanche fady chez les populations sakalava du Boina voisine de ces dernières, voire masina (sacré) au sein de quelques localités.

[...]

Masina : Le caractère sacré d’Eulemur macaco est, d’après les tantara, lié aux Ampanjaka (rois et reines sakalava). La personne royale est l’incarnation du sacré. De son vivant et à sa mort, elle reçoit de la part de toute la communauté des hommes et quel que soit leur rang social, les honneurs qui lui sont dus. Le masina (sacré) à Madagascar est à rapprocher d’une force d’origine surnaturelle. Il implique l’acte par lequel l’homme entre en relation avec des puissances de l’au-delà, tel que l’esprit des ancêtres (razaña) ou des divinités (Zañahary). Toute chose ou tout être doué de masina est à la fois respecté et mis à l’écart au travers des interdits qui lui sont associés. Les Ankomba masina observés dans les trois localités de la région d’Ambanja en pays sakalava, possèdent un pouvoir d’exaucement qu’ils dispensent quotidiennement aux villageois. Ce rite d’invocation appelé tsakafara est tout à fait inhabituel.

Les rituels faisant intervenir des animaux ont lieu de manière régulière, pour marquer les changements d’années, de saisons, d’activités, ou de manière occasionnelle, pour mettre un terme à une sécheresse, une maladie, un malheur. Le rite sacrificiel est pratiqué par un initié, (loha-joro ou ampijoro). L’animal est "l’offrande" que l’on sacrifie aux ancêtres pour maintenir ou retrouver un équilibre social. Le zébu (aomby) tient ainsi une fonction importante dans les sacrifices. Chez les Sakalava, comme dans de nombreuses populations malgaches, il est de coutume de sacrifier un zébu lors des grandes cérémonies (naissance, circoncision, mariage, funérailles). L’animal revêt dans ces circonstances un caractère sacré. Mais dans le cas précis des tsakafara auprès des lémuriens, le rite effectué n’est pas conforme aux rituels sacrificatoires pratiqués habituellement sur les animaux. La sacralité de l’animal ne se justifie pas et ne découle pas d’un sacrifice. La chair et le sang ne sont pas utilisés pour les besoins du rituel. C’est vivant que l’Ankomba est vénéré. Les tsakafara pratiqués auprès des lémuriens sacrés des trois villages du Boina s’apparentent aux vœux que l’on prononce habituellement au pied d’un arbre, près d’un rocher ou d’une source reconnus sacrés par la collectivité et se pratique sur l’ensemble de l’île de Madagascar. Le terme tsakafara provient du mot swahili kafara (Thomas-Fattier, 1982) et signifie "offrande et aumône pour détourner quelque mal ou obtenir un succès" (Sacleux, 1939). Tsakafara serait synonyme du mot tefa-bato qui veut dire "serment sur la pierre" effectué auprès d’une divinité, moyennant, en contrepartie du vœu exaucé (ala-tsakafara : accomplissement du vœu), un don en nature (offrande de riz, de rhum). Le tsakafara fait partie des rites sociaux (joro) lié à une promesse que le demandeur devra honorer en échange du vœu exaucé (Jaovelo-Dzao, 1996). L’acte rituel pratiqué auprès des lémuriens présente donc un caractère exceptionnel, car ici, le tsakafara est formulé auprès d’un animal. Ce dernier ne constitue pas l’offrande, mais réclame des offrandes pour que le vœu s’accomplisse. Les demandes exprimées pas les villageois sont multiples, mais touchent essentiellement la santé, la fécondité et la richesse. Les offrandes faites aux Ankomba sont des bananes, fruits dont ils raffolent et qui invariablement les incitent à maintenir leur présence au sein des villages (Harpet, 2005).

Les Ankomba masina remplissent une véritable fonction magico-religieuse. Leur présence au cœur des habitations leur confère un statut incomparable. Ils vont et viennent entre la forêt (ala) et le village (tanana). Il est interdit de les chasser, de les consommer, de les capturer, voire de les toucher (Harpet, 2005). Les habitants des villages à lémuriens sacrés veillent au bien-être de ces animaux et mettent en garde toutes les personnes qui voudraient les attraper, les emporter, leur faire du mal ou les manger. Les récits qui rapportent les mésaventures d’étrangers qui auraient enfreint les interdits sont nombreux : celui du gendarme d’Ambanja (sur Grande-Terre) dont la fille trouva subitement la mort au moment où son père emportait de force un lémurien sacré du village de Lavaloalika ; d’un marchand de crevettes qui attira dans sa voiture un lémurien du village d’Ankazomborona et qui eu un accident sur le chemin du retour ; ou encore du boutre qui échoua au large après avoir lui aussi tenté d’emporter un lémurien sacré loin de son territoire (Harpet et al, 1999, Harpet, 2011).


Tamana : La facilité avec laquelle les lémuriens se lient aux hommes rend compte des pratiques sociales développées autour de ces animaux. Bien que considérés comme des animaux sauvages, les lémuriens se rencontrent à proximité et sur les lieux anthropisés, tels que les champs d’arboriculture, les villages, sur les toitures et à l’intérieur des habitations. Ils sont aussi fréquemment observés dans et autour des cimetières, hauts lieux de sacralité. Ils se laissent aisément approcher lorsqu’ils sont habitués à une présence humaine pacifique. Les lémuriens sont alors considérés comme des biby tamana (animaux de village). Cette spécificité comportementale a donné naissance à des schèmes classificatoires particuliers, dans lesquels le lémurien n’est ni reconnu comme un animal strictement sauvage, ni comme un animal domestique (tel que le chat). La familiarité que certaines espèces ont développée avec les hommes a généré chez ces derniers des conduites d’apprivoisement, qui font du lémurien dans ce cas précis des animaux de compagnie. Au XIXème siècle, le Eulemur macaco, d’après les tantara sakalava, était considéré comme un animal princier. Ce statut d’animal familier, s’il reste marginal, est cependant répandu sur tout le territoire malgache et au-delà sur l’île de Mayotte. Dans les villages de brousse et jusqu’au cœur de la capitale d’Antananarivo, on rencontre des lémuriens apprivoisés. Ces lémuriens participent à la vie quotidienne de leur famille d’adoption. Ils reçoivent généralement un nom affectueux, comme "Kiki", un microcèbe apprivoisé qui la nuit vivait dans la chambre de son maître et le jour dormait dans sa poche (Enquête 1995, Harpet, 2000). Les individus plus gros (famille des lemuridae) ont un espace qui leur est aménagé dans la cour de la maison. Ils se déplacent avec leurs propriétaires le plus souvent sur l’épaule (Enquêtes Antananarivo 1995, extrême-sud malgache, village de Lavanono 2011, Maki catta, (Figure 5a, 5b). Parfois, ils mangent à la table familiale (Enquêtes, Hell-ville, Nosy-Be, 1999, Hapalemur griseus, Figure 5c). Ce statut d’animal apprivoisé que l’on retrouve sur les îles Comores n’est pas sans intérêt, car il pourrait expliquer la raison de la présence des lémuriens sur trois îles de l’archipel. Le Eulemur fulvus de Mayotte, tout comme le Eulemur mongoz d’Anjouan et de Moheli, n’ont en effet pu être amenés sur ces îlots volcaniques que par le biais des migrations humaines. Les motifs de leur introduction demeurent inconnus. L’attachement et l’apprivoisement de l’espèce est une hypothèse avancée (Harpet, 2011a).

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Littérature :

Dans la nouvelle de Cyril Hume, traduite sous le titre "Une histoire incroyable" (Told for the truth), le maki n'est pas une image très positive :


Mais sa bizarrerie ne devint évidente que le jour où il adopta un maki. Vous savez, une de ces petites créatures simiesques avec une queue épaisse et longue comme son corps. Hunter l'emmenait partout avec lui. Le singe s'asseyait sur son épaule, lui entourait le cou avec sa queue et s'accrochait à ses cheveux avec ses vilaines mains à demi humaines. Un petit museau de renard avec de grands yeux brillants qui vous transperçaient en paraissant se poser des questions et essayer de penser... Mais pendant toutes ces années, Hunter ne sortit jamais avec une fille.

[...]

Je me demandai comment le gentil et naïf Hunter avait pu gagner et retenir et retenir cette jeune fille, cette flamme sombre et plus terrible que l'ange de la guerre. Et puis je compris que ç'avait été le maki. Ne me demandez pas comment et pourquoi je le compris. Mais je suis certain que j'avais raison. Le maki avait à présent complètement abandonné Hunter pour la jeune fille et je crois que Hunter était jaloux. Il appelait « Chee-ki ! Chee-ki ! » et claquait dans ses mains. mais le petit animal, qui avait été tellement obéissant, tournait simplement son museau et regardait Hunter quand celui-ci l'appelait. Il s'accrochait de plus en plus à la jeune fille et la jeune fille souriait. Hunter détestait ça et moi aussi. Chee-ki se perchait sur l'épaule de la jeune fille et entourait son cou avec sa longue queue comme s'il l'embrassait. Ou bien, il palpait son corps comme s'il l'évaluait. Doucement, insidieusement, tendrement. Et elle souriait. Et j'étais furieux.

[...]

Je décidai d'appuyer sans délai sur la sonnette. Si je ne le faisais pas tout de suite, j'étais capable de m'enfuir dans le crépuscule et de me cacher derrière les arbres dénudés. Alors, pris de panique, j'enfonçai le pouce de toutes mes forces sur le bouton de la sonnette, et je l'y maintins. Une angoisse hystérique s'était emparée de moi. La sonnette retentit dans la maison, crevant le silence et n'éveillant que la peur. Le silence retomba, mais la peur demeura, s'approcha de moi et s'amassa derrière la porte. Et maintenant il me semblait que le bruit grinçant se faisait plus rapide, mais peut-être n'était-ce que les battements de mon cœur qui s'étaient accélérés...

J'entedis un galop de pieds légers descendre l'esclaier, et, derrière le rideau, j'aperçus quelque chose qui remuait, une ombre qui sautait ici et là, rapide comme un oiseau effrayé. Puis, totu contre mes yeux, entre le rideau et la porte, apparut le museau de Chee-ki. Cramponné après la poignée, le maki me regardait avec des yeux impénétrables. Tout d'un coup, il disparut de nouveau et ne je vis plus que son ombre mouvante et je l'entendis sauter dans l'entrée. Il y avait quelque chose d'insupportable dans l'insouciante excitation de cette petite créature libre et seule dans la grande maison. J'tais au bord de la crise de nerfs ! J'essayai de tourner le loquet. La porte n'était pas fermée à clef. Je la poussai et entrai. « Chee-ki », appelai-je d'une voix étrange, « Chee-ki. reste tranquille ! »

Le maki bondit au sommet d'une colonne, y resta perché, sa longue queue pendante. Il ne bougeait pas et regardait alternativement de ses yeux brillants le haut de l'escalier obscurci par la nuit et moi. On eût dit qu'il me faisait signe. J'avança à travers l'antichambre. Chee-ki sauta en bas de son perchoir et, à quatre pattes, monta l'escalier devant moi. Sa queue était dressée toute droite comme celle d'un chat qu'on va nourrir. A mesure que je gravissais les marches, j'entendais sans erreur possible le faible bruit qui battait en mesure, dominant le silence de la maison.

Lorsque j'atteignis le palier du second étage, Chee-ki me précédait déjà dans le couloir et se déirigeait vers la chambre de Hunter... Le corps de mon ami gisait, tordu, sur le lit. Son visage était tourné vers le plafond. Ses joues brillaient dans la lumière crépusculaire. Un liquide noirâtre moussait aux commissures des lèvres et s'égouttait sur l'oreiller, formant un éventail sombre. Je sentis dans la pièce un relent d'acide et, en cherchant, je découvris une bouteille vide sur le sol. Je m'approchai et touchai la main de Hunter. Elle était froide. Je dis : « Oh ! Hunter ! » Alors Chee-ki, au pied du lit, se mit à bavarder très fort. « Tais-toi, Chee-ki », murmurai-je.

Chee-ki recommença à caqueter et je lui redis de se taire. A l'étage supérieur, le bruit d'un battement me parvenait, régulier et obsédant. Mon pouls battait à la même cadence. Le grand sac de golf de Hunter était posé dans un coin de la chambre. Presque sans réfléchir, je m'emparai d'un club en saisissant son robuste manche de bois, puis je me dirigeai vers le palier. Chee-ki me suivit.

Je savais à présent exactement d'où venait ce bruit. Je m'engageai dans l'escalier qui conduisait à la mansarde et trébuchai contre un obstacle : en regardant par terre, j'aperçus une longue robe gisant en tas à mes pieds. Il y avait aussi un bas et une pantoufle. Maintenant, le bruit était très distinct : c'était un craquement étouffé, le craquement du bois qui supporte un poids trop lourd. Serrant le manche du club, je m'avançai.

Il faisait presque nuit dans la mansarde. Je clignai des yeux et regardai. Chee-ki se mit à jacasser et j'entendis qu'on lui répondait. Levant la tête, j'aperçus une ombre qui se balançait aux poutres du toit. Et je compris... Je ne vous dirai pas, parce que vous ne le croiriez pas, comment elle se balançait, faisant rythmiquement craquer la poutre sous son poids. mais je vous dirai qu'elle était suspendue la tête en bas et qu'elle bavardait comme le maki bavardait.

Je crois que je restai longtemps sans bouger après l'avoir vue, parce qu'il faisait complètement nuit dans le grenier, quand je fus soudain envahi par une fulgurante colère qui animait ma terreur. Je venais de penser à l'enfant qu'elle allait mettre au monde. Mes doigts se crispèrent sur le manche du club.

[...]

On pensa tout de suite à la folie, bien que l'autopsie ne révélât aucune lésion dans le cerveau de Hunter. Le coroner n'avait aucun doute quant aux faits eux-mêmes (un meurtre suivi par un suicide), bien que certains indices l'eussent intrigué. D'abord, le corps du maki de Hunter avait été trouvé dans le couloir du deuxième étage, étranglé. Ensuite, quoique le temps eût été doux, la chaudière brûlait comme l'enfer lorsque la police arriva sur les lieux.

L'un des inspecteurs avait enquêté sur cette circonstance mystérieuse>. Il avait étéein le feu et trouvé parmi les cendres les vertèbres à demi carbonisées d'un animal non identifié. Enfin quand il avait examiné le corps de Mme Hunter, il avait découvert une incision faite avec art à la base de l'épine dorsale.

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