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  • Anne

Le Fournier




Étymologie :

  • FOURNIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. 1153 forneirs « celui qui tient un four banal; boulanger » (Cart. de Montiéramey, p. 67, Lalore ds Gdf.), ,,v. lang.`` ds Ac. Compl. 1842; 2. av. 1773 ornith. (Commerson ds Buffon, Hist. nat. des oiseaux, t. 6, p. 476). Du lat. imp. furnarius « boulanger »; le sens 2 prob. parce que cet oiseau construit un nid en forme de four.


Lire également la définition du fournier afin d'amorcer la réflexion symbolique.




Symbolisme :


D'après le blog de Maba :


l’Argentine a son oiseau national et c’est ni plus ni moins que le Hornero. La loi qui en décide ainsi date de 1982, mais en réalité ce sont les enfants des écoles primaires qui l’ont choisi en 1928 dans une enquête effectuée par le journal la Razón. Le Furnarius Rufus est un animal des plus courants dans tous le pays, et vous l’observerez aussi en plein cœur de Buenos Aires. Au printemps les duos chantés en couple ne passent pas inaperçus.

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Dans l'article intitulé "L'analyse structurale des mythes" qui ouvre Des symboles et leurs doubles (Éditions Plon, 1989), Jean Guiart rappelle que :


(En Amérique), le lien entre l'Engoulevent et l'argile amène à considérer le Fournier,oiseau bâtisseur d'un nid d'argile posé sur une branche. L'image de ce nid, traduite par une fosse tapissée d'argile (comme celle qui précédemment gardait du tonnerre), aurait protégé les humains du feu répandu par les géants qui tentèrent de détruire le monde devant l'hilarité provoquée chez le Fournier par la vue du feu sortant du derrière de leurs enfants quand ils s'accroupissaient. Le feu destructeur venu de l'anus des géants est provoqué par le rire du Fournier, alors que l'Engoulevent nous aurait donné, en le faisant sortir de sa bouche, le feu constructeur de la cuisine. Ces deux oiseaux sont en tous points l'inverse l'un de l'autre, et le Fournier ramène directement à la poterie.


Mythologie :


Selon Annie Boule, auteure d'un article intitulé "Notes sur la civilisation guaranie." In : Mélanges de la Casa de Velázquez, tome 1, 1965. pp. 255-278 :


Le fournier, chanté par tant de poètes argentins, est un des oiseaux les plus typiques et les plus sympathiques d'Amérique du Sud, aussi n'est-il pas étonnant qu'il ait donné lieu, comme la passiflore, à une jolie légende guaranie : c'était un jeune et valeureux chasseur et il aimait une jeune fille ayant le don du chant. Lorsqu'il dut se soumettre aux épreuves obligatoires dans sa tribu, il fut vainqueur, mais refusa le prix de sa victoire, qui était la fille du cacique : il préféra se convertir en un petit oiseau, tandis que celle qu'il aimait se transformait aussi et lui venait tenir compagnie. Nous pouvons penser à Philomèle transformé en rossignol pour échapper à son beau-frère, mais l'histoire du fournier est sans doute plus touchante par sa naïveté.

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