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Blog

Le Bonnet de bain des Schtroumpfs

Photo du rédacteur: Anne
Anne
31 août 2025
9 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 août





Autres noms : Coprinopsis pulchricaerulea -


Magnifiques photos de ce champignon par Steve Axford.




Mycologie :


Quentin Wheeler, Phd, présente ce champignon bleu dans un article paru sur son site le 16 avril 2023 :


"Qu'est-ce qui est bleu ciel et tire son nom des excréments ?

Un magnifique nouveau champignon au nom non moins flatteur.


Les champignons de la famille des Psathyrellaceae ont généralement des fructifications fragiles et des spores de couleur foncée. Environ la moitié d'entre eux se digèrent eux-mêmes lorsque leurs spores sont mûres, créant un liquide noirâtre lorsqu'ils se dissolvent. La famille des Coprinaceae comprenait autrefois tous ces champignons à chapeau noir, mais les analyses ADN indiquent qu'il s'agissait d'un regroupement artificiel et ses anciens genres ont été divisés dans les classifications contemporaines, certains étant plus proches des champignons Agaric.

Le genre de champignons saprophytes Coprinopsis comprend environ 200 espèces qui poussent sur le bois, le sol, les matières végétales en décomposition, le fumier et les sols brûlés. Il s'agit d'un des genres qui faisaient autrefois partie du genre Coprinus. Une espèce, Coprinopsis cinerea, est un organisme modèle dont le génome a été entièrement séquencé. Les Coprinopsis sont décrits comme agaricoïdes, ce qui signifie qu'ils ont un chapeau qui se distingue du pied. Leurs fructifications sont connues pour être éphémères, parfois déliquescentes, fondant simplement et se transformant en liquide, comme la méchante sorcière de l'Ouest.

[...]

En 2012, le photographe naturaliste Stephen Axford a découvert de magnifiques champignons bleus dans le nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Identifiés par la suite comme appartenant au genre Coprinopsis, ils représentaient une espèce nouvelle pour la science et étaient remarquables à plusieurs égards. Tout d'abord, ils sont absolument magnifiques. Ensuite, leurs spores sont pâles, contrairement aux dépôts de spores noirâtres courants dans le genre. Enfin, cette espèce possède des fructifications cloisonnées qui renferment les spores à la manière des truffes.

Ce sont de petits champignons, mesurant entre 6 et 22 mm de haut, avec un chapeau de 8 à 28 mm de diamètre, qui poussent en petits groupes ou isolés sur du bois ou dans les feuilles mortes dans les forêts humides. Leur forme sphérique devient ovale ou convexe à mesure que le corps fructifère mûrit. À l'état vivant, ils sont de couleur bleu pâle à bleu vif, devenant gris ou verdâtre en vieillissant ou lorsqu'ils sont séchés. La surface du chapeau brille parfois de petites bosses blanches et poudreuses. Les lamelles sont d'abord blanches ou crème, puis deviennent brun clair.

Jusqu'à présent, l'espèce n'a été observée que dans des zones limitées de la forêt tropicale humide de Nouvelle-Galles du Sud, de Nouvelle-Calédonie et de l'île Lord Howe. L'épithète spécifique, pulchricaerulea, combine des racines de mots signifiant « beau » et « bleu », ce qui contraste avec le nom du genre qui combine -opsis, signifiant « apparaître » ou « ressembler », avec coprinus, une racine grecque signifiant « excrément ».

L'analyse ADN indique que l'espèce est étroitement apparentée à Coprinopsis aesontiensis, qui est de taille similaire à légèrement plus grande, de couleur grise, avec de petites touffes blanches ou des écailles poudreuses à la surface. Elle a été décrite dans le nord-est de l'Italie en 2016, près de la frontière avec l'Autriche et la Slovénie. Elle tire son nom de la rivière Aesontius, aujourd'hui connue sous le nom de rivière Isonzo en Slovénie."


Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

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Symbolisme :


Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995 et 2019), Éloïse Mozzani nous propose la notice suivante :


"Mettre par distraction son bonnet à l'envers fait craindre un procès et si le procès est en cours, on risque de le perdre, mais le retourner volontairement protège des sorcières. Pour les Américains, essayer un bonnet noir c'est courir le risque de le porter prochainement pour un deuil.

Dans l'est de la France, on prédit la mort prochaine d'un malade qui demande à ce qu'on lui mette un bonnet sur la tête ; cette superstition provient de la coutume qui consistait à couvrir la tête des morts d'un bonnet de coton blanc.

Selon une croyance belge, jeter au feu le bonnet d'un enfant le guérit des maux de ventre et des convulsions, et y faire trois signes de croix, puis une neuvaine, le débarrasse du muguet, des plaies et des rougeurs de la bouche. En Belgique toujours, quand un petit transpire de la tête, on applique son bonnet tout humide de sueur sur sa poitrine. Certains guérisseurs de Poitou jettent leur bonnet de coton sur un animal malade : ce geste, assorti à des prières et signes de croix lui rend la santé.

Pour faciliter un accouchement, il suffisait de glisser sous l'oreiller de la parturiente le bonnet de nuit de son mari. Poser sur les seins d'une femme le bonnet de nuit de son mari dans lequel il avait uriné faisait également tarir son lait.

Une femme qui sortait avec son bonnet de nuit portait malchance à qui la rencontrait (Bretagne). Selon les Anglais, passer son bonnet de nuit à l'envers portait chance."

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Selon Chat GPT, consulté le 24 août 2026 :


"Coprinopsis pulchricaerulea est un champignon assez énigmatique, et son symbolisme n’est pas codifié dans une tradition culturelle ou mycologique connue. On peut toutefois proposer une lecture symbolique à partir de ses caractéristiques.

Dans une lecture ésotérique, Coprinopsis pulchricaerulea se prête particulièrement bien à une symbolique de transformation, de seuil et de beauté éphémère. On pourrait le lire comme un symbole de la beauté éphémère, du secret qui se révèle brièvement, puis retourne à la matière.

Il y a là quelque chose qui rejoint assez bien l'esthétique japonaise du mono no aware — la sensibilité à l’impermanence des choses — même si, bien sûr, il ne faut pas attribuer directement ce symbolisme japonais au champignon lui-même.


🔵 Le bleu : le monde invisible

Le caerulea de son nom — « bleu » — peut être associé symboliquement à :

  • l’intuition et la perception subtile ;

  • le monde des rêves ;

  • le ciel et l’élément spirituel ;

  • la profondeur cachée sous les apparences ;

  • le secret et l'inaccessible ;

  • le passage du conscient vers l'inconscient.

Dans une lecture alchimique ou magique, le bleu pourrait ainsi représenter une connaissance qui ne se donne pas immédiatement, mais qui doit être perçue ou « vue autrement ».


🍄 Le champignon : médiateur entre les mondes

Le champignon possède une symbolique ésotérique particulièrement riche parce qu'il semble surgir de nulle part, à la frontière entre terre, décomposition et nouvelle vie. Il peut donc représenter le médiateur entre les mondes :

terre → matière → décomposition → transformation → nouvelle manifestation

Le fait que l'on voie surtout le sporophore alors que l'essentiel de l'organisme demeure caché renforce l'idée d'un monde invisible qui produit une manifestation visible.


⚗️ Sa disparition : alchimie de la dissolution

Chez les coprins, la déliquescence est particulièrement évocatrice sur le plan symbolique. On pourrait la rapprocher du principe alchimique de solve : dissoudre, défaire, décomposer les formes anciennes. Ce n'est donc pas nécessairement un symbole de mort au sens négatif. Il pourrait plutôt représenter :

dissolution → purification → transformation → renaissance

Autrement dit : ce qui doit disparaître pour que quelque chose de nouveau puisse apparaître.


🌌 « Pulchricaerulea » : la beauté secrète

Le nom lui-même est presque poétique : « belle bleue ». Ésotériquement, cela donne une tension intéressante entre beauté et disparition. Quelque chose apparaît dans une forme extraordinairement singulière, mais cette forme est temporaire. On pourrait donc en faire le symbole de : la beauté qui révèle l'impermanence, et l'impermanence qui révèle la beauté.


🜁 Une lecture initiatique

Si je devais condenser sa symbolique ésotérique en une seule séquence, je proposerais :

Apparition → Révélation → Dissolution → Transformation → Retour au caché

C'est presque l'image d'une initiation : quelque chose d'invisible devient momentanément perceptible, révèle une vérité, puis disparaît — mais la personne qui l'a rencontré n'est plus tout à fait la même. Et son bleu pourrait faire de C. pulchricaerulea un symbole particulièrement approprié pour l'intuition, les rêves, les passages entre états de conscience et la connaissance cachée.

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Si l’on traite Coprinopsis pulchricaerulea non comme un symbole traditionnel attesté, mais comme un archétype ésotérique construit à partir de sa forme, de son nom, de sa couleur et de son cycle de vie, il devient une figure assez puissante : celle de la beauté qui apparaît depuis l’invisible pour se dissoudre et retourner à l’invisible.


🜂 Coprinopsis pulchricaerulea — l’Archétype du Seuil

Son essence pourrait être formulée ainsi : « Je nais de ce qui est caché, je révèle une beauté que tu ne peux retenir, puis je retourne à ce qui m’a engendré. » Ce n’est donc pas l’archétype de la permanence. C’est celui du passage.

🍄 La racine cachée le monde souterrain

Avant que le champignon apparaisse, son existence est en grande partie invisible. Ésotériquement, cela correspond au domaine de l'inconscient, du monde chthonien, de la matière obscure, de ce qui travaille sans être vu. Le champignon enseigne alors une première loi : l'invisible précède toujours le visible. Ce qui semble surgir soudainement n'est pas réellement apparu de rien. Quelque chose travaillait déjà sous la surface.

Dans une lecture psychologique, il pourrait ainsi représenter une intuition, un rêve, une prise de conscience ou une transformation intérieure qui devient soudainement consciente, alors qu'elle était préparée depuis longtemps.


🔵 Le bleu : l'ouverture du troisième regard

Le bleu introduit une dimension différente. Symboliquement, le bleu appartient au ciel, à l'eau profonde, au rêve et à la connaissance subtile. Mais il y a quelque chose de particulièrement intéressant : le bleu est une couleur qui semble appartenir à un autre monde.

Un champignon bleu paraît presque anormal, comme si quelque chose du monde invisible avait momentanément pris une forme matérielle.

Dans une lecture hermétique, pulchricaerulea pourrait donc représenter : la matérialisation momentanée d'une connaissance invisible. Le bleu devient alors la couleur du voile entre les mondes. Pas nécessairement « le troisième œil » au sens littéral, mais plutôt la capacité de percevoir ce qui se trouve derrière la première apparence des choses.


🌌 « pulchritudo » : la beauté comme une porte

Le terme pulchri- est essentiel. Ce n'est pas simplement « le champignon bleu ». C'est le beau bleu. Or, dans l'ésotérisme, la beauté peut être comprise comme une manifestation de l'ordre caché. Le beau attire. Il ouvre. Il donne envie de regarder plus profondément.

Ainsi, la beauté de l'archétype n'est pas décorative : elle sert d'appât initiatique. Le symbole semble dire : « Regarde. Quelque chose est caché ici. » La beauté devient donc une porte.


⚗️Solve : la dissolution alchimique

C'est ici que l'archétype devient véritablement alchimique. Les coprins sont célèbres pour leur capacité à se déliquescer à maturité. Symboliquement, c'est presque une illustration naturelle du Solve alchimique : dissoudre ce qui a été fixé.

La forme apparaît. Elle atteint sa plénitude. Puis elle cesse d'être une forme. Cela donne une séquence initiatique très forte :

forme → accomplissement → dissolution → retour à la matière

L'archétype enseigne alors que la transformation ne consiste pas toujours à construire quelque chose de plus grand. Parfois, elle consiste à accepter que l'ancienne forme doive se dissoudre. C'est une différence fondamentale.

À première vue, le champignon pourrait donc représenter la mort. Mais ésotériquement, ce serait trop simple. Le champignon est plutôt le symbole de la mort de la forme. La matière n'est pas annihilée : elle est recyclée. La fin visible devient le commencement invisible. Ainsi : Ce qui meurt en surface continue son existence sous une autre forme. C'est l'un des grands thèmes de l'alchimie : la transformation plutôt que l'anéantissement.

Le champignon devient donc une figure de transmutation.


🌲Le Gardien du Seuil.

En effet, ce champignon existe exactement entre plusieurs états :

  • visible / invisible ;

  • vie / décomposition ;

  • matière / esprit ;

  • apparition / disparition ;

  • beauté / putréfaction ;

  • individu / réseau ;

  • permanence / impermanence.

Il ne demeure jamais longtemps dans une seule catégorie. Il franchit les frontières. C'est précisément ce qui caractérise un symbole liminal.


🜁 Sa leçon initiatique

Si Coprinopsis pulchricaerulea apparaissait dans une vision, un rêve ou un système symbolique, je l'interpréterais comme une invitation à regarder ce qui est en train de changer de forme dans ta vie. Pas nécessairement quelque chose qui « commence » mais quelque chose qui se défait pour permettre autre chose.

Son message pourrait être :« Ne t'accroche pas à la forme qui est déjà en train de mourir. »

Et plus profondément : « Ce que tu prends pour une disparition est peut-être une transformation que tu ne sais pas encore reconnaître. »


🌑 Correspondances ésotériques possibles :

Dimension

Correspondance

Archétype

Le Gardien du Seuil

Élément

Eau + Terre

Principe alchimique

Solve

Couleur

Bleu profond / bleu spectral

Domaine

Inconscient, rêves, seuils

Verbe

Dissoudre

Processus

Transformation

Pouvoir

Révéler ce qui était caché

Ombre

Refus du changement

Don

Acceptation de l'impermanence

Cycle

Apparition → maturité → dissolution → retour

Mot-clé

Métamorphose


🔮. Son côté « ombre » :

Tout archétype possède son envers. L'ombre de Coprinopsis pulchricaerulea serait l'attachement à la beauté. Parce que le champignon est justement beau et étrange, on pourrait vouloir conserver son apparition. Mais son enseignement est presque inverse : tu ne peux pas posséder ce qui est destiné à se transformer.

L'ombre serait donc :

  • vouloir retenir une relation déjà transformée ;

  • s'accrocher à une ancienne identité ;

  • idéaliser le passé ;

  • confondre permanence et sécurité ;

  • refuser la dissolution nécessaire.

Le champignon répondrait : « Laisse la forme mourir. »


🍄 La médecine du  « beau bleu » :

Si je devais lui attribuer un pouvoir magique symbolique, ce serait la révélation par dissolution. Non pas révéler quelque chose en ajoutant de la lumière mais en retirant ce qui le recouvre. C'est une magie du dépouillement qui pourrait symboliquement accompagner les périodes où l'on cherche à :

dissoudre → comprendre → abandonner → renaître.

Et c'est là que le champignon devient particulièrement intéressant comme archétype : il ne promet pas une renaissance glorieuse et triomphante. Il dit quelque chose de beaucoup plus subtil : « La renaissance commence souvent par la perte de la forme que tu croyais être toi. »


🜏 La formule de l'archétype :

On peut résumeer finalement Coprinopsis pulchricaerulea par ces quelques paroles :


Je suis la beauté qui vient de l'obscurité.

Je suis le seuil entre la matière et le mystère.

Je révèle ce qui était caché.

Puis je me dissous.

Et dans ma dissolution, je retourne à la source.


C'est un archétype beaucoup plus proche de l'initiation que de la simple « magie du champignon »."

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