top of page

Blog

La Viorne

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • 13 nov. 2021
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 janv.




Étymologie :


  • VIORNE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1. Fin xiie-déb. xiiie s. vione (Le Bestiaire de Gervaise, 462, éd. P. Meyer ds Romania t. 1, p. 432), attest. isolée ; 1538 viorne (Est., s.v. viburnum) ; 1778 viorne cotonneuse, viorne lauriforme, viorne lobee (Lamarck Flore fr. t. 3, p. 363); 1859 viorne obier (Bouillet) ; 2. 1544 viourne « clématite » (R. Estienne, De latinis et graecis nominibus arborum, p. 8) ; 1753 (Encyclop. t. 13, s.v. clematite: la clematite ou l'herbe aux gueux, dans la basse-Bourgogne on l'appelle viorne) ; 1764 viorne des pauvres (Valm., p. 655). Du lat. viburna, plur. neutre pris pour un fém. sing., de viburnum « viorne; petit alisier ».


Lire également la définition du nom Viorne afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Viburnum lantana - Arbre blanc - Arbre à fouet - Auborne - Blanche futaine - Blanche putain - Blanche pute - Barbaris - Bardeau - Chasse-abeille - Cormancienne - Ficelle - Laurier-thym - Mancienne - Mansèvre - Mantianne - Matiane - Mauvais Miel - Tige à la glu - Viorne commune - Viorne cotonneuse - Viorne flexible - Viorne liane - Viorne mancienne -

*

*




Botanique :





Vertus médicinales :


Henri Ferdinand Van Heurck et Victor Guibert, auteurs d'une Flore médicale belge. (Fonteyn, 1864) nous apprennent les propriétés thérapeutiques de la Viorne :


Propriétés Physiques et Usages médicaux.  Cette plante inusitée en médecine mérite cependant d'être connue ; l'écorce est vésicante, les racines pilées et macérées dans l'eau donnent de la glu. Les baies ont une pulpe rouge, succulente, d'une saveur acide et amère ; leur goût aigrelet les fait rechercher des enfants ; en trop grande quantité elles sont indigestes. Elles passent pour astringentes et anti-dysenteriques ainsi que les feuilles. qui s'emploient principalement en gargarisme contre les maux de gorge.

Françoise Nicollier et Grégoire Nicollier, auteurs de « Les plantes dans la vie quotidienne à Bagnes : noms patois et utilisations domestiques », (Bulletin de la Murithienne, no 102,‎ 1984, pp. 129-158) proposent la notice suivante :


Lantana, f. / antânye, f. / antana, f. / antàna, f. / = viorne = Viburnum lantana.

Bois souple utilisé comme lien.

*



Symbolisme :


Madame Goyet, autrice d'un ouvrage intitulé Le bouquet du sentiment, ou, Allégorie des plantes et des couleurs. (Chez F.B. Goyet, 1816) présente ainsi le message de la viorne :


"VIORNE, boule-de-neige. - Réfroidissement.

C'est au mois de mai que paraissent les fleurs belles et nombreuses de la boule-de-neige , qui font untrès-joli effet , et contrastent agréablement parleur blancheur avec les autres fleurs de nos jardins ; ses feuilles et ses baies employées en gargarisme sont très rafraîchissantes."

Louise Cortambert et Louis-Aimé. Martin, auteurs de Le langage des fleurs. (Société belge de librairie, 1842) nous livrent leur vision de cette fleur :


Hiver - Janvier.

VIORNE - LAURIER-THYM - JE MEURS SI ON ME NÉGLIGE.


Ce joli arbuste, qui nous vient d'Espagne, fait l'ornement des bosquets d’hiver ; il se montre tout éclatant de verdure et de fleurs au temps où les autres plantes en sont dépouillées. Ni le souffle brûlant de l'été, ni la froide bise de l'hiver ne lui dérobent ses charmes ; cependant, pour le conserver, il faut lui accorder des soins assidus. Symbole d'une amitié constante et délicate, il cherche toujours à plaire, mais il meurt si on le néglige.

Dans Les Fleurs naturelles : traité sur l'art de composer les couronnes, les parures, les bouquets, etc., de tous genres pour bals et soirées suivi du langage des fleurs (Auto-édition, Paris, 1847) Jules Lachaume établit les correspondances entre les fleurs et les sentiments humains :


Laurier-thym ou viorne - Petits soins.

Cet arbuste demande des soins si l’on veut qu’il ait une forme gracieuse, qu’il ne sait prendre de lui-même.

*

*

Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), la Viorne lantane (Viburnum lantana) a les caractéristiques suivantes :


Pouvoirs : Capturer - Emprisonner.


Utilisation magique : Nous avons connu dans la rue du Gros-Raisin un vieux bonnetier nommé Desrosières qui racontait le fait suivant, comme étant arrivé à son grand-père : « Mon grand-père, disait-il, était un sacré farceur, surtout quand il avait bu un petit coup. Une nuit, il revenait d'une noce à Saint-André dans laquelle on avait vidé maints cruchons. Comme il demeurait aux Trévois, son chemin passait devant la Mission. Au dernier coup de minuit, il arrivait à la ruelle de la Grand' Planche quand il vit deux femmes habillées de blanc, qui étaient à genoux au pied de la croix de fer. Dans ce moment, le pineau faisait son effet et mon grand-père ne put résister à la tentation de faire une niche : il s'avança à pas de loup derrière les femmes, enleva le bonnet de l'une d'elles et continua son chemin. Rentré gaiement chez lui, il déposa son larcin dans le coffre, se coucha à côté de ma grand-mère sans l'éveiller, et bientôt il s'endormit comme un homme qui a bien soupé et qui n'a rien à se reprocher. Le lendemain matin, il dit en riant à ma grand-mère :

« - Femme, venez donc voir la belle coiffe que je vous ai rapportée. »

Mais, ouvrant le coffre, il devint livide et recula épouvanté. Dans le bonnet, il y avait une tête de femme - une vraie tête de chair et d'os !

La farce était forte ; et puis comment se tirer de là ? Il referma le coffre à double tour, mit la clé dans sa poche et consulta sa femme qui était à moitié morte. Il fut convenu que mon grand-père irait de suite trouver son confesseur ; celui-ci dit que le cas était grave, très grave, et il ordonna à mon grand-père de reporter le soir même, à minuit, le bonnet et la tête où il les avait pris.

À l'heure indiquée, mon grand-père arrivait à la croix; les deux femmes blanches y étaient. Mais, effectivement, l'une d'elles n'avait point de tête...

Il s'avança en tremblant et, remettant avec précipitation la tête sur les épaules qui l'attendaient, il voulut fuir. Impossible ! Des Viornes qui poussaient au pied du calvaire l'enlacèrent autour des chevilles, des mollets, l'immobilisant, et pendant ce temps deux lourds et forts bâtons, qu'il ne voyait pas, lui tombaient sur le dos l'un après l'autre comme les maillets d'un foulon. Ce n'est que rossé, meurtri, couvert de bleus et les os moulus, qu'il fut enfin relâché par les Viornes et put regagner sa porte en clopinant et en se tenant les reins. »

Sabina Pettitt, autrice de Médecine vibratoire - La Guérison par les essences de la nature (Édition originale, 1999 - Traduction française Ariane Éditions Inc., 2007) propose des remèdes censés transmettre l'essence des Esprits de la Nature :


L’essence est la manifestation de Esprit dans chaque forme physique. Elle se révèle comme une vibration ou fréquence unique dans chaque être vivant. C’est le schéma énergétique distinguant la rose de Nootka de la grande marguerite, ou l’escargot lunaire de l'étoile de mer. C’est l’infini prenant corps dans le fini. Une essence c’est, par définition et par sa nature même, la valeur intrinsèque d’un être, son état inhérent.

Entre le « sans-forme » et la forme, il existe un écart où le spectre entier de la différentiation s’exprime en nuances subtiles. C’est dans cet espace que repose le schème qui sous-tend la manifestation physique. Tel le plan d'ADN qui détermine la réalité physique, il contient le code qui différencie tous les êtres vivants. C’est là où réside l'interface entre le monde tridimensionnel et l'Esprit.

[...]

Viorne de Carles - Viburnum carlesii


Intuition.

Vous êtes doué de savoir intérieur.

En effet, cet espace existe où vous êtes votre propre consolation

et votre direction. Il n’y a qu’à faire une pause et à tendre l’oreille.

Permettez-moi de détourner votre attention des tracas de ce monde.

Laissez-moi vous présenter à votre guide intérieur.


Consolide notre lien avec l'inconscient et avec nos facultés extrasensorielles.


Signature : La viorne de Carles s’épanouit en grappes de fleurs blanches rosées qui dégagent un parfum exquis. Sa couleur et son parfum éveillent une position détendue, exempte de jugement.


Ce remède soutient le channeling, la méditation ou le centrage. Il permet de capter clairement cette petite voix tranquille en soi et de lui faire confiance.

Il donne accès aux facultés de vue claire du sixième chakra et nous aide à savourer les perceptions subtiles. Sur le plan physique, il agit sur les oreilles et la faculté d'écouter. Il travaille également sur le cerveau et, du fait de sa résonance avec la glande pituitaire, il incite le système nerveux à se détendre.

L'essence est associée au méridien du triple réchauffeur, qui se charge de l’équilibre dans le corps, le mental et l’Esprit. Elle affecte également le méridien de la rate et nous permet de goûter l’unité et l’identité de toute vie. Elle s’avère précieuse notamment lorsqu'il s’agit d’entamer un dialogue avec l’esprit des plantes et autres formes de vie dévique. La viorne de Carles accorde le don d’accéder à l’imagination et d’obéir au savoir intérieur.

Prise au coucher, elle programmera les rêves afin qu’ils apportent des solutions aux problèmes du quotidien.


Chakra : Troisième œil.

Méridiens : Rate - Triple réchauffeur

Mots clefs : Intuition - Médiumnité - Détente - Révélations.

Défis : Doute de soi - Insécurité.

Affirmation : Je suis un médium pour l'intelligence créative.

*

*



bottom of page