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La Cantharide

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    Anne
  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture



Étymologie :


Étymol. et Hist. 1. 1314 cantaride insecte venimeux (H. de Mondeville, Chirurgie, éd. Bos, t. 2, p. 103) ; 1575 « médicament préparé à partir de cantharides séchés » (Médecine Franche-Comté, p. 77 ds IGLF Techn.) ; 2. 1901 arg. « allumeuse » (Bruant). 1 empr. au gr. κ α ν θ α ρ ι ́ ς, -ι ́ δ ο ς (Aristote ds Liddell-Scott), transcrit dans le lat. cantharis (Pline ds TLL s.v., 280, 23) ; 2 p. allus. aux vertus aphrodisiaques de la poudre de cantharides séchées.


Cantharider, verbe trans. attest. a) 1896 cantharidé « érotique, leste » (G. Delesalle, Dict. arg.-fr. et fr.-arg., p. 57), rare (v. Rheims) ; b) 1920-22 « mélanger de la cantharide pulvérisée » (Lar. univ.) ; de cantharide, a en raison des vertus aphrodisiaques de la poudre de cantharides séchées, v. cantharide « allumeuse », suff. * ; b dés. -er.


Lire également la définition du nom cantharide et du verbe cantharider afin d'amorcer la réflexion symbolique.

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Croyances populaires :


Dans le Dictionnaire de la France mystérieuse - Croyances populaires, superstitions, sorcellerie, rites magiques (Editions Omnibus, 2016) Marie-Charlotte Delmas consacre un article à la cantharide :


"Cantharide : Ce coléoptère, qui passe pour avoir des vertus aphrodisiaques, est employé dans les envoûtements amoureux. Au XVIIe siècle, l’abbé Thiers évoque ceux qui en glissent discrètement sous la nappe d’un autel à l’endroit où le prêtre place le corporal quand il dit la messe. Ensuite, ils les pulvérisent et les mélangent à la boisson qu’ils administrent à la personne qu’ils souhaitent épouser. On raconte qu’un Lyonnais qui voulait se faire aimer de sa femme, laquelle le repoussait, glissa quatre cantharides pulvérisées dans un verre de vin du Rhône qu’il lui fit boire. Il s’attendait à être heureux ; il fut veuf, conclut Collin de Plancy, qui rapporte cette anecdote (1825).

En Isère, pour soigner un coup de froid, on fabrique un emplâtre à base de cantharides ramassées dans la rosée, le matin de la Saint-Jean. On les fait macérer dans du vinaigre avant de les faire sécher au soleil et de les placer sur une fine couche de levain. Dans les Hautes-Alpes, il faut étouffer les insectes avant de les réduire en poudre et de les mettre sur le levain. Ces deux recettes, recueillies au XIXe siècle, sont liées au pouvoir de la fête sacrée de la Saint-Jean et à sa rosée magique."

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