L'Algue des neiges

Dernière mise à jour : 12 août
Étymologie :
ALGUE, subst. fém.
Étymol. ET HIST. − 1551 « herbe qui croît dans l'eau » (Cotereau, trad. de Columelle, VIII, 17 ds Hug. : Principalement ceulx [des rochers] qui seront couverts d'herbe alga) ; 1584 « id. » (Luc de La Porte, trad. d'Horace, Odes, III, 17, ibid. : Demain l'Eure enflant ses abbois De fueilles jonchera le bois, Et d'alge vile le rivage). Du lat. alga, de même sens, attesté dep. Turpilius, Com., 23 ds TLL, s.v. 1542, 47 : in acta coperta alga [...] inoras ostreas.
NEIGE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1329 naige (Watriquet de Couvin, Dits, éd. A. Scheler, 53, 322 [Dit du Connestable]) ; cf. 1461 (Villon, Testament, éd. J. Rychner et A. Henry, 336 : Mais ou sont les neiges d'anten ?) ; 1550 nége eternelle (Ronsard, Le Bocage, XIV, 12 A son retour de Gascongne, ds Œuvres, éd. P.Laumonier, t.2, p.199). A. 1. Allus. à la blancheur de la neige a) 1360-70 (Baudouin de Sebourc, XVIII, 52 ds T.-L. : as le barbe plus blanche c'onkes nege ne fu) ; 1555 p. méton. (Ronsard, Meslanges, Ode, Quand je veux en amours, 10, ibid., t.6, p.198 : ...ta barbe en tous endrois de nege parsemée) ; b) xives. (Chevalier au papegau, 30, 21 ds T.-L. : sydone blanc come nege) ; 2. allus. à la fragilité de la neige 1455-75 fig. estre de neige « ne produire aucun effet » (Georges Chastellain, Chron., éd. Kervyn de Lettenhove, t. 5, p. 281) ; 1585 de neige « de rien, sans valeur » (N. du Fail, Contes et discours d'Eutrapel, éd. J. Assézat, t. 1, p. 210) ; 3. allus. à la propriété de la neige de s'agglomérer 1587 (Lanoue, Discours pol. et milit., Bâle, F. Forest, p. 833 : Laissans rouler...ceste petite pelote de neige [l'armée des Princes] ...elle se fit grosse comme une maison) ; 1671, 25 déc. fig. il se fait une pelote de neige « l'affaire grossit et empire » (Sévigné ds Lettres, éd. E. Gérard-Gailly, t. 1, p. 440) ; 4. la neige symbole de l'innocence 1676, 22 juil. (Id., ibid., t. 2, p. 249 : Penautier sortira [de l'affaire des poisons] un peu plus blanc que de la neige). B. P. anal. avec la couleur, la consistance de la neige 1. 1501 chim. neige de corne « phosphate de chaux obtenu par calcination de la corne de cerf » (B. dict. gén. lang. wall. t. 15, p. 49 d'apr. FEW t. 7, p. 154b) ; 2. 1552 neige de creme « crême fouettée » (Rabelais, Quart livre, LIX, éd. R. Marichal, p. 241) ; 1680 neige « sorte de sorbet » (Rich.) ; 1798 œufs à la neige (Ac.) ; 3. 1921 arg. des malfaiteurs « cocaïne » (d'apr. Esn.). Déverbal de neiger*. A évincé l'a. fr. noif (ca 1100 neif, Roland, éd. J. Bédier, 3319) qu'il a repoussé vers les aires latérales du domaine gallo-rom. ; FEW t. 7, p. 157a. Noif est issu du lat. nix, nivis « neige », de même que l'a. prov. neu (1171-90, Arnaut de Mareuil, Dona genser..., 94 ds Les Saluts d'amour, éd. P. Bec, p. 80), le cat. neu, l'esp. nieve, le port. neve, l'ital. neve, le roum. nea. Le déclin de noif est dû à la fois à son éloignement de neigier qu'on ne sentait plus en rapport avec lui, et à la collision homonymique avec noiz (< lat. nuce). Neige a également évincé le type a. fr. nive (ca 1350, Gilles Li Muisis ds T.-L.) relevé dans les domaines du nord et du nord-est, se rattachant au lat. nivere, FEW t.7, p. 153a, v. neiger.
Autres noms : Sanguina -
Sanguina nivalis - Sang des glaciers -
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Phycologie :
Marie Dumont, Léon Roussel et Eric Maréchal, auteurs d'un article intitulé : ""Ces algues des neiges qui deviennent rouge sang au soleil" (The Conversation, 24 janvier 2025) expliquent le fonctionnement du sang des glaciers :
"La neige se pare parfois de couleurs originales… et le plus intrigant, c’est que la neige rouge sang accueille des algues qui favorisent la biodiversité dans ce milieu que l’on croit si « vierge ».
La plupart du temps, la neige est blanche, mais au printemps, le manteau neigeux change parfois de couleur. Gris, noir, jaune, orange… et même rouge ! Rouge, vraiment ? Cette couleur serait-elle le vestige d’un combat sanglant entre bouquetins ? Les panneaux indicateurs des pistes de ski auraient-ils déteint sur la neige ?
La réalité peut sembler tout autant farfelue, car la couleur rouge sur la neige est en réalité due à des algues microscopiques. Ces cellules d’algues sont un peu plus petites que l’épaisseur d’un cheveu, tout juste visibles à l’œil nu. Mais alors, qui sont ces algues des neiges ? Où et quand est-il possible de les rencontrer ? Partons en montagne pour tenter d’élucider ces mystères.
À la fin du printemps dans les prairies alpines, les skieurs ne trouvent plus assez de neige, et les randonneurs estiment qu’il y en a encore trop. Alors la montagne est paisible. Les marmottes peuvent sortir de leur terrier et courir entre les gentianes et les anémones. Les derniers névés résistent encore dans les combes. La surface de ces vieilles neiges n’est pas blanche, mais pleine de particules microscopiques. On repère souvent des teintes orangées dues aux dépôts de sable saharien de l’hiver précédent. Parfois, des tâches rouges et dispersées apparaissent, ce sont ces fameux amas d’algues microscopiques, que l’on appelle aussi « blooms » d’algues (bloom signifie « floraison » ou « efflorescence » en anglais).
Ces blooms apparaissent entre 2 000 et 3 000 mètres d’altitude un peu partout dans les Alpes, entre autres en Vanoise, dans le Valais suisse ou dans le Ruitor italien, et sont observables sur presque tous les continents, en particulier au Groenland et en Antarctique.
Dans les Alpes, l’espèce qui prédomine dans ces blooms rouges s’appelle Sanguina nivaloides. On la voit apparaître lors de longues périodes de fonte, qui donnent davantage de temps aux algues pour se développer dans un manteau neigeux gorgé d’eau liquide à une température de 0 °C. Initialement présentes dans les sols en haute montagne, avec un mode de vie qui est encore intrigant pour les scientifiques, les cellules d’algues sont dotées de deux petits flagelles qui leur permettent de nager. Après avoir déposé son manteau, la neige entame sa fonte printanière, les algues quittent le sol, se multiplient et se déplacent dans l’eau liquide qui entoure les grains de neige. À un moment donné, selon un processus cellulaire qui n’a pas encore été élucidé, les cellules d’algue entament une métamorphose : elles perdent leurs flagelles, deviennent totalement sphériques, et se teignent de rouge.
De fait, pour se développer, les algues ont besoin d’eau, mais elles n’ont pas nécessairement besoin d’océans, de rivières ou d’étangs. Il y a des algues sur toute la Terre, tant qu’il y a un peu d’humidité, par exemple sur les murs des maisons, la surface des troncs d’arbres, des rochers, les pelages des animaux, etc. On en trouve également dans les sols de montagne. La neige qui fond est donc un des habitats que des algues peuvent peupler, et Sanguina en profite. Cependant, les algues des lacs ou des mers sont souvent vertes, alors que Sanguina nous apparaît rouge…
Pourquoi la couleur rouge ? À l’origine, Sanguina est une algue verte. Comme toutes les algues vertes, Sanguina produit de la matière organique en effectuant la photosynthèse, qui utilise de l’eau, du dioxyde de carbone et de la lumière comme source d’énergie. L’énergie portée par la lumière est captée grâce à la chlorophylle qui lui attribue sa couleur verte.
Mais quand le rayonnement solaire est très intense, la photosynthèse entre en surchauffe. Des électrons porteurs de l’excédent énergétique provenant de la lumière réagissent avec l’oxygène, ce qui conduit à la production de composés toxiques, appelés « ROS » (pour reactive oxygen species). Ces ROS sont instables et nuisent au fonctionnement de la cellule : ils peuvent amener à des dégradations des membranes biologiques, de l’ADN, des protéines et de toutes sortes de constituants de la cellule – la cellule d’algue subit ce que l’on appelle un « stress oxydatif ».
Or, la surface du manteau neigeux est très lumineuse. Pour réduire le stress oxydatif, Sanguina accumule donc des quantités phénoménales de pigments de couleur rouge qui permettent de détoxifier la cellule. Un pigment antidote. Un pigment antipoison. Celui-ci s’accumule et masque à notre regard la chlorophylle qui reste toutefois présente. Plus il y a de soleil, plus il y a de stress, plus Sanguina produit des pigments rouges pour se protéger des effets des rayons du soleil les plus destructeurs, et plus le manteau neigeux se pare alors d’un rouge sang.
Comment Sanguina nivaloides parvient-elle à vivre dans la neige ? Pour nous les humains, le manteau neigeux est un environnement froid. Sanguina aime en effet les températures basses, en dessous de +10 °C. Au printemps, le manteau neigeux lui offre donc un havre de fraîcheur. Toutefois, lorsque Sanguina est congelée pendant plusieurs heures, elle n’est plus capable de réaliser ses fonctions physiologiques comme la photosynthèse, et elle meurt. Heureusement, la couche de neige qui la recouvre en hiver est isolante, elle fait barrière au très grand froid, et permet de maintenir le sol à des températures proches de 0 °C.
De plus, dans ce milieu protecteur, elle baigne dans une lumière qui diffuse dans toutes les directions. D’en haut bien sûr, mais aussi de côté et d’en bas. Elle dispose de son antidote à l’excès de lumière, le pigment rouge, et peut sereinement réaliser la photosynthèse grâce à la chlorophylle. Sa structure cellulaire diffère des algues classiques : en orientant ses capteurs photosynthétiques dans toutes les directions de l’espace, elle peut boire la lumière venant de toutes parts.
Enfin, la membrane qui la délimite est toute froissée, à tel point que cela en augmente la surface d’échange avec l’eau qui circule dans la neige, ce qui permet à Sanguina d’absorber un maximum de nutriments, par exemple du phosphate.
Sanguina modifie son environnement : Sanguina est importante dans ce milieu de neige fondante. D’abord, parce qu’elle y est une pionnière dans un milieu « neuf », dépourvu d’êtres vivants. En produisant de la matière organique par la photosynthèse, Sanguina convertit la neige qui fond en un milieu propice à d’autres formes de vie. Tout un écosystème microbien peut alors s’y développer, avec, par exemple, des bactéries ou des champignons microscopiques.
Sanguina est également une architecte qui modifie les propriétés de la neige en la colorant. En effet, les cellules d’algues augmentent la quantité d’énergie solaire absorbée par le manteau neigeux. Localement, cela aide à maintenir ce milieu de neige fondante dont elle raffole, mais cela participe à accélérer la fonte de la neige.
À l’échelle des Alpes, les blooms d’algues accélèrent aussi la fonte du manteau neigeux, mais leur présence concerne moins de 2 % de la surface au-dessus de 1800 mètres, donc cet effet reste limité à de petites surfaces. Par contre, dans d’autres parties du monde, les algues des neiges ont un impact plus important sur la fonte de la neige et des glaciers.
Et maintenant ? En ce mois de janvier 2025, la neige fraîche a déjà bien recouvert les sommets alpins au-dessus de 2000 mètres d’altitude. Sanguina, qui se trouvait sur le sol l’été dernier, est maintenant recouverte, cachée sous le manteau neigeux qui la protège des températures glaciales. Au printemps prochain, alors que le manteau neigeux fera encore plusieurs dizaines de centimètres par endroit, nous retrouverons Sanguina à la surface de la neige.
Par quelle opération aura-t-elle réussi à remonter à la surface ? Que se passe-t-il quand la neige a fini de fondre et que l’eau pénètre dans le sol ? Comment la colonie survit-elle d’une année sur l’autre ?
Ses origines et son avenir sont également mystérieux. Depuis quelle époque Sanguina se développe-t-elle en montagne ? Avec le changement climatique qui s’opère, quel avenir lui est réservé dans les prochains siècles ?
Par exemple, nous avons pu montrer que dans les Alpes européennes, le facteur limitant des blooms d’algues des neiges était la durée de fonte, dans le futur il y aura soit un nombre de blooms stables, soit une légère diminution. Dans d’autres endroits du monde, où les facteurs limitants pour les blooms sont différents (lumière, nutriments), on peut imaginer que les blooms d’algues des neiges augmentent — ceci est notamment une question importante pour la fonte des glaces au Groenland."
Cet article est republié à partir de The Conversation France sous licence Creative Commons. Lire l’article.
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Symbolisme :
Selon Jean-Philippe Pierron, auteur de "Chronique. Les glaciers, nos sentinelles du temps." (In : Études, 2026, vol. 4338, no 6, pp. 67-68) :
"Le nombre « 274 531 » n’est pas un nom de code mais le nombre des glaciers actuellement recensés dans le monde. De l’Alaska aux Alpes, des Andes à l’Antarctique ou à l’Argentine, la lettre A tente ici de ne pas trahir le « Ah, des choses ! », le « Ah ! » de ces choses qui n’en sont pas, tant elles sont mouvantes, fragiles, apparaissant et disparaissant. Or voici que ce « Ah ! », en sa beauté, fond en nos mains, de nos mains, par nos mains. La fonte des glaciers est la preuve indiscutable, pourtant discutée par le sortilège du « This is my opinion » en régime de postvérité, d’un réchauffement climatique. Il n’a jamais été aussi vrai que le monde s’effondre et fond devant nous comme neige au soleil. Pendant que le climatosceptique vocifère, les glaciers se fendent d’un grand silence. « De grands blocs de silence / parlent entre eux / au bord du monde / nul ne sait / ce qu’ils se disent / tant la langue / du froid / retient leur souffle. // Un jour peut-être / quelqu’un viendra / pour traduire / le crissement / de la glace / contre les parois1. »
Quelques-uns se lèvent pour rapporter et chanter le sang des glaciers. Il y a ces scientifiques qui rapportent des savoirs non sus de l’écosystème des glaciers. Ils disent ces algues des neiges, les Sanguina nivaloïdes, de microscopiques organismes, vivant non dans les cristaux de glace mais dans les eaux liquides qui les entourent. Si bien adaptés à la vie dans la neige, ils sont ouverts pour capter la lumière comme une « galerie des glaces ». Mais ces algues porteuses de carotène colorent la neige, lorsqu’elle fond plus que de raison, donnant la vision glaçante d’un glacier qui saigne. C’est la meilleure image, et mieux qu’une image, une « condenserie », dirait la poétesse Fabienne Raphoz, pour traduire les multiples observations d’un écosystème alpin en péril2. Les Sanguina témoignent du temps profond, d’une coévolution de 600 millions d’années entre ses lamelles offertes en éventail à la lumière, ses pigments colorés, les eaux très froides et les glaciers. Lorsqu’elle s’écoule rouge sang comme une clepsydre morbide, le vaste temps disparaît à vue d’œil.
Mais comment faire nôtres ces savoirs ? Comment l’histoire des Sanguina vient-elle nous trouver, nous toucher, pour dire le chant des glaciers comme notre chant du cygne ? Comment ce fait scientifique avéré devient-il un événement biographique ?
Là, d’autres voix se joignent aux sciences chantant en polyphonie le crissement de la Terre. Pour croire ce que nous savons des glaciers qui disparaissent, il nous faut aussi sentir, ressentir, éprouver intérieurement, luttant contre cette anesthésie qu’encourage une morne indifférence ou, pire, ce marché du tourisme de la catastrophe faisant du désastre des glaciers un spectacle à photographier.
Transformer un matériau scientifique en un réalisme poétique, par des écritures musicales, textuelles ou glacio-scéniques, c’est la tâche à laquelle se sont attelées la compositrice Claire-Mélanie Sinnhuber et la librettiste Lucie Vérot Solaure. Elles créent un opéra en un acte intitulé Sang du glacier (2025), avec l’Opéra de Lyon. Entre glaciologie et botanique, chant lyrique et musique savante, les algues gourmandes d’eaux froides deviennent avec ces deux artistes les inquiétantes présences dramaturgiques d’une « Anthroposcène ». Elles entremêlent théorème et poème, raison et imagination scénique et acoustique. Le glacier crisse avec la harpe cristalline jusqu’à l’acéré de cordes d’acier coupantes comme la glace. Avec l’accordéon, il remonte dans un rythme du souffle fait de vagissement et de râle profondément agonique. Il faut bien un opéra, cet art total, pour dire ce déglaçage qui est un désastre global. L’entrelacs du climatique et du dramaturgique dans la joie de la musique vibrée ensemble donne une appréhension collective et sensible au caractère inextricable de notre situation.
Ce spectacle est itinérant. Il installe sa piqûre de rappel au fil de l’eau et des représentations, à Montélimar ou Saint-Jean-de-Maurienne, jamais bien loin du Rhône, fils de glacier. Son itinérance danse de près ou de loin, jamais de trop loin, non pas au-dessus mais avec le fleuve. Ce jour de mars où je le vis, le chapiteau était dressé dans le plein vent du mistral. On voyait, là-bas, les fumées d’une centrale atomique refroidie par l’eau d’un fleuve qui, faute de glaciers, manquera terriblement en 2050. Que peut un opéra contre le changement climatique ?
Notes : 1) Bruno Doucey, Glaciers, Éditions Bruno-Doucey, 2025.
2) Éric Maréchal (et al.), « Adaptative traits of cysts of the snow alga Sanguina nivaloides unveiled by 3D subcellular imaging », Nature Communications, 18 novembre 2023 (sur www.nature.com)."
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Arts du spectacle :
L'Opéra de Lyon présente une création de Claire-Mélanie Sinnhuber intitulée Le Sang du glacier (2024) :
"Le Sang du glacier, une image, un sujet d’actualité : les algues rouges qui, chaque printemps, teintent la blancheur des glaciers. Un conte fantastique pour aborder ensemble le dérèglement climatique et le cheminement d’une famille déboussolée par des événements qu’elle ne contrôle plus dans cette grande histoire du climat et de l’humanité…
Présentation : Le Sang du glacier plonge au cœur des conséquences du bouleversement climatique : dans un monde contemporain proche de nous, la fonte des glaces libère des algues rouges qui attirent dans les montagnes un tourisme malsain et qui, en aval, contaminent les eaux des fleuves.
Le Sang du glacier, c’est l’histoire des retrouvailles d’une famille déboussolée par des événements qu’elle ne contrôle plus dans cette grande histoire du climat et de l’humanité ; c’est la quête d’une réconciliation entre le passé et le présent, entre nous et la planète.
Une forme lyrique et musicale intime aux intenses résonances poétiques offrant un espace collectif de dialogues et de questionnements.
Opéra en 1 acte
Livret de Lucie Vérot Solaure
Création mondiale à Lyon en 2024 - Commande de l’Opéra de Lyon
En coproduction avec le Théâtre du Point du Jour -
Proposé en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes
Durée : 1h10 sans entracte.
En français - Dès 14 ans.
Distribution : Un opéra de : Claire-Mélanie Sinnhuber
Mise en scène : Angélique Clairand
Scénographie : Stephan Zimmerli
Costumes : Mathieu Trappler
Lumières : Yoann Tivoli
Chorégraphe / mouvements : Corinne Garcia
Dramaturgie : Catherine Ailloud-Nicolas
Soprano et baryton, Ensemble instrumental (harpe, accordéon, violoncelle).
Dossier de diffusion :
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