L'Agaric à soupe
- Anne

- 15 avr.
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Étymologie :
Étymol. ET HIST. − 1256 bot. agaric, nom de divers champignons (Aldebrant de Sienne, Régime du Corps, Landouzy-Pépin, d'apr. Quem. t. 1 1959) ; 1359 agaric, id. (Journ. des dép. du R. Jean, Compt. de l'argent., p. 212 ds Gdf. Compl. : Une livre d'agarics). Empr. au lat. agaricum « espèce de champignon arboricole et phosphorescent, ce qui en Europe ne correspond qu'à Armillaria mellea Vahl et Cantharellus olearius Fr. » (d'apr. André Bot. 1956 s.v.), attesté dep. Pline (Nat., 25, 103 ds TLL, 1268, 48 : agaricum ut fungus nascitur in arboribus circa Bosporum colore candido... id quod in Gallia nascitur, infirmius habetur. Praeterea mas spissior amariorque..., femina solutior initio gustus dulcis, mox in amaritudinem transit).
PHOLIOTE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1903 (Nouv. Lar. ill.). Empr. au lat. sc. pholiota (E. M. Fries, Systema mycologicum, 1821, t. 1, p. 240), formé du gr. φ ο λ ι ́ ς « écaille de reptile ».
Autres noms : Kuehneromyces mutabilis - Agaric des forêts - Agaric des souches - Dryophile changeante - Pholiote changeante - Souchette -
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Mycologie :
G. Chevassut, C. Andary, J.P. Rascol et J.L. Roussel dans une "Rubrique de mycologie méditerranéenne (3). Les meilleurs et plus toxiques champignons des Cévennes (Espinousse, Aigoual,...) et d’un peu toutes les montagnes méditerranéennes." (In : Forêt Méditerranéenne, 1987, IX (1), pp. 23-28) présentent la Pholiote changeante :
"Pholiote changeante - Kuehneromyces mutabilis ( = Pholiota mutabilis) : Comme l'Armillaire, elle pousse également en touffes parfois énormes. Mais les lames sont fauves, le pied est également brun avec un anneau auquel font suite des écailles brunes retroussées donnant au pied un aspect hérissé. le chapeau (3-8 cm), fauve-cannelle, est de deux couleurs : le centre est plus clair, la marge est gorgée d'eau donc hygrophane et plus foncée. la chair est peu épaisse et dégage une odeur forte, très suave.
Bon comestible mais on doit rejeter le pied ligneux, et consommer les chapeaux bien frais, car ils se détériorent très vite.
Ecologie : Très particulière ; outre son aspect en touffes, il pousse sur les souches et les troncs d'arbres feuillus divers (il est dit « lignicole »), surtout de Hêtres (forêts montagneuses). Une touffe comprend de nombreux exemplaires de toutes tailles mais les touffes ne sont pas très fréquentes. Enfin, on n'aura garde de ne pas le confondre avec la mortelle Galère marginée qui, heureusement, ne pousse jamais en touffe et toujours à l'état isolé."
Jean-Mary Couderc, auteur d'un article intitulé "Données nouvelles sur les champignons supérieurs toxiques." (In : Sciences naturelles (Académie de Touraine), 2008, vol. 21, pp. 155-181) attire notre attention sur la ressemblance de ce champignon avec la galère marginée :
"On rencontre les mêmes syndromes para-phalloïdiens chez les galères : marginée (Galera marginata), d’automne (autumnalis) et des prés (praticola) qui sont plus rares. Or il y a un assez grand risque de confusion, de la marginée surtout, avec la pholiote changeante : Pholiota ou Galera mutabilis, de nos jours : Kuehneromyces mutabilis : « l’agaric à soupe » qui est un bon comestible. Ce dernier champignon possède un chapeau hydrophane brun cannelle, ocre-livide au centre, des lames roussâtres et un pied floconneux de 6 cm. La galère marginée est plus fauve ou rousse, en touffes moins denses, voire isolée, avec des pieds plus élevés, un anneau plus discret et elle se trouve souvent sous les conifères. Ses lamelles sont étroites et serrées, ocres à roussâtres, avec un pied de 4 à 7 cm."
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