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L’Épine-vinette




Étymologie :


Selon Wikipédia : Berberis, nom arabe du fruit de la plante ; il signifierait coquille car les pétales creux sont en forme de coquille. Vinette est le nom vulgaire de l'oseille dont les feuilles rappellent le goût.


Autres noms : Berberis vulgaris ; Vinettier.




Botanique :





Symbolisme :


Selon Philippe François. Nazaire Fabre d'Églantine, auteur du Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française (1792) :


Dans le calendrier républicain, l'Épine-vinette était le nom donné au 13e jour du mois de fructidor.




Littérature :


Régine Detambel consacre un ouvrage à Colette. Comme une flore, comme un zoo (Éditions Stock, 1997) dans lequel elle s'intéresse aux métaphores botaniques et zoologiques :


Épine-vinette

« La femme de nos pays n'est pas, physiologiquement, précoce. Son adolescence, âpre et maigriotte comme une baie d'épine-vinette, ne fait que promettre. » Prisons et Paradis


Quelques articles de Colette journaliste et critique de théâtre sont réunis dans La Jumelle Noire. L’un d’eux proclame : « Paris ne souhaite qu'une chose : l'éternité de Mistinguett. Elle est propriété nationale. » Dans Prisons et Paradis, Colette se souvient de Mistinguett, à ses débuts, de son « visage, étonné, inachevé, qui hésitait sur un parti à prendre. » Elle s'étonne de la hâte avec laquelle Mistinguett s'échappe dans les coulisses et pense qu’ « [elle] pouvait signifier : Je n'ai qu'un moment, il faut que je vous quitte pour m'occuper de l'autre, pour aller travailler à l'autre - l'autre Mistinguett, celle que je deviendrai. Ce que je vous donne ici, c'est en attendant. Je n'ai pas mieux, pas encore... » La maturité est à gagner, le rayonnement en attente.

De cette Mistinguett inaboutie, Colette ébaucha le portrait à l’aide d’un arbrisseau épineux, humble, simple, dont les baies sont couleur de vin et les fleurs jaunes. L’épine-vinette « âpre et maigriotte » était cette jeune femme prometteuse qui devint, en effet, « une sorte de tonnerre de Dieu, une résistance de cantinière... » L’œuvre de Colette est un gisement de devinettes pour le jeu du portrait chinois. Si j'étais un arbrisseau, je serais une épine-vinette. Qui suis-je ? Et toute l'œuvre se révélerait, comme une énigme botanique. Si j'étais un parfum, je serais la verveine-citronnelle : Minne, bien sûr. Si j'étais une graminée, je serais la mélique penchée : c'est Annie. Si je soignais un cactus rose...

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