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  • Anne

L'Aster



Étymologie :

  • ASTER, subst. masc.

ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1549 bot. « plante à fleurs radiées » (Meignan, Histoire des plantes, chap. 47 ds Delboulle, Recueil de notes lexicologiques, ms. déposé à la Sorbonne : En françoys, petit muguet. Elle a eu le nom d'aster, c'est à dire estoille) ; 2. 1906 biol. (Nouv. Lar. ill. Suppl. : Aster [...] Fines stries rayonnantes, qui partent de la couche corticale de la sphère attractive, à laquelle elles donnent l'aspect d'un soleil entouré de rayons). 1 empr. au lat. aster attesté comme nom de plante dep. Pline (Nat., 27, 36 ds TLL s.v., 946, 76) transcription du gr. α ̓ σ τ η ́ ρ « étoile » attesté comme nom de plante dep. Aristote (Plant. 2, 3, 2 ds Bailly) ; 2 empr. au gr. α ̓ σ τ η ́ ρ « étoile ».


Lire également la définition du nom aster afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Reine-Marguerite.

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Botanique :



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Symbolisme :


Anne-Marie Alliot, dans Dialogue avec les végétaux : 74 méthodes d'harmonisation et de guérison par les plantes (Éditions Essénia, 2014) propose l'article suivant concernant l'aster blanc ou aster simple :


Astre : Vénus.

Élément : Eau.

Genre : Féminin.

Archange : Gabriel.


Message de l'âme :

« Associée à la planète Vénus, je suis la délicatesse

de la caresse des doigts de la Mère du monde

et la subtilité de l'ondulation de ses cheveux.

Qui me regarde, voit sa fraîcheur.

J'enveloppe l'être d'une cape feutrée blanche, protection de douceur,

pour préserver son cœur et ouvrir son centre de Jupiter

à la pureté de la fécondation du soleil.

Je guéris les sentiments.

Je suis le pôle inversé du soleil caché.

La puissance circule dans mes racines, ma tige et ma graine.

Mon sang est impétueux et vigoureux.

Là où je me tiens,

je suis profondément ancré dans une présence constante.

Je suis l'ami infaillible et fidèle.

Pour ressentir mes bienfaits,

me déposer en élixir au sommet de la tête. »


Interprétation du message de l'âme :

Le rayonnement de l'Aster est comme une protection horizontale qui s'étend sur un large périmètre autour de sa floraison. Si quelqu'un s'avisait à déraciner cette plante sur une zone définie, sa mémoire, sa grande présence resterait là pour attirer l'incarnation de futures graines.

Je ne suis pas étonnée de découvrir que dans le langage populaire des fleurs, l'Aster est défini comme une promesse de constance, cela le qualifie bien, je ressens bien cette énergie. D'ailleurs, physiquement parlant, il est d'une grande endurance. Quand les autres fleurs sont fanées, grillées par le soleil ou par le mordant des premiers froids, notre aster se tient encore là avec ses petites fleurs blanches vigoureuses.

L'Aster nous parle du mystère du soleil caché, celui qu'on ne voit pas, celui qui brille à l'intérieur de soi. Quand l'initié a traversé la Lune, Vénus et Mercure, il peut dégager son cœur et gagner son centre.

On pourrait dire que d'une certaine manière l'Aster est une fleur du Soleil, il l'est dans sa face cachée, dans le côté nocturne.

L'Aster peut se révéler une aide précieuse en élixir pour justement aider l'homme à se centrer, trouver sa Divinité intérieure. Il lui permet de gagner en endurance face aux épreuves de la vie et de rester constant et adaptable, peu importe c qui se passe à l'extérieur de lui.

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Contes et légendes :


Dans la collection de contes et légendes du monde entier collectés par les éditions Gründ, il y a un volume consacré exclusivement aux fleurs qui s'intitule en français Les plus belles légendes de fleurs (1992 tant pour l'édition originale que pour l'édition française). Le texte original est de Vratislav St'ovicek et l'adaptation française de Dagmar Doppia. L'ouvrage est conçu comme une réunion de fleurs qui se racontent les unes après les autres leur histoire ; l'Aster raconte la sienne dans un conte venu du Viet-Nam et intitulé "Comment le petit chanteur fit tomber les étoiles du ciel" :


La princesse Aster fit virevolter sa jupe en rayons arc-en-ciel, envoya un baiser aérien à son cavalier et se mit à conter.

Dans les temps anciens, l'empereur terrestre régnait sur toute la terre. Sur la plus haute tour de son palais féerique, gardé par des dragons d'or, flamboyait le soleil, symbole du pouvoir impérial. Le souverain possédait toutes les richesses de la terre, régnant en maître absolu sur les mers et les continents, les fleuves et les montagnes. Juste et sage, vénéré par son peuple, l'empereur était heureux.


Un jour, cependant, ses conseillers le trouvèrent affligé. Il était assis, la tête entre ses mains et soupirait tristement. "J'ai tout ce que je peux désirer : la richesse, la gloire et l'amour de mon peuple. Et pourtant, la graine de la jalousie germe dans mon cœur. très loin d'ici, dans le merveilleux Jardin de Minuit, pousse un arbre dont la frondaison touche le firmament. Dans la couronne de cet arbre s'élève le palais de mon frère, empereur céleste, et des étoiles fleurissent sur ses branches. Je voudrais tant que mon empire fleurisse comme un ciel resplendissant de myriades d'étoiles ! Je voudrais que chacun de mes sujets puisse cueillir un bouquet d'étoiles pour en réjouir son cœur. Trouvez dans mon empire un homme assez fort pour secouer l'arbre céleste et en faire tomber des étoiles, sinon je ne serai pas heureux."

Les conseillers dépêchèrent aussitôt les messagers dans tous les coins de l'empire pour annoncer à la population la volonté de son souverain. Bientôt, de nobles seigneurs, de simples garçons de village ou des géants légendaires se mirent à affluer dans le Jardin de Minuit pour faire plaisir à leur empereur. Même en unissant leurs efforts, ils ne parvinrent pas à ébranler l'arbre merveilleux qui poussait jusqu'au ciel.

Un jour, le bruit de la volonté du souverain arriva jusqu'aux oreilles d'un petit chanteur ambulant. C'était un pauvre orphelin abandonné, seul au monde, qui allait de porte en porte en chantant ses couplets pour gagner sa maigre pitance. Lorsqu'il se mettait à chanter, les gens ne pouvaient tenir en place. Ils se mettaient à rire, à danser, s'amusant et s'embrassant tant que le garçon chantait. Ensuite, le petit chanteur sortait sa flûte pour jouer d'une façon si touchante et mélancolique que son auditoire ne pouvait s'empêcher de fondre en larmes. Tout le monde sanglotait et gémissait sans pouvoir s'arrêter tant que la flûte continuait de jouer.

En apprenant la cause du chagrin de l'empereur, le petit chanteur décida de se rendre dans le Jardin de Minuit. Les gens essayèrent de l'en dissuader. "Tu es encore trop petit et faible", argumentaient-ils. "D'innombrables hommes, célèbres par leur force et bravoure, ont vainement essayé de faire tomber les étoiles de l'arbre. Par quel moyen voudrais-tu y parvenir ? " Mais le jeune musicien n'eut cure de leurs admonestations. Il marcha pendant des jours et des nuits. Arrivé enfin dans le Jardin de Minuit, il s'assit au pied de l'arbre céleste et se mit à chanter. Il chantait des couplets si amusants que le tronc imposant fut secoué par un rire étouffé. Hélas ! Pas une seule étoile ne tomba de ses branches célestes. Le garçon sortit alors sa petite flûte et se mit à jouer tout en pensant à sa mère. Sa flûte chantait avec une telle tristesse et un tel désespoir que l'arbre majestueux fut ébranlé par des sanglots depuis les racines jusqu'à sa couronne. Il pleura te sanglota tant et si bien que les étoiles étincelantes se décrochèrent de ses branches et tombèrent par terre. A l'endroit où elles touchèrent le sol, une magnifique fleur s'épanouit. "Regardez," s'étonnaient les gens, "les étoiles fleurissent." Tous ceux dont le cœur était rempli d'angoisse ou de chagrin, cueillaient pour se consoler un bouquet de ces étoiles fleuries. En apprenant cela, le visage de l'empereur terrestre s'éclaira d'un beau sourire et le soleil au-dessus de son palais brilla comme une pierre magique. Le puissant monarque ordonna alors que l'on amenât dans son palais le petit chanteur bien décidé à l'adopter. Mais le garçon disparut sans laisser de trace. Il erre peut-être encore aujourd'hui dans le monde pour faire rire et émouvoir les braves gens. Nous, les étoiles, nous continuons à fleurir partout dans le monde. On nous appelle les asters."

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