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  • Anne

La Truffe des cerfs


Autres noms : Elaphomyces granulatus ;

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Mycologie :


D'après Jean-Baptiste de Panafieu, auteur de Champignons (collection Terra Curiosa, Éditions Plume de carottes, 2013),


"Du fait de son odeur forte et désagréable, la truffe des cerfs (rien à voir avec les vraies truffes !) était considérée comme "un effet des accidents du rut du cerf". On pensait aussi que les cerfs les mangeaient comme aphrodisiaques, et elles étaient vendues comme telles dans les pharmacies allemandes. On les faisait macérer dans de l'eau-de-vie, cette liqueur "ayant la vertu merveilleuse de ranimer ceux qui étaient affectés de langueur maritale... Quelques charlatans vendaient, au poids de l'or, cette teinture à des jeunes gens blasés et à des vieillards maniaques". Cependant, dès le milieu du XIXe siècle, ces propriétés étaient largement mises en doute par les mycologues !

[...] Trente ans après Tchernobyl, la chair des sangliers de certaines régions d'Europe centrale reste inconsommable, du fait de la présence de césium radioactif. Ces animaux se contaminent en mangeant des champignons souterrains, les truffes de cerf, Elaphomyces granulatus (ici recouverte de terre et parasitée par des Cordyceps canadensis). Le césium enfoncé sous terre est ainsi remis en circulation dans la chaîne alimentaire."

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