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Le signe du Cancer

Dernière mise à jour : il y a 3 jours


Étymologie :


  • CANCER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. 1372 signe du cancer « signe du zodiaque » (Corbichon, Nativitez des hommes, à la suite des Propriét. des choses, éd. 1522 ds R. Hist. litt. Fr. t. 6, p. 290) ; 2. 1478 « tumeur maligne » (La Grande Chirurgie de Guy de Chauliac [éd. 1478] ds Fr. mod. 1965, p. 203) ; 1503 (Le Guidon en francoys, 219a, éd. 1534 ds Rom. Forsch. t. 32, p. 24) ; av. 1755 fig. (St-Sim., 411, 147 ds Littré : Le luxe est une plaie qui est devenue le cancer intérieur qui ronge tous les particuliers). Empr. au lat. cancer « écrevisse, crabe » (< gr. κ α ρ κ ι ́ ν ο ς, Epicharme, [ive-ve s. av. J.-C.], 53 ds Liddel-Scott), Pline, Nat. 9, 43 ds TLL s.v., 228, 41 ; désigne ensuite un signe du zodiaque (Cic. Arat., fragm. 23, 2, ibid., 229, 30 ; cf. en gr. Eudoxe ds Hipparch., I, 2, 18 ds Liddel-Scott) et la maladie (Cels. 6, 18, 4 ds TLL s.v., 231, 10) ; cf. en gr. Hippocrate, Aph. 6, 38 ds Liddel-Scott) au sens fig. (en parlant de l'amour) (Pétrone, 42 ds TLL s.v., 231, 55).


Lire aussi la définition du nom cancer pour amorcer la réflexion symbolique.


Symbolisme :


Dans Les Plantes magiques (1901 ; réédition Symbiose Éditions, 2020) Paul Sédir rappelle comment fonctionne la signature astrologique des plantes :


Les plantes signées par le

 

Dans Le Rythme du Zodiaque (édition originale Astrological Signs - The Pulse of Life, 1943 ; traduction française, Éditions du Rocher, 1981), Dane Rudhyar consacre un chapitre au signe du Cancer :

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Voici ce qu'écrit Alice A. Bailey dans Les Travaux d'Hercule (1ère publication dans le Beacon de février 1957 à août 1958 ; Association Lucis Trust, 1990) à propos du quatrième travail d'Hercule dans le Cancer :


QUATRIEME TRAVAIL

 CAPTURE DE LA BICHE DE CÉRYNÉE —

(Cancer,  21 juin - 21 juillet)


Le Mythe : Celui qui préside dans la Chambre du Conseil du Seigneur s'adressa à l'Instructeur qui se tenait à ses côtés : "Où est le fils de l'homme qui est Fils de Dieu ? Comment est-il mis à l'épreuve et dans quel service est-il engagé ?"

Jetant un regard sur le fils de l'homme qui est Fils de Dieu l'Instructeur répondit : "Rien pour le moment, ô grand Président. Le troisième grand test a donné un enseignement très profitable à un élève tel que lui. Il médite et réfléchit."

"Procurez-lui une épreuve qui suscitera son choix le plus judicieux. Envoyez-le au travail dans un domaine où il devra décider quelle voix, parmi beaucoup d'autres, éveillera l'obéissance de son cœur. Préparez-lui aussi un test très simple sur le plan extérieur et qui, cependant, du côté intérieur de la vie, lui ouvrira les yeux sur la plénitude de sa sagesse et la justesse de son pouvoir de choisir. Qu'il passe au quatrième test."

Devant la quatrième grande Porte, se tenait Hercule, fils d'homme et cependant Fils de Dieu. Le silence était profond. Hercule ne disait rien et ne faisait aucun bruit. Au-delà de la Porte, s'étendait un beau paysage et à l'horizon s'élevait le Temple du Seigneur, le sanctuaire du Dieu-Solaire aux créneaux étincelants. Sur une colline toute proche, un petit faon. Hercule fils d'homme et cependant Fils de Dieu, regardait et écoutait. Il entendit une voix. Cette voix venait du cercle brillant de la lune, demeure d'Artémis la blonde qui adressait des paroles d'avertissement au fils de l'homme :

"La biche est mienne, aussi ne la touche pas. Pendant longtemps, je l'ai nourrie et je l'ai soignée quand elle était jeune. La biche est mienne et mienne elle doit rester."

Alors surgit Diane, la chasseresse des cieux, fille du Soleil. Bondissant vers la biche, les pieds chaussés de sandales, elle en revendiqua la possession.

"Non, Artémis ma belle, la biche est à moi et doit rester mienne. Jusqu'ici, elle était trop jeune, mais maintenant elle peut être utile. La biche aux cornes d'or est mienne et mienne elle restera."

Hercule, se tenant entre les piliers de la Porte, écoutait et entendait la querelle, surpris que les deux jeunes filles contestent la possession de la biche.

Une autre voix résonna à ses oreilles avec autorité : "La biche n'appartient à aucune des jeunes filles, ô Hercule, mais au Dieu dont tu vois le sanctuaire au loin, sur ce mont. Va la délivrer ; conduis-la dans le sanctuaire où elle sera en sécurité et laisse-la là. C'est chose simple à faire, ô fils d'homme, cependant – réfléchis à mes paroles – étant Fils de Dieu tu peux par conséquent chercher et prendre la biche. Va !

Hercule s'élança à travers la quatrième Porte, laissant derrière lui tous les dons reçus, ne s'embarrassant de rien qui pourrait empêcher sa rapide poursuite. De loin, les jeunes filles qui se querellaient l'observaient. Artémis la belle qui, de la lune se penchait, et Diane, la ravissante chasseresse des bois de Dieu, suivaient les mouvements de la biche et, lorsque le moment était propice, elles trompaient Hercule, déjouant ses efforts. Il chassa la biche d'un lieu à l'autre et chacune le trompa subtilement à maintes reprises.

Ainsi, pendant toute une année, le fils de l'homme qui est Fils de Dieu poursuivit la biche de place en place, apercevant parfois sa forme mais pour découvrir que, dans la profondeur des bois, elle avait disparu. De colline en colline et de forêt en forêt, il la chassa jusqu'au jour où, près d'un étang, il la trouva étendue de tout son long sur l'herbe non foulée, endormie, fatiguée de sa fuite.

Hercule fit tranquillement un pas et, la main tendue et l'œil assuré, il décocha une flèche vers la biche et la blessa au pied. Faisant appel à toute sa volonté, il s'approcha ; la biche ne bougea pas. Il vint tout près d'elle et la serra dans ses bras, tout contre son cœur, Artémis et Diane le regardaient.

"La recherche est terminée" cria-t-il d'une voix forte. "Je fus conduit dans les ténèbres du nord et je ne trouvai pas la biche. Dans les bois sombres et profonds, je luttai pour me frayer un chemin, mais je ne trouvai pas la biche. Sur de mornes plaines, des lieux arides et des déserts sauvages, je cherchai avec angoisse la biche, pourtant je ne la trouvai pas. Partout où j'arrivais, les jeunes filles détournaient mes pas ; pourtant je persévérai et maintenant la biche est mienne ! La biche est mienne !"

"Non, ô Hercule", arriva à ses oreilles la voix de quelqu'un qui se tenait près de Celui qui préside dans la Chambre du Conseil du Seigneur, "La biche n'appartient pas à un fils d'homme, même s'il est aussi Fils de Dieu. Conduisla au sanctuaire lointain où demeurent les Fils de Dieu et laisse-la avec eux."

"Pourquoi, ô sage Instructeur ? La biche est mienne ; mienne par ma longue recherche et mon long voyage, et mienne aussi parce que je la serre contre mon cœur."

"N'es-tu pas un Fils de Dieu bien que fils d'homme ? Le sanctuaire n'estil pas aussi ta demeure ? Ne partages-tu pas la vie de tous ceux qui y résident ? Porte la biche sacrée dans le sanctuaire de Dieu et laisse-la là, ô Fils de Dieu."

Alors Hercule porta la biche au sanctuaire sacré de Mycènes, la déposa au centre du Lieu Saint et l'y laissa. Quand il la posa devant le Seigneur, il remarqua à son pied la blessure causée par la flèche de l'arc qu'il avait utilisé. La biche était sienne par son droit de recherche et sienne par son adresse et la prouesse de son bras. "La biche est donc doublement mienne" dit-il.

Artémis, qui se tenait dans la cour extérieure de ce lieu très saint, entendit son retentissant cri de victoire et dit : "Non, la biche est mienne et l'a toujours été. Je vis sa forme reflétée dans l'eau ; j'entendis ses pas sur les chemins de la terre ; je sais que la biche est mienne, car toute forme est mienne."

Du Lieu Saint, le Dieu solaire déclara : "La biche est mienne et non tienne, ô Artémis. Son esprit repose en moi de toute éternité, ici au centre du sanctuaire sacré. Tu ne peux y entrer, ô Artémis, mais sache que je dis la vérité. Diane, la belle chasseresse du Seigneur, peut entrer un instant et te dire ce qu'elle voit."

Dans le sanctuaire, la chasseresse du Seigneur passa un instant et vit la forme de ce qui était la biche, gisant devant l'autel comme morte. Dans sa détresse, elle dit : "Si son esprit repose en toi, ô grand Apollon, noble fils de Dieu, sache alors que la biche est morte ; elle a été tuée par l'homme qui est un fils d'homme, bien qu'il soit fils de Dieu. Pourquoi peut-il entrer dans le sanctuaire tandis que nous attendons la biche au dehors ?"

"Parce qu'il a porté la biche dans ses bras contre son cœur et, dans le Lieu Saint, la biche repose ainsi que l'homme. Tous les hommes sont miens. La biche est mienne aussi ; elle n'est ni à vous ni à l'homme."

Hercule, revenant de l'épreuve, passa de nouveau par la Porte et trouva son chemin le ramenant vers l'Instructeur de sa vie.

"J'ai rempli la tâche préparée par le grand Etre qui préside. Elle était simple si l'on excepte le temps qu'elle prit et la fatigue de la recherche. Je n'écoutai pas les revendicateurs, ni n'hésitai en chemin. La biche est dans le Lieu Saint, près du cœur de Dieu et aussi, à l'heure du besoin, elle est proche de mon cœur."

"Hercule, mon fils, va et regarde de nouveau entre les piliers de la Porte. "Hercule obéit. Au-delà de la Porte, le paysage était magnifique et, à l'horizon, s'élevait le temple du Seigneur, le sanctuaire du Dieu solaire aux créneaux étincelants, tandis que, sur une colline proche, se tenait un faible faon.

"Ai-je accompli l'épreuve, ô sage Instructeur ? Le faon est de nouveau sur la colline où je l'avais vu au début de ma recherche."

De la Chambre du Conseil du Seigneur, où siège le grand Etre qui préside, une voix se fit entendre : "A maintes et maintes reprises, tous les fils des hommes qui sont les Fils de Dieu cherchent le faon aux cornes d'or et le portent dans le Lieu Saint. A maintes et maintes reprises."

Alors, l'Instructeur dit au fils de l'homme qui est Fils de Dieu : "Le quatrième travail est terminé et la recherche doit être fréquente en raison de la nature du test et de la nature de la biche. Ne l'oublie pas, mais médite sur la leçon apprise."

Le Tibétain


Synthèse des Signes : Le Cancer est le dernier de ce que nous pouvons appeler les quatre signes préparatoires, soit que nous considérions l'involution de l'âme dans la matière, ou l'évolution de l'aspirant qui s'efforce de passer du règne humain au règne spirituel. Etant équipé de la faculté du mental dans le Bélier et de celle du désir dans le Taureau, et étant parvenu à prendre conscience de sa dualité essentielle dans les Gémeaux, l'être humain qui s'incarne entre dans le règne humain par la naissance dans le Cancer.

Le Cancer est un signe de masse et les influences qui s'en déversent amènent – selon beaucoup d'ésotéristes – la formation de la famille humaine, de la race et de l'unité familiale. En ce qui concerne l'aspirant, c'est un peu différent car, dans ces quatre signes, il prépare son équipement et apprend à l'utiliser. Dans le Bélier, il saisit le mental, cherche à le plier à son besoin et apprend la maîtrise mentale. Dans le Taureau "mère de l'illumination", il reçoit le premier trait de la lumière spirituelle qui deviendra de plus en plus brillante à mesure qu'il approchera de son but. Dans les Gémeaux, il n'évalue pas seulement les deux aspects de sa nature, mais l'aspect immortel qui commence à prendre le pas sur l'aspect mortel.

Dans le Cancer, l'aspirant obtient son premier contact avec le sens plus universel qu'est l'aspect supérieur de la conscience de masse. C'est pourquoi, équipé d'un mental contrôlé, de la capacité d'enregistrer l'illumination, de prendre contact avec son aspect immortel et de reconnaître intuitivement le royaume de l'esprit, il est prêt pour un plus grand travail.

Dans les quatre signes suivants que nous pouvons considérer comme les signes de la lutte sur le plan physique pour l'accomplissement, nous voyons la formidable bataille au moyen de laquelle l'individu conscient de soi, émergeant de la masse dans le Cancer, sait qu'il est l'individu dans le Lion, le Christ potentiel dans la Vierge, l'aspirant qui s'efforce d'équilibrer les paires d'opposés dans la Balance, et celui qui surmonte l'illusion dans le Scorpion. Ce sont les quatre signes de crise et d'effort prodigieux. En eux, l'illumination, l'intuition et le pouvoir de l'âme – dont Hercule l'aspirant est capable – sont utilisés au maximum. Ils se reflètent aussi sur l'arc involutif où un développement semblable peut être tracé selon une suite ordonnée. L'âme atteint l'individualité dans le Lion, nourrit les idées et les capacités latentes dans la Vierge, oscille violemment d'un extrême à l'autre dans la Balance et elle est soumise à l'effet de la discipline dans le monde de l'illusion, et de la forme dans le Scorpion.

Les quatre derniers signes sont ceux de l'accomplissement. L'aspirant a passé hors du monde du mirage et de la forme et dans sa conscience, il est libéré de leur limitation. Il peut être alors l'Archer dans le Sagittaire, allant droit au but. Il peut être la Chèvre dans le Capricorne, escaladant le Mont de l'Initiation. Il peut être le travailleur du monde dans le Verseau et le sauveur du monde dans les Poissons. Il peut ainsi totaliser en lui tous les gains de la période préparatoire et des batailles livrées dans les quatre signes d'intense activité et démontrer, dans les quatre signes finals, les gains acquis et les pouvoirs développés.

Ce bref résumé des signes qui concernent Hercule servira à donner une idée de la prodigieuse synthèse du tableau, de la progression sûre et du développement maîtrisé des diverses forces qui jouent leur rôle subtil en opérant des changements dans la vie de l'homme.

Trois mots résument la connaissance de soi objective ou aspect conscient de l'être humain qui évolue : instinct, intellect, intuition. Le signe que nous étudions avant tout est celui de l'instinct ; mais la sublimation de l'instinct est l'intuition. De même que la matière doit être élevée jusqu'au ciel, ainsi doit-il en être de l'instinct qui, transcendé et transmué, se manifeste comme intuition (symbolisée par la biche). Le stade intermédiaire est celui de l'intellect. Hercule doit maintenant développer son intuition et se familiariser avec la reconnaissance instantanée de la vérité et de la réalité qui est la prérogative et un facteur puissant dans la vie d'un fils de Dieu libéré.


Signification de l'Histoire : Eurysthée envoya donc Hercule capturer la biche, ou daine, aux cornes d'or de Cérynée. Le mot "daine" vient d'un ancien mot gothique qui signifie "ce qui doit être saisi", ce qui est fuyant et difficile à saisir. Cette biche était consacrée à Artémis, déesse de la lune, mais Diane, chasseresse des cieux, fille du Soleil, la revendiquait aussi ; elles se querellaient quant à sa possession. Hercule accepta la demande d'Eurysthée et se mit en route pour capturer la douce biche. Il la pourchassa pendant une année, allant d'une forêt à une autre, l'apercevant tout à coup, puis la perdant ensuite de vue. Il ne put l'attraper ni la tenir contre lui. Finalement le succès couronna ses efforts ; il saisit la biche et la tint "près de son cœur" ; il la conduisit dans le temple sacré à Mycènes où il la posa devant l'autel, dans le Lieu Saint. Puis il s'en retourna, satisfait de son succès.

C'est l'une des histoires les plus courtes, mais, bien que très peu de choses nous soient contées, ce travail attentivement examiné est d'un profond intérêt. Sa leçon a une grande signification. Il n'y a aucune chance de succès pour l'aspirant tant qu'il n'a pas transmué l'instinct en intuition ; il ne peut employer judicieusement l'intellect tant que l'intuition n'entre pas en jeu pour interpréter et étendre la portée de l'intellect, amenant la réalisation. L'instinct leur est subordonné.


Qualités du Signe : Le Cancer est appelé le Crabe et les Grecs disaient que c'est le Crabe qui fut envoyé par Héra pour pincer le pied d'Hercule (Nous retrouvons ce symbole dans le "talon d'Achille"). C'est une manière intéressante d'exprimer les responsabilités liées au processus d'incarnation, et d'illustrer les désavantages qui assaillent l'âme alors qu'elle parcourt le sentier de l'évolution. Le Crabe symbolise les limitations de toute incarnation physique, car le Cancer est l'une des deux grandes Portes du zodiaque. C'est la porte qui donne accès au monde des formes, à l'incarnation physique ; c'est le signe dans lequel la dualité, forme et âme, est unifiée dans le corps physique.

Le signe opposé au Cancer est le Capricorne ; ensemble, ils constituent les deux portes : l'une est la porte vers la vie de la forme, l'autre est la porte vers la vie spirituelle ; l'un des signes ouvre la porte qui donne sur la forme de masse de la famille humaine et l'autre, sur l'état de conscience universelle qui est le règne de l'esprit. L'un marque le commencement de l'expérience de l'homme sur le plan physique, l'autre marque son point culminant. L'un signifie potentialité et l'autre, consommation.

Il nous est dit que le Christ donna à Saint Pierre les clés du ciel et de la terre. Il lui donna donc les clés de ces deux portes. Nous lisons dans The Celestial Ship of the World, Vol. II (Straton) :


"Jésus donna à Pierre... les clés des deux principales portes du zodiaque qui sont les deux points solsticiaux, les signes zodiacaux du Cancer et du Capricorne, appelés les portes du soleil. Par le Cancer, ou "porte de l'homme", l'âme descend sur la terre pour s'unir avec le corps, ce qui est sa mort spirituelle. Par le Capricorne, la "porte des dieux", elle remonte aux cieux."


Dans le Zodiaque de Denderah, le signe du Cancer est représenté par un coléoptère appelé en Egypte scarabée. Le mot "scarabée" signifie "vient d'être engendré", par conséquent la naissance en incarnation ou, par rapport à l'aspirant, la nouvelle naissance. Dans l'ancienne Egypte, le mois de juin était appelé "meore" qui, de nouveau, veut dire "renaissance". Ainsi, tant le signe que le nom nous remettent constamment à l'esprit l'idée de la prise de la forme et de l'entrée en incarnation. Dans l'ancien zodiaque de l'Inde, datant de 400 av. J.C., le signe du Cancer était aussi représenté par un coléoptère. Les Chinois appelaient ce signe "oiseau rouge", car le rouge est le symbole du désir et l'oiseau symbolise cette projection de l'incarnation et l'apparition dans le temps et l'espace. L'oiseau apparaît fréquemment dans le zodiaque et dans les anciens récits mythologiques. Hamsa, l'oiseau de la tradition hindoue, l' "oiseau hors du temps et de l'espace", représente aussi la manifestation de Dieu et de l'homme. Des ténèbres, l'oiseau jaillit et vole par-delà l'horizon dans la lumière du jour, puis disparaît de nouveau dans l'obscurité.

Le crabe vit à moitié sur la terre et à moitié dans l'eau. Il est donc le signe de l'âme qui habite le corps physique, mais vit de manière prédominante dans l'eau, symbole de la nature sensible et émotionnelle.

Le Cancer est exotériquement gouverné par la lune qui est toujours la mère de la forme, dominant les eaux et les marées. C'est pourquoi la forme domine dans ce signe et constitue un handicap. Le crabe construit sa maison ou sa carapace et la porte sur son dos. Les personnes nées dans ce signe sont toujours conscientes de ce qu'elles ont construit ; elles sont généralement hypersensibles et hyperémotives et cherchent toujours à se cacher. Le natif du Cancer est si sensible qu'il est difficile à manier, et si habile à se dérober, si indéfinissable qu'il est difficile de le comprendre ou de le définir.


La Croix Cardinale : Le Cancer est l'un des bras de la croix cardinale. Un autre bras est le Bélier, signe du commencement, de la vie subjective, du stade prénatal ou involution, ainsi que du premier pas soit vers la prise de la forme, soit vers la libération spirituelle. Le troisième bras de la croix est la Balance, le choix, le commencement de la marche sur le "sentier étroit comme la lame du rasoir" auquel le Bouddha se réfère souvent. Le Capricorne, quatrième bras, est lui aussi naissance, naissance du sauveur du monde, naissance dans le règne spirituel, naissance hors du monde de la matière dans le monde de l'être. Involution, incarnation, expression, inspiration sont les quatre mots qui expriment l'histoire de la croix cardinale des cieux, la croix de l'initié.


Les Etoiles : Il n'y a pas d'étoiles à l'éclat très vif dans le Cancer, pas d'étoile brillante, car le Cancer est un signe où l'on se cache, où l'on se retire derrière ce qui a été construit. Il ne frappe pas. Il est intéressant de remarquer qu'il n'existe pas de mot hébreu pour le "crabe" qui était considéré comme impur et n'était pas mentionné. Telle est la forme matérielle considérée du point de vue de l'esprit et les ésotéristes disent que le corps physique n'est pas un principe. La substitution au crabe du scarabée sacré égyptien semble être la reconnaissance de la qualité du Cancer dans son aspect supérieur lorsque le natif est un aspirant ou un disciple, car nous faisons bien des fois le tour du zodiaque.

Dans ce signe, il y a quatre-vingt-trois étoiles dont la plus brillante est de troisième grandeur ; au centre de la constellation, se trouve un groupe d'étoiles : Praesepe, la Crèche, appelée par les astronomes modernes "la Ruche", ce qui est un merveilleux symbole de l'organisation collective de la famille humaine ; c'est la raison pour laquelle le Cancer est toujours considéré comme un signe de masse. Dans la masse, l'instinct dirige et, par conséquent, le Cancer est le signe de l'instinct, de la vie grégaire et de la réaction de masse. Il représente le mental subconscient, l'instinct héréditaire et l'imagination collective. Individuellement, il représente la totalité de la vie et de la conscience des cellules du corps et de la vie instinctive collective qui est, en grande partie, subconsciente en l'homme, mais qui influence son corps physique et, subjectivement, son mental inférieur et son être émotionnel.

Le natif non évolué du Cancer est immergé dans la masse ; il est une partie inconsciente du grand tout et, en cela, réside le problème. L'être humain moyennement évolué du Cancer ainsi que l'aspirant qui exécute le travail de ce signe sont soumis au besoin pressant de s'élever hors de la masse où l'instinct les retient et de développer à la place l'intuition qui leur permettra de s'élever. Ce signe est parfois appelé "le cercueil" par les Hébreux, car il indique la perte de l'identité ; les premiers chrétiens l'appelaient "le tombeau de Lazare" qui fut ressuscité d'entre les morts. Dans ces mots "cercueil, tombeau, crabe" et en tenant compte du fait que nous nous référons parfois au Cancer comme à la "matrice", nous avons l'idée d'une vie cachée, d'une forme voilée, de potentialité et de lutte contre les circonstances qui produira finalement dans le Lion l'émergence de l'individu, et, dans le Capricorne, la naissance d'un sauveur du monde. De manière bien définie, le Cancer représente donc la lutte qui a lieu dans la vie de l'aspirant afin que l'instinct puisse finalement céder la place à l'intuition.


Unité ou Union avec le Capricorne : Il est intéressant de mettre en contraste le signe du Cancer et celui du Capricorne, car ce qui est indiqué dans le Cancer est consommé dans le Capricorne. Le Cancer représente le foyer, la mère. Il est personnel et émotionnel, tandis que le Capricorne représente le groupe dans lequel l'unité entre consciemment, ainsi que le "père de tout ce qui est". La porte du Cancer est franchie par le processus du transfert de la conscience de l'état animal à l'état humain, tandis que la porte du Capricorne est franchie par l'initiation. L'un est inévitable, subconscient et potentiel, l'autre est auto-initié, conscient de soi et puissant. Le Cancer représente la forme de masse, l'âme collective ; le Capricorne représente le groupe, l'âme universelle.

A l'origine, le Cancer était appelé le mois de la naissance de Jésus. Comme nous le savons, le Capricorne est le mois de la naissance du Christ et, tout au long des siècles, la naissance du Sauveur du monde a été célébrée le vingt-cinq décembre. Mais, dans les temps très anciens, l'anniversaire de la naissance de l'enfant des dieux solaires était dans le Cancer. Il nous est dit :


"L'anniversaire de la naissance de l'enfant Jésus, étant arbitrairement fixé par les prêtres, produit une sérieuse divergence, car il est dit qu'il est né dans une crèche. La crèche se trouve dans le signe du solstice d'été, la constellation du Bélier, qui était appelée la porte du Soleil, par laquelle les âmes descendaient de leur demeure céleste vers la terre tout comme, au solstice d'hiver, en décembre, elles étaient censées retourner vers les cieux ou leur demeure céleste, la constellation du Capricorne, l'autre porte du Soleil. Le Capricorne était le signe d'où les dieux solaires étaient censés naître, au solstice d'hiver, et étaient consacrés aux Fils de la Lumière."

(The Celestial Ship of the World, Vol. II)


Symboles : Le symbole astrologique du signe du Cancer n'a aucune relation avec le Crabe. Il est composé de deux "queues d'ânes", ce qui relie l'histoire de l'Evangile à celle de la Crèche. En rapport avec la naissance de Jésus, deux ânes apparaissent ; l'un sur lequel la Vierge voyageait vers Bethléem avant la naissance et l'autre sur lequel elle alla en Egypte, après la naissance. Près du Cancer, se trouvent deux brillantes étoiles, l'une appelée Asellus Borealis ou Ane du Nord et l'autre Asellus Australis ou Ane du Sud. L'âne apparaît aussi une troisième fois, lorsque le Christ alla à Jérusalem lors de son court moment de triomphe, le dimanche des Rameaux, assis sur le dos d'un âne, symbole de patience et d'humilité, joyau de la couronne de la grandeur. Aussi, ne décrions pas ce symbole.

Quelqu'un a employé les mots suivants pour exprimer la note du Cancer la première fois qu'on y entre : "Une petite voix mélancolique, une mélodie faible, évanescente."

Le travail n'est pas encore achevé. Tout ce qui peut être entendu est la note d'un accomplissement possible. Tout ce qui peut être découvert est une profonde impulsion et un profond mécontentement intérieur qui devient graduellement si fort qu'il élève l'individu caché et qui lutte hors de son environnement et des conditions mondiales stabilisées, et en fait l'aspirant sérieux qui ne connaît pas de repos tant qu'il n'a pas émergé de l'eau et ne s'est pas élevé, régulièrement et fermement, jusqu'au sommet de la montagne, dans le Capricorne ; la naissance et non la consommation du Sauveur du monde. "Le Christ naquit dans le Capricorne, accomplit la loi sous Saturne, inaugura l'ère de la fraternité intelligente sous Vénus. Il est le parfait exemple de l'initié du Capricorne qui devient le Serviteur du monde dans le Verseau et le Sauveur du monde dans les Poissons. Le Cancer introduit l'âme dans le centre planétaire que nous appelons humanité. Le Capricorne admet l'âme à la participation consciente de la vie du centre planétaire que nous appelons Hiérarchie."

(Astrologie Esotérique)


Les trois Constellations symboliques : Jésus est souvent appelé le Bon Berger et il a été maintes fois décrit comme le berger qui conduit ses brebis. L'idée de la bergerie a été étroitement associée au Christ dans la pensée des hommes. Trois constellations sont en relation avec le signe du Cancer : la grande Ourse, la petite Ourse et Argo. L'un des mystères de l'astronomie est que le nom "Ours" soit associé à ces groupes d'étoiles, car dans les zodiaques chaldéen, persan, indien et égyptien on ne trouve pas d'ours. Les mots les plus habituellement employés sont "bergerie" ou "troupeau de moutons". Une analyse des noms hébreux et arabes des étoiles de ces constellations indique que les noms anciens sont "le petit troupeau, le mouton, la bergerie, le vaisseau". Dans le trente-quatrième chapitre d'Ezéchiel et dans le dixième chapitre de saint Jean, il y a des références à ces constellations.

La petite Ourse est célèbre, car la plus brillante de ses étoiles est l'Etoile polaire, l'Etoile du Nord. Le symbolisme de ces deux constellations nous donne l'idée de masse ou de groupe qui signifie l'influence du travail accompli dans le signe du Cancer. Le symbolisme de l'Etoile du Nord nous donne l'idée d'une étoile conductrice, d'une attraction magnétique, guidant le pèlerin qui revient chez lui. Beaucoup d'ésotéristes croient que la famille humaine, quatrième règne de la nature, vint à l'existence graduellement pendant les deux mille ans, approximativement, pendant lesquels notre soleil était dans le Cancer.

L'idée d'une masse d'animaux, de limites déterminées à l'intérieur desquelles ces moutons ou ces animaux étaient enfermés et l'idée d'un centre d'attraction magnétique sont aussi symboliquement évoquées dans la tradition maçonnique. Dans la Planisphère égyptienne de Kircher, Argo est représentée par deux galères (comme nous avons deux bergeries) dont les proues sont surmontées de têtes de béliers et la poupe de l'une d'elles se termine en une queue de poisson. Observez donc comment nous est représentée, figurativement, la consommation dans le Capricorne où la chèvre escalade le sommet de la montagne. Nous avons aussi la description du cycle majeur qui inclut la progression de l'âme du Cancer au Capricorne, mais qui commence dans le Bélier et finit dans les Poissons. Une analyse rigoureuse du symbolisme des signes du zodiaque confirme notre conviction de l'image éternelle de la vérité et maintient constamment devant nos yeux l'histoire de l'évolution de la matière dans la forme, de la conscience, de l'esprit et de la vie.

Argo s'étend sur tout le chemin du Cancer au Capricorne et c'est l'une des constellations les plus grandes. Elle est formée de soixante-quatre étoiles dont la plus brillante est Canope. C'est pourquoi son symbolisme couvre la vie de l'aspirant du moment de l'incarnation jusqu'à ce qu'il ait atteint son but. Nous employons souvent le mot "vaisseau" dans un sens symbolique en parlant du "vaisseau de l'Etat", du "vaisseau du salut", ce qui donne toujours l'idée de sécurité, de progrès, de possibilité de trouver une issue, de faire un voyage et de transporter un grand nombre de pèlerins à la recherche d'un trésor précieux ou d'un nouveau foyer.

L'instinct fait partie de l'équipement du pèlerin et, alors qu'il passe à travers les diverses constellations englobées dans cet immense signe, l'instinct devient intellect quand il développe la conscience de soi et émerge du stade purement animal, jusqu'à ce que vienne le moment où, ayant à maintes et maintes reprises progressé autour du zodiaque, il se trouve, en tant qu'aspirant, de nouveau dans le Cancer. Son problème est de trouver l'intuition spirituelle, sensible et profondément occulte ou cachée, qui le guidera dans son voyage désormais solitaire. L'aspirant n'est plus identifié à la masse et perdu en elle ; il n'est plus un mouton gardé dans la bergerie, ni l'un des membres du grand troupeau d'émigrants, mais il est sorti de la masse et il s'est mis en route sur le chemin solitaire de tous les disciples. Il foule le chemin des tribulations et de l'épreuve, luttant contre lui-même comme individu du Lion au Capricorne, jusqu'au moment où, aidé par l'instinct, l'intellect et l'intuition, et poussé par le désir de la vie christique, il se fond de nouveau dans la masse et s'identifie au groupe. Il devient alors le serviteur du monde dans le Verseau et n'a plus aucun sens de séparativité.


Leçon du Travail : Nous avons vu que la biche qu'Hercule cherchait était consacrée à Artémis, la lune, mais qu'elle était aussi revendiquée par Diane, la chasseresse des cieux et par Apollon, le dieu solaire. Une chose souvent oubliée par les étudiants en psychologie et par ceux qui sondent le développement de la conscience de l'homme, c'est qu'il n'existe pas de séparation précise entre les divers aspects de sa nature, mais qu'ils sont tous les phases d'une unique réalité. Les mots instinct, intellect et intuition ne sont que des aspects différents de conscience et de réaction à l'environnement et au monde dans lequel l'homme se trouve. Il est un animal et il possède, comme lui, la qualité d'instinct et de réaction instinctive à son environnement. L'instinct est la conscience de la forme et de la vie de la cellule, le mode de connaissance de la forme ; c'est pourquoi Artémis, la lune, qui gouverne la forme, revendique la biche sacrée. L'instinct animal est aussi divin que les autres qualités que nous considérons comme plus spirituelles.

Mais l'homme est rationnel, il peut analyser et critiquer et il a ce quelque chose que nous appelons le mental et la faculté de perception et de réponse intellectuelles qui le différencie de l'animal, qui lui ouvre un nouveau domaine de conscience, mais qui n'est, néanmoins, qu'une extension de son appareil de réponse et la transformation de l'instinct en intellect. Par l'un, il devient conscient du monde des contacts physiques et des conditions émotionnelles. Par l'autre, il devient conscient du monde de la pensée et des idées ; il est ainsi un être humain. Lorsqu'il a atteint ce stade de perception intelligente et instinctive, Eurysthée lui indique qu'il y a un autre monde dont il peut aussi devenir conscient, mais qui a son propre mode de contact et son propre appareil de réponse.

Diane, la chasseresse, revendiquait la biche parce que, pour elle, la biche était l'intellect et l'homme, le grand chercheur, le grand chasseur devant l'Eternel. Mais la biche avait une autre forme, plus subtile, celle qu'Hercule, l'aspirant, cherchait. Il est dit qu'il la pourchassa pendant un cycle de vie, mais ce n'était pas la biche comme instinct qu'il s'efforçait de trouver, ni la biche comme intellect. C'était quelque chose d'autre et pour cela il chercha pendant un cycle de vie.

Nous lisons qu'Hercule captura finalement la biche et la conduisit dans le temple où elle fut réclamée par le dieu solaire qui reconnaissait en elle l'intuition spirituelle, cette expansion de conscience, ce sens de perception consciente hautement développé, qui donne au disciple la vision de nouveaux champs de contact et qui lui ouvre un nouveau monde d'existence. Il nous est dit que la bataille se poursuit encore entre Apollon, le dieu solaire, qui savait que la biche était l'intuition, Diane, la chasseresse des cieux, qui savait qu'elle était l'intellect et Artémis, la lune, qui savait qu'elle n'était qu'instinct. Les deux déesses revendicatrices avaient raison sur un point, et le problème de tous les disciples est d'utiliser correctement l'instinct à sa juste place et de juste manière. Ils doivent apprendre à utiliser l'intellect sous l'influence de Diane, chasseresse et fille du Soleil et, par lui, entrer en rapport avec le monde des idées et de la recherche humaines. Ils doivent apprendre à transporter cette capacité dans le temple du Seigneur et là, la voir transmuée en intuition. Grâce à l'intuition, ils doivent devenir conscients des choses de l'esprit et des réalités spirituelles que ni l'instinct ni l'intellect ne peuvent leur révéler. Les fils des hommes qui sont aussi les Fils de Dieu doivent, à maintes reprises, saisir ces réalités spirituelles sur le Chemin sans fin.

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D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


Le Cancer (22 juin - 22 juillet) est le "quatrième signe du zodiaque qui se situe aussitôt après le solstice d'été quand les jours commencent à diminuer. Son hiéroglyphe qui ressemble à deux spirales exprime le changement de sens du mouvement solaire, qui devient descendant, alors que jusqu'ici il était ascendant, et représente schématiquement les vagues de la vie. Signe lunaire, il signifie le retrait sur soi, la sensibilité, la timidité et la ténacité.

Avec le Cancer surgit tout un univers aquatique ; il se présente comme le symbole de l'eau originelle ; des eaux-mères calmes et profondes à la source murmurante, en passant par le lait maternel et la sève végétale. L'écrevisse ou le crabe qui le représente est un animal d'eau vivant sous une carapace protectrice. A l'esprit des eaux s'associe intimement une valeur d'interne, d'intime, ou d'intérieur, qui rappelle que les ébauches et préfigurations de la vie renaissante, germes, œufs, fœtus et bourgeons, sont entourés de coquilles, matrices, écorces et enveloppes, destinées à abriter le pouvoir de résurrection enfermé dans ces cuirasses. En fait, le quatrième signe s'identifie à l'archétype maternel dégagé par Jung : tout le monde des valeurs de contenu, soit tout ce qui est grand et enveloppe, abrite, conserve, nourrit, protège et réchauffe ce qui est petit. Principe matriciel et nourricier qui va de l'utérus à la terre maternelle : profondeur, abîme, puits, grotte, caverne, poche, vase, abri, maison, ville... qui aboutit au grand refuge de l'humanité, qu'était la Grande Mère. Au signe se trouve associé la Lune, à la figure blafarde et à la lumière cendrée, symbole planétaire de ce principe matriciel, du psychisme inconscient, de la lueur végétative crépusculaire, de la pulsion vitale non encore prise en charge par la raison. Dans le concert zodiacal, la partition cancérienne, quand il ne s'agit pas d'un silence, s'assimile à un murmure mélodique de pénombre ou à un chant rêveur en clair-obscur. Et la nature cancérienne procède du développement de la sensibilité de l'âme enfantine auprès de la mère, ainsi que de la montée de l'imaginaire avec son monde de subjectivité, de souvenir, de rêve, de romanesque, de fantaisie, de lyrisme...

Le rôle du Cancer est aussi celui de la médiation, de la médiumnité, du milieu. Il marque le milieu de l'année, il relie le monde formel et l'informel, il est le seuil de la réincarnation, le passage du zénith vers le nadir. Les êtres marqués de ce signe jouissent d'un grand pouvoir secret, propre à favoriser les renaissances futures."

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Selon Jacques A. BERTRAND auteur de Tristesse de la Balance et autres signes (1983), les caractéristiques (humoristiques) du signe du Cancer sont :


Refuge du cancer

"Le cancer est rêveur, fantasque, capricieux, charmant, fascinant, terriblement irritant.

Il vagabonde. Il est à la foire et au moulin. Il ne sait pas vraiment s'il veut regarder ou se faire voir. Il promène dans le monde son monde à lui. C'est un mondain introverti.

Il marche à l'intuition et aux souvenirs. D'ailleurs, il marche de travers quand il est crabe, franchement à reculons quand il est écrevisse.

Observons le crabe cancer. Il a l'air mou. On ne saurait nier le fond de mollesse du cancer. Il est cependant pourvu d'une solide carapace et il regagne son trou avec vivacité. Serait-il mou seulement entre le moment où on le surprend et celui où il se souvient de sa carapace et de son trou ? Le crabe conserve un fond de mollesse jusque dans sa vivacité. Dieu merci, il restera quelque mystère après que nous aurons achevé cette chronique.

Il se dégage du crabe cancer une impression de digestion. Ses multiples mandibules ne cessent de s'agiter et de saliver, même lorsqu'il vous regarde dans les yeux. Il se nourrit de toutes sortes de déchets qu'il assimile avec une rare obstination. C'est un estomac sur pattes. Une véritable usine de retraitement d'ordures organiques. On voit l'intérêt écologique du crabe qui est lui-même nourriture, après décorticage.

Il est parfois tourteau, ce qui lui donne l'air bonhomme, et parfois étrille. L'étrille est un petit crabe mince, le seul à savoir nager (à reculons). Ses pattes postérieures aplaties lui permettent une brasse dansante. Sur la côte vendéenne, on le désigne sous le vocable très cancérien de « balleresse ». Il est tout à fait comestible, sauté à la poêle, à la provençale. (La manière « à la provençale » est très répandue en Vendée. On finira par l'appeler « à la vendéenne ». Ainsi meurent les civilisations.) Réflexion faite, le nom d'étrille est très cancérien aussi.

Le cancer a une vie intérieure intense. Et un peu fouillis. C'est un inconscient caparaçonné. Ses multiples mandibules internes n'arrêtent pas de mâchonner du conscient pour en faire de l'inconscient. Il fait de l'inconscient avec tout.

Le crabe cancer se replie sur lui-même, ses pattes sous lui et ses pinces devant les yeux. L'écrevisse, la langouste ou le homard cancer adoptent carrément la position fœtale en repliant leur queue. Maman ! Le cancer appelle souvent sa mère, soit qu'elle lui manque, soit qu'elle l'étouffe. Il se veut farouchement indépendant mais il se voit bien, aussi, douillettement lové dans quelque giron.

Le cancer ne se penche pas sur son passé : il y plonge, il y baigne. Il ne fait pas de projets d'avenir, il fait des projets de passé. S'il prévoit de consacrer son temps à quelque chose, c'est « à la recherche du temps perdu ».


Incertitude, ô mes délices

Vous et moi nous en allons

Comme s'en vont les écrevisses,

A reculons, à reculons.

Apollinaire.

A force de se replier sur lui-même et sur son passé, le cancer finit par se demander si le monde existe vraiment en dehors de sa carapace. « Moy, je me regarde de dans moy, je n'ai affaire qu'à moy, je me considère sans cesse, je me contrerolle, je me gouste, je me roulle en moy mesme », assure Montaigne. (Cette rigueur dans l'introspection lui vient de son côté saturnien, la plupart des cancers s'introspectent avec plus de fantaisie).

On comprend que le cancer soit prédisposé aux névroses, aux longues maladies, aux symptômes imprécis et aux guérisons incomplètes.

Le cancer est prolifique. En œufs, en paroles, billets, libelles, poèmes, romans, œuvres en tout genre. L'abondance de ses pontes est fonction de la sélection naturelle qui est sévère. Sa prolixité est encouragée par la Lune – planète de la mère, de l'eau, du fourmillement, de la foule et des mirages -, sa maîtresse. (Il faut avoir vu le ballet, ravissant et un peu ridicule, que le crabe exécute pour sa maîtresse lorsqu'elle est pleine).

Le cancer est tantôt lunaire, tantôt lunatique. Tantôt enchanteur, tantôt illusionniste. Il a toujours son miroir-mirage sur lui, il passe par des phases, il a sa face cachée qu'il se cache à lui-même.

Son humilité est généralement feinte. Il ironise volontiers – peut-être pour dissimuler un manque d'humour. Il vit sa solitude au milieu de la foule. Il entend mais il n'écoute pas. Il n'a pas vraiment besoin d'écouter. Il est très réceptif. Doué pour la télépathie, pour la modulation de fréquence et toutes ces sortes de merveilles. Mais sait-il seulement qu'il a entendu ?

Le cancer aimerait bien qu'on le prenne avec des pincettes. La nature et le zodiaque, qui sont malicieux, l'ont doté de grosses pinces. Profitons des leçons de la nature et du zodiaque. Prenons le cancer avec des pincettes. A cause de ses grosses pinces."

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Peter Damian, dans un ouvrage intitulé Manuel astrologique des Fleurs de Bach (Édition originale, 1986 ; Ulmus Company Ltd., 1996 pour la traduction française) explicite le lien que le Dr Bach a mis en évidence entre les 12 signes du Zodiaque et les 12 Guérisseurs :


Nus aurons un bon aperçu du type Clématite en étudiant ce signe. Le Cancer est le quatrième signe du zodiaque naturel, signe cardinal d'eau, une combinaison qui rend l'activité émotionnelle turbulente et incessante semblable à une mer sans repos dont les remous dépendent de l'influence très active de la Lune, qui confère au Cancer la maîtrise du corps.

Ayant soutenu l'Hydre quand Hercule la combattit, le Cancer, crabe selon la légende, vit sa loyauté récompensée par Héra, la déesse-mère, d'une place dans les Cieux. Les natifs du Cancer ont de solides qualités de fierté et de loyauté qu'accompagne le désir de venir en aide à ceux qui sont sans défense. Le crabe, qui abandonne sa première carapace pour une seconde, reste le symbole du processus évolutif de la naissance et de la renaissance. Selon les anciens Égyptiens, le Cancer est la demeure céleste de l'âme qui aspire à avoir un foyer.

Les Cancer aiment leur foyer et apprécient la famille, que ce soit celle qui lui a donné naissance ou celle que lui-même se sent appelé à créer. Un puissant besoin de sécurité émotionnelle motive le type Cancer qu'il recherche avec une grande ténacité. Les Cancer vivent dans leurs sentiments, au point parfois de ne reconnaître que leur sensibilité aiguë à leurs exigences intérieures et exclure tout le reste. On ne s'étonnera pas de ce que la peur secrète du Cancer est de « lâcher prise ». On le blesse facilement et il a tendance à s'apitoyer sur lui-même.

Les natifs les plus évolués nés sous le signe du Cancer finiront par apprendre que l'on peut se débarrasser des effets d'une blessure passée quand on le décide. Il semble, néanmoins, que de nombreux Cancer choisissent de demeurer sentimentaux. Ils aiment l'intimité, sont gentils, hautement imaginatifs. Le foyer et le coeur du Cancer est un paradis sûr pour les amis et la famille. Le Cancer entretient et conserve précieusement toute chose qui lui est chère, la gardant en réserve pour quelque potentialité parmi celles que gouverne le signe maternel du Cancer.

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Selon Solange de Mailly-Nesle auteure d'un ouvrage intitulé L'Interprétation du thème astral (Éditions Nathan, 1989 sous le titre Le Thème astral ; Éditions du Rocher, 2000) :

Le symbole représente "Un crabe stylisé".

Le Cancer c'est la source qui naît, jaillissant des profondeurs de la Terre, qui va et qui vient en épousant les roches sur son passage. C'est un être dont les motivations sont lointaines et inconscientes, dont les émotions changent au contact des êtres, en quête d'intimité et de protection.

Comportement : émotif et rêveur.

[...]

Symbolique : été - cardinal - féminin - Eau - Lune.

D'une sensibilité toujours en éveil (cardinal), il est porté au rêve et à l'imagination (Eau). Influençable, il peut se montrer indécis, voire capricieux. Attaché aux souvenirs, à sa famille (Lune), il est souvent indolent. Cependant, il peut devenir obstiné (été) pour défendre ce qui le sensibilise. C'est un être animé par des sentiments d'une grande pureté, trop innocent parfois pour comprendre les mauvaises intentions.

[...]

Qualités octroyées par les Cancer aux planètes :

Émotivité - Intériorité - Imagination - Esprit de famille - Hésitation - Retournement des forces.

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Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes (Larousse Livre, 2000) :

"Écrevisse ou crabe, le natif de ce signe vit à fleur d'eau. De ce fait, il est à fleur de peau. Mais selon son décan, il n'est pas exactement le même. Avez-vous remarqué que la course des astres dans le Zodiaque et le sens dans lequel se succèdent les 12 signes suivent la même direction que les cours d'eau de la Terre ? Bien sûr, il y a ne explication physique à tout cela. Nous savons aujourd'hui que le mouvement de rotation de la Terre n'est pas étranger au mouvement apparent des astres de l'est vers l'ouest, et que c'est cette même révolution de la Terre autour de son axe qui entraîne avec elle les rivières et les fleuves ans une direction, plutôt que dans une autre.

Toutefois, ce qui nous intéresse à propos de la symbolique du signe du Cancer, c'est d'une part le mouvement que suivent les courants d'eau de la Terre et d'autre part le fait que les 3 écrevisses, figurant les 3 décans de ce signe d'eau sensible et chaud, se dirigent d'est en ouest. Ainsi, malgré le profond attachement du natif à son passé ou au passé tout court - qui est l'une des grandes caractéristiques de ce signe -, nos écrevisses suivent les courants dans le bon sens ; jamais elles ne semblent nager à contre-courant pour remonter aux sources.

Avouez que, là encore, c'est tout à fait paradoxal. En effet, on se retrouve un peu dans le même cas de figure que pour le signe du Taureau où, à aucun moment, nous n'avons eu affaire au mythe du taureau furieux ou immolé sur l'autel du sacrifice. De la même façon que le Zodiaque n'est pas l'arène du Taureau, le signe du Cancer, revu et corrigé par les peuples d'Europe, a gommé le crabe aux pinces offensives-défensives, nageant à reculons ou marchant de côté. Il n'a gardé que deux écrevisses et un crabe, tous trois presque dans la même position, nageant dans le sens du courant, donc dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire en remontant le temps.

Et c'est ainsi que ce signe avance tout en allant à reculons. Mais lorsque, comme toute écrevisse qui se respecte, il s'avise de nager vraiment en reculant au lieu de progresser, il va donc à contre-courant et toujours en arrière.


Le Cancer du 1er décan, du 21 juin au 1er juillet environ : la première figure du signe du Cancer est celle d'une superbe écrevisse au corps allongé et gras. Sa nageoire caudale est bien développés, ce qui prouve qu'elle sait parfaitement reculer en cas de danger. Toutefois, ce qui se dégage surtout de sa carapace, c'est la rondeur, la douceur des courbes de son corps, qui ne laissent présager aucune agressivité. Cette absence de violence est également soulignée par le fait que ces deux pinces, dont on devine la puissance, sont fermées et disposées de telle sorte qu'elles nous font penser à ne personne qui ouvrirait les bras, comme si elle était prête à recevoir, embrasser, étreindre. Enfin, ses deux antennes sont très longues. Elles partent de ses yeux pour rejoindre le out de ses pinces qu'elles ne touchent pourtant pas, puisqu'elles forment deux boucles repliées sur elles-mêmes à leurs extrémités, symbolisant ici la douceur, la réceptivité, l'hypersensibilité caractéristiques de ce signe. Tout dans son attitude suggère un animal passif, immobile, se laissant porter par le courant, vivant tranquillement à fleur d'eau, respirant la douceur, le bien-être, ce mélange de chaleur et de fraîcheur qui engendre la moiteur d'un instant où le temps semble être suspendu. Avec cette représentation du 1er décan du Cancer, qui a pour nom Émotions et dont le maître est Vénus, nous sommes bien dans l'univers de l'émotion à l’état pur, qui se traduit pas une espèce d'osmose avec le milieu environnant. En effet, cette écrevisse immobile baigne dans les eaux du passé et, en demeurant sur place, retient le présent. Elle se garde bien de progresser, d'avancer vers le futur...


Le Cancer du 2e décan, du 2 au 12 juillet environ : c'est encore une écrevisse qui figure le 2e décan de ce signe, mais cette fois-ci d'une taille beaucoup plus modeste que la première, avec un corps mince et allongé,. Contrairement à la précédente, la tête de celle-ci n'est pas arrondie. Elle forme un angle aigu et ses yeux sont sur le côté. Ses antennes sont beaucoup plus courtes et repliées vers l'intérieur. Ses deux pattes avant, pourvues de pinces fermées et dirigées vers l'avant, ne sont plus ouvertes ; elles forment presque un angle à 90 degrés de chaque côté de son corps. Enfin, sa nageoire caudale est beaucoup plus élaborée. Elle est nettement composée de trois branches, un peu comme les trois feuilles d'un trèfle ou comme trois demi-lunes collées les unes aux autres. Elle est ainsi soulignée pour attirer notre attention sur le fait que l'espèce pourvue d'une telle nageoire a de grandes capacités défensives, car c'est en effet lorsqu'elle se sent en danger que l'écrevisse active sa nageoire pour reculer. L'attitude de celle qui est représentée ici suggère moins de réceptivité, d'osmose avec le milieu environnant, mais une certaine intériorisation, une activité cérébrale peut-être, comme si notre animal était sur le point d'agir, comme s'il réfléchissait, attendait un signe. Rappelons que cette image symbolise le 2e décan de ce signe, dont les maître est Mercure, et que son nom est Révélations.


Le Cancer du 3e décan, du 13 au 22 juillet environ : notre troisième symbole vivant du Cancer n'est plus une écrevisse, mais un crabe. Cette différence de représentation a beaucoup d'importance, du fait même que l'écrevisse est un crustacé qui vit dans les eaux douces des rivières, tandis que le crabe vit dans l'eau salée de la mer. Toutefois, la carapace du crabe du 3e décan du Cancer n'est pas aussi angulaire que celle des crabes que l'on rencontre le plus souvent sur nos plages. Elle présente une forme résolument arrondie, ovoïde. Ses huit pattes sont courbées en forme de lune croissante, les pinces ouvertes, celles de l'avant d'une taille assez disproportionnée, menaçantes. Sa tête est ronde, et on ne voit pas ses yeux, dissimulés par ses antennes courtes et recourbées sur le côté. Quant à sa nageoire caudale, elle semble comme ajoutée, collée à sa carapace. Elle est pourvue de six extensions collées les unes aux autres, qui nous font penser aux plumes de la queue d'un oiseau. Il s'agit donc d'un crabe étrange, dont la rondeur de la carapace suggère beaucoup de douceur, mais dont la position souligne nettement l'attitude défensive-offensive. Il illustre parfaitement les caractéristiques du 3e décan de ce signe, qui a nom Sensibilité et dont le maître est la lune, au sein duquel les valeurs réceptives du Cancer sont exaltées."

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Dans son ouvrage de vulgarisation intitulé Décryptez votre thème astral, Éclairez votre chemin de vie grâce à l'astrologie (Éditions Hachette Livre, 2019), Julie Gorse propose des fiches récapitulatives pour chacun des signes :


Planète maître : la Lune.

Mots-clef : la sensibilité - le nourricier.

C'est le premier signe de l'été (cardinal), il initie et n'aime pas être suiveur. Il apporte la chaleur de cette saison qui débute avec lui. Il est yin (réceptif).

Premier signe de l'élément Eau, ce sont les eaux matricielles, le liquide amniotique qui entoure le fœtus dans le ventre de sa mère.

Archétype contemporain : Amma, figure spirituelle contemporaine de l'Inde, qui parcourt le monde pour y proposer des assemblées au cours desquelles, depuis 1975, elle aurait pris des dizaines de millions de personnes dans ses bras (à raison d'un million par an), pour une « étreinte », un « câlin » au cours duquel on ressent l'amour universel qu'elle incarne.

Personnage : le Petit Prince.

Analogie corporelle : le ventre ; l'estomac.

Locutions usuelles : « rester dans les jupes de sa mère » ; « comme au bon vieux temps ».


Le Cancer symbolise la fonction maternelle, dans son émissivité. Il est le protecteur des tout-petits, la tendresse et le soin qu'on peut leur apporter en les nourrissant, les câlinant, etc. Dans la réceptivité, il est le monde de l'enfance, tout en émotions et en imaginaire.

Montrant un haut degré de sensibilité et d'intuition, il incarne aussi les rêves, aussi bien nocturnes (qu'il est invité à noter dans n carnet) que diurnes : c'est le symbole de notre monde intérieur. Il permet d'être en contact avec ce que l'on ressent, ce que l'on vit intérieurement. C'est le symbole de l'intimité.

C'est le signe le plus patriotique : il défend son foyer, sa famille et, par extension, sa patrie.

Dans son côté ombre, l'archétype de la mère protectrice peut devenir étouffant, empêchant ses enfants de grandir et de prendre leurs responsabilités. Ou le jeune enfant hypersensible et purement émotif peut rester coincé dans ses peurs, à la recherche d'un parent protecteur.

En complémentarité, il lui manque la lumière du signe qui lui est opposé : le Capricorne. S'il intègre la fonction paternelle et sa propre responsabilité, il peut devenir un soutien aimant pour son entourage.

Pour se sentir bien, il a besoin de cocooning. Sa ressource : le confort douillet de son « chez-lui », retrouver des souvenirs d'enfance à travers un album photos, par exemple.

Dans votre carte du ciel, l'endroit où se trouve le Cancer est celui de la réceptivité et du besoin d'avoir des relations affectives.

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Symbolisme celte :


Dans Les Druides et l’astrologie Origine et fondements de l’astrologie celto-druidique De la préhistoire au Moyen Âge (Aparis, 2014 ), Michel-Gérald Boutet fait le point sur les convergences entre les différents zodiaques antiques :


Les « ailes de l’aigle » des Hittites pourraient bien être les ailes du cheval ailé illustrées sur le chaudron de Gundestrup. Ce qui expliquerait le thème du cheval pour le mois d’Equos sur le calendrier de Coligny.

 


Littérature :


Régine Detambel dans Les Écarts majeurs (Éditions Julliard, 1992) propose un chapitre intitulé "Douze signes au déclin" dans lequel un petit texte est consacré au Cancer :


Le Cancer

Candide et canaille, quelque peu caniche, le Cancer est candidat à la canonisation comme à la canonnade, au cantilène comme au cannabis mais il se cantonne, ce cancre, ce cancrelat de caniveau, aux cannelloni de cantine. En canoë dans les canaux d'un caniculaire canyon canadien ou en canotier sur le canapé à cannelures d'une cantatrice canon cancanant à la cantonade, il canne comme un canasson canardé au canif. Ses canines de canidés cannibales sont un canular pour cantinières cancérophobes, quant à son candélabre de Cantique des Cantiques, c'est bien de la cancoillotte de canari.

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