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  • Anne

Le signe du Capricorne


Étymologie :

  • CAPRICORNE, subst. masc.

Étymol. et Hist. I. 1115-30 « constellation zodiacale, qu'on figure par un bouc » (Ph. de Thaun, Liv. des creat., 728 ds Gdf. Compl. : Capricornum) ; xiiie s. « id. » (Aldebrandin de Sienne, Régime du Corps, 63, 4 ds T.-L.). II. Zool. a) 1753 « genre d'insecte coléoptère longicorne » (Encyclop. t. 2) ; b) 1809 « variété du bouquetin » (Wailly). I empr. au lat. class. capricornus (composé de caper « bouc » et cornus « corne »), le Capricorne, constellation sur le modèle de α ι ̓ γ ο ́ κ ε ρ ω ς, littéralement « aux cornes de chèvre » désignant le Capricorne. II lat. sav. utilisé par les zoologistes, en raison de la présence de cornes chez les animaux considérés.


Lire également la définition du nom capricorne pour amorcer la réflexion symbolique.




Symbolisme :

Dans Le Rythme du Zodiaque (édition originale Astrological Signs - The Pulse of Life, 1943 ; traduction française, Éditions du Rocher, 1981), Dane Rudhyar consacre un chapitre au signe du Capricorne :

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D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée : Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


"Capricorne (21 décembre - 19 janvier). Dixième signe du Zodiaque, qui commence au solstice d'hiver, la porte des dieux, quand la mort apparente de la nature correspond à la plénitude spirituelle, à l'époque de la plus grande ingéniosité de l'homme, laissé libre par l'absence de labeur saisonnier. Symbole de la fin d'un cycle et, surtout, du début d'un cycle nouveau ; c'est le signe qui inaugure le zodiaque d'Extrême-Orient. Il exprime la patience, la persévérance, la prudence, l'industrie, la réalisation, le sens du devoir. Il est placé sous la maîtrise de Saturne.

Pour l'hémisphère Nord, le Capricorne symbolise le dépouillement, la rétraction et la concentration de l'hiver dans sa sévère grandeur ; il s'assimile au minuit de Noël, sommet de froid et d'obscurité ; heure zéro pour la graine enfouie au sol en vue de la lointaine moisson. L'élément Terre amorce son processus : c'est la terre hivernale dans les profondeurs de laquelle s'élabore le lent et pénible œuvre de la végétation. Ce départ s'accouple dialectiquement avec une notion d'arrivée, de destination, de but, conçu comme un midi terrestre, un sommet. Le signe est représenté par un animal fabuleux mi-bouc mi-dauphin, ou par une chèvre, quadrupède grimpeur attiré par les cimes. Il est régi par Saturne, associé lui-même à tout ce qui est dur, ingrat, sombre et obscur, impitoyable dieu du temps qui cristallise l'homme dans ses suprêmes ambitions, quand il ne le condamne pas au dépouillement et au renoncement. La nature capricornienne porte la marque de cet univers froid, silencieux, immobile. Elle s'édifie dans un mouvement premier de retrait sur soi et de concentration ; la vie déserte l'extérieur de ce personnage, qui a souvent la grisaille de la simplicité, de la sobriété, de l'effacement ; elle se réfugie dans ses profondeurs et c'est la lente montée de ces forces profondes, souvent longtemps ignorées de l'être lui-même, qui lui permet d'affirmer sa valeur en lui assurant le plein gouvernement de soi-même. Cet empire sur soi est le résultat un patient entraînement de la volonté, exercée pour affirmer sa maîtrise sur l'instinct et la sensibilité. D'où la prédominance des vertus froides ; du moins quand l'échec de cette auto-réalisation ne fait pas déboucher l'être sur la taciturnité, le pessimisme ou la mélancolie....

Sa figure symbolique, corps de bouc, queue de poisson, révèle la nature ambivalente du capricornien, livré aux deux tendances de la vie, vers l'abîme et vers les hauteurs, vers l'eau et vers la montagne. Il possède les possibilités inverses, évolutives et involutives, et ne trouve un équilibre difficile que dans une perpétuelle tension entre ses attirances opposées."

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Selon Jacques A. BERTRAND auteur de Tristesse de la Balance et autres signes (1983), les caractéristiques (humoristiques) du signe du Capricorne sont :


"Précipices du Capricorne"


"Quand, pour cette drôle de chèvre, vient le temps de montrer ses cornes, c'est la plus longue nuit de l'année. L'homme veille au coin du feu – ou au milieu du chauffage central, devant la télé. L'homme se sent gagné par le sommeil. Plusieurs fois déjà, sa tête a piqué vers sa poitrine. Une étincelle un peu plus grosse que les autres – jaillie du foyer ou de la boîte à électrons – l'a fait se redresser. La femme conseille à l'homme d'aller se coucher. « Je monte, dit la femme, n'oublie pas d'éteindre le feu . » (Ou la télé). Tout passe, tout se transforme, l'ennui des longues soirées d'hiver demeure. L'homme et la femme se couchent. Le capricorne veille encore un peu.

Ce n'est pas que le capricorne n'apprécie pas la compagnie mais il se sent plus à l'aise tout seul. La compagnie le gêne toujours un peu aux entournures. Il ne sait pas comment se mettre. Il n'arrive pas à penser. A parler encore moins. Il se sent bête. On le trouve misanthrope. C'est exagéré. Il préfère se sentir mal aimé tout seul que mal aimé en compagnie, voilà tout. Le capricorne est un type qui a besoin qu'on l'aime énormément mais qui n'aime pas réclamer.

C'est la plus longue nuit de l'année, peut-être même la plus froide. La nature est au congélateur. Le paysan songe à prendre deux ou trois jours de vacances. L'industriel agro-alimentaire a collé des étiquettes dorées et des rubans sur ces boîtes que le grand magasinier dispose sur ses rayons, en petits tas artistiques. C'est bientôt les fêtes. Le capricorne a horreur des fêtes. Le capricorne n'aime que les choses singulières. Le pluralisme lui cause des migraines. Quand on lui demande ce qu'il pense du monde en général, le capricorne répond qu'il y a trop de monde.

Quand il répond, le capricorne est taciturne. Il n'envisage que les accords tacites. S'il faut expliciter, il n'est déjà plus d'accord.

Le capricorne est terriblement secondaire. Il enregistre. Il fait de la confiture d'observations. Ses réparties sont cinglantes. Elles lui viennent souvent le lendemain. C'est pourquoi il se met écrivain, pour pouvoir les placer. Ou grand homme politique, pour ne pas avoir à répondre du tout. Staline ne répondait jamais aux questions, ou alors plusieurs jours après, ou alors il faisait répondre par quelqu'un d'autre, ou alors vous deviez attendre que les camarades vous expliquent, au camp.

Le Christ répondait par des paraboles, ce qui est une façon de ne pas vraiment répondre non plus.

Nous venons de voir deux types extrêmes de capricorne. Au demeurant, on rencontre dans la vie des capricornes intermédiaires. De bonnes biquettes qui se laissent traire sans bouger, sans mettre le pied dans l'écuelle, comme la petite chèvre de monsieur Seguin. Cependant, ils n'en pensent pas moins, n'en doutons pas. Ils pensent à la montagne. Ils rêvent du loup.

Le capricorne veut voir le loup sur la montagne. Ça lui prendra le temps que ça lui prendra mais il ne veut pas mourir sans avoir vu au moins une fois le loup sur la montagne.

On aura noté ce que cette quête du loup sur la montagne peut avoir de mystique. Et d'ambitieux. Le capricorne est ambitieux, tellement ambitieux que cela passe parfois inaperçu. Il va jusqu'à nourrir l'ambition de se débarrasser de ses ambitions, ce qui est le comble de l'ambition.

Le capricorne ne choisit jamais la facilité. Il choisit la difficulté. Il se laisse aller à la difficulté. Au milieu des difficultés, il se prend parfois à penser que la vie est facile. Il proclame de temps en temps – avec d'autant plus d'enthousiasme qu'il s'agit là d'un produit dont il n'abuse guère – que la vie est simple, que tout est possible et qu'il suffit de ne pas se priver. La vie apprécie peu ces déclarations épisodiques du capricorne. Elle se charge de le mettre à genoux. (Le capricorne est fragile des genoux).

Le capricorne est le signe le plus élevé du zodiaque. Quand on monte, on prend le risque de tomber, comme dit la vierge qui a le sens de la déduction. La lumière noire de Saturne le guide sur des sentiers solitaires et escarpés, parfois elle l'éblouit. Quand il chute, le capricorne se ramasse avec dignité. Il dit qu'il l'a fait exprès. Que, bon, il ira plus haut la prochaine fois. Et puis que, d'ailleurs, tout ça ne l'intéresse plus.

Les sommets sont aussi des rétrécissements.

Le détachement et le renoncement sont des vertus qui ont leurs qualités et leurs défauts.

Le capricorne déteste la jeunesse. Son enfance fut très triste, même heureuse. Adolescent, il faisait très jeune vieux. Il était déjà très âgé à sa naissance. Ça s'arrange. Le dieu du temps est avec lui. Léautaud affirmait, à l'âge de quatre-vingts ans, qu'il avait « prodigieusement rajeuni avec les années. » Le capricorne rajeunit. Mieux, il jeunit.

Cela se termine tout de même en queue de poisson. La tradition, qui confère au capricorne un corps mi-chèvre, mi-poisson, lui indique clairement la sortie. Se laisser glisser, de la montagne, sur la pente du verseau, pour se fondre dans l'océan des poissons où tout s'achève et tout recommence ...

C'était la nuit la plus longue de l'année. Le capricorne, qui n'est pas aussi pessimiste qu'il en a l'air, fait remarquer que c'est une condition sine qua non pour que les jours commencent à rallonger."

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Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes (Larousse Livre, 2000) :


Deux chèvres nourricières à queue de poisson et un bouquetin fécondant figurent les trois décans du signe du Capricorne. Si Saturne est incontestablement l'astre maître du signe du Capricorne, il n'en reste pas moins que, selon la mythologie grecque, c'est Zeus-Jupiter qui mit dans le ciel la constellation de cet animal merveilleux et fantasmagorique, constitué d'une tête et d'un corps de chèvre, et d'une queue de poisson. Littéralement, "capricorne" signifie le "bouc cornu" ou, mieux encore, si l'on rencontre à l'origine grecque de ce nom, aigokercus, l'animal "aux cornes de chèvre".

Pour comprendre la signification symbolique de ce signe et de l'animal mythique qui le représente, il faut évidemment se reporter aux symboles mêlés de la chèvre et du poisson. Ici, nous devons souligner une nuance très importante entre les différentes interprétations qui en furent données. Pour les Grecs, il s'agissait bien de la chèvre mythique nourricière, dont la corne symbolisait l'abondance, la fertilité et la richesse. Tandis que, en Europe, au Moyen Âge, l'influence de l'Inquisition fit assimiler les traits de cette bonne chèvre favorisant les récoltes et la prospérité à ceux du bouc endiablé, figurant la lubricité, le vice et le mal. Quant au poisson, par le fait même qu'il nage dans les eaux profondes et primordiales des océans, qui couvrent la plus grande partie de la surface de la Terre, on l'associe aux forces vitales fécondantes, à l'origine de toute vie. De même aujourd'hui, en psychanalyse, il représente les couches les plus profondes et souvent régénérantes de la personnalité.

Comme on le voit, les symboles de la chèvre et du poisson éclairent ce signe qui n'est pas forcément perçu d'une manière sympathique, mais toujours sous l'angle plutôt bénéfique de la fécondité et de la richesse ; comme si l'on trouvait les plus grandes richesses fécondantes et régénérantes dans les couches les plus sombres, les plus austères, les plus froides du monde et de la vie. Et te est peut-être le message essentiel et profond que transmet le signe du Capricorne : c'est dans le plus total dépouillement que se trouve la plus grande richesse, dans la nuit qu'apparaît le jour, dans l'obscurité que surgit la lumière.


Le Capricorne du 1er décan, du 22 au 31 décembre environ : notre premier symbole est bien figuré par l'animal fabuleux pourvu d'une tête et d'un corps de chèvre, et d'une queue de poisson. Mais ici, la chèvre possède une forme de grâce, une sorte de finesse. Couchée, ses pattes repliées sous elle, la tête droite, anguleuse, immobile, dégageant une certaine force, de la fierté, de la noblesse, elle semble fixer un point sur l'horizon. On pourrait presque dessiner, au-dessus de son corps mince, derrière son cou large et puissant, un demi-cercle parfait, depuis la pointe de sa gueule jusqu'au bout de ses cornes lisses et légèrement recourbées vers le bas. Son corps semble devenir de plus en plus mince et étroit, au fur et à mesure que le regard se dirige vers son arrière-train, qui se termine par une superbe queue de poisson. Cette dernière décrit une espèce de boucle passant sous son corps posé à terre, et sa nageoire caudale, dirigée vers le ciel, forme comme une fleur, pourvue de trois superbes pétales orientés vers le haut. La position couchée, les pattes avant repliées sous son corps - il n'y a pas de pattes arrière, puisque le corps se finit par une queue de poisson -, peut être considérée comme un signe d'humilité, mais aussi d'attente patiente, d'expectative. L'immobilité de la tête de cet animal fantastique et ses yeux fixés sur l'horizon figurent la lucidité, l'acuité d'un regard pénétrant qui ne se fie pas aux apparences. Toutefois, sa queue de poisson laisse supposer qu'il est encore relié au principe fécondant, généreux, expansif et que, ainsi, la présence de Jupiter, le maître de ce 1er décan, se fait sentir à côté de l'austère et lucide Saturne, le maître du signe.


Le Capricorne du 2e décan, du 1er au 9 janvier environ : dans l'univers de Mars, qui maîtrise ce décan, on peut s'attendre à trouver l'image d'un être hybride, moitié chèvre, moitié poisson, beaucoup plus primaire. Tel est bien le cas. En fait, il s'agit plutôt d'une chèvre sauvage, dont le corps aurait été coupé en deux, juste au milieu, et auquel on aurait greffé une queue de serpent ou de dragon des mers. Cette fois, l'animal mythique figurant dans ce décan ne se tient plus agenouillé ni couché, mais les deux pattes projetées en avant, la tête tendue, légèrement penchée, la pointe des cornes un peu recourbée vers le haut, le cou recouvert de poils hirsutes, la longue queue de poisson formant une boucle passant sous son corps, et ondoyant vers le ciel comme un serpent. Toutes ces attitudes et caractéristiques donnent une impression de force impulsive et déterminée, de puissance active et concentrée, qui sont tout à fait représentatives de la présence conjuguée de Mars, maître de ce décan, et de Saturne, maître de ce signe.


Le Capricorne du 3e décan, du 10 au 19 janvier environ : l'image qui fut conservée pour représenter le 3e décan du signe du Capricorne est beaucoup plus moderne. Il s'agit tout simplement d'une chèvre des montagnes, c'est-à-dire d'un chamois, du moins pour ce qui concerne ses pattes hautes, fines et musclées, dont on devine la souplesse, la puissance et l'habileté. On les imagine d'autant mieux que cet animal nous est présenté dressé sur ses deux pattes arrière, non pas comme s'il s'apprêtait à bondir, à sauter, à grimper ou à surmonter un obstacle, mais plus exactement comme s'il était sur le point de se tenir debout comme un homme. En effet, le mouvement de sa tête, légèrement inclinée en avant et sur le côté, et ses yeux très expressifs ont quelque chose d'humain, d'intelligent. Mais la forme de ses longues et fortes cornes annelées ne laissent plus aucun doute : il ne s'agit ni d'une chèvre ni d'un chamois, mais d'un bouquetin, qui vit en effet sur les massifs montagneux, et dont l'agilité à sauter d'un roc à l'autre, à flanc de montagne, en a fait un animal légendaire. Or, si depuis Hérodote le bouc a très mauvaise réputation - parce que cet historien grec fit allusion au culte sexuel rendu en Égypte, dans la ville de Mendes notamment, à un dieu figuré par cet animal -, en Europe centrale et en Asie, le bouquetin est considéré comme un animal sacré, le gardien du monde (dans les temps anciens, les montagnes délimitaient souvent un territoire ou un pays ; aujourd'hui encore, elles sont des frontières naturelles). Celui-ci a le pouvoir de chasser les sortilèges et, vivant à flanc de montagne, se trouve près du ciel et des puissances célestes, l'univers d'Ouranos ou Uranus, maître de ce 3e décan, personnification du Ciel, entant qu'élément fécondant, puisqu'il était l'époux de Gaïa, la Terre, et qu'il la couvrait comme le bouc couvre la chèvre, pour la féconder..."

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Dans son ouvrage de vulgarisation intitulé Décryptez votre thème astral, Éclairez votre chemin de vie grâce à l'astrologie (Éditions Hachette Livre, 2019), Julie Gorse propose des fiches récapitulatives pour chacun des signes :


Planète maître : Saturne.

Mots-clef : le sérieux - le rigoureux.

C'est le signe du début de l'hiver (cardinal), il initie, il avance, que les autres le suivent ou non. il est yin (réceptif).

En lien avec l'élément Terre, il est comme la terre d'hiver : froide, sèche. C'est une terre dans laquelle les graines semées à l'automne doivent résister aux rigueurs de l'hiver.

Archétype contemporain : le self-made man ; le dirigeant ; la femme d'affaires ou l'ermite en ascèse en haut de sa montagne.

Personnage : la chèvre de Monsieur Seguin.

Analogie corporelle : les os, la peau et les genoux.

Locutions usuelles : « prendre son mal en patience » ; « patience et longueur de temps » ; « tout vient à point à qui sait attendre ».

Le Capricorne symbolise la fonction paternelle, il est porteur de la loi et de la structure.

Le monde du Capricorne est sérieux, solitaire et distant. Il accorde peu de place aux émotions (les siennes autant que celles des autres), ce qui lui donne une apparente froideur.

Associé à l'élément terre, symbole du réel et du concret, il a (comme le Taureau et la Vierge) une grande capacité de travail. Il le doit notamment à ses qualités de patience, de persévérance, d'endurance, de discipline et de rigueur. Le temps est son allié et on dit souvent qu'il se bonifie avec l'âge et la maturité. C'est le monde du temps et des personnes âgées.

On dit que c'est le signe le plus ambitieux du zodiaque. Comme la chèvre de monsieur Seguin, il grimpe encore et encore jusqu'au sommet. Économe, il passe pour être avare. En réalité, il sait tirer un maximum de toutes les ressources. Engagé, fidèle, honnête et fiable, on peut compter sur lui, comme un pilier. Il incarne la sagesse et la responsabilité.

A tel point qu'il peut, parfois, basculer dans l'ombre de la culpabilité. Il devient alors inhibé, incertain, mélancolique. Il peut aussi se montrer répressif et inflexible, tant pour lui-même que pour son entourage.

Il a tendance à être rancunier et n'oublie rien. Son pessimisme s'atténue avec l'âge.

En complémentarité, il lui manque la lumière du signe qui lui est opposé : le Cancer. S'il intègre la capacité à contacter son enfant intérieur, il pourra alors devenir un excellent « parent » pour les enfants ou les personnes qu'il aura sous sa responsabilité.

Pour se sentir bien, il a régulièrement besoin de solitude. sa ressource : prendre du temps pour être tout seul, faire un pèlerinage, une retraite silencieuse ou tout simplement un temps de diète.

Là où vous verrez le Capricorne dans votre thème astral, vous constaterez un besoin de structuration et d'effort consciencieux pour passer de l'enfant à l'adulte.


Anecdote : J'associe souvent la rencontre avec l'ombre du Capricorne comme le fait d'ouvrir la porte d'un frigo : on ressent un grand froid... Mais imaginez une seconde un grand dirigeant qui se noie dans ses émotions à chaque décision importante à prendre... Il faut une certaine distance et du sang froid pour assumer de telles responsabilités.

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Symbolisme celte :


Dans Les Druides et l’astrologie Origine et fondements de l’astrologie celto-druidique De la préhistoire au Moyen Âge (Aparis, 2014 ), Michel-Gérald Boutet fait un point sur les représentations du Capricorne :


Le Capricorne était anciennement représenté par un monstre aquatique, vraisemblablement un esturgeon plus tard remplacé par un dauphin, ou une chèvre. Selon les védantistes, les sept Rishis ou sages du Septentrion sous le signe de Makara (Capricorne) et Dévas, les plus hautes divinités célestes (Rudras, Kumaras, Adithyas, Gandharvas ou Asuras), firent leur descente dans le monde afin d’instruire l’humanité, d’instituer la sagesse et d’établir l’ordre. Du Septentrion émanent les sept rayons cosmiques qui influent sur les sept planètes ou sept mondes. Le mois gaulois de Riuros, « la Froidure », est aussi marqué par ces rayons. Les Romains appelaient cette constellation Capra, de même que les Scandinaves, Heiðrún, les deux pour « Chèvre ». Chaque soir, les pis de la chèvre Heiðrún remplissent d’hydromel un immense bassin. De par ses cornes, la chèvre est aussi le symbole des eaux célestes et de la lune, donc du Soma (le Haoma indo-iranien). Ainsi, la désignation hittite de « l’antilope gracieuse » nous rapproche quelque peu de celle des Classiques et des Germains.

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