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  • Anne

Le Condor



Étymologie :

  • CONDOR, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1598 plur. condores mot. esp. cité (Hist. nat. et mor. des Indes de J. de Acosta, trad. en fr. par R. Regnault Cauxois, fol. 196ads König, p. 74) ; 1633 sing. condor id. (Le Comm. Royal ou Hist. des Yncas de Garcilaso de la Vega, trad. en fr. par I. Baudoin, p. 1090 ibid.) ; 1640 condor (J. de Laet, L'Hist. du Nouv. Monde, p. 330, ibid.). Empr. à l'esp. condor, attesté dep. 1554 (ds Fried.) lui-même empr. au quichua Kuntur (FEW t. 20, p. 66a).


Lire également la définition du nom pour amorcer les premières pistes d'interprétation symbolique.



Symbolisme :


Dans le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, on apprend que :


"Dans toutes les mythologies de la cordillère des Andes, le Condor intervient comme un avatar du Soleil. Il est ainsi représenté aussi bien à Tiahuanaco qu'à Chavin de Huantar, ou sur les céramiques de Paracas, Nasca, Huaylas, etc."

Selon le site : http://www.panhuasca.org.br/ :


"La présence du Condor.


Les condors préfèrent vivre dans les hautes montagnes, voler dans les cieux au-dessus des cordillères. Ils symbolisent la plus haute élévation, au-dessus des limitations et des obstacles. Ils sont, par excellence, le symbole du transpersonnel ; ils intègrent la sagesse de ceux qui sont déjà morts, de ceux qui n’ont pas d’ego. Ils sont le symbole de l’ascension spirituelle, de la communication avec les esprits, avec le subtil. La re-présentation ailée de l’Ayahuasca.

Le condor est le symbole du pouvoir créateur, il est l’incarnation de la philosophie éternelle ; son vol majestueux indique le processus lui-même de la vie, de l’éternité créatrice, dont les œuvres toujours vives sont faites de naissances et de morts.

L’aigle est le symbole solaire, mais l’œil du condor est le soleil; il symbolise la lumière occulte du grand vide. C’est le maître du temps, des orages et des éclairs, de la sagesse, de la nouvelle vision, de la prophétie, de l’illumination.

Le condor est assurément le roi des hauteurs, mais il est en dernier lieu un serviteur, un simple jardinier, l’instrument de l’art de la rénovation, de la propreté et de la purification ; de nouvelles productions ont besoin de nouveaux espaces, se fertilisent de la désintégration de ce qui est ancien, de l’esprit des morts. Sagesse, prudence, calme, pondération, discrétion, vision, intuition, prophétie, messager du divin, sont les attributs de l’oiseau."

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