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Les Os

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    Anne
  • il y a 8 heures
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Étymologie :


Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1100 « partie dure et solide qui forme le squelette » (Roland, éd. J. Bédier, 1200) ; 2. 1176 « os d'animal travaillé » (Chrétien de Troyes, Cligès, 4031 ds T.-L.) ; 2e moitié xiiies. os dou cuer « os de cœur de cerf : cartilages ossifiés du cœur du cerf très employés en médecine » (Chace dou cerf, éd. G. Tilander, 393) ; 3. 1188 Il n'avoit que la pel et l'os « il était maigre » (Florimont, 1760 ds T.-L.) ; 1668 n'avoir que les os et la peau (La Fontaine, Le Loup et le chien ds Fables, L. I, V) ; id. n'avoir que la peau sur les os (Racine, Les Plaideurs, I, 4) ; 4. 1606 rompre les os (Nicot) ; 5. 1640 il ne fera jamais vieux os (Oudin Ital.-Fr.) ; 1690 ne pas faire de vieux os (Mme de Sévigné, Lettres, éd. M. Monmerqué, 9, 545) ; 1823 faire de vieux os (Boiste) ; 1690 ses vieux os « pour désigner une personne âgée » (Mme de Sévigné, op. cit., 400) ; 1676 fig. ne pas faire vieux os quelque part « ne pas demeurer longtemps au même endroit » (Id., ibid., 5, 64) ; 6. 1640 ronger qqn jusqu'aux os « épuiser, ruiner » (Oudin, loc. cit.) ; 7. 1609 mouillé jusqu'à l'os (Régnier, Satires, XI, p. 53) ; 1878 (avoir froid) jusqu'à la moelle des os (Ac.) ; 8. 1680 donner un os à ronger à qqn (Mme de Sévigné, op. cit., 6, 173) ; 1868 jeter un os à qqn (Littré) ; 9. 1851 avoir de l'os « de l'argent » (ds Esn.) ; 1895 ça vaut l'os (ibid.) ; 1914 tomber sur un os (ibid.) ; 1948 l'avoir dans l'os (ibid.) ; 10 ca 1200 subst. masc. plur. « restes d'un être vivant après sa mort » (Dialogues Grégoire, 49, 8 ds T.-L.). B. 1616 os de seiche (Crespin). Du lat. ossum, var. pop. du lat. os, ossis « os, ossement ; fond de l'être humain ».


Étymol. et Hist.1. 1170 sing. « squelette » (Rois, éd. E. R. Curtius, II, XXI, 14, p.100); 2. xiiies. plur. « les os d'un mort » (Rutebeuf, La Chante-pleure, 227 ds Œuvres, éd. A. Jubinal, t.3, 99); 1690 « os d'un être vivant » (Fur.) ; 3. 1553 « parties les plus solides d'un mur, d'une voûte » (J. Martin, L'Archit. et art de bien bastir, chap.7, fo45 ro). D'un lat. eccl. ossamentum « ossements » (ossamenta, 1209 ds Latham).


Étymol. et Hist. 1. 1552 [éd. 1587] scelette « charpente osseuse des vertébrés après la mort » (Pontus de Tyard, Solitaire second ds Discours philos., 41b d'apr. H. Vaganay ds Rom. Forsch. t. 32, p. 166) ; 1690 servant à l'enseignement de la médecine (Fur.) ; 1694 squelette artificiel ; squelete d'yvoire (Ac.) ; 2. 1562 « charpente osseuse des vertébrés » (Paré, Œuvres, IV, 43, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 1, p. 313a : La composition universelle ... des os du corps humain s'appelle des grecs Sceletos) ; 1671 squelete, squelet (Pomey); 3. « personne décharnée » [cf. 1586 (Ronsard, Derniers Vers, Sonet I, 1 ds Œuvres, éd. P. Laumonier, t. 18, p. 176: Je n'ay plus que les os, un schelette je semble )] 1669 (Nouv. dict. fr.-all., Basle, pour J. H. Widerhold d'apr. FEW t. 12, p. 3b); fin xviies. (Bossuet, Sermons Veritable convers., préambule ds Littré); 4. 1690 « charpente, carcasse (d'un navire) » (Fur.); 5. 1726-28 « ouvrage de l'esprit présenté de manière aride » (Rollin, Traité des Et., V, 3epart., I, 2 ds Littré), cf. 1760, 11 août (Voltaire, Lettre à Ch. Pinot Duclos ds Corresp., éd. Th. Besterman, t. 106, Banbury, 1972, p. 42: un dictionnaire sans citations est un squelette). Empr. au lat.sceletus, gr. σ κ ε λ ε τ ο ́ ς « corps desséché, momie ».


Lire également la définition des noms os, ossements et squelette afin d'amorcer la réflexion symbolique.

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Anatomie :


Alain Froment, dans un ouvrage intitulé Anatomie impertinente, Le corps humain et l'évolution (© Éditions Odile Jacob, 2013) nous permet d'en apprendre davantage sur les os :


Squelette :

Le squelette des vertébrés est une structure d'une extrême élégance. Dans notre espèce, cette grâce est amplifiée par le fait qu'il tient en équilibre sur deux jambes, de sorte que même le corps le plus vilain ou le plus obèse est doté d'un beau squelette, à la fois gracile et résistant. Pesant environ 15 % du poids du corps, soit autour de 13 kilos lorsqu'il est frais, et seulement 3 à 6 kilos lorsqu'il est sec, il peut supporter une pression de 2 tonnes. Les os sont creux pour en alléger le poids, caractère encore plus marqué chez les oiseaux, et là où on peut économiser de la masse, comme sur le corps de l'omoplate, on arrive à une grande minceur, presque transparente, sans perte de fonction. Le mot squelette vient du grec « desséché », alors que « carcasse » évoque une caisse pour la chair (car, carnis, qui a donné « came » ou « incarné ») qui se réfère plutôt à la cage thoracique. Cette structure sophistiquée, apte à se réparer et à se remodeler, est l'héritage d'une longue histoire évolutive qui a fait passer d'un support externe, l'exosquelette des invertébrés, à l'endosquelette. Sa fonction première est évidemment le soutien, mais il est aussi le lieu de production des hématies dans la moelle rouge, fait office de réserve de minéraux tels que le calcium et le phosphore, qui ont un rôle métabolique majeur dans les cellules, et d'épurateur de toxiques, plomb, arsenic et autres, qu'il fixe sur sa trame organique.


Collage : La molécule la plus répandue dans l'organisme est le collagène. C'est une protéine très ancienne et très remarquable, dont on connaît au moins 14 variétés dans la nature, et dont l'apparition a permis de former le ciment nécessaire pour assurer la cohésion des amas cellulaires primordiaux et ouvrir la voie à la construction des organismes. Le collagène constitue la trame de l'os, comme on peut le révéler par l'action décalcifiante d'un acide. Il y en a beaucoup moins dans les dents, et c'est son pourcentage relatif qui règle la flexibilité des tissus. Le collagène forme aussi, associé à un protéoglycane, protéine riche en sucre, la trame du cartilage, substance flexible qui assurait la rigidité des premiers vertébrés avant que le processus d'ossification apparaisse. Les poissons cartilagineux, comme les requins, sont le vivant exemple du succès de ce dispositif. Ce tissu est beaucoup plus souple que l'os, du fait de ses propriétés mécaniques d'absorption du choc en raison de son caractère hydrophile : la richesse en eau lui donne une qualité d'incompressibilité telle qu'on a conservé des cartilages au niveau des articulations alors que le reste de l'os se calcifie. Sous le cartilage d'une articulation synoviale, le tissu osseux est mince et s'appuie sur la moelle graisseuse qui protège des chocs, déjà atténués par la présence d'un liquide visqueux dans la capsule articulaire. L'élasticité du cartilage a aussi un intérêt particulier au niveau de la liaison entre les côtes et le sternum, pour donner plus d'amplitude aux mouvements respiratoires, et dans les conduits qui doivent maintenir une ouverture béante, comme le larynx, la trachée et les bronches. Certains cartilages sont plus fibreux, comme les ménisques des genoux ou les disques intervertébraux, et d'autres plus élastiques, comme au bout du nez et dans l'oreille. De par sa structure, ce tissu n'est pas vascularisé, ce qui rend sa régénération difficile.


Structures : Outre le cartilage, les trois tissus squelettiques de base sont l'os, l'émail et l'ivoire ou dentine, faits d'une matrice de collagène sur laquelle cristallise un matériau minéral, un phosphate de calcium, l'hydroxyapatite; seul le pourcentage d'eau diffère, 33 % pour l'os, 12 % pour la dentine et seulement 3 % pour l'émail. Les perpétuels remaniements du tissu osseux s'effectuent par l'action de cellules qui forent des tunnels parallèlement aux lignes de stress dans l'intérieur de l'os, les ostéoclastes. Ces tunnels sont ensuite tapissés de nouvelles couches minérales successives, grâce à des cellules spécialisées, les ostéoblastes, ce qui aboutit à des structures tubulaires parallèles, les canaux de Havers, faits d'os lamellaire se présentant comme des cylindres dont le centre est occupé par un vaisseau sanguin. En cas de fracture, l'os est ainsi capable de se reconsolider. Aux extrémités, l'os n'est pas tubulaire mais trabéculaire, en travées dont les lignes de forces obéissent aux contraintes mécaniques. Un os qui n'est pas stimulé, dans le cas d'une maladie paralysante comme la poliomyélite, restera atrophié. Une carence en calcium ou en vitamine D conduira à l'ostéopénie, baisse significative de la densité osseuse qui conduit à l'ostéoporose, ou au rachitisme s'il s'agit d'un enfant. C'est le médecin anglais Francis Glisson (1597-1677) qui décrit la maladie comme une nouveauté en 1651 sous le nom de rickets (du vieil anglais « tordre » ; en patois normand « friquet » signifie « bossu »), ou maladie anglaise. On accuse d'abord le climat humide, les marécages, puis la vérole. En Hollande, on suspecte la consommation de fromage mais aussi le travail des enfants dans des ateliers mal aérés. On prouvera finalement que c'est l'action directe des ultraviolets qui entraîne la fabrication de vitamine D, en fait une hormone, dans la peau. Voilà pourquoi on recommande aux personnes âgées de faire mesurer leur densité osseuse; en cas de déficit, il leur est conseillé de prendre des suppléments de vitamine D. C'est aussi ce que doivent faire les personnes à peau foncée résidant dans les climats peu ensoleillés, recommandation que les médecins appliquent aux enfants mais qu'ils négligent habituellement pour les adultes.


Histoire d'os : Concernant le total de nos os, le docteur Desse cite le nombre, manifestement cosmologique, de 365 dans le N'Uei-King du Chinois Huang-Ti, et de 360 en Inde, mais de 252 dans le Talmud, 248 pour les Arabes, 244 pour Galien, 246 pour le célèbre chirurgien et médecin des papes d'Avignon Guy de Chauliac (1299-1368), 265 pour le non moins célèbre Ambroise Paré (1510-1590), 307 pour Vésale (1514-1564), 256 pour Fallope (1523-1562). Depuis le traité d'anatomie publié par Paturet en 1951, le dénombrement officiel de nos os est de 206 chez l'adulte, depuis les minuscules osselets de l'oreille interne, qui pèsent quelques milligrammes, jusqu'au fémur, le plus robuste de nos os, qui atteint le quart de la longueur du corps. Le plus petit os se trouve dans l'oreille ; c'est l'os lenticulaire, troisième des quatre osselets de l'oreille moyenne, au contact entre l'enclume et l'étrier; il pèse entre 0,10 et 0,29 milligramme et mesure entre 0,5 et 0,8 millimètre de diamètre, mais certains le considèrent comme faisant partie de l'enclume, ce qui confère alors à l'étrier le titre de plus petit os, avec une dimension de 3 millimètres sur 4 millimètres et un poids de 2 à 4 milligrammes. À condition, toutefois, de négliger dans cette échelle de. petitesse les os appelés par Galien sésamoïdes, car en forme de petites graines, se développant dans les tendons les plus sollicités (pouce, index, gros orteil.) où ils jouent le rôle de minuscules poulies. Il y a donc au total cinq catégories d'os : longs, courts, plats, irréguliers (vertèbres, mandibule) et sésamoïdes.


Condensation : Les premiers animaux sont tout mous, et le processus de calcification a été déterminant au cours de l'évolution. L'ossification du squelette se fait de deux façons: membranaire, par la minéralisation d'un voile organique, procédé qui dérive de la première armure des vertébrés, et enchondrale, par solidification d'un noyau dans un cartilage. Chez le très jeune enfant il y a 350 os ou amas cartilagineux en cours de minéralisation, car beaucoup de soudures ne sont pas achevées. Ainsi, un os long a le plus souvent trois noyaux d'ossification, un à chaque extrémité (épiphyses) et un au centre (corps diaphysaire) ; pendant que le dépôt minéral progresse, le cartilage continue à croître et à allonger l'os. À l'adolescence, il n'en reste qu'une mince plaque, le cartilage de conjugaison, séparant la diaphyse de l'épiphyse. Ce système permet à la fois une ossification précoce et solide des os de l'enfant, sans toutefois en obérer la croissance. Quand cette ultime ligne est minéralisée, la croissance en longueur s'arrête. Mais elle peut se poursuivre en épaisseur, sous l'action nourricière du périoste, ce qu'on observe par exemple en cas de stimulation mécanique régulière, comme le bras des joueurs de tennis. Les os longs sont aussi des os droits et non sinueux car, à l'image des colonnades, ils résistent mieux à la compression. C'est pourquoi, en dehors des chocs directs, ces os sont plus vulnérables aux fractures en torsion. Chez les animaux à sang froid, dont la mobilité n'est pas aussi contraignante pour l'os que chez les homéothennes, la croissance squelettique est plus lente mais dure toute la vie, de sorte qu'un crocodile ou une tortue âgés peuvent devenir très gros.

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Croyances populaires :


Dans le Dictionnaire de la France mystérieuse - Croyances populaires, superstitions, sorcellerie, rites magiques (Editions Omnibus, 2016) Marie-Charlotte Delmas consacre un article aux ossements humains :


"Ossements humains : Les ossements humains suscitent tout à la fois respect et crainte superstitieuse. Ils doivent reposer dans la terre consacrée du cimetière, et les défunts, qui y restent attachés, punissent sévèrement ceux qui s’avisent de les manipuler, par jeu ou par défi, surtout s’il s’agit de leur crâne. Le symbole de la « tête de mort », souvent accompagnée de deux os qui se croisent, gravé sur les dalles funéraires médiévales est là pour rappeler la fragilité de la vie. Le crâne humain figure aussi en bonne place dans les peintures et autres illustrations des antres de magiciens ou de sorcières. Aujourd’hui encore, cet emblème, associé à la mort, signale un danger, notamment sur les produits chimiques.

Dès les débuts du christianisme, les reliques des martyrs, dont les fragments d’os, sont dotées d’un grand pouvoir magique. Elles sont recherchées et font l’objet d’un véritable commerce qui se poursuit au Moyen Age et sera condamné par le concile de Latran en 1215. A la fin du XIXe siècle, leur rôle affaibli n’en reste pas moins très important.

Les ossements d’hommes ordinaires sont surtout employés dans les recettes de sorcellerie, ainsi que celles d’une médecine balbutiante qui flirte avec la magie. C’est déjà le cas dans l’Antiquité gréco-romaine. Au I er siècle, Pline nous dit que Démocrite considère que les os de la tête d’un malfaiteur sont plus utiles pour certaines maladies, et ceux de la tête d’un ami et d’un hôte pour d’autres. Il écrit aussi qu’Artémon (il est question ailleurs d’un peintre de ce nom) « a fait faire, dans le crâne d’un homme tué et non brûlé, de l’eau puisée à une fontaine la nuit, pour [soigner] l’épilepsie » (Histoire naturelle, livre XXVIII).

Bien des siècles plus tard, on trouve des procédés du même type chez plusieurs auteurs. Au XVIIe siècle, l’abbé Thiers, citant le médecin Jean Fernel (mort en 1558), écrit : « Boire la nuit de l’eau de fontaine dans le test [tête] d’un homme mort et brûlé, pour se délivrer du mal caduc [épilepsie]. Se faire des pilules du test d’un pendu pour se guérir des morsures d’un chien enragé. » Au début du XVIIe siècle, Henry Boguet prétend que « les sorciers pour guérir du mal caduc veulent que l’on use de la poudre qui sera provenue du crâne d’un larron qui aura été pendu ».

En 1889, Léopold Sauvé fait état d’une recette vosgienne, relevée à Rupt-sur-Moselle, laquelle préconise de réduire en poudre des ossements humains et d’en mettre une pincée dans du vin blanc que l’on fait boire à un épileptique pour le guérir. Il faut toutefois choisir des ossements masculins pour les hommes et féminins pour les femmes. L’informateur qui rapporte cette recette la tire directement du Grand Albert, dont l’auteur ajoute : « J’ai guéri, à Tours, de ce mal, une jeune fille en lui faisant prendre, pendant quarante jours, à jeun, de ces cendres dans une décoction de pivoine ou de bonne cannelle. »

Ici ou là sont aussi relevées quelques autres médications où figurent des ossements. Par exemple, dans le Poitou, pour empêcher les enfants de faire pipi au lit, on leur fait manger un os de mort ; les adolescents qui souffrent du même problème doivent absorber une sorte de liqueur dans laquelle ont trempé des ossements (B. Souché, 1880, cité par P. Sébillot, 1903). Pour guérir la fièvre quarte (appellation médiévale qui témoigne de l’ancienneté de ce remède relevé en 1886 et en 1889 dans les Vosges), il faut porter sur soi un os de mort. On se débarrasse de ses verrues en les frottant sur le crâne d’un mort (Bretagne, XIXe siècle) ou en les frictionnant avec un os trouvé dans un endroit quelconque que l’on replace ensuite dans la même position (Maine-et-Loire, C. Fraysse, 1905).

Les maléfices et enchantements réalisés à l’aide d’ossements restent souvent mystérieux. Au XVIIe siècle, l’abbé Thiers en fournit un exemple : « Les uns prennent un os de mort tiré d’une fosse nouvellement faite, le font tremper un jour et une nuit dans de l’eau et font boire de cette eau aux personnes qu’ils veulent avoir pour femmes, ou s’ils ne leur en peuvent pas faire boire, ils en jettent sur leurs habits en pensant qu’ils en seront aimés et qu’ils les épouseront… » Au XIXe siècle, selon un témoignage des Côtes-d’Armor : « Prenez un os de mort, faites-le couver pendant quarante jours par une poule noire, mettez-le ensuite à bouillir dans de l’eau de source, buvez de cette eau et vous serez aussi savant, aussi connaissant que le diable en personne. » (Lucie de V. H., 1902.)

Un informateur de l’Allier rapporte que tous les sorciers portent sur eux un fragment d’os de mort dans la doublure de leur vêtement en guise de protection et l’on soupçonne les fossoyeurs d’accointances avec eux (F. Pérot, 1904) ; on prétend dans le Finistère qu’il faut conserver tout ossement trouvé dans un cimetière, car cela permet ensuite de faire un beau mariage (A. Dagnet, 1905)."

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Symbolisme :


Dans le Dictionnaire des Symboles, Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres (Éditions Seghers, 1969) Jean Chevalier et Alain Gheerbrant proposent les notices suivantes :


OS : 1. Le symbolisme de l'os se développe selon deux lignes principales : l'os est la charpente du corps, son élément essentiel et relativement permanent ; d'autre part, l'os contient la moelle, comme le noyau l'amande.

Dans le premier cas, l'os est symbole de fermeté, de force et de vertu (Saint-Martin). On se souvient à cet égard de l'os de mes os de la Genèse (2, 23). C'est l'élément permanent et en quelque sorte primordial de l'être. C'est pourquoi le noyau d'immortalité, le luz (amande) ou le che-li, sont des os très durs. La contemplation du squelette par les chamans est une sorte de retour à l'état primordial par dépouillement des éléments périssables du corps. L'usage d'os humains en Inde et au Tibet pour la confection d'armes divines ou d'instruments de musique n'est pas étranger à ces considérations : ascèse, dépassement de la notion de vie et de mort, accès à l'immortalité.

Si le luz — qui est une amande — se présente comme un os, c'est que la revivification des ossements desséchés évoque la résurrection glorieuse, mais aussi parce qu'il contient le germe de cette restauration comme l'os contient la moelle. Ce qu'exprimé Rabelais dans sa formule célèbre : Briser l'os et sucer la substantifique moelle.

2. Pour les Bambaras les os, constituant la partie la plus durable, sinon impérissable, du corps humain, l'intérieur, le support du visible, symbolisent l'essentiel, l'Essence de la création (ZAHB). Yo, l'Esprit Premier, préexistant à toute création, est le grand constructeur de la moelle des os ; le point central de la croix des directions cardinales, d'où part la spirale du verbe créateur (Faro) est appelé Vos du milieu du monde (DIEB).

Cette croyance qui, partant du squelette entier, a probablement pour expression résiduelle le culte des crânes, est caractéristique des peuples de chasseurs. La part la moins périssable du corps étant formée par les os, ceux-ci expriment la matérialisation de la vie et donc la reproduction des espèces.

Pour certains peuples, l'âme la plus importante réside dans les os. D'où le respect qu'on leur témoigne. Les Turco-mongols altaïques, comme les Finno-Ougriens, ont toujours respecté le squelette du gibier, et surtout du grand gibier, et souvent ils le reconstituaient, après avoir consommé leur chair en évitant soigneusement de briser les os. Les lapons croient qu'un ours dont les os ont été soigneusement conservés ressuscite et se laisse de nouveau abattre. En Laponie comme en Sibérie, les voyageurs et les ethnographes ont rapporté de nombreux témoignages d'enterrement de l'ours, ou d'exposition du squelette reconstitué ; les rites funéraires observés sont analogues à ceux qui sont de rigueur pour les hommes.

Les Orotches, après avoir tué et dépecé Tours, rapportaient dans la forêt tous ses ossements et les plaçaient de telle manière qu'ils représentaient l'animal entier. Les Toungouses reconstituaient le squelette de l'ours sur une estrade, dans la forêt, et l'orientaient vers l'ouest, dans la direction du pays des morts, tout comme l'on faisait pour un homme. Peu à peu, dans la taïga, ces honneurs rendus au squelette entier n'ont plus été réservés qu'au crâne du gibier. Ainsi les Karagasses suspendent le crâne à un arbre, ils ne mangent pas le cerveau pour ne pas devoir briser les os ; les Sagaïs, les Kalars, les Karghinzes, les Toubalars, les Télengites, les Soïotes observent des rites voisins. Le crâne exposé prend une vertu magique : les Soïotes auraient cru que chaque passant qui saluait le crâne serait à l'abri de tout mal causé par d'autres ours. Un témoignage de Maak, rapporté par Uno Harva, montre comment un phénomène de glissement fait passer des rites concernant la conservation des espèces — et plus simplement de la vie — aux notions d'affirmation de l'espèce humaine, face aux autres espèces animales ; le phénomène s'illustre par la conservation des têtes-trophées : Maak aurait observé en effet, pendant ses voyages, comment les Yakoutes et les Toungouses, au retour d'une chasse à l'ours, reportaient les os de la bête dans la forêt, pour les exposer, en un squelette reconstitué, à l'exception du crâne, qu'ils suspendaient à proximité de leur logement, de signe de victoire. U. Harva cite également le témoignage de Lehtisalo selon lequel les Yourak forestiers plaçaient ce crâne sur un abri voisin du chemin, mais recueillaient les autres os pour les enterrer ou les immerger dans l'eau.


3. Le respect des os, dont le retour à la nature assure la continuité des espèces, se retrouve attesté par des coutumes de pêche comme de chasse. Chez les Lapons, les premiers poissons capturés sont tués sans briser une seule arête. C'est-à-dire que la chair est détachée si adroitement que les arêtes ne se cassent pas. Celles-ci sont reportées dans le même lac et au même lieu où le poisson a été capturé. Mme Lot-Falck, dans son ouvrage sur les rites de chasse des peuples sibériens, affirme que les os sont indispensables pour la résurrection des animaux. Quand les os ne sont pas restitués intégralement à la nature, comme les arêtes de poisson chez les Lapons, ils sont brûlés. J. de Plan Carpin écrivait déjà : s'ils tuent des animaux pour les manger, ils ne cassent nul os, mais les brûlent dans le feu. Comme, le note J.P. Roux, il s'agit là d'une coutume assurant que l'animal ira au ciel, sublimé, on pourrait dire purifié par la flamme. Le ciel étant le réceptacle originel de la vie, le cycle de celle-ci, dans ce cas non plus, n'est pas rompu, et dans le complexe symbolique d'où proviennent de telles coutumes résident peut-être l'origine du mythe du phénix, qui représentait justement l'âme chez les Egyptiens. L'oiseau fabuleux était d'ailleurs considéré comme rouge-pourpre, couleur de la force vitale, comme l'atteste son nom, qui provient du phénicien, et l'on sait que les Phéniciens découvrirent la pourpre.

La coutume consistant à offrir aux dieux les ossements des animaux sacrifiés, recouverts de graisse, est déjà attestée dans l'Antiquité grecque ; ces ossements étaient brûlés sur des autels afin que l'animal gagne les cieux où il sera régénéré (voir Hésiode, Théogonie, v. 555-560).

Dans les mythes recueillis en Nouvelle-Bretagne par P. Bley, au début du siècle, de nombreux héros sont ressuscités des morts, si l'on réunit leurs ossements, en les recouvrant de feuilles (généralement de bananier) et en faisant des passes magiques.

Selon une croyance caucasienne, le gibier poursuivi par les chasseurs doit avoir été tue et consommé une première fois à la cour du dieu de la chasse, Adagwa le Sourd. Après leur repas, on dit que le dieu, ses enfants et ses serviteurs remettent les os dans la peau des bêtes consommées, afin' qu'elles ressuscitent et que les hommes puissent les consommer à leur tour. Si un os est brisé, on le remplace, à la cour du dieu, par un bâtonnet (DIRK, d'après la revue géorgienne KREBULI, 1898-1899). Même respect des os, porteurs du principe de vie, dans la mythologie germanique : le dieu Thor, invité chez un paysan, tue ses boucs, les écorche et les fait bouillir. Mais, avant le repas, il ordonne à ses fils de déposer les os sur la peau des animaux, étendue près du foyer. Le lendemain matin il prend son marteau et bénit les peaux : les boucs ressuscitent. Mais l'un des animaux boite, par la faute d'un des fils du paysan qui avait enfreint l'ordre divin et brisé un fémur pour en sucer la moelle ; Thor entre dans une violente colère et emporte les enfants de son hôte en châtiment de cette faute.


SQUELETTE : Personnification de la mort et parfois du démon. Dans l'alchimie, symbole du noir, de la putréfaction, de la décomposition, couleurs et opérations qui préludent aux transmutations. Il ne représente pas une mort statique, un état définitif, mais une mort dynamique, si l'on peut dire, annonciatrice et instrument d'une nouvelle forme de vie. Dans l'image ici dessinée, le squelette, avec son sourire ironique et son allure pensive, symbolise le savoir de celui qui a franchi le seuil de l'inconnu, celui qui a percé par la mort le secret de l'au-delà. Dans les rêves, il indique l'imminence d'un événement qui transformera la vie, en brisant avec une certaine accoutumance, dont le sujet pressent avec angoisse la disparition, sans savoir encore ce qui lui succédera.

Dans l'Antiquité, si l'on en croit Apulée, circulaient des cachets ou statuettes figurant un squelette et servant à des opérations magiques. Ces squelettes étaient censés être des images de Mercure, dieu psychopompe, qui jouissait du privilège de pouvoir descendre aux Enfers et d'en remonter, ainsi que de conduire les âmes des défunts. On pourrait voir là comme une tentative d'identification symbolique du mort au dieu, pour que celui-là participe au même privilège que celui-ci de pouvoir sortir des Enfers ou, à l'inverse, pour vouer et conduire telle personne aux Enfers.

Dans le Satiricon de Pétrone un squelette d'argent aux articulations mobiles fait son apparition dans un banquet, pour symboliser, non plus un dieu ou un mort particulier, mais la mort en général et la brièveté de la vie. Cette vue du squelette en pleine orgie devait exciter les convives à jouir plus intensément de ces instants éphémères du plaisir. Le squelette des agapes n'était pas une exception dans l'Antiquité, non plus que les danses macabres ne le furent dans l'art médiéval.

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Dans Le Temple de l'âme : La Parole divine du corps humain (Éditions Dangles, 1998) Roland Arnold décrypte la symbolique des os :


Les os : Os : du latin ossum et du grec osteon, « os ».


a) La charpente et l’arbre : Le symbolisme de l’os se développe autour de deux thèmes principaux : d’une part, l’os est la charpente de l’organisme, l’élément essentiel et relativement doué de permanence ; d’autre part, l’os contient la moelle comme une coquille dure contient le noyau ou le fruit.

En hébreu, « os » est etsem dont la racine, ets, est « arbre ». Nous avons longuement parlé du symbolisme de l’arbre. Pour que l’arbre puisse porter et donner de bons fruits, il doit être solide et souple.

Pour que l’homme puisse donner de bonnes oeuvres, il se doit d’être solide, c’est-à-dire d’avoir construit un squelette osseux résistant, mais capable aussi d’une certaine souplesse.

Et l’homme sera structuré par les épreuves, ossifié et vertébré jusqu’à ce que le fondement soit stable. Chaque os est une représentation symbolique du squelette dans son ensemble, et la solidité de l’édifice est le reflet de sa plus faible composante.


b) La moelle osseuse : Il existe encore un autre symbole, celui de la moelle située au cœur des os, qui renferme en son sein une fonction très noble : la formation des globules rouges responsables de l’oxygénation du sang.

Le mot « os » en hébreu veut dire « substance, essence » etsem, c’est-à-dire l’essence même de l’homme, divine et sacrée.

La moelle osseuse est cachée dans l’os comme la moelle épinière dans la colonne. La nature ne protège que ce qui est précieux, et l’armature osseuse (tant le crâne que le tissu osseux du squelette) fait office de blindage.

Au sixième mois de l’embryon, les globules rouges ont leur origine dans la moelle osseuse de tous les os.

Pour un adulte, la moelle osseuse pèse dans son ensemble environ 2 600 grammes, c’est-à-dire environ 4,6 % du poids du corps. Elle dépasse ainsi tous les organes en masse sauf le sang, la musculature et le squelette, et elle contient jusqu’à 10 % du sang, c’est dire son importance.

Les cellules du sang et des systèmes de défense naissent en grande partie dans la moelle osseuse et en partie dans les organes lymphoïdes, mais la moelle est à l’origine de la production d’une cellule souche indifférenciée.

Les sels minéraux donnent à l’os sa dureté et sa solidité. Un os dépourvu de sels, c’est-à-dire décalcifié, devient flexible et fragile. Et cela est en relation avec la lumière du soleil (symbole même du divin) : en effet, une calcification insuffisante peut venir d’une carence en vitamines ou de troubles hormonaux. La carence en vitamines peut être due, entre autres, à une exposition insuffisante du corps aux rayons ultraviolets du soleil (rachitisme).

Le roi Salomon disait déjà :


Un cœur calme est la vie du corps

mais l’envie est la carie des os. Proverbes 14, 30.


L’os traduit le fondement du squelette et ainsi le fondement de la vie. Nous avons tous eu un os de gigot d’agneau ou de bœuf sous la main pour expérimenter sa dureté et sa résistance, et finir par conclure qu’il est bien difficile de briser un os.

Dans un corps humain vivant, il est encore plus difficile de le briser. Nous pensons qu’en cas de fracture traumatique, par exemple, l’os qui se brise est soumis à une précontrainte le mettant en tension préalablement par le tonus des muscles, et qu’il suffira d’un petit choc pour qu’il casse.

Le langage populaire ne s’est d’ailleurs pas trompé quant au symbolisme de la dureté des os. On dit bien « tomber sur un os », ou encore « jusqu’à la moelle, jusqu’à l’os, faire de vieux os, etc. »

Les fractures des os ne sont jamais anodines ni dénuées de sens. C’est une atteinte dans la profondeur de la structure qui semble indiquer une cassure, une fracture dans la vie.

Changement de cap s’il en est, on ne vit jamais comme avant, après une fracture. Symbole du travail de restauration, de restructuration physique profonde en parallèle avec celle du mental, d’autant plus que par la suite il y a rééducation dans le sens « nouvelle éducation de la vie ».

Tout problème au niveau du squelette osseux est source et moyen de passer à une autre compréhension des énigmes de la vie.

Michel Odoul, auteur de Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi (Nouvelle Édition revue et corrigée Albin Michel, 2002) nous donne sa vision des os, empreinte de la philosophie chinoise :


Le méridien de la Vessie (signe astrologique chinois du Singe) : [...] Sur le plan physiologique, ce méridien correspond aux os, à la moelle osseuse, aux oreilles. Au niveau psychologique, il est associé à la sévérité, à la fécondité, à la rigueur, à la décision et au sens de l'écoute.

Son heure solaire de force se situe de 15 à 17 heures et il termine son trajet au bout de chaque petit doigt de pied.

[...]

Comment le corps de chaque être humain est-il naturellement constitué ? Si nous l'observons simplement, nous pouvons constater plusieurs choses. Il est tout d'abord construit autour d'une charpente, d'une structure solide et dure qui est le squelette. Ce squelette, constitué par les os, est rigide mais articulé, de façon à autoriser tous les mouvements du corps. Il est lui-même structuré autour de son axe basique qui est la colonne vertébrale. Il s'agit là de notre « tronc magique », d'où partent toutes les « branches » de notre corps.

[...]

Le squelette et la colonne vertébrale : La colonne est composée de vertèbres dont chacune possède un rôle bien précis. Elles sont au nombre de 5 pour les vertèbres sacrées (3 + 2), 5 pour les lombaires, 12 pour les dorsales et 7 pour les cervicales. Nous pouvons déjà commencer à constater la logique de la construction du corps humain. Le chiffre 5 est celui qui porte la symbolique de l'homme, de l'horizontalité, de la matière, de la base des choses (5 Principes, 5 sens, 5 doigts, etc.). Le chiffre 7 est celui qui porte la symbolique de la spiritualité, du divin, de ce qui est élaboré (7 Chakras, 7 planètes, 7 couleurs de l'arc-en-ciel, 7 notes, 7 branches du « chandelier» juif, etc.). Or, les vertèbres sacrées et lombaires qui constituent les deux bases de notre colonne (une fixe, la « source » et l'autre mobile, la « base »sont au nombre de 5. Nos cervicales constituent notre cou. Elles portent ce qu'il y a de plus élaboré en nous, c'est-à-dire notre tête avec notre cerveau et sont au nombre de 7. Les dorsales, enfin, qui soutiennent notre buste sont au nombre de 12, c'est-à-dire la somme des deux (S + 7 = 12, comme les 12 signes du zodiaque, les 12 mois de l'année, les 12 heures de la journée, les 12 sels homéopathiques, les 12 apôtres, etc.). Il me semble bien difficile de croire que cela ait à voir avec le hasard.

[...]

Les maux du squelette et de la colonne vertébrale : Le squelette et les os représentent notre structure, notre architecture intérieure. Chaque fois que nous souffrons des os, cela signifie que nous souffrons dans nos structures intérieures, dans nos croyances de vie, La plupart de ces structures sont non conscientes, ce sont nos archétypes les plus profonds, ce sur quoi nous sommes inconsciemment et en permanence appuyés dans notre quotidien, dans notre relation à la vie. Les grandes croyances des peuples (histoires, cultures, coutumes, religions) font partie de ces archétypes, mais aussi celles qui nous sont plus personnelles comme le racisme, l'éthique, le sens de l'honneur, de la justice, les perversions ou les peurs viscérales. Les os sont ce qu'il y a de plus profond dans notre corps, ce autour de quoi tout est construit, ce sur quoi tout repose, s'appuie. C'est aussi ce qu'il y a de plus dur, de rigide et de solide en nous. C'est en eux que s'abrite la (substantifique?) moelle osseuse, cette « pierre philosophale intérieure » où se produit la plus secrète alchimie humaine. Ils représentent donc ce qu'il y a de plus profond en nous, dans notre psychologie non consciente, ils sont l'architecture de celle-là. Les os sont ce sur quoi et autour de quoi est construit et repose notre rapport à la vie.

Lorsque nous sommes profondément perturbés, touchés, bouleversés dans nos croyances profondes, de base, par rapport à la vie, à ce que nous croyons qu'elle est ou qu'elle doit être, notre structure osseuse nous l'exprimera par une souffrance ou un désagrément. C'est pour cette raison que, par exemple, le phénomène de l'ostéoporose se développe particulièrement chez certaines femmes, mais pas toutes, après la ménopause. Elle se développe d'autant plus que la femme vit sa ménopause comme une perte d'identité féminine. Car l'image archétypale profonde de la femme est encore d'être celle qui procrée. Cela a même d'ailleurs été pendant longtemps son seul « rôle » social. Les femmes stériles ou ménopausées étaient en effet considérées comme inutiles, improductives pour la collectivité ou la famille, au point qu'elles étaient, la plupart du temps, répudiées par leur mari.

Les atteintes générales à la structure osseuse sont rares et ont plutôt tendance à se localiser à un endroit précis du corps (jambe, bras, tête, poignet, etc.). À chaque fois, la signification du message sera directement en relation avec cet endroit, mais en sachant que le problème exprimé là est profond, structurel, lié à une croyance fondamentale qui, à tort ou à raison, est perturbée par le vécu de la personne.

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Le site La Vague de Vie propose un fascicule intitulé "Le symbolisme des organes du corps humain" (malheureusement non sourcé) dans lequel on peut lire la notice suivante :


MOELLE : Cette substance molle et grasse de l’intérieur des os symbolise l’Essence dans la Substance, ce qu’il y a de plus précieux dans un être. Liée à la substance intime des choses, elle désigne métaphoriquement l’Essence de l’Univers, capable de régénérer la Substance. L’Éther.


Les affections de la moelle épinière : Sentiment de grande impuissance ; grande dévalorisation; perte de son centre ; déclin de la joie de vivre. On ne trouve plus rien de nourrissant, d’enrichissant, de précieux. On est blasé dans la vie. On a déserté son idéal. On a manqué sa vocation. On se sent empêché de traduire ses idées ou ses pensées dans la réalité. On a du mal à agir ou à réagir par rapport à un contexte précis. On refuse de laisser la vie et la joie de vivre s’exprimer dans ses actes et ses sentiments.


OS : Ces organes durs et solides du squelette symbolisent la participation au Monde de la Forme matérielle, concrète, tangible et palpable, associées au monde minéral. Ils édifient la charpente du corps, figurant ses éléments essentiels, relativement permanents. Ils contiennent la moelle, le suc de la vie. Support du visible, donc de l’essentiel, ils parlent de force, de fermeté, de vertu, de permanence, de fondement solide. On les relie aux croyances antiques ou traditionnelles, à l’autorité, au soutien général, à la structure de ses principes et de ses croyances, aux systèmes d’organisation généraux. Symboles de pérennité et d’éternité, ils contiennent l’histoire du passé, toute l’expérience accumulée au cours d’une vie. Leur rôle est de conserver ces informations qui enrichissent l’Expérience divine.

En rêve, on peut associer les os à la découverte de secrets personnels, familiaux ou culturels ou à la force intime qu’on n’a pas encore reconnue.


Les affections des os sont reliées à la structure fondamentale, à l’architecture intérieure, aux croyances de vie intimes, à la psychologie profonde, aux archétypes de base, qui, dans la vie courante, servent d’appuis solides, mais inconscients. Ce sur quoi et autour de quoi repose son rapport à la vie et sur lequel on édifie son système évolutif. Révolte contre l’autorité; irréalisme (inadéquation à la vie concrète); sentiment d’impuissance; manque d’obtenir un répit au niveau des responsabilités à l’égard des autres; sentiment de dévalorisation; culpabilisation du plaisir ; situation déstabilisante : On se sent dévalorisé par une personne qui impose qu’on vive une situation qui révolte. Manque d’estime de soi. Les os rompus renseignent sur la faiblesse de la structure de ses plans, la fragilité de ses relations, les problèmes rencontrés dans une expérience.


SQUELETTE : Associé au règne minéral, il symbolise la pérennité et l’éternité, ce qui résiste au Temps. Il traduit la solidité, la fermeté, la stabilité. C’est la structure fondamentale qui supporte le corps humain. Lorsque les composantes du squelette humain sont bien alignées, l’énergie émanant des centres énergétiques de la colonne vertébrale (l’Arbre de Vie) est libérée, ce qui permet de mieux attirer et capter les énergies cosmiques dans le corps. À ce moment, les filaments de la lumière subtile (nâdis), encodés à l’intérieur des cellules, commencent à se réorganiser, épanouissant la conscience.

En rêve, l’apparition d’un squelette permet de reconnaître qu’un aspect s’est éteint ou qu’une relation s’est rompue depuis longtemps. Parfois, il éclaire ce qui n’est pas complètement développé. Il invite à aller au fond des choses. Il peut appeler à se lever et à défendre ses droits.


Les affections du squelette devraient amener à s’interroger sur des problèmes au niveau de la structure extérieure ou de l’architecture intérieure (croyances inconscientes de vie, archétypes profonds, ce sur quoi on s’appuie sans s’en rendre compte dans son quotidien, pensées rigides, psychologie intime).

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Jacques Martel dans Le Grand Dictionnaire des malaises et des maladies (Éditions Quintessence, 2007) nous éclaire sur les significations de l'os et de ses atteintes :


OS (EN GÉNÉRAL) : Les os sont la charpente solide du corps, les piliers, l’arbre de vie. À l’intérieur même de la moelle, le plus profond noyau de mon être, là où naissent les cellules immunes possédant l’habileté me protéger.

L'énergie des reins (en lien avec les peurs et les insécurités/confiance en soi) nourrit les moelle, d'où l'expression « avoir les reins solides ». Les os concernent ma structure, la fondamentale sur laquelle mon être entier est construit, le soutien de tout mon corps émotionnel.

Donc, ils se rapportent aussi à la structure des lois et principes fondamentaux avec lesquels transiger chaque jour et qui sont appliqués par l’autorité (police, instituteurs, parents, etc.) pour permettre d’avoir un certain soutien et pour que le bon ordre règne. Lorsqu’enfant je grandis, je positionne par rapport à l’autorité et il arrive souvent que lorsque j’atteins la même taille que ma autoritaire, mon attitude envers elle va changer de façon significative.

J’accepte ↓♥ de cesser d'avoir peur et j'apprends à me faire confiance.


OS (MAUX AUX...) : Des malaises ou des maladies aux os reflètent, y compris le cancer des os, une rébellion par rapport à cette autorité à laquelle je résiste et vis-à-vis de laquelle je peux même aller jusqu’à me révolter, me sentant incapable ou impuissant à agir par rapport à une certaine situation dictée, à certaines lois ou principes existants. J’ai l’impression qu’on veut me mettre des bâtons dans les roues. Je m’oppose à l’autorité. Je peux me demander si je me sens profondément bouleversé perturbé par rapport à mes croyances de base, à mes convictions intimes. Je suis très désappointé par rapport à plusieurs aspects de ma vie et par rapport à la société en général. Je peux même ressentir un sentiment de désolation tant je suis affecté par certaines situations. Si un malaise ou une maladie affecte mes os, je dois me demander par rapport à quelle facette ou quel aspect de ma personne je me dévalorise, en venant presque à vouloir que celui-ci disparaisse.

Ma valeur en tant qu’être humain est remise en question. Je me sens comme un rebut, un déchet. Est-ce que je me sens annihilé, brisé, fracassé, détruit par les autres ? Soit que je me dévalue et j’ai de la difficulté à me faire respecter, soit que je me cache derrière une image qui ne veut faire transparaître que le côté de ma personne. Je préfère paraître dur et froid : cela me donne l’impression d’être en contrôle au fond de moi, je tremble de peur à l’idée de prendre contact avec mes émotions. Je me sens sans défense, même fainéant.

Me sentant inférieur, j’ai de la difficulté à me tenir droit. Je me sens d’une certaine façon déjà mort. Je ne vaux rien, je ne suis rien. Je suis structuré sur le rien. Ma tourne autour du vide et du manque. Je n’ai pas le droit à l’erreur. Je suis très austère dans ma vie de tous les jours. Ai-je enfreint ou transgressé certaines lois et je vis de la .culpabilité et des remords ? Je peux vouloir m’accrocher à l’image que je donne afin d’aller chercher une estime de moi superficielle. voudrais tant que quelqu’un m’accompagne dans ce que je vis... Si je regarde et analyse quelle partie du squelette est affectée, j’aurai une bonne indication quant à l’aspect de mon existence touché. Dans quel domaine de ma vie ou devant qui ai-je l’impression de devoir plier ? Je me rebelle par rapport à l’organisation de la société et je veux me soustraire aux lois existantes.

Je dois me demander ce qui est « brisé » dans ma vie et par rapport auquel je résiste tellement ; je dois me casser un os pour m’aider à m’arrêter afin d’en prendre conscience.


Une affection de mes os me montre comment j’ai l’impression parfois d’être déstructuré. Mon corps m’envoie un O. S.

J’accepte ↓♥ de développer plus de flexibilité envers moi-même et d’arrêter de me mettre de la pression inutilement. Je prends le temps de m’intérioriser et au besoin je demande de l’aide afin plus clair dans les décisions que j’ai à prendre. Je fais confiance au fait que tout est en place et guidé. Je peux moi aussi, tout comme un architecte, bâtir ma vie avec tous les éléments que je veux.


OS (CANCER DES...) : Si j’ai un cancer des os, je vis un conflit très profond où j’ai l’impression que je ne vaux rien, que je ne suis qu’un moins que rien. J’ai l’impression de n’avoir aucune valeur et je suis tellement d’émotions que je garde à l’intérieur de moi celles qui me trempent jusqu’aux os.

Une autre façon de l’exprimer est que je vis un profond sentiment de dévalorisation. Je vis dans l’abnégation

de moi. Je renonce à qui je suis vraiment. Je peux vivre une situation où mes structures sont fondamentalement ébranlées, remises en question. Cette situation peut m’avoir pris par surprise et je me sens fait jusqu’à l’os. Parce que je me sens contraint par ce qui m’entoure, je me révolte.

J’accepte ↓♥ de reconnaître mes qualités. C’est en devenant plus ouvert et flexible que je pourrai plus facilement transiger avec l’inattendu et le « non conventionnel ». C’est en apprenant à exprimer que je vis, mes émotions que j’éprouve souvent très intensément, que je pourrai guérir et que mes os pourront se régénérer.


OS (CANCER DES...) — SARCOME D’EWING : C’est une forme de cancer des os qui est plus susceptible de m’arriver entre l’âge de 10 et 15 ans même s’il est rare. Comme ce cancer atteint les os de mes jambes, cela signifie une difficulté d’avancer dans la vie. Je crains de ne pas avoir tout ce qu’il faut pour « affronter » l’avenir. Mon squelette crie de douleur devant l’insécurité qui m’habite. Je crois ne pas être en mesure de m’insérer dans un monde adulte.

J’accepte ↓♥ de faire confiance en la vie sachant que celle-ci m’apportera les occasions dont j’ai besoin pour vivre en société.


OS — ACROMÉGALIE : L’acromégalie se caractérise par une croissance exagérée des os des extrémités et de la face. L’hormone de croissance sera donc sécrétée en beaucoup plus grande quantité que la normale. Si je suis dans cette situation, je me demande quelle est la situation où je me suis senti trop petit pour atteindre ou réaliser un projet. Où est-ce que je me suis senti trop petit, trop menu et trop faible pour pouvoir prendre ma place et me faire respecter ? La réponse de mon corps a été démesurée afin de m’aider à prendre plus facilement ma place. Je lui dis merci ! Je voulais impressionner, montrer que j’étais le plus fort. Je peux m’être senti abandonné par l’un de mes proches et l’angoisse d’être blessé encore me fait être distant des gens qui m’entourent. Bien que je puisse avoir l’impression que mon corps prend beaucoup de place, j’essaie par tous les moyens de rester éloigné de la vie qui m’entoure. Je perçois le monde comme froid et j’ai besoin d’une bouée de sauvetage : quelle est la personne ou l’institution qui pourrait me prendre en charge et qui me permettrait de ne plus besoin de m’inquiéter de l’avenir ? » Je doute de mon pouvoir et je recherche la vérité. Je fais compensation en devenant accro à une substance, l’argent, la nourriture, etc.

J’accepte ↓♥ de revoir les structures que je me suis données et celles que la société a pu m’imposer. Ma croissance physique étant grande, il est maintenant temps que je grandisse autant au niveau émotif et personnel. Je fais confiance à la vie et je décide de m’investir dans celle-ci.

Ma nouvelle structure (os) de pensées inclut maintenant le respect de moi-même, de mes émotions, de mes différences.


OS — DIFFORMITÉ : Les os peuvent se déformer à cause de la pression que je me mets ou que j’ai l’impression d’avoir à supporter. Je suis plus rigide mentalement et cela se manifeste par de la colère. La difformité

exprime ce que je n’ai pas pu crier haut et fort. Il arrive souvent que je vive une situation familiale qui « écorche » ma sensibilité et je voudrais pouvoir garder l’harmonie mais cela me demande beaucoup d'efforts. Je me sens obligé de plier et mon corps en fait tout autant. Il est important de regarder où se situe la difformité et regarder la correspondance émotive spécifique de cette partie du corps.

J’accepte ↓♥ d’être plus flexible par rapport à mes principes de vie. Mon ouverture d’esprit permettra d’apprécier différentes facettes de la vie et de découvrir que l’amour a différents aspects.


OS — DISLOCATION : Le mot dislocation (dislocation) signifie une « perte de location », comme si j’étais hors circuit ou dans une voie tout à fait contraire à ce qui se passe. Une dislocation exprime un sentiment de déséquilibre.

Au niveau de l’articulation, l’os se déplace et « sort » complètement du siège de celle-ci. La dislocation me montre jusqu’à quel point je ne suis pas ou je ne me sens pas dans la bonne direction. Comme l’os est relié au noyau de mon être, à l’énergie fondamentale, la dislocation indique un profond changement dans l’énergie la plus profonde de mon être. Ai-je encore ma place dans l’univers ? Qu’est-ce qui me dérange au point que je me sente si confus ? Je suis rendu à une étape de ma vie où mes structures sont en train de changer. Mes valeurs changent, il faut renforcer mes bases. Je peux me sentir tout à fait « à côté de la track (1) ».

Je vérifie et j’accepte ↓♥ de faire la ou les prises de conscience qui s’imposent, ce qui permettra de me dépasser et de voir du nouveau dans ma vie. La dislocation est douloureuse pour que je prenne conscience de la situation que je dois changer afin de ne pas la revivre.


1) Track : terme anglais qui veut dire chemin.


OS — FRACTURE (... OSSEUSE) : Les os représentent la structure des lois et des principes du monde dans lequel je vis. Lorsqu’il y a fracture, celle-ci est l’indication que je vis présentement un conflit intérieur profond. II peut être en relation avec de la révolte ou des réactions par rapport à l’autorité dont je veux me couper. Je me sens limité et je veux sortir de ma prison. J’ai l’impression que je dois constamment faire mes preuves et montrer ma valeur. En résistant trop et en étant impatient par rapport à moi-même et aux autres, mes os n’en peuvent plus et se fracturent. Cette fracture me signale que je ne peux continuer ainsi et qu’un changement s’impose. La localisation de la fracture m’informe quant à la nature de ce changement. Si la fracture a eu lieu lors d’un accident, il faut voir quelle culpabilité je vis par rapport à cette situation.

Pourquoi être aussi dur envers moi au point de me fracturer un os ? Les os représentent aussi le la stabilité et une fracture peut être un avertissement que j’ai du mal à me séparer de mon passé, à le laisser avec flexibilité afin d’éviter un stress inutile et afin de passer à une autre étape de mon évolution. Une rupture s’impose et cela me remet en question. Ce peut être au niveau d’une relation, soit affective soit professionnelle. Ce peut être aussi le fait de me séparer d’une idéologie, une façon de faire ou de penser qui ne convient plus. Mes standards envers moi-même ou la société font-ils que j’exige une certaine perfection au point d’être rigide ? Ai-je mis davantage d’attention sur les activités physiques au détriment des aspects spirituels de ma vie ? Une fracture du crâne m’indique que je vis une situation où je me « prends continuellement la tête » et qu’elle semble sans issue. Je me sens pris et frustré. C’est à « s’en taper la tête contre les murs » !

Pour retrouver cette liberté intérieure, je prends conscience de ce qui me dérange. J’accepte ↓♥ de m’aimer suffisamment pour exprimer ce que je ressens. En retrouvant ma liberté intérieure, je retrouve la liberté de mes mouvements. Je décide de ma vie. Je deviens centré sur moi-même et prends conscience de mon potentiel illimité.


OS — OSTÉOMYÉLITE : L’ostéomyélite est une infection de l’os et de la moelle de l’os qui affecte habituellement une partie située près d’une articulation et survient plus souvent chez les enfants ou les adolescents. L’ostéomyélite se retrouve surtout sur les os longs tels que tibia, fémur, humérus.

L’énergie contenue dans mes os est manifestée par mes articulations. Une infection implique une irritation qui crée une faiblesse intérieure. Je vis colère et frustration par rapport à l’autorité et par rapport à la façon dont la vie est structurée et « enrégimentée ». Je peux aussi avoir l’impression de ne pas être assez soutenu et supporté, souvent par mon père. Je le trouve indifférent et j’adopterai à mon tour le même comportement. Je suis constamment sur mes gardes. Je me méfie de moi-même et de tout ce qui m’entoure, ce qui entraîne une certaine passivité. Je compense par le contrôle parfois dictature.

J’accepte ↓♥ d’avoir à apprendre à faire confiance, à lâcher prise et à accepter ↓♥ que l’Univers me supporte. L’infection ne veut que mettre en lumière certains conflits que je vis présentement. l’ostéomyélite vient d’une blessure antérieure, il est possible que les causes originelles de cette blessure n’aient pas encore été traitées.


OS — OSTÉOPOROSE : L’ostéoporose implique une perte de la trame protéique des os qui deviennent poreux. Elle implique une perte dans l’intention du désir « d’être », une perte d’intérêt et de motivation à être « ici » au plus profond niveau de soi. « Je ne suis plus ce que j’étais ». Je vis du découragement. Je suis seul et las de toujours avoir à me battre contre l’autorité ou contre les lois de l’être humain.

L’ostéoporose apparaît habituellement chez la femme après la ménopause. Puisque ce sont les os qui sont touchés, c’est-à-dire mes structures et croyances de base, je peux me demander quelles sont les croyances auxquelles je m’accroche et que je devrais peut-être changer puisque maintenant, je ne peux plus avoir d’enfants. Je peux encore être autant « utile » et « productive », non pas en ce qui concerne la procréation mais à d’autres niveaux, tant personnel, que social ou professionnel, et apprendre que cela est autant valorisant et enrichissant. Il y a plein de choses que je n’ose plus faire, pensant que « ce n'est pas de mon âge ». Je dois donc surmonter cette tendance à me dévaloriser, me pensant inutile, « bonne à rien ». Je perds mon identité féminine, je me vois moins désirable qu’avant. Puisque je ne peux pas rester jeune, je veux m’effacer de façon progressive, sans laisser de trace. En me critiquant sans cesse et en critiquant les autres je m’empêche de vivre pleinement ma vie. La culpabilité que je ressens peut provenir de mes croyances religieuses. Je regarde ma vie et je peux avoir l’impression que je l’ai ratée. Un sentiment de désolation m’envahit parfois. J’ai l’impression que ma vie est en décomposition. Je ne sais pas comment organiser ma vie qui change rapidement, le courage me manque. J’ai l’impression que ma mort approche ; mes pensées négatives vont anéantir mon énergie créative.

J’accepte ↓♥ de changer mon regard par rapport à celle-ci et de développer plus de tolérance envers moi-même. Je regarde toutes les belles réalisations que j’ai faites. J’accepte ↓♥ d’avoir atteint nouvelle étape dans ma vie et que de pouvoir changer ces structures qui m’ont contrôlé toute ma regarde vers l’avenir, j’analyse ce que j’aime réellement faire et je m’engage à de nouveaux projets. Je surmonte ma timidité. J’ai appris à faire confiance à la vie et à me trouver de nouvelles sources de motivation. Je suis désormais maître[sse] de ma vie !

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