Les Ongles
- Anne

- 30 avr.
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Étymologie :
Étymol. et Hist. I. 1. Début xiies. « serre (des oiseaux de proie) » (St Brendan, éd. E. G. R. Waters, 1012) ; 2. 1121-34 « griffe des mammifères carnassiers (ici loup)» (Ph. de Thaon, Bestiaire, 40 ds T.-L.) ; 3. 1remoitié xiies. « sabot des ongulés » (Psautier Oxford, 68, 36, ibid.) ; d'où 4. loc. fig. qui s'appliquent à des hommes a) 1606 [avoir] bec et ongles (Nicot) ; b) 1611 coniecturer le lion par les ongles (Cotgr.) ; c) 1863 ouvrir l'ongle (Vigny, Destinées, p.168). II. 1. Ca 1130 « partie cornée qui chez l'homme revêt l'extrémité des doigts et des orteils » (Lois Guillaume, éd. J. E Matzke, 11 : al ungle del petit dei) ; d'où 1370 ronger ses ungles (Oresme, Eth., 203 ds Littré) ; 1580 fig. (Montaigne, Essais, éd. Villey-Saulnier, I, 26, p. 146 : m'estre rongé les ongles à l'estude d'Aristote) ; 2. a) xives. rongnier bien près les ongles à qqn (Lett. de Marcel ds Hist. de Flandre, t. II, p. 390 ds Littré) ; b) 1842 avoir les ongles crochus « trait physique caractérisant un usurier » (Reybaud, loc. cit.) ; d'où 1896 « être avare, rapace » (Delesalle, Dict. arg.-fr. et fr.-arg.) ; 3. loc. avec valeur superl. a) 1606 sur l'ongle « parfaitement » (Hist. maccar. de Merlin Cocc., XI ds Gdf. Compl.) ; b) 1694 jusqu'au bout des ongles (Ac.). III. Début xives. [ms.] art vétér. (Lapidaire de Berne, 1109 ds Lapidaires, éd. L. Pannier, p. 142). IV. 1366 « tout instrument en forme d'ongle, de crochet, ici instrument de torture » (Mir. de st Ignace, 687 ds Mir. de N. D. par personnage, éd. G. Paris et U. Robert, IV, 97). Du lat. ŭngŭla « serre, griffe, sabot, ongle », dér. du lat. unguis « ongle » qui a disparu relativement tôt étant donné son absence dans les lang. rom. (v. FEW t. 14, p. 410) ; cet emploi de ŭngŭla est d'orig. pop., plusieurs parties du corps ayant, en lat. pop., reçu des désignations de ce genre (v. aussi jambe) ; jusqu'au xvies. le genre du mot est le plus souvent fém. comme son étymon latin.
Lire également la définition du nom ongle afin d'amorcer la réflexion symbolique.
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Croyances populaires :
Dans le Dictionnaire de la France mystérieuse - Croyances populaires, superstitions, sorcellerie, rites magiques (Editions Omnibus, 2016) Marie-Charlotte Delmas consacre un article aux ongles :
"Ongles : Les ongles, comme les cheveux, font partie des éléments détachables du corps. Ils ne cessent de pousser et doivent régulièrement être coupés. Toutefois, même séparés du corps, ils n’en restent pas moins en lien avec lui. Leur nature de déchet fait des rognures d’ongles un matériau impur, mais comme ils restent liés à la force vitale de leur ancien propriétaire, ce sont d’excellents ingrédients pour la confection de maléfices.
Couper ses ongles : Se tailler les ongles des pieds et des mains n’est pas un acte anodin et il convient de prendre certaines précautions. Plusieurs auteurs romains du I er siècle évoquent des interdits liés à ce geste : Plutarque, dans son Traité d’Isis et Osiris, explique que les ongles sont issus d’une sécrétion impure du corps et que l’on ne doit pas s’en débarrasser durant les périodes sacrées. Dans le Satyricon, Pétrone fait dire à l’un des personnages : « J’ai ouï dire qu’il n’est permis à personne de se couper les ongles ou les cheveux sur un vaisseau, si ce n’est lorsque la mer devient orageuse. » Pline note également dans son Histoire naturelle qu’il est de très mauvais augure de se couper les ongles, sans mot dire et en commençant par l’index, pendant les marchés de Rome (livre XXVIII).
Dans la France du XIXe siècle, de nombreuses croyances restent attachées à la façon de se couper les ongles. Il faut éviter les jours de la semaine qui contiennent des r. A Paris, on explique que cette précaution permet d’empêcher la pousse des envies, petites excroissances de peau autour des ongles, et, dans les Vosges, que l’on sera mieux armé contre les maux de dents. En Normandie, c’est du malheur qui attend le contrevenant et, dans le Haut-Maine, ce sont tous les mois en r qui attirent la malchance. Les Vosgiens proscrivent tout particulièrement le vendredi, car cela allonge les cornes du diable, et recommandent le lundi pour qui veut se préserver définitivement du mal de dents ; en Vendée, on choisira le samedi. Le lien entre les ongles et les dents provient peut-être du fait que les dents tombent et se détachent elles aussi du corps.
On ne doit pas se couper les ongles pendant le déclin de la lune, de crainte qu’ils ne repoussent pas ou que l’on fasse venir des envies (Perche, Vosges). Comme c’est aussi le cas pour les cheveux, les Berrichons pensent qu’une coupe en « lune tendre », c’est-à-dire nouvelle, fait qu’ils repoussent plus vite. En Bigorre, si l’on se taille les ongles après le coucher du soleil, les rognures vont mystérieusement dans les yeux des bêtes à cornes et provoquent la cécité.
Enfin, selon une superstition très répandue en France, il ne faut pas couper les ongles des petits enfants. Cela leur donnerait des doigts crochus, ils deviendraient voleurs ou pourraient même en mourir.
Présages et divination : L’apparence des ongles, comme celle des traits du visage, peut révéler le caractère d’un individu et ses mauvais penchants. Elle peut aussi présager la durée de la vie. Par exemple, on dit en Provence que les personnes qui ont les ongles recourbés meurent jeunes. Au XIXe siècle, les petites taches blanches qui apparaissent parfois sur les ongles sont source de présages. Le plus souvent, elles dénoncent les mensonges que l’on a proférés, mais, dans certains endroits, elles prédisent une vie heureuse (Poitou, Côtes-d’Armor), un cadeau ou un héritage (Corse, Deux-Sèvres). On raconte aussi que ces taches révèlent le caractère jaloux d’une personne (Eure-et-Loir, Deux-Sèvres) ou le nombre de ses péchés (Maine-et-Loire). Pour les faire disparaître, il suffit de souffler dessus le matin à jeun (Seine-Maritime).
En Corse, un signe noir sur les ongles annonce un décès dans la famille si l’on s’en aperçoit dans la maison, un proche parent si l’on se trouve dans un escalier. Si l’on voit cette tache alors que l’on est à l’extérieur, le mort sera un parent éloigné ou un ami.
Il existait jadis un procédé de divination par l’ongle, appelé onymancie, onychomancie ou onixomancie selon les auteurs. Dans son ouvrage Démonomanie des sorciers, Jean Bodin rapporte l’histoire que lui a narrée un médecin le 15 décembre 1558, deux jours après les faits. Venant s’établir à Toulouse, ce médecin loua une maison près de la Bourse. Il l’obtint pour un bon prix car la cave était réputée hantée. Ayant appris qu’un étudiant portugais révélait les choses cachées sur l’ongle d’un enfant, il le convoqua pour tirer au clair cette histoire de fantôme. Le jeune homme déclara voir sur l’ongle d’une petite fille une femme richement vêtue près d’un pilier, parée de bijoux, un cierge à la main. Il conseilla au médecin de creuser à cet endroit car il y trouverait un trésor. Il n’y avait pas de trésor, mais un vent tourbillonnant sortit de la cave par un soupirail, alors que le ciel était serein, et causa des dégâts dans la maison voisine. En revanche, l’esprit ne se manifesta plus.
Cette forme de divination est également évoquée au XVIIe siècle par l’abbé Thiers, et le curé Jean Belot nous apprend qu’elle se pratique à Paris à cette époque. « J’ai vu au faubourg Saint-Germain-des-Prés à Paris un personnage dit le sieur Collinet qui en faisait merveille, et digne d’admiration pour les choses perdues et autres choses secrètes… » (Œuvres, éd. de 1669.) L’auteur nous livre le déroulement de cette pratique qui permet de voir sur l’ongle comme dans un miroir : « On prend un jeune fils ou une fille vierge, et sur l’ongle de sa main droite […] l’on met de l’huile d’olive, mais celle de noix mêlée d’un peu de suie ou de noir est plus requise ; l’ongle ou palme frottée de cette liqueur, l’on fait dire l’oraison dominicale et le Symbole [prières] à cette fillette, puis on lui fait conjurer l’ange par sa virginité en laquelle conjuration sont contenus les hauts noms de Dieu et se commence [par] “N. je te conjure par le Très Haut et par mon ange garde de ma virginité, etc.” » Pour découvrir les richesses cachées dans la terre, « il faut tourner le visage de la jeune vierge en Orient, vers lequel on invoque l’ange Uriel, le premier des anges qui s’appelle en cette science ; si c’est pour reconnaître quelques personnes, lesquelles ayant commis quelque faute ou que l’on désire connaître par affection, il faut détourner le visage de l’enfant vers le Midi, vers lequel on appelle l’ange Ariel, qui est le second. Quand c’est pour une volerie ou larcin qui a été fait de nuit, et que l’on désire reconnaître les voleurs et larrons […] c’est vers l’Occident qu’il faut détourner le visage de l’enfançon et prier Asyriel, qui est le troisième génie de cette science. Mais quand il arrive la mort d’un ami, quand l’on veut connaître celui qui a commis l’homicide, il faut tourner le visage de l’enfant vers le Septentrion et appeler l’ange Gediel, lequel est le quatrième de cette science ; mais de plus il faut remarquer pour faire merveille en cette science de faire prononcer à l’enfant les 72 vers des Psaumes de David […] »
Ce procédé divinatoire n’est pas relevé au XIXe siècle. Toutefois, les jeunes filles peuvent rêver de celui qu’elles épouseront en se rognant les ongles neuf vendredis de suite ou en s’en coupant un chaque jour, jusqu’au dixième, tout en se déshabillant de la main gauche (Deux-Sèvres).
Médecine magique : La force vitale qui relie un individu à ses rognures d’ongles permet de soigner des maladies par transfert. Ce procédé est déjà utilisé dans l’Antiquité, et Pline, au I er siècle, rapporte deux recettes prescrites par les « mages ». La première consiste à mêler les rognures d’ongles des mains et des pieds d’un fiévreux avec de la cire, puis à porter le tout avant le lever du soleil sur le perron de la maison d’un voisin pour que celui-ci récupère sa maladie. Pour la seconde, c’est devant une fourmilière que l’on doit déposer ses rognures, après quoi il faut recueillir et attacher au cou la première fourmi qui les a touchées (Histoire naturelle, livre XXVIII). Cette dernière recette est relevée dans le Berry au XIXe siècle. Dans les Vosges (Rupt-sur-Moselle), lorsque les ongles de main et de pied ont atteint une bonne longueur, on les coupe puis on les place dans une bouteille remplie de sa propre urine ; on enterre le tout profondément dans le sol afin que personne ne puisse y toucher, on dit cinq Pater et cinq Ave à l’intention de la Passion et de la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et c’en est fini des douleurs. Dans les Côtes-d’Armor, on met ses rognures dans un papier que l’on dépose dans un carrefour ; gare à celui qui les récupérera et prendra par la même occasion la fièvre du malade. En Corrèze, c’est sous l’écorce du frêne qu’on les glisse pour guérir la fièvre ; dans le Berry, dans un jeune tremble ou un jeune bouleau.
Pour faire tomber les dents sans souffrir, une recette du Maine-et-Loire recommande de placer les rognures sous l’écorce d’un chêne. Cependant, cela doit être réalisé par une tierce personne, sans que l’intéressé soit au courant et qu’il sache où ses rognures ont été mises.
Sorcellerie : Les rognures d’ongles, comme les cheveux ou les poils, sont des ingrédients de premier choix pour les sorciers, et ce depuis l’Antiquité. Ainsi, lorsqu’on se coupe les ongles, mieux vaut éviter de laisser traîner ses rognures, car des individus malintentionnés pourraient s’en emparer. Il faut les brûler. Dans les nombreux maléfices évoqués par les folkloristes du XIXe siècle, les ongles, comme les cheveux, entrent toujours dans les recettes de charme ou d’envoûtement. Ce sont eux qui incarnent le lien avec la victime. Ils restent attachés à sa force vitale et, par contagion magique, agir sur ces débris conduit à agir sur le corps tout entier.
Les ongles sont également utilisés dans la confection de philtres. Selon un préjugé assez répandu, on peut empoisonner quelqu’un en lui faisant absorber un liquide dans lequel se trouvent des rognures. A défaut de le tuer, on peut l’enivrer en les plaçant dans du vin ; une dose trop forte peut même mener à la folie (Maine-et-Loire). Dans le Morbihan, en revanche, les rognures absorbées dans un verre d’eau soignent la fièvre."
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Symbolisme :
Michel Odoul, auteur de Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi (Nouvelle Édition revue et corrigée Albin Michel, 2002) rattache les ongles à un méridien particulier :
"Le méridien de la Vésicule Biliaire (signe astrologique chinois du Rat) : La Vésicule Biliaire. comme le foie dont elle est le complémentaire, est associée au Printemps. Elle répartit les éléments nutritifs et régularise l'équilibre énergétique dans tout le corps. Elle dirige les sécrétions des glandes du tube digestif comme la salive, la bile, les sucs gastrique, pancréatique, entérique et duodénal.
Elle contrôle la répartition harmonieuse et « juste » des éléments nutritifs et travaille en étroite collaboration avec le Foie qui lui fournit les éléments de base pour sa répartition. C'est pourquoi il est essentiel que l'énergie du couple Foie/Vésicule Biliaire soit équilibré. De par sa nature, la Vésicule participe à l'attitude générale du mental et des organes sur Je plan du « moral ». Si elle est équilibrée, ceux-ci sauront toujours faire face et auront l'énergie et le courage pour résister. Si elle n'est pas suffisamment équilibrée, le moral sera atteint et l'idée de la défaite qui s'installera créera le terrain favorable pour qu'elle se produise réellement. Elle a la charge, avec son complémentaire le Foie, de tout ce qui touche au sentiment et à l'affect. Étant de nature Yang. ce sera dans le rapport à l'extérieur et à la capacité à vivre, à exprimer et à accepter ce sentiment et cet affect. Mais ce sera aussi le rapport à l'intuition et à la sincérité profonde de l'individu qui aura des répercussions sur l'énergie de la Vésicule Biliaire.
Au niveau physiologique, ce méridien correspond, comme le foie, aux yeux, aux muscles. aux ongles. Sur le plan psychologique, il est associé au sens de la justice, au courage, à l'harmonie, à la pureté.
Son heure solaire de force se situe de 23 heures à 1 heure et son trajet termine dans le quatrième orteil (annulaire) de chaque pied."
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Jacques Martel dans Le Grand Dictionnaire des malaises et des maladies (Éditions ATMA Internationales, 2014) nous éclaire sur la signification des ongles et de leurs atteintes :
"ONGLES (en général) : Les ongles représentent le tissu dur et mon énergie la plus profonde et spirituelle, ma force intérieure. Ce sont ces derniers que je peux manier pour créer ma vie. Je prends le temps, je ne brusque pas les choses ainsi, j’évite de brusquer le courant de la vie. Cette force en moi me soutient. Cette protection représentée par mes ongles est constamment avec moi. Ils me montrent quelle est ma capacité à être flexible. Les ongles se manifestent sur mon corps aux endroits les plus « prolongés ». Ils peuvent être affectés lorsque mon activité, ma dextérité, ma direction tendent à changer et que j’ai de la difficulté à faire face à ces changements. Ils dénotent aussi une difficulté à me positionner par rapport aux situations ou personnes. Les détails de mon quotidien peuvent devenir le point de mire de toute mon attention. Les ongles représentent ainsi le sentiment de protection que j’ai par rapport à tout ce qui se passe autour de moi. Un malaise à mes ongles, par exemple une inflammation, indique que je m’accroche et ai de la difficulté à laisser aller. Je me sens vulnérable. Où est mon vrai pouvoir ? Mes ongles peuvent devenir exagérément épais car je veux me protéger comme la tortue avec une carapace épaisse. Je veux m’armer contre les dangers extérieurs et je vis dans une prison. Je veux sortir mes griffes pour me défendre. Si je suis une femme, je n’ose pas me défendre, tandis que si je suis un homme, je peux hésiter à attaquer ou à m’affirmer. Qui que je sois, est-ce vraiment des autres que je dois me protéger, ou de mes propres sentiments d’agressivité et d’autodestruction ? Je veux fermer la porte d’accès de ma personne à tous ceux qui m’entourent pour protéger ma vulnérabilité. Si je prends excessivement soin de mes ongles, je dois me demander quelle est l’image que je veux projeter aux autres afin de cacher une partie de moi que je trouve laide. Des points ou taches blanches sur les ongles m’indiquent que j’ai vécu un événement bouleversant. J’étouffe ma frustration car j’ai peur d’être dans l’action et je reste donc dans la passivité. Je sens le besoin de me défendre comme un animal pourchassé. Des ongles endommagés sont une expression de mon sentiment d’être emmuré et de me sentir presque comme enterré. Des ongles qui se dédoublent sont un signe de ma tendance à vouloir m’accrocher à deux endroits ou deux personnes à la fois. Je suis une route, des règles qui sont néfastes pour moi mais je m’entête à continuer. Je me sens déchiré intérieurement. J’ai le choix d’utiliser mes ongles soit négativement (pour agresser, pour me défendre et pour faire mal, comme chez les animaux), soit positivement en les utilisant pour ma dextérité et ma créativité. Quelle que soit l’énergie utilisée, je peux découvrir l’état de celle-ci en définissant l’état de mes ongles.
J’accepte ↓♥ d’apprivoiser cette force intérieure. Je laisse aller les résistances et je cesse de m’accrocher aux autres. Je ne peux développer cette solidité intérieure qu’en prenant appui sur moi-même.
ONGLES (se ronger les...) : Si je me ronge les ongles, cela indique une nervosité intérieure très grande et l’existence d’une situation qui gruge mon énergie. Cela peut être aussi une insécurité profonde de ne pas être capable d’être ou de faire ce que l’on attend de moi. S’il s’agit d’un enfant, cela peut manifester la présence de rancune ou de frustration par rapport à un parent, cette situation pouvant aussi survenir lorsque je suis devenu adulte. Comme enfant, je peux avoir l’impression que la famille dans laquelle j’évolue m’empêche de m’affirmer et brime ma créativité. Je peux me sentir incapable de me prendre en mains et de m’autosuffire et je veux que les autres s’occupent de moi. Je peux aussi ronger mon frein en refoulant mon agressivité ; en mettant de l’eau dans mon vin, je peux laisser entrevoir un débordement imminent d’émotions non exprimées. Ce peut être une partie de moi que je prends en aversion. Je supprime mon besoin d’exprimer mes besoins, tant au niveau de la parole que sexuellement, car j’ai peur de découvrir ma vraie essence. J’ai de la difficulté à assumer mon autonomie, souvent par rapport à mes parents. Je ne veux plus donner ou recevoir de coups. J’ai l’impression de « creuser ma tombe163 ».
J’accepte ↓♥ d’exprimer toutes mes émotions et d’aller chercher ma sécurité et ma confiance à l’intérieur de moi. Ainsi, je m’épanouis !
ONGLE INCARNÉ : Il s’agit d’un ongle dont les bords latéraux s’enfoncent dans les tissus mous voisins. Il touche le plus souvent le gros orteil.
Un ongle incarné indique de la culpabilité ou de la nervosité par rapport à une nouvelle situation. J’ai le goût de me venger, de m’opposer à quelqu’un (souvent la mère) mais j’en suis incapable. Il peut aussi représenter un conflit entre mes désirs mentaux et spirituels. S’il s’agit de l’ongle d’un doigt, il s’agit d’une situation de mon quotidien et, plus fréquemment, s’il s’agit de l’ongle d’un orteil, il s’agit d’une situation ou d’une décision par rapport à l’avenir. Dans le cas du gros orteil, l’ongle incarné peut représenter mon inquiétude par rapport à la pression que je crois devoir affronter à l’avenir et par rapport à laquelle je me sens déjà coupable, car j’appréhende de ne pouvoir vivre cet avenir avec harmonie et succès. Je vis de la rancune et ma culpabilité m’amène à penser que je n’ai pas le droit d’avancer et de réaliser des choses. Je peux aussi vivre des regrets par rapport à certaines décisions que j’ai prises. Je me punis par la souffrance qu’un ongle incarné occasionne. Il est important de voir quel doigt ou quel orteil est touché afin d’avoir des informations supplémentaires sur la facette de ma vie par rapport à laquelle j’ai à m’ajuster tout en éliminant ma culpabilité. L’ongle a tendance à se replier sur lui-même comme moi je le fais dans ma vie. Je me retire sous ma carapace et je veux tout retenir contre moi. Pourtant, je veux réussir ma vie mais je me sens incapable de réaliser mes rêves. J’ai alors tendance à être agressif, frustré. Je crois que je dois « faire » des choses pour montrer ma valeur.
J’accepte ↓♥ de regarder toutes mes richesses intérieures, de reconnaître toute la force qui m’habite et d’être moi-même. Je n’ai plus besoin de ses « griffes » qui continuent à pousser de tous les côtés et dont je croyais avoir besoin pour me défendre et m’affirmer. Au lieu de vouloir m’accrocher, j’ai avantage à aller au-devant des autres. Je vais de l’avant et je m’appuie sur ma force intérieure.
ONGLES JAUNES (syndrome des...) : Le syndrome des ongles jaunes se manifeste lorsque les ongles de mes doigts ou de mes orteils ont une couleur jaune verdâtre, qu’ils sont épais et recourbés. Médicalement parlant, cela se produit lorsque la circulation de mon système lymphatique est inadéquate, lui-même provenant de trouble respiratoire chronique. Parce que mes ongles sont une protection pour mes doigts et mes orteils, mon corps me manifeste que je dois augmenter mes protections car je me sens fragile et ne fais pas par rapport aux événements de la vie (poumons = vie) dans les petits détails qui se présentent à moi aujourd’hui bu demain. Je trouve ma vie terne.
J’accepte ↓♥ de chercher en moi ce qui peut amener plus de passion dans ma vie. J’augmente en moi l’énergie vitale pour qu’elle se manifeste jusqu’au bout de mes doigts.
ONGLES MOUS et CASSANTS : Les ongles représentent ma vitalité, l’état de mon énergie vitale. Des ongles cassants expriment un déséquilibre quant au niveau de mon énergie et quant à l’utilisation que je fais de celle-ci. Des ongles mous expriment la lassitude que je vis, l’indifférence qui m’habite. Ma vie est aussi terne que mes ongles. C’est à moi d’y mettre du piquant et de voir à bien utiliser mon énergie. Je prends conscience que je vis ma vie d’une façon « molle », en laissant décider les autres pour moi. Je vis dans l’ombre, en refusant les forces qui m’habitent. Je me sens impuissant, fragile comme mes ongles. J’ai de la difficulté à faire face à toutes les émotions qui m’habitent.
J’accepte ↓♥ de me reprendre en mains ! Je découvre toute la force qui m’habite. Que je suis grand et fort et que je peux accomplir de grandes choses. Il ne tient qu’à moi d’être sûr de mes capacités et d’aller de l’avant."
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