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Les Cheveux d'or

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • 2 juil.
  • 4 min de lecture



Origine des noms :


Le site Fleurs sauvages de l'Yonne et d'ailleurs propose une fiche dédié à l'Aster à feuilles d'Osiris qui explique l'origine du nom latin binomial de cette fleur :


  • générique : nom de genre créé en 1825 par un botaniste s'étant beaucoup intéressé aux Astéracées : Alexandre Henri Gabriel de Cassini (1781-1832), de même qu'il avait créé le genre Eurybia en 1820. Cassini précise :


Notre genre Galatella ne diffère de l'Eurybia que par les fleurs de sa couronne, qui sont neutres, au lieu d'être femelles. Nous l'avions d'abord nommé Galatea ; mais, comme ce nom appartient à un genre d'animaux de la classe des Crustacés, il convient de le modifier en changeant un peu sa désinence. La Galatella albiflora, décrite dans ce Dictionnaire (tome XVIII, page 58) ressemble tellement au Linosyris, que nous serions presque tenté de croire que c'est une espèce de ce genre devenue radiée accidentellement. Selon M. Nuttal, elle auroit l'aigrette double, comme les Diplostephium.


In : Tome 37e du Dictionnaire des Sciences naturelles de Cuvier, page 488.


  • spécifique : nom utilisé pour la première fois par Mathias de l'Obel (1538-1616). Du grec λίνον, le lin, et όσυρις, un nom de plante connu de Dioscoride, sans doute l'Osyris alba, une Santalaceae.

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Étymologie :


Selon Wikipedia :


Chrysocome : Mot composé de deux racines grecques :

  • Du grec ancien χρυσός, khrysós (« or »). Le préfixe chryso- sert à former des mots en relation avec l’or ou des éléments dorés.

  • Du grec ancien κόμη, kómê  (« chevelure »). En latin, le nom coma a plusieurs sens :

    • Chevelure de l'homme ou de la femme, cheveux.

    • Crinière, toison.

    • Panache, aigrette du casque.

    • Feuillage, verdure, épi.

    • (Par analogie) Duvet du papier, rayons du soleil, chevelure de la comète.


Autres noms : Galatella linosyris - Aster à feuilles d'Osiris - Aster à feuilles d'Osyris - Aster d'automne - Chevelure dorée - Chrysocome - Linosyris - Linosyris à feuilles de Lin -

Galatella linosyris var. armoricana - Aster d'Armorique -

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Botanique :


Le Conservatoire botanique national de Brest propose une fiche (Version du 10 février 2023) sur la variété bretonne de l'Aster à feuilles d'Osiris dont voici un extrait :


Description : L’Aster d’Armorique est une plante vivace herbacée à fleurs jaunes. C’est une variété littorale d’une espèce à répartition plus vaste, la Linosyris à feuilles de lin (Galatella linosyris (L.) Rchb.f.).

Le port de l’Aster d’Armorique est le plus souvent prostré ; chaque souche émet plusieurs tiges densément feuillées, couchées ou ascendantes. Les feuilles sont sessiles, linéaires et mesurent de 3 à 4,5 cm de long sur environ 2 mm de large. Elles sont de couleur vert foncé, rugueuses sur les bords et ponctuées de glandes en dessous.

Les fleurs jaune or sont toutes tubulées. Elles forment des capitules de 1 à 1,5 cm de large. Ces capitules sont regroupés par 1 à 5. Les fruits sont des akènes, bruns à maturité et prolongés d’une aigrette roussâtre.


Confusions possibles : L’Aster d’Armorique se reconnaît facilement à ses fleurs jaunes, toutes tubulées, et ses feuilles linéaires.

La distinction avec sa « cousine » Galatella linosyris var. linosyris (L.) Rchb.f. est plus délicate et repose surtout sur des critères de port et de taille.

Les individus bretons appartiennent tous à la variété Galatella linosyris var. armoricana.


Écologie et biologie : L’Aster d’Armorique se développe sur les versants et plateaux des falaises littorales, sur des substrats sableux enrichis en matière organique (placages de sable sur falaise) et à faible capacité de rétention d’eau. Les plus belles populations, observées à Donnant en Sauzon (Belle-île-en-mer), se développent sur d’épais placages sableux éoliens qui constituent un massif dunaire « perché » sur le socle rocheux des falaises littorales. Dans les autres sites, les placages sableux sont moins étendus. Il s’agit généralement de versants de falaise sur lesquels on observe des dépôts sableux de plus faible épaisseur.

L’Aster d’Armorique privilégie les situations ensoleillées, on l’observe ainsi le plus souvent sur des versants exposés au sud et sud-ouest.

La plante trouve son optimum de développement dans des ourlets dunaires à Brachypode (Brachypodium rupestre) et Géranium sanguin (Geranium sanguineum), mais on la trouve également dans des pelouses et landes littorales.

L’Aster d’Armorique est un taxon endémique de Bretagne. Il ne pousse que dans trois communes littorales du Morbihan.

Sur le site Fleurs sauvages de l'Yonne et d'ailleurs on peut trouver les caractéristiques de l'Aster à feuilles d'Osyris qui permettent de le reconnaître :


Détails caractéristiques :


  • Sa souche ligneuse à longues fibres.

  • Ses feuilles, nombreuses et rapprochées, glabres et lancéollées, d'un vert mat.

  • Inflorescence (avec absences de fleurs ligulées) en ombelle terminale de capitules.

  • Le capitule n'a donc que des fleurons tubulés de couleur jaune d'or uniquement et profondément quinquéfides. Leurs ovaires, infères et uniloculaires, sont enfoncés dans les réceptacles. Leur calice, très réduit, est représenté par un ou deux rangées (parfois trois) de soies qui après la fécondation s'allongent en forme d'aigrette.

  • Les grains de pollen sont de taille moyenne.

  • Ses fruits sont des cypsèles à pappus aux barbules courtes.

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Symbolisme :


Madame Goyet, autrice d'un ouvrage intitulé Le bouquet du sentiment, ou, Allégorie des plantes et des couleurs. (Chez F.B. Goyet, 1816) présente ainsi le message de la Chrysocome :


"CRYSOCOME linosiris. - Vous vous faites attendre.

C'est dans l'arrière-saison, lorsque les autres fleurs sont presque toutes passées, que la crysocome vient orner nos parterres ; elle croît dans plusieurs parties de la France, et surtout aux environs de Paris."

Dans son Nouveau Langage des fruits et des fleurs (Benardin-Béchet, Libraire-Éditeur, 1872) Mademoiselle Clémentine Vatteau poursuit la tradition du Sélam :


"CHRYSOCOME LYNOSYRIS : Vous faites attendre.

Elle ne fleurit qu'à la fin de la belle saison, alors que toutes les autres fleurs sont passées. Elle est commune aux environs de Paris.


N.B. Selon le Dictionnaire universel françois et latin, (6e édition, 1771 (Tome 2, p. 579)  des Jésuites et imprimeurs de Trévoux :


CHRYSOCOME. s. f. Plante qui est une espèce d’immortelle ou de Stœchas citrina. On l’appelle chrysocome, parce que ses fleurs sont des bouquets d’une couleur éclatante.

Stœcha citrina angustifolia. Voy. Immortelle.

On donne encore ce même nom à plusieurs autres plantes d’un genre très différent."

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