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Le Tulipier




Étymologie :


  • TULIPIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. I. 1745 bot. tulippier (J. B. Le Blanc, Lettres d'un François, t. 2, p. 97 ds Fonds Barbier : Tulippier des Iroquois) ; 1751 tulipier ([La Chesnaye des Bois] Dict. universel d'agric., t. 2, p. 217 : Tulipier, ou Arbre à tulipe). II. 1838 adj. « amateur de tulipes » (Brard, s.v. tulipe: les fous tulipiers [...] qui poussaient l'amour des tulipes jusqu'à la manie) ; 1872 subst. (Littré). I dér. de tulipe* ; suff. -ier*. Cf. angl. tulip-tree (1705 ds NED). II dér. de tulipe* ; suff. -ier*.


Lire également la définition du nom tulipier afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Liriodendron tulipifera - Arbre aux lis.




Symbolisme :





Littérature :


Dans Sans dommage apparent (Édition originale 1999 ; traduction française éditions Denoël, 2001) Ruth Rendell évoque rapidement cet arbre :


Là, il lui fallait de la couleur. La vue offerte par les portes-fenêtres le confirmait, l'éclat des azalées orange et roses, le jaune vif du doronic et des fritillaires impériales. Mrs. Chorley donna leurs noms spontanément.

"Et quel est cet arbre, sur le devant ?

- Un Liriodendron tulipifera", répondit-elle, en articulant à la perfection.

Wexford répondit qu'il espérait s'en rappeler, quoiqu'il en doutât. N'avait-il pas un nom courant ?

"Le tulipier de Virginie, je suppose", dit Mrs. Chorley avec répugnance, comme si elle s'étonnait de voir quelqu'un s'abaisser à appeler la végétation par des noms anglais.




Arts visuels :


Selon Aurélie Michel, autrice de "L’aile exhaussée de la maison Gaudin à Nancy : une manifestation visuelle de la nature". (In : Histoire de l'art, N°72, 2013. L’art de la façade. pp. 69-79) :


L’intervention de Gruber au sein de l’extension de 1899 [de partie exhaussée de l’immeuble situé 97, rue Charles III, à Nancy] est très importante, car elle marque sa première réalisation connue de ce type dans une architecture. Intitulée Le tulipier, la verrière qui prend place dans l’ouverture ménagée par le bow-window est une œuvre remarquable par son style et son échelle. Les panneaux conçus par le maître verrier donnent à la façade un rôle ambivalent : cette dernière sert d’écran, destiné à protéger l’intimité des habitants, mais elle doit aussi conserver une certaine transparence afin d’éclairer naturellement la pièce servant de salon. Jacques Gruber travaille alors, depuis 1893, en tant que collaborateur de la maison Damn ; ses qualités artistiques et sa grande maîtrise technique ont été plébiscitées lors de l’Exposition d’art décoratif et industriel lorrain à Nancv, en 1894. Gruber s’est familiarisé avec la gravure à l’acide, procédé central dans la fabrication d’objets en verre propre à la manufacture Damn. La commande effectuée par Alphonse Gaudin lui permet, pour la première fois, de transposer ce savoir-faire spécifique de petits objets à l’échelle de l’architecture -jusqu’alors, Gruber n’avait employé le verre gravé que sur de petits objets utilitaires.

L’ensemble des vitraux qu’il conçoit pour Gaudin est fabriqué par Charles Gauvillé, alors propriétaire d’une fabrique de verrerie à Maléville. La description faite par Francis Roussel de la verrière du bow-window nous éclaire sur l’impact de l'œuvre dans le rapport à l’espace : « Le Tulipier , arbre exotique, développe sa ramure dans le tiers supérieur de la verrière, son tronc se confondant avec les montants de la porte-fenêtre. » La force qui émane de la composition élaborée par Jacques Gruber provient en effet de la manière dont il conçoit le vitrail non pas comme un élément isolé mais comme un fragment constitutif de l'architecture : l'arborescence suit la segmentation imposée par la présence d'une ouverture. L'arbre est traité à l'échelle de l'architecture ; ainsi le pan de mur tourné vers l'intérieur fait pénétrer la nature dans l'espace habitable et la façade, vue de l'extérieur, renvoie une image en symbiose avec la faune et la flore sculptées aux alentours. Gruber utilise plusieurs variétés de verres, ce qui lui permet de jouer avec les différentes parties du motif, opaques ou transparentes. Le Tulipier comporte huit panneaux, adaptés à la frome incurvée de l'ouverture. Des verres opalescents couvre la partie haute du vitrail et imposent la présence du tronc et des branches, qui se terminent dans une profusion de fleurs et de feuilles. La partie basse de la verrière contient les racines du végétal. Des motifs géométriques constituent un fonds semi-transparent, laissant pénétrer la lumière du jour à l'intérieur de la pièce. L'auteur a choisi de représenter une essence d'arbre exotique, qui souligne l'influence grandissante des motifs japonisants dans la production Art Nouveau. La qualité graphique de la représentation témoigne des talents de dessinateur de Gruber, qui utilise régulièrement le répertoire végétal.

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