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Le Rat-taupe nu

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • il y a 4 jours
  • 13 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour




Étymologie :


  • RAT, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1170 « nom usuel de nombreux mammifères rongeurs » (Rois, éd. E. Curtius, p. 13) ; b) 1606 rat d'eau (Nicot) ; 1668 rat des champs (La Fontaine, Fables, livre I, IX) ; 1725 rat musqué (Mém. Ac. des sciences, p. 323 ds Valm. t. 5, p. 286) ; c) 1808 mon rat « terme d'affection donné à un jeune homme, une jeune fille » (Hautel) ; 1846 « homme avare » (Balzac, Cous. Bette, p. 383) ; 2. a) 1541 être comme rats en paille (Calvin, Sermon sur Job, 29 ds Hug.) ; b) 1651 prendre un rat « ne pas partir (d'une arme à feu) » (J. Loret, La Muse historique, 10 déc., vol. 1, 186 ds Quem. DDL t. 7) ; c) 1725 être pris comme un rat (Grandval, Vice puni, 47) ; 1918 être fait comme un rat (Dauzat, Arg. guerre, p. 260) ; 3. a) 1649 rat de cave « sobriquet des commis des impôts » (Choix de mazarinades, I, 131-2 ds Quem. DDL t. 19) ; b) 1718 avoir des rats « avoir l'esprit folâtre, étourdi » (Le Roux) ; c) 1725 « jeune élève de la classe de danse de l'Opéra et figurante » (Momus exilé ds Quem. DDL t. 15) ; d) 1773 rat d'église « personne bigote » (D'Alembert, Lettre à Voltaire ds Littré) ; 1869 id. « bedeau, suisse » (Littré) ; e) 1821 « voleur » (Ansiaume, Arg. bagne Brest, f° 14 v o, § 413) ; 1836 rats d'auberge (Vidocq, Voleurs, t. 2, p. 50) ; 1907 rat d'hôtel (Nouv. Lar. ill. Suppl.) ; 4. 1554 « nom usuel des poissons du genre uranoscope » (Rondelet, Libri de piscibus, p. 306). Prob. d'un rad. expr. ratt-, né de l'imitation que fait l'animal en grignotant (v. FEW t. 10, p. 125-126).


  • TAUPE, subst. fém.

Étymol. et Hist. A. 1. a) Ca 1250 (Richard de Fournival, Bestiaire d'amour, éd. C. Segre, p. 35, 3 : la taupe ki goute ne voit, ains a les iels desous le cuir) ; xiiie s. [ms.] (La Chante-pleure, ms. Bibl. nat. fr. 837, fol. 335 vo, fac-sim. publ. par H. Omont, Paris, 1932, p. 670b) ; 1840 empl. adj. couleur taupe (Pt courr. dames, loc. cit.) ; b) 1798 fig. « homme sournois et dangereux qui agit par voies souterraines » (Ac.) ; 1845 « traître » (Besch.) ; 2. a) 1765 taupe de mer « scolopendre de mer » (Encyclop. t. 15, p. 938b); b) 1779 id. « squale, requin » (Duhamel du Monceau, Traité des pêches d'apr. FEW t. 13, 1, p. 61b) ; 3. 1783 « tumeur à la nuque du cheval » (Fr. Rozier, Cours compl. d'agric., t. 3, Paris, p. 272a). B. 1888 « classe, ensemble de taupins » (Villatte, Parisismen). A issu du lat. talpa « taupe ». B réfection de taupin*.


  • NU, adj.

Étymol. et Hist. A. Adj. 1. a) α) ca 1100 fig. (os) nut «(os) dépouillé de la chair» (Roland, éd. J. Bédier, 3607) ; β) début du xiie s. « qui n'est couvert d'aucun vêtement » (St Brendan, éd. I. Short et Br. Merrilees, 1222 : homme nud) ; b) 1176-81 « mal vêtu » (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 5294 : Ne ja n'en serons mialz vestues ; Toz jorz serons povres et nues) ; 2. a) α) ca 1100 espee nue (Roland, 3581) ; β) 1580 cheval nu « cheval sans selle, sans harnais » (Montaigne, Essais, I, 42, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 259) ; γ) 1838 dr. titre nu (Balzac, loc. cit.) ; b) 1690 à oeil nud (Fur.) ; 1798 l'oeil nud (Ac.) ; 3. ca 1155 nu de « dépourvu de » (Wace, Brut, 6106 ds T.-L.: Cument fust terre defendue Ki de bons chevalers ert nue !) ; b) 1607 « sans arbre ni verdure (d'un terrain) » (Hulsius, s.v. Vogelweide d'apr. FEW t. 7, p. 228) ; c) 1690 « peu ou mal meublé » (Fur. : maison nue) ; 4. a) 1547 vérité nue (Marguerite de Navarre, Comédie du désert, 1358 ds OEuvres, éd. Schneegans, p. 173) ; b) 1549 « dépouillé (style) » (Du Bellay, Deffence et illustration de la langue françoyse, éd. H. Chamard, p. 23, 12 : langue pauvre et nue) ; 5. a) 1636 zool. (Monet, s.v. ouaille : oüaille nue par le vantre, sans laine) ; b) 1763 bot. graine nue (Adanson, Familles des plantes, 1ere partie, p.LIII). B. Loc. à nu 1. 1174-76 « sans vêtements » (Guernes de Pont-Ste-Maxence, Vie de St Thomas, 5343 ds T.-L.) ; 2. 1660 cheval à nu (Oudin). C. Subst. 1. 1535 [éd.] nud « partie du corps laissée nue » (J. Bouchet, Triomphes de la noble et amoureuse dame, f° 84 v° ) ; 2. 1676 peint. (Félibien). Du lat. nudus « dévêtu, vêtu légèrement, découvert, sans ressources, dépourvu de, sans ornement (style), pur et simple ».


  • HETEROCEPHALE, subst. masc.

    • HETERO- Élém. tiré du gr. ἕτερος « autre », entrant dans la constr. de très nombreux termes sav. (subst. et adj.) et marquant l'idée d'une différence de forme, de nature, de provenance entre des individus, des espèces, des éléments.

    • -CEPHALE Élément préf. tiré du mot gr. κεφαλή « tête », entrant dans la compos. de nombreux mots sc.


Lire aussi la définition des mots rat, taupe et nu pour amorcer la réflexion symbolique.

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Zoologie :


Emmanuelle Pouydebat, autrice également de Quand les animaux et les végétaux nous inspirent (Éditions Odile Jacob, 2019) s'intéresse au potentiel inspirant des rats-taupes nus :


"Les superpouvoirs du rat-taupe nu (Heterocephalus glaber). Le rat-taupe nu est un petit animal vivant en colonies dans des galeries souterraines.

Totalement dépourvue de poil, quasiment aveugle, pourvue d’un museau rose d’où sortent deux longues incisives, cette espèce à la peau plissée et originaire d’Afrique de l’Est n’en demeure pas moins l’une des plus fascinantes de la planète. En quel honneur ?

Tout d’abord car le rat-taupe nu est le seul mammifère eusocial : la colonie comprenant jusqu’à 300 individus est gérée par une énorme reine, comme chez les insectes sociaux.

Ensuite, en l’honneur de sa résistance impressionnante au viei lissement. Car figurez-vous que ce rongeur peut survivre jusqu’à 18 minutes sans oxygène et qu’il est le témoin d’un fait encore plus incroyable : le rat-taupe nu ne suit pas la loi de Gompertz-Makeham. Qu’est-ce à dire ? Il s’agit d’une équation du risque exponentiel de mourir en vieillissant, qui décrit l’augmentation du taux de mortalité avec l’augmentation de l’âge, après avoir atteint l’âge adulte. Ce modèle mathématique mis au point au début du XIXe siècle s’applique à tous les mammifères, dont le risque de mort augmente proportionnellement avec le temps. Par exemple, pour l’espèce humaine, la probabilité de mourir double tous les huit ans après l’âge de 30 ans. Ce n’est pas le cas du rat-taupe nu qui n’a que faire de cette loi ! À sa naissance, il a environ 1 chance sur 10 000 de mourir. Une fois sa maturité atteinte, vers l’âge de 6 mois, le même risque de mortalité est maintenu. Et, trente ans plus tard, il n’a que légèrement diminué. Autrement dit, son risque quotidien de mortalité ne change quasiment pas au cours de sa vie. Passionnant. Encore un exemple qui contredit toutes les lois de la biologie.

Outre le fait que le rat-taupe nu semble être en bonne santé jusqu’à sa mort, sa longévité est incroyable. Quand les souris atteignent 1 ou 2 ans, le rat-taupe nu, de même taille, peut, quant à lui, vivre plus de 15 ans et même jusqu’à plus de 30 ans ! Pour un humain, cela correspondrait à une vie de plusieurs siècles en parfaite santé. Les femelles de plus de 30 ans restent même fertiles ! Incroyable mais vrai ! Par quels phénomènes ces prouesses sont elles possibles ? Percer les mystères de cette petite bestiole est le rêve de plusieurs chercheurs, dont le biologiste Rochele Buffenstein qui héberge à San Antonio le plus grand et le plus vieil élevage de rats-taupes nus au monde. Combien de petites merveilles ? 1 500, s’il vous plaît ! De quoi comprendre ce qui se cache derrière ? Pas sûr, ou en partie seulement91. Heureusement que le vivant ne dévoile pas tous ses secrets… Car les mécanismes biologiques de la longévité sont loin d’être maîtrisés. Et les secrets de ce petit rongeur ridé hors norme n’ont pas été tous percés. Quant au cancer, tous les espoirs sont permis… En effet, le rat-taupe semble épargné par les cancers, tout comme par les maladies cardiovasculaires et par Alzheimer. Pourtant, ces maladies touchent fréquemment d’autres mammifères. À titre anecdotique, on sait qu’en 2016 quatre cas de cancers de rats-taupes nus ont été avérés en captivité parmi les milliers d’individus étudiés depuis près de quinze ans. Si les causes génétiques ou épigénétiques de ces tumeurs malignes restent à déterminer, les mécanismes qui permettent à ce rongeur de ne quasiment jamais développer de cancers restent également à élucider. Il semblerait que la forte présence d’acide hyaluronique dans l’espace situé entre les cellules du rat-taupe nu empêcherait ses cellules de s’agglutiner pour former des tumeurs. En effet, si on bloque la production de cette molécule chez 80 rats-taupes nus, les cellules se regroupent et leur offrent le potentiel de former des tumeurs. Ces résultats pourraient constituer une piste prometteuse de recherche de traitement pour les humains à base d’acide hyaluronique de rats-taupes nus. Cette molécule est d’ores et déjà utilisée pour apaiser des douleurs (arthrite) ou comme solution antirides ! À quand de nouveaux traitements anticancéreux inspirés d’un petit rongeur africain maigre et fripé ?"

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Nicklas Brendborg, auteur de Pourquoi les méduses ne vieillissent pas... et autres secrets de longévité de la nature. (Éditions Leduc, 2025) complète ces informations :


"Je ne vous ai pas encore présenté la star des études sur la prolongation de la vie au sein du règne animal.

Le champion de la lutte contre le vieillissement est originaire d’Afrique de l’Est. Vous ne le trouverez pourtant pas dans les vastes étendues de la savane. Mais, pour peu que vous creusiez le sol sur quelques centimètres, vous pourrez découvrir ce minuscule animal trottinant dans les galeries longues de plusieurs kilomètres qu’il a construites.

Ce n’est pas son apparence qui fait du rat-taupe nu – c’est ainsi que nous appelons cette créature – le chouchou des chercheurs. Imaginez un rat tout droit sorti de vos pires cauchemars : c’est lui. Une peau dénuée de poils, rose et fripée, quelques longs poils épars, des dents de devant placées à l’extérieur de la bouche – elles lui servent à creuser. Et de minuscules points noirs en guise d’yeux, à peine fonctionnels.

Mais, en dépit de son allure, le rat-taupe nu a de nombreux amis. Les galeries de cette créature de l’Est africain sont de véritables royaumes, bâtis par des colonies de 20 à 300 membres qui en assurent la maintenance et y patrouillent pour traquer les ennemis et rechercher de la nourriture.

Lorsqu’ils ne sont pas en service, les membres de la colonie se tiennent au quartier général, où ils bénéficient de pièces pour stocker la nourriture, de dortoirs, et même de toilettes. Le quartier général est aussi le domaine du rat-taupe le plus spécial de tous : la reine. Car une colonie de rats-taupes nus ne fonctionne pas comme une horde normale de mammifères. Ils sont au contraire les seuls mammifères à être eusociaux, une organisation sociale d’un genre plus souvent associé à des insectes, comme les fourmis ou les abeilles. La reine est le seul rat-taupe nu capable d’avoir des enfants. Le reste de la colonie est formé d’ouvriers et de soldats temporairement stériles, en dehors de quelques mâles choisis par la reine comme jeunes partenaires. Si les scientifiques qui consacrent leurs recherches au vieillissement sont fascinés à ce point par le rat-taupe nu, c’est parce qu’il ne se plie pas à la corrélation habituelle entre taille et espérance de vie. Le rat-taupe nu adulte pèse environ 35 grammes, guère plus qu’une souris. Ce qui ne l’empêche pas de vivre bien plus de trente ans, contre une longévité record d’environ quatre ans chez la souris.

Pour saisir l’importance de tout cela, imaginez que vous entamiez des recherches sur le vieillissement. Où vous tourner pour trouver des idées ? Une solution s’impose : étudier les animaux qui vivent longtemps – peut être vous livreront-ils quelques-uns de leurs secrets.

Et de vous demander... Un animal qui vit longtemps... Une baleine ? Pas très pratique en laboratoire ! Un éléphant ? Même chose. Des oiseaux dans de petites cages ? Torture animale, et ce ne sont même pas des mammifères ! Pourquoi pas le rat-taupe nu ? Il vit longtemps ? Gagné ! On peut l’étudier en laboratoire ? Gagné ! C’est un mammifère, comme nous ? Gagné ! Jusqu’ici, tout va bien.

L’autre défi consiste à trouver quelque chose auquel comparer notre animal. Un choix évident consiste à se tourner vers un parent à courte durée de vie. On pourra alors examiner ce qui diffère entre eux pour s’efforcer d’expliquer les écarts entre leurs durées de vie. Les deux animaux les plus étudiés en laboratoire sont les souris et les rats. Là encore, le rat-taupe nu est le sujet parfait, puisqu’il se trouve être un proche cousin de ces derniers, tout en ayant une espérance de vie très différente. Cette petite créature est donc parfaite pour l’étude du vieillissement.

Des chercheurs du monde entier étudient les rats-taupes nus depuis des décennies. Selon eux, il est pratiquement impossible de distinguer un individu jeune d’un individu âgé : le premier est glabre et ridé et le second… aussi. Il s’agit cependant d’une observation intéressante. Non seulement les tests scientifiques montrent que les rats-taupes nus vieillissent lentement, mais cela se voit.

Ces chercheurs ont aussi relevé que les rats-taupes nus sont quasiment immunisés contre le cancer, même lorsqu’on cherche à le leur inoculer. Sur les milliers de rats-taupes nus étudiés, seules six tumeurs ont été détectées, ce qui est tout à fait remarquable chez un animal si petit. En comparaison, des marques de cancer sont découvertes après leur mort sur 70 % des souris de laboratoire. La norme pour une espèce quelconque, nous compris, est de 20 à 50 % d’individus atteints d’un cancer. Dans de nombreux pays développés, les décès dus au cancer ont dépassé ceux dus aux maladies cardio-vasculaires. Et pourtant, un petit rongeur d’Afrique orientale a trouvé le moyen de dompter cette maladie. Une créature miraculeuse, en vérité, et qui va jouer un rôle central dans l’histoire du vieillissement que nous allons conter.

[...]

L’hormèse chez les animaux : Les oiseaux qui vivent longtemps n’ont pas moins de stress oxydant que les autres. Et le rat-taupe nu en a au moins autant que sa cousine la souris, qui vit bien moins longtemps. D’une façon générale, si le rat-taupe nu vit longtemps, ce n’est vraisemblablement pas parce qu’il serait épargné par les facteurs de stress, mais parce qu’il est particulièrement bien équipé pour leur faire face. Qu’il s’agisse de l’exposition à des produits chimiques nocifs pour l’ADN, d’un manque d’oxygène ou de l’ingestion de métaux lourds, le rat-taupe nu s’en sort bien mieux que la souris. Il semble bien que le secret d’une longue vie tienne non à l’absence de périodes difficiles, mais à la capacité à résister aux attaques.

[...]

Le rat-taupe nu combatif : Les rats-taupes nus sont bien plus aptes que leurs proches parentes, les souris, à survivre à des facteurs de stress tels que les produits chimiques nocifs pour l’ADN, les métaux lourds et les chaleurs extrêmes. Dans le même temps, leurs cellules ont une activité autophagique bien plus importante que celles des souris. Les rats-taupes nus présentent aussi une activité plus grande dans un autre système d’élimination des déchets cellulaires – les protéasomes – dont l’activité spécifique est l’élimination des protéines endommagées. Cette activité accrue dans la collecte des déchets cellulaires pourrait expliquer pourquoi les chauves-souris et les rats-taupes nus vivent bien longtemps que les autres mammifères de même taille."

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Symbolisme astrologique :


Gabriel, le créateur du Site Zooastro.com propose de trouver son animal astral en fonction de la position du Soleil et de la Lune dans notre thème :


"Les Rongeurs correspondent au signe du Capricorne. Le Capricorne est un signe de Terre Cardinal marquant le début de l’Hiver. Le natif du Capricorne cherche classiquement à concrétiser une ambition plus large que lui-même. S’il peut paraitre dur et buté, il a toujours à l’esprit le bien commun, la protection des siens, un goût pour les œuvres collectives. Il aime sédentariser son auditoire dans un lieu protecteur ou dans une culture partagée, et en cela, c’est un animal politique. Humble et endurant, il sait résister à toutes les pressions.

Le Capricorne est collectif. Après le Sagittaire (les Carnivores), qui a rassemblé autour de lui, et dicté un but à atteindre, il appartient au Capricorne de donner au groupe une structure stable et protectrice. D’apparence plus humble, le Capricorne est tout aussi ambitieux.

Dans le monde animal, les Rongeurs sont les meilleurs candidats pour transcrire fidèlement le symbolisme du signe du Capricorne :


Les Rongeurs, des protecteurs : Comme tous les Mammifères, les Rongeurs apportent à leurs petits des soins parentaux importants. La phase d’allaitement implique généralement la construction d’un nid protecteur, et la constitution de réserves de nourriture. les Rongeurs typiques jouent donc la sécurité et la prudence avant tout. Cette humilité ne les a pas empêchés de proliférer, et ils forment le plus grand ordre de mammifères aujourd’hui.

On retrouve là les caractéristiques du 10ème signe du Zodiaque : « Renoncer pour mieux dominer » est la devise du Rongeur. La structuration sociale où chacun a sa place et son rôle est son obsession. Le Rongeur fait passer la raison et le collectif avant tout. Sa patience et son sang-froid n’ont d’égal que son endurance.


L’Hétérocéphale ou la Constitution : Les Rongeurs sont attirés par une forme de vie austère et dure. Ils échafaudent des plans ambitieux. Leur désir de constructions durables vise à abriter une famille, ou un groupe auquel ils tiennent beaucoup. Lents mais réfléchis, solides et équilibrés, secs et rigides, ils se réalisent dans la construction de structure sociale. Ils resserrent le lien qui les unissent de longue date à leur culture, leur civilisation.

L’Hétérocéphale a de surcroit un besoin vital d’amitié et de fraternité. Il se perçoit comme le maillon d’une chaîne, différent et original certes, mais dont le but n’est pas de mettre en valeur son ego ou de s’affirmer individuellement. Cette personnalité se nourrit de ce lien social qui lui est essentiel. Il est donc attiré par toutes formes de réseaux sociaux, par des projets et des idéaux permettant d’animer une communauté de pensée. Son goût pour les lois supérieures et les technologies est son point sensible.


Les particularités de l’Hétérocéphale : L’Hétérocéphale place sa Sensibilité sociable au service d’une volonté constructive. Il a une soif de communication sur des sujets de société, des aspirations humanistes et fraternelles. Il se soucie d’animer le vivre ensemble en s’ouvrant à la diversité des personnes qui composent le groupe. Rien ne le choque. Mais chez l’Hétérocéphale, cette tolérance et cet universalisme ne restent pas des idées en l’air. Bien au contraire! Ce sont des idées fixes. Des principes ancrés dans le marbre en lettres d’or.

Il met toute sa rigueur et sa concentration à bâtir un groupe où tout le monde ait sa place. Cela implique des règles, des lois supérieures, voir même sacrées, qui dépassent l’individu et rassemblent tout le groupe. Paradoxalement, cette loi est dure : « Dura lex, sed lex » pourrait être sa devise. Normalisateur, l’Hétérocéphale conçoit l’individu comme la partie indissociable d’un groupe, comme le maillon d’une chaîne. Chacun doit rester à la place que l’intérêt supérieur lui a dicté.

Totalement tourné vers sa société, l’Hétérocéphale est intéressé par tout ce qui peut protéger son groupe. Obnubilé par le « toit commun », il cherche à faire durer aussi longtemps que possible un débat social dans une population amenée à s’accroître. Ses projets sont pragmatiques, fonctionnels. Avec lui, la construction est concertée, aménagée en fonction des besoins du moment, longuement réfléchie et débattue. Cela présente l’avantage d’une meilleure intégration de l’usager, mais peut aussi conduire à la production d’une tour de Babel qui fragmente le groupe à force d’y accepter toutes les tendances.


Les pouvoirs de l’Hétérocéphale : L’Hétérocéphale a un esprit de groupe et d’entreprise très développé. Pour lui, la famille est sacrée, et il sait comme personne faire durer les structures qui permettent son épanouissement.

Le natif de l’Hétérocéphale aura tout intérêt à s’orienter vers une activité qui exalte son désir de construction sociale, alimenté par son goût pour le débat collectif. Il aura une prédisposition pour les questions de société et le droit. Sa capacité à structurer une famille, et à ancrer dans le réel une pensée collective lui seront profitables dans toutes les carrières politiques et sociales ou les métiers juridiques. Mais quel que soit le domaine qu’il choisira, il cherchera à défendre et conserver des principes supérieurs.


Ex : Richard Nixon, Juan-Carlos d’Espagne, Muhammad Ali, Salman Khan"

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