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  • Anne

Le Margousier




Étymologie :


Selon Wikipédia : Le nom de genre "Melia" vient du terme grec signifiant "frêne" pour la ressemblance du feuillage et des bourgeons sombres. Le nom spécifique, « azedarach », provient de la contraction du nom persan de cette espèce, « azad-dhirakt » signifiant « arbre noble ».


Autres noms : Melia azadarachta ; Arbre aux chapelets ; Arbre saint ; Azadarachta ; Lilas des Indes ; Lilas de Perse ; Mélia ; Neem des chevaux.




Symbolisme :


Selon Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani :


Cette plante (Melia azadarachta) est appelée "arbre saint" ou "arbre aux chapelets", car les noyaux de ses fruits sont utilisés, en Espagne, en Grèce, au Liban et chez les coptes d’Égypte, pour fabriquer des chapelets. On raconte que, lorsque le général Kléber, à qui Napoléon avait donné le commandement en chef du corps expéditionnaire en Égypte (1799), fonda la Légion copte, les volontaires s'estimèrent dupés :

Pour les séduire, en effet, Kléber leur avait présenté la France comme une ardente championne de la chrétienté et les régiments napoléoniens comme les héritiers des croisés [...] Quand les coptes découvrirent l'anticléricalisme virulent des "bleus", ils furent atterrés. Pour se venger, ces redoutables commerçants vendirent, à prix d'or, des chapelets d'azadarachta au soldats français crédules : il ne s'agissait nullement de chapelets chrétiens, leur assurèrent-ils ; c'étaient des gris-gris très puissants, fabriqués par les sorciers soudanais dans leurs collèges magiques du Bahr-el-Arrak. Avec des noyaux d'azadarachta dans leur giberne, les bleus seraient invincibles. Droit sur la mer Rouge... A nous l'Arabie ! Plus d'un paysan démobilisé, en Provence, Anjou ou Picardie, dut regarder, songeur, son chapelet copte, exposé parmi ses souvenirs militaires, et penser au honteux rapatriement, sur des navires anglais, du dernier bataillon, désarmé après la capitulation à Alexandrie du général Menou.

En Espagne, au XIXe siècle, au cours des insurrections carlistes, "les partisans de don Carlos montaient à l'assaut avec un chapelet d'azadarachta noué autour de la ceinture".

Les graines pilées de la plante servent à des charmes censés attirer la chance. Pour ceux qu souhaitent un changement de vie, il leur est recommandé d'avoir constamment dans leur poche quelques noyaux d'azadarachta.

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Dans L'Âme des pierres précieuses dans la science des sept rayons(Éditions Alphée Jean-Paul Bertrand, 2010) Michel Coquet rapporte que :


Dans le sud de l'Inde, en vue de rendre un couple fécond, on pratique un rituel (Arasanikkal) consistant à placer côte à côte deux arbres pour les marier. Le premier est toujours un figuier sacré (ficus religiosa), considéré comme étant de polarité masculine. Le second est un margousier, de polarité féminine. Lorsque leurs racines sont supposées se toucher, on marie les deux arbres en plaçant à leurs bases des pierres plates gravées appelées nagakkals. Les gravures représentent populairement des nages ou serpents, mais pour les initiés, il s'agit d'une représentation de la kundalini et ses deux méridiens (nadis). Les gravures peuvent être légèrement différentes, mais elles se composent de trois ou quatre pierres, l'une représente ida nadi, la seconde représente ida (féminin) et pingala (masculin) réunis, et la pierre centrale montre la déesse de la terre, Kundalni-shakti entourée des deux nadis précédents. On retiendra que le jour le plus propice au rituel (puja) est le vendredi (jour de Vénus). Le serpent a été choisi parce qu'il est associé à la saison des pluies, saison où sortent les reptiles, et où la terre est fertilisée. Les mégalithes que l'on trouve dans le monde entier, malgré quelques divergences, avaient une signification similaire.

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