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  • Photo du rédacteurAnne

La Vive




Étymologie :

  • VIVE, subst. fém.

Étymol. et Hist. Ca 1393 (Ménagier de Paris, éd. G. E. Brereton et J. M. Ferrier, p. 240). Altér. de vivre « id. » ca 1280 (Bataille de caresme et de charnage, éd. G. Lozinski, 441, var. xiiie s. guivre, déb. du xive s. wivre, glosé à tort « lamprillon » par l'éd., v. A. Långfors ds Romania t. 60, p. 258) remontant au lat. vipera « vipère », v. guivre et vouivre.


Lire également la définition du nom vive afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Trachinus draco ; Dragon de mer ; Dragon marin ; Épine de Judas ; Grande vive ; Vive commune ;

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Symbolisme :


Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995 et 2019), Éloïse Mozzani nous propose la notice suivante :


Ce poisson vivant surtout dans le sable des côtes, dont le nom vient de « wivre » (vouivre ou serpent fabuleux) et du latin vipera (vipère) et qui est surnommé « épine de Judas », ou, en Belgique, « dragon marin », était redouté des pêcheurs à cause des épines venimeuses de ses nageoires : sa piqûre passait pour aussi dangereuse qu'une morsure de vipère et quand elle était provoquée par une grosse vive, on pouvait en souffrir toute sa vie. On disait aussi que la douleur se réveillait « d'une marée à l'autre ». Cette croyance, signalée comme assez courante par le naturaliste Lacépède (mort en 1825), vient de ce que les symptômes durent habituellement une douzaine d'heures, temps qui sépare la haute marée de la suivante.

Selon la légende, « au temps jadis, le dieu des eaux, voulant visiter son domaine, prit pour le conduire la vive qui était alors le roi des poissons ; mais celui-ci, jaloux de son maître, forma le projet de le perdre et le mena dans un endroit où il y avait beaucoup de requins ; comme ls s'approchaient du dieu pour le dévorer, celui-ci les foudroya ; puis il maudit le traître, et lui dit que son arête serait désormais remplie d'un venin dangereux, qui le rendrait odieux aux autres poissons et aux hommes ».

Pour rendre inoffensive et indolore une piqûre de vive, il faut tuer celle qui l'a faite et écraser son fiel, ses tripes ou son cerveau sur la blessure ou bien, comme on le recommandait au XVIe siècle, piquer plusieurs fois avec l'arête responsable la partie atteinte. Certaines conjurations passaient également pour efficaces. En Picardie, on disait onze fois de suite : « Si tu piques min pied, tu ne piqueras mi min cu. » Dans le Pas-de-Calais, on répétait trois fois l'oraison suivante :


Petite bête sans figure,

Ôtez-moi cette piqûre,

Au nom du père et du fils.


Les vives piquent plus souvent quand le vent souffle du nord-est.

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