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La vie des étoiles

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • 26 oct. 2019
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 janv.





Croyances populaires :


Dans le Dictionnaire de la France mystérieuse - Croyances populaires, superstitions, sorcellerie, rites magiques (Editions Omnibus, 2016) Marie-Charlotte Delmas consacre un article aux étoiles :


Étoile : De tout temps, les humains ont été fascinés par les étoiles. De façon poétique, les anciens marins de Tréguier racontaient qu’elles étaient des rochers de diamant que la mer avait laissés derrière elle lorsqu’elle avait quitté le ciel, écrit Paul Sébillot en 1887.

A défaut de pratiquer l’astrologie, les gens du peuple sont sensibles à la « bonne étoile », chacun ayant la sienne lorsqu’il naît. Napoléon, nous dit la petite histoire, croyait en son étoile ; il prétendait l’apercevoir certaines nuits. Cette croyance est très ancienne ; c’est une étoile qui signale aux Mages l’arrivée du « roi des Juifs » (L’Evangile selon saint Matthieu).

C’est d’ailleurs parce que chacun possède son étoile dans le ciel qu’il faut éviter de les compter, car si par mégarde on désignait la sienne, dans le meilleur des cas on attraperait des verrues sur les doigts (Bouches-du-Rhône, Maine-et-Loire), dans le pire on tomberait mort sur-le-champ (Hautes-Vosges, Bocage vendéen).

Malgré cette interdiction, compter les astres permet parfois aux jeunes filles de voir en rêve leur futur époux. Dans la Creuse, on conseille d’en compter neuf, durant neuf nuits consécutives ; en Vendée, sept suffisent pendant sept soirs, mais il faut prendre soin de ne pas compter la même deux fois ; le rêve survient alors la septième nuit.

En Ille-et-Vilaine, voir une étoile dans la journée est porteur de présages : « Au temps jadis, pour être pape, il fallait voir une étoile en plein midi ; pour être cardinal, une à onze heures du matin. Actuellement, celui ou celle qui peut voir une étoile entre neuf et dix heures du matin se marie dans l’année. » (P. Sébillot, 1882.)

Les constellations, si importantes dans le monde antique et dans l’astrologie savante, n’apparaissent pas dans les croyances populaires relevées au XIXe siècle. En dehors de la Grande Ourse que l’on nomme souvent « chariot », les autres échappent aux paysans. Quelques siècles plus tôt, dans les Evangiles des quenouilles, une femme explique que celui qui, à son coucher, salue « l’étoile poussinière » (les Pléiades) ne perdra aucun de ses poussins. Au contraire, ils se multiplieront doublement.

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Naître sous une bonne étoile : La croyance selon laquelle chaque être est lié à son étoile est encore assez répandue au XIXe siècle. Elle nous a légué l’expression « naître sous une bonne étoile », qui souligne la chance et la réussite d’une personne. En Haute-Bretagne, il arrive que les femmes qui ont aidé à l’accouchement sortent observer le ciel dès que l’enfant est né. Elles repèrent l’étoile qui se trouve à l’aplomb de la cheminée. Si elle brille, le bonheur est assuré pour le nouveau-né, mais si elle est pâle, ce n’est pas bon signe.

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