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  • Anne

La Rose de Jéricho



Autres noms : Anastatica hierochuntica ; Rose de Notre-Dame ; Rose de la Sainte-Vierge.

Selaginella lepidophylla ; Fausse rose de Jéricho ; Fleur de pierre ; Fleur de rocher ; Mousse de résurrection ; Plante de la résurrection ; Plante dinosaure ; Sélaginelle reviviscente.




Symbolisme :


Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Originaire de Syrie, la rose de Jéricho, petite plante annuelle appelée aussi « fleur de la Passion » a ceci de particulier que, même desséchée, elle écarte ses rameaux et renaît quand elle et mise dans de l'eau, d'où sa réputation de plante miraculeuse dont on trouve trace dans l'Antiquité et au Moyen Âge. Cette renaissance n'étant pas sans rappeler la résurrection du Christ, on disait qu'elle fleurissait tous les ans la veille de Noël, pour se réfléchir le lendemain. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, l'église de Cambrai possédait une rose de Jéricho qui s'épanouissait pendant la messe de minuit au moment de l'élévation.

De nombreuses légendes lui attribuent une origine merveilleuse : c'est un ange qui, en frôlant la terre de son aile, la fait naître près de la crèche de Bethléem ; pour d'autres, elle fut créée avec une goutte du sang du Christ. On prétend encore que « pendant la fuite en Égypte, la sainte Vierge étendit un jour les langes de l'enfant Jésus sur la terre tapissée de cette plante. Dieu dit que la fleur touchée par Marie ne devait pas périr et serait immortelle ».

En Europe comme dans les pays méditerranéens, la « rose de Sainte-Marie » ou « de Notre-Dame » constitue un talisman de premier ordre, qui protège notamment la maison de la foudre. Autrefois, la plante magique demeurait longtemps dans les familles et se transmettait de père en fils.

Mise dans un verre d'eau près de la parturiente, la rose de Jéricho facilite son accouchement et s'ouvre lorsque l'enfant va paraître. Cet usage, qui serait d'origine juive, existe aussi bien en Occident qu'en Asie et fans les pays arabes. En France, on prétend qu'un enfant né en même temps que la plante s'est épanouie est promis à la plus grande fortune.

La rose de Jéricho peut être consultée pour connaître le sort d'un malade : si, au contact de l'eau, elle s'ouvre, il guérira mais, dans le cas contraire, il faut redouter le pire. Selon la manière dont elle s'épanouit la veille ou le jour de Noël, on s'attend à une année plus ou moins bonne. Dans le Doubs, on mettait une rose de Jéricho dans l'armoire à linge : « Si quand on al retirait à Noël, elle était ouverte par suite de la moiteur des piles de draps et de serviettes, c'était un singe heureux. Si, au contraire, elle était restée complètement fermée, cela devait être interprété comme l'annonce d'une mort prochaine dans la maison. »

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