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  • Anne

La Piloselle




Étymologie :

Étymol. et Hist. Mil. xiiies. peluselle (Vocabulary of the names of plants. Ms. Harl. 978, éd. Th. Wright, p. 140a ds T.-L.) ; ca 1300 piloselle (La Chirurgie de l'abbé Poutrel, éd. O. Södergard, 4 r°17). Du lat. médiév. pilosella (av. 1250 ds Latham), dér. du lat. pilosus (pileux*). Cf. aussi les var. a. fr. peluette, pelusete (xiiie s., Medical Prescriptions, éd. A. Bell, 138, 5 et 133, 18 cité par W. Rothwell ds Z. fr. Spr. Lit. t.86, p. 250).


Lire également la définition du nom piloselle afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Hieracium pilosella ; Herbe-à-épervier ; Oreille-de-chat ; Oreille-de-souris ; Veluette.




Botanique :


Dans sa thèse intitulée Prise en charge des douleurs articulaires par aromathérapie et phytothérapie. (2013, Thèse de doctorat, UNIVERSITE TOULOUSE III), Nelly Cazau-Berret présente ainsi la piloselle :


Caractéristiques botaniques :


La piloselle est une astéracée. Elle est surnommée herbe-à-épervier, oreille-de-souris, oreille-de-chat ou veluette. La croyance populaire voulait que les éperviers boivent de son suc pour fortifier leur vue. Elle est répandue en Europe, en Asie occidentale et en Afrique du Nord. Elle pousse sur des sols secs, des landes, des rocailles.

La piloselle est une petite plante vivace de 10 à 15 cm. Elle a des allures de pissenlit.


Mode d’utilisation et précautions d’emploi :


La plante est utilisée entière. Elle contient des flavonoïdes, des coumarines, des acides-phénols. Elle est diurétique par ses composés azotés et chlorés.

Elle est administrée par voie interne. Sous forme de tisane : 5 à 10g de plante sèche par litre d’eau, infusés 10 min. 1 à 2 tasses par jour suffisent.

Des gélules d’extrait sec à 200mg, à prendre deux fois par jour, matin et midi au repas. Pour les extraits fluides, la posologie est de 30 gouttes 3 fois par jour.

Aux doses thérapeutiques, il n’y a pas de contre indication. Mais elle sera évitée chez la femme enceinte et allaitante, chez les insuffisants rénaux.

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Symbolisme :


Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Cette plante herbacée commune à fleurs jaunes, appelée également "épervière" car elle fortifie la vue des éperviers, passait dans l'Antiquité grecque pour remédier à la cécité, d'où le surnom d'Hiérakion (herbe sacrée) que lui donnèrent les médecins de l'époque.

Ses propriétés contre l'état fébrile, reconnues par la phytothérapie, ont été révélées, dit-on dans les Vosges, par l'ange Gabriel inquiet de la fièvre dont Adam souffrait lorsqu'il fut chassé du paradis.

La piloselle, qui jouait un grand rôle dans les préparations magiques des druides, éloigne les démons lorsqu'elle est jetée dans le feu. En Souabe, on en met le jour de l'Ascension dans les étables pour les protéger de la foudre.

On disait également qu'une lame de couteau, trempée dans une décoction de cette plante, pouvait couper n'importe quel matériau, même les plus solides, comme le fer.

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