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La Pholiote dorée

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • il y a 1 jour
  • 5 min de lecture



Étymologie :


Étymol. et Hist. 1903 (Nouv. Lar. ill.). Empr. au lat. sc. pholiota (E. M. Fries, Systema mycologicum, 1821, t. 1, p. 240), formé du gr. φ ο λ ι ́ ς « écaille de reptile ».


Étymol. et Hist. Ca 1130 helmes dorez (Le Couronnement de Louis, éd. E. Langlois. 276); xiiies. dont se tarte voloit dorer (Du prestre qu'on porte, éd. Montaiglon et Raynaud, IV, p. 3, 69). Du b. lat. deaurare « dorer », lui-même dér. de de (préf. à valeur intensive) et du b. lat. aurare « dorer », dér. de aurum « or ».


Lire également la définition de pholiote et doré afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms :  Phaeolepiota aurea - Cystoderme doré - Lépiote dorée - Pholiote dorée - Pholiote jaune citron -

Pholiota aurivella - Calotte écailleuse dorée -

Pholiota langei - Pholiota squarroso-adiposa - Pholiote adipo-squarreuse - Pholiote jaune citron -

Pholiota limonella -

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Mycologie :


David Arora, auteur de Les Champignons démystifiés : un guide complet des champignons charnus (2e éd. Berkeley, CA :Ten Speed ​​Press., 1979, 1986, pp.  390-391) présente la Pholiote dorée :


Groupe Pholiota aurivella (Pholiote doré)


CHAPEAU (3) 5-16 cm de diamètre, largement campanulé ou convexe devenant largement umboné ou uni ; surface très collante-gélatineuse ou visqueuse à l'état humide (mais pouvant sécher), jaune pâle à foncé, jaune, fauve, orange doré ou orange rouille (ou parfois brun rouille chez les jeunes spécimens), décoré d'écailles plus foncées (grandes et aplaties à légèrement recourbées et triangulaires à rubanées ou tachetées) qui s'usent ou se détachent parfois avec l'âge ; bord souvent recouvert de restes de voile chez les jeunes spécimens. Chair pâle à jaunâtre, molle avec l'âge.


LAMELLES serrées, adnées ou échancrées, pâles à jaunes devenant brunes à brun rouille ou voire brun orangé avec l'âge.


PIED de 4 à 15 cm de long, de 0,4 à 2,5 cm d'épaisseur, égal ou conique dans les deux sens, central ou excentré, sec et plus ou moins lisse au-dessus du voile, écailleux en dessous (les écailles ne sont généralement pas visqueuses) ; jaune à jaune-brun pâle ou de la même couleur que le chapeau (mais souvent plus pâle).


VOILE fibrillaire, blanchâtre ou jaunâtre, formant un léger anneau ou une zone fibrillaire sur la partie supérieure du pied ou disparaissant. IMPRESSION DES SPORES brune ; spores de 8,5 à 10 x 5 à 6,5 microns (mais voir les commentaires !), elliptiques, lisses, avec un pore germinatif. Chrysocystides souvent présentes.


HABITAT : Grégaire (souvent en touffes ou en grappes) sur feuillus et conifères vivants ou morts ; Ce complexe d'espèces, largement répandu dans notre région, est rare sur les feuillus en automne et en hiver, mais il constitue un champignon très caractéristique des forêts de conifères des montagnes Rocheuses, du Sud-Ouest, de la Sierra Nevada et du Nord-Ouest Pacifique, surtout en été et en automne. Dans le Sud-Ouest, j'ai également observé de gros fruits sur des trembles.


CONSOMMATION : À éviter. Certains ouvrages le mentionnent comme comestible, mais de nombreuses personnes ont souffert de troubles gastriques après avoir consommé des individus de ce complexe d'espèces. Sa texture est plutôt molle et gélatineuse, et son goût rappelle celui de la guimauve sans sucre.


COMMENTAIRES : Ce champignon remarquable et ses sosies (voir ci-dessous) sont facilement reconnaissables à leur pied écailleux, leurs spores brunes et leur chapeau visqueux, jaune à orange, orné de grandes écailles foncées tachetées. L'armillaire couleur de miel (Armillariella mellea) lui ressemble quelque peu, mais ses couleurs sont moins vives et ses spores sont blanches. Distinguer les espèces au sein du complexe Pholiota aurivella n'est cependant pas chose aisée. De nombreuses variantes ont été décrites (par exemple, Pholiota connata, à pédoncule finement visqueux et Pholiota abietis, à lamelles immatures brun pâle), mais des études culturales récentes ont révélé la présence de trois espèces largement répandues et non interfécondes qui diffèrent principalement par la taille de leurs spores : Pholiota aurivella, avec des spores de 8,5 à 10 × 5 à 6,5 microns, Pholiota limonella (Pholiota squarroso-adiposa), avec des spores de 6,5 à 9,5 × 3,5 à 5,5 microns et apparemment la plus commune des trois en Amérique du Nord ; et Pholiota adiposa, une espèce de bois dur avec des spores encore plus petites (5 à 6 × 3 à 4 microns) et souvent des écailles visqueuses sur le pédoncule. Pour compliquer les choses, il existe d’autres espèces étroitement apparentées, notamment : Pholiota aurivelloides, avec des spores encore plus grandes que Pholiota aurivella ; Pholiota winter, que l'on trouve sur les conifères du nord, généralement en fin d'automne, avec des écailles visqueuses sur le pied et des lames pâles bordées de jaune lorsqu'il est jeune, et Pholiota filamentosa, avec un chapeau jaune citron à jaune verdâtre et un anneau épais et persistant sur le pied, que l'on trouve également sur les conifères. Ouf !

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Usages traditionnels :


Dr René Flammer, auteur d'un article intitulé "Phaeolepiota aurea ist ein Giftpilz !." (In : Mycopedia.ch, 2009-5, SZP/BSM) rappelle les dangers de la consommation de la pholiote dorée :


La Pholiote dorée est un régal pour les yeux. Mais que cela n'aille pas plus loin ! Rares sont les admirateurs de la flore fongique qui peuvent résister à la tentation de cueillir un ou plusieurs exemplaires, de les montrer et de les déguster. Dans le BSM 1/2007 page 17 et le 1/2008 page 15, j'ai présenté deux événements et cinq cas d'intoxication. Les diarrhées violentes commencent dès 4 à 16 heures après la consommation. II faut pourtant signaler les différents jugements prononcés sur cette espèce dans la littérature ancienne comme dans la nouvelle: à éviter (l), probablement comestible (21, comestible, mais médiocre (3), com ++ (4), n'est pas un champignon comestible (5).

C'est sous le synonyme de Cystoderma aureum qu'on lui attribue même trois couteaux et fourchettes croisés (6). De toute évidence, les indications des auteurs ne se basent que rarement sur des expériences personnelles.

Le Professeur H. Clémençon a attiré mon attention récemment sur le contenu d'un petit livre japonais qui porte le titre de « Nihon no doku kinokox » (Champignons toxiques du Japon). Parmi 150 espèces fongiques toxiques, Phaeolepiota aurea est citée. Principe toxique inconnu. Symptômes : douleurs stomacales, vomissements, diarrhées.

La signification toxique du taux élevé en acide prussique qui ne se détruit pas entièrement avec la cuisson, nous est encore inconnue. En tous les cas, ce fait à lui seul suffit à placer cette espèce sur la liste des champignons toxiques.


Littérature :

1. LUDWIG E. 2001. Pilzkompendium. Band 1. IHW-Verlag, Eching.

2. ROMAGNESI H. 1961. Nouvel Atlas des Champignons. Tome III. Bordas.

3. CETTO B. 1988. Enzyklopädie der Pilze. Band 3. BLV, München.

4. COURTECUISSE R. & B. DUHEM 1994. Les Champignons de France. Eclectis.

5. WINKLER R. 1996. 2000 Pilze einfach bestimmen. ATVerlag, Aarau.

6. KÜHNER R. & H. ROMAGNESI 1953. Flore analytique des Champignons supérieurs. Masson.

Traduction J.-J. ROTH

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Symbolisme :




Arts visuels :


Le concept de Champidragons vient d'un challenge artistique imaginé par Chane, Sifhel, Svandendragon et Coliandre élaboré entre 2020 et 2021 sur les réseaux sociaux.


Le principe : durant tout le mois d'août, imaginer un design de dragon à partir d'une liste de 31 champignons.


Chane propose donc sa version de ce champidragon, que l'on peut trouver sur son site chane-artcom.fr ou sur son compte Instagram :


Un dragon inspiré du champignon appelé "Pholiote jaune citron", dont les couleurs vives et lumineuses, avec les taches contrastées, m'ont tout de suite plu. ♥️

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