La Forêt de Tamié
- Anne

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Étymologie :
Dans L'Histoire de l'Abbaye de Tamié en Savoie (Éditions A. Pouchet et Cie, 1865) Eugène Burnier essaie de donner une étymologie au nom Tamié :
D'où vient ce nom de Stamedium dont on a fait Tamié ? M. de Foras y voit une contraction des deux mots Sancti Amedéi, et suppose l'existence très ancienne d'un édifice religieux dédié à saint Amédée, d'où la localité aurait tiré son nom. Cette version est spécieuse et paraitrait même fondée sur l'orthographe des anciens titres, où Tamié est toujours appelé Stamedei au génitif ; mais aucun motif sérieux ne nous autorise à l'admettre . Il semble plus naturel de s'en tenir à l'étymologie tirée de la topographie, c'est-à-dire de la position de Tamié entre deux montagnes, aux limites de quatre anciennes provinces (la Savoie, le Genevois, la Tarentaise et la Maurienne). Stat- medium est une origine très plausible du nom latin de Tamié. En matière d'étymologie, on discute sans s'entendre, on se livre à toutes les suppositions imaginables, puis il faut revenir aux explications les plus simples, qui sont ordinairement les seules vraies. De quelles interprétations ne se sont pas avisés les savants au sujet de la fameuse devise FERT, qui figure dans les armes de Savoie ? On s'accorde aujourd'hui à reconnaître que ce mot signifie tout bonnement Il porte, et il explique la pensée chevaleresque qui présida à la création de l'ordre du Collier par Amédée VI. Au reste, l'opinion que nous venons d'émettre sur le nom de Tamié est la plus ancienne. Nous avons une vie de saint Pierre de Tarentaise écrite par Godefroi, abbé d'Hautecombe, vers 1183. Ce prélat dit en propres termes : « Dicitur vero Stamedium quasi stans medium, quod circa eumdem locum provinciæ duæ et duo sunt comitatus. »
Selon Marie Anthelme, autrice de "À propos de Tamié." Lettre du 26-10-70 de M. F. Marie Anthelme, Abbaye de Tamié (résumé). (In : Revue Internationale d'Onomastique, 23e année N°1, janvier 1971. p. 62) :
"A PROPOS DE TAMIE : Le signataire rappelle les deux étymologies classiques de Tamié, tirées des formes médiévales Stamedium et Tamisium (la seconde provenant d’un hypothétique gentilice *Tamusius). Ces étymologies ne lui paraissant pas convaincantes, il en propose une autre tirée du grec [...] : cellier, aire de grange, lieu de partage, dépôt du trésor public, et en grec des évangiles : appartement privé, oratoire. La situation de Tamié au sommet d’un col, jadis fréquenté, entre Suisse et Italie, justifierait peut-être le sens de refuge pour voyageurs.
REPONSE : On ne peut guère accorder de confiance aux formes médiévales Stamedium et Tamisium, qui sont, sinon de pure fantaisie, au moins le rhabillage latin arbitraire d’un nom de lieu qui n’était plus compris. On pourrait penser au premier abord que l’apparition d’un nom grec est surprenante, mais le grec n’intervient ici qu’indirectement. Il faut probablement partir d’un gallo-romain *Tamiaco que l’on peut légitimement rétablir d’après le bas-latin tamiaca (praedia) qui désigne les biens du fisc ou du prince et qui est formé très certainement sur le grec [...] : dépôt du fisc. On en conclura que le sens primitif du mot grec est resserre et que Tamié doit être un équivalent des toponymes du nord de la France formés sur le latin fiscus comme par exemple Fesches-le-Chatel (Doubs), Fesches-l’Eglise (Territoire de Belfort), Fexhele-Haut-Clocher (Belgique), etc...
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Selon Eugène Burnier (voir ci-dessous) on appelait auparavant le col de Tamié le col de Coupe-Gorge.
COUPE-GORGE, subst. masc.
Étymol. et Hist. Ca 1210 Cope-gorge topon. dans un récit allégorique (R. de Houdenc, Songe d'Enfer, éd. P. Lebesgue, 339) ; xiiies. coupe-gorge lieu où l'on assassine (Manuscrit latin de la B.N., no14952, fol. 208 ds B. Hauréau, Notices et extraits de quelques manuscrits latins de la B.N., t. 4, p. 102). Composé de la forme verbale coupe (couper*) et de gorge*.
Caractéristiques :
Le rapport sur la "Forêt Départementale de Tamié-Sambuy - Surface 144,50 ha - Révision d'aménagement forestier (2008-2022)" proposé par l'ONF en 2009 fait état de la situation suivante :
"Altitudes | Essences principales (% en surface terrière) |
Supérieure = 1980m Inférieure = 820m Moyenne = 1275m | Sapin pectiné 61% Épicéa commun 18% Hêtre 14% Érable sycomore 4% Autres feuillus 3% |

[...]
Le périmètre de la forêt est matérialisé par des bornes ou des rochers gravés. Il n'a pas été retrouvé de procès-verbal de délimitation. Les limites naturelles sont des ravins, couloirs, cours d'eau ou chemins. Bornes et limites sont régulièrement entretenues. L'état de bornage est archivé aux sommiers des forêts.
[...]
Topographie et hydrographie : La forêt est située au-dessus du Col de Tamié (altitude 906 mètres), entre la vallée de l'Isère et le lac d'Annecy.
Ensemble assez humide : ruisseaux de la Bouchasse, du Bard et de Combe Noire, ruisseau temporaire au Sud qui fait limite avec la forêt communale de Plancherine, ruisseau de Pont Vert sous la Belle Étoile.
Relief assez accidenté, notamment le versant Nord-Est de Tamié qui présente de petites barres rocheuses et des ravins.
[...]
Climat : [...] Le climat est de type montagnard humide avec une influence océanique.
Pluviométrie : les précipitations sont globalement fortes : moyenne annuelle 1 559 millimètres. Elles sont régulièrement réparties au cours de l'année, sous forme orageuse l'été, avec un maximum d'octobre à janvier.
La période moyenne d'enneigement s'étend de mi-novembre à fin avril.
Les vents dominants sont d'Ouest ou de Sud-Ouest. Ils peuvent provoquer des chablis.
[...]
Faune sauvage : [...]
Espèces protégées : Oiseaux = Aigle royal, Grand corbeau, Pic noir, faucon crécerelle, rapaces nocturnes, mésanges et certainement la plupart des espèces forestières relevées dans la ZIRCO n°16 (notamment Circaète et Chouette de Tengalm).
Mammifères = Écureuil, présence du Lynx (espèce d'intérêt communautaire) et du loup (attaques sur troupeaux en 2006).
Autres espèces : Oiseaux = Tétras-lyre, Geai...
Mammifères = Martre, Renard, Lièvre, Blaireau, Sanglier, Chevreuil, Chamois, Mouflons et chiroptères.
Autres = Présence de reptiles et d'amphibiens (Salamandre sp.).
[...]
Paysages remarquables et sensibilités paysagères : La forêt, située sur les pentes qui encadrent le site de l'abbaye, constitue un élément important de l'environnement visuel et du paysage. La sensibilité paysagère est très forte en vision externe rapprochée dans la partie basse de la forêt qui est directement visible de l'abbaye. Au-dessus, le champ visuel depuis l'abbaye est restreint par les peuplements forestiers de premier plan du fait de la forte pente. La sensibilité est moindre.
Hors du point de vision de l'abbaye, la forêt est visible depuis le sommet de la Belle Étoile qui un lieu de randonnée fréquenté (table d'orientation). Ceci conforte la sensibilité paysagère de la forêt située, qui plus est, au sein du Parc Naturel Régional du massif des Bauges."
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Le rapport sur la "Forêt Domaniale de Tamié - Surface 45,51 ha - Révision d'aménagement forestier (2009-2023)" proposé par l'ONF en 2011 fait état de la situation suivante :
"Cette forêt [domaniale] est entièrement située dans le Parc Naturel Régional du Massif des Bauges.
[...]
Surface forestière retenue pour l'aménagement : 45, 51 hectares.
La surface réduite - 36,93 ha - représente la surface boisée (surface totale moins la surface de vides non boisés et non boisables). La desserte interne de la forêt est incluse dans la surface réduite.
Ici 8,58 ha sont occupés par des pelouses d'altitude et un couloir d'avalanches.
[...]

Le périmètre de la forêt est matérialisé par 14 bornes gravées. Les limites sont :
à l'Est la crête de la Belle Étoile,
au Nord, les bornes de la Forêt Départementale de Tamié-Sambuy et de la forêt sectonale des Combes (Seythenex),
au Sud, moitié supérieure bornes de la forêt communale de Mercury, au-dessous ravin bien marqué,
à l'Ouest, bas de la forêt, périmètre entretenu.
Bornes et limites sont régulièrement entretenues.
[...]
Topographie et hydrographie : La forêt est située près du Col de Tamié (altitude 906 mètres), entre la vallée de l'Isère et le lac d'Annecy. Elle est constituée d'un seul tènement qui s'étale le long du versant ouest sous la crête du massif de la Belle Étoile, de 900 à 1765 mètres d'altitude.
Elle est traversée par le ruisseau du Pont Vert, limite Savoie Haute-Savoie et bordée au sud par un couloir avalancheux. Pente régulière de 75 % environ.
Un seul canton : Pont Vert, anciennement dénommé « Ponvard ».
Climat : [...] Le climat est de type montagnard humide avec une influence océanique.
Pluviométrie : les précipitations sont globalement fortes : moyenne annuelle 1 559 millimètres. Elles sont régulièrement réparties au cours de l'année, sous forme orageuse l'été, avec un maximum d'octobre à janvier.
La période moyenne d'enneigement s'étend de mi-novembre à fin avril.
Les vents dominants sont d'Ouest ou de Sud-Ouest. Ils peuvent provoquer des chablis. [...]
En 2007, température moyenne annuelle : 8,6 C°.
[...]
Les tempêtes de la fin du XXe siècle (1990 et 1999) ont peu affecté la forêt.
[...]
Seule 2% de la surface forestière est située dans l'étage subalpin (pessière drainée), 69% de la surface forestière est occupée par la Hêtraie-sapinière drainée. Globalement 71% de la surface présentent des potentialités de production moyenne à bonnes favorables à la production forestière.
Essences | % de la surface totale en 2009 | % de la surface boisée décrite en 2009 |
Sapin pectiné | 44% | 55% |
Épicéa commun | 5% | 6% |
Hêtre | 20% | 25% |
Érable sycomore | 7% | 8% |
Autres feuillus | 5% | 7% |
Vides non boisables | 19% | X |
TOTAL | 100% | 100% |
Les essences feuillues suivantes orme, tilleul, merisier, chêne, châtaignier, alisier blanc, érable à feuilles d'obier, bouleau, tremble, sorbier et frêne sont présentes de façon disséminée sur 7% de la surface réduite.
[...]
La faune observée en forêt de Tamié est représentative du milieu montagnard. Le chamois, le chevreuil et le sanglier sont les gibiers les plus fréquents. Présence récente du cerf dans le secteur."
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Histoire :
Eugène Burnier, auteur de L'Histoire de l'Abbaye de Tamié en Savoie (Éditions A. Pouchet et Cie, 1865) donne quelques indications sur la forêt qui entoure l'Abbaye de Tamié :
"Tamié, Stamedium, est le nom donné depuis une époque très reculée à une gorge étroite située sur la chaîne secondaire des Alpes pennines, entre Faverges, Albertville et Grésy. Ce défilé, qui s'étend sur une lieue de longueur, était couvert au moyen âge de forêts épaisses, au milieu desquelles serpentait un chemin presque impraticable. Les neiges s'y amoncelaient pendant l'hiver ; la tourmente y régnait une partie de l'année, et il fallait un courage stimulé par une nécessité absolue pour que les voyageurs osassent s'aventurer dans cette effrayante solitude. Le col de Tamié était très fréquenté à cause du commerce qui existait entre Genève et le Piémont et du mauvais état des routes qui se dirigeaient sur la ville de l'Hôpital. Cette dernière voie n'arrivait à la commune de Palud que par une montée très escarpée ; elle aboutissait à Ugine après avoir traversé les villages de Thénésol et de Marthod. On avait abandonné cette route pour suivre la vallée de Tamié ou du Coupe Gorge, car tel était le nom populaire de cet étroit passage. Durant la belle saison, ce lieu sauvage devenait un repaire de voleurs qu'attirait l'espoir de riches aubaines. Le comte Amédée III fit pratiquer des éclaircies dans l'épaisseur de la forêt ; la route fut rendue praticable et on pendit quelques brigands aux arbres qui la bordaient. La vallée perdit son nom de Coupe-Gorge et reçut celui de Tamié qu'on employait parfois pour la désigner.
[...]
Le vallon de Tamié, lors de l'arrivée des moines, était couvert de bois dans sa plus grande étendue. Un torrent en traversait la partie inférieure ; mais les eaux, n'ayant pas un libre cours, avaient transformé en marais la moitié de ce bassin et produisaient des éboulements aux endroits où la pente était trop rapide. Les Cisterciens achevèrent l'œuvre commencée par Amédée III. Ils abattirent les bois inutiles, tracèrent des routes et pratiquèrent des canaux dans les bas-fonds. Les sources découlant des forêts et les eaux pluviales se concentrèrent dans des étangs dont un seul subsiste encore. Ces vastes réservoirs avaient un triple but : assainir les terres environnantes , nourrir des poissons de plusieurs espèces dont les religieux faisaient le commerce, et, enfin, fournir de l'eau dans les temps de sécheresse . Le défrichement des terrains devint l'occupation principale des premiers moines de Tamié.
[...]
Les établissements métallurgiques de Tamié s'approvisionnaient de combustible dans les vastes forêts appartenant à l'abbaye, situées sur les communes de Seytenex, Plancherine, Chevron, Verrens et Jarsy ; elles paraissent comprendre plus de mille hectares, essence hêtre et sapin, dont la croissance se renouvelle tous les cinquante ou soixante ans. Ils achetaient aussi des communes voisines et des particuliers les coupes de bois qui se trouvaient à leur convenance."
Le rapport sur la "Forêt Départementale de Tamié-Sambuy - Surface 144,50 ha - Révision d'aménagement forestier (2008-2022)" proposé par l'ONF en 2009 rappelle l'origine de la forêt :
"Origine de la forêt [départementale] :
Forêt de Tamié : avant 1792, la forêt appartenait à l'Evêché de Moûtiers. Lors de la confiscation des biens de l'église par l'Etat, la forêt revient à ce dernier. Le département engage et gagne un procès qui lui a permis d'en devenir l'actuel propriétaire (sources : aménagement forêt départementale de Tamié Savoie).
Forêt de la Sambuy : elle est issue du domaine des religieux de Tamié. Ce domaine fut confisqué pendant la révolution et mis en vente ; il n'est resté que les parties sans valeur à cette époque qui furent annexées au domaine de l'Etat jusqu'en 1815. En 1822, le gouvernement Sarde en transféra la propriété à la Mense épiscopale de Moûtiers, de qui dépendait le couvent de Tamié. Un décret du 19 juillet 1912 a affecté la forêt au département de la Savoie. En 1914 l'Etat reprend le canton des Aberrages dans le cadre de la constitution du périmètre RTM du Fier (sources : aménagement forêt départementale de la Sambuy Haute-Savoie).
Le département de la Savoie, propriétaire de deux forêts voisines : la Forêt de tamié (65,31 hac) située en Savoie sur la commune de Plancherine et la forêt de la Sambuy (79,19 ha) située en Haute-Savoie sur la commune de Seythenex, souhaite en 2007 réunir les deux propriétés en une seule, à l'occasion de leurs révisions d'aménagements respectifs. Ces deux forêts forment désormais un ensemble dénommé forêt départementale de Tamié-Sambuy."
Le rapport sur la "Forêt Domaniale de Tamié - Surface 45,51 ha - Révision d'aménagement forestier (2009-2023)" proposé par l'ONF en 2011 précise le moment de l'achat d'une partie de la forêt de Tamié :
"Origine de la forêt [domaniale] : La forêt Domaniale de Tamié a été achetée par l'Etat en 1937 (acte du 16 juin 1937) au prix de 50 000 francs (soit environ 26 000 euros 2007), à Messieurs Pierre et Jean Montmasson qui en étaient propriétaires dans l'indivision."
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Christian Regat, auteur d'une conférence intitulée "La Révolution à Tamié" (donnée le 17 novembre 2025, parue dans Les Rendez-vous de l’Académie salésienne n° 43) mentionne de manière anecdotique la forêt de Tamié dont une partie était propriété des moines :
"Le 16 février 1133, saint Pierre de Tarentaise implantait la vie cistercienne à Tamié, un col faisant communiquer le bassin du lac d’Annecy avec la Combe de Savoie, à 900 mètres d’altitude.
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Les prémices de la Révolution à Tamié. Le 14 juillet de l’année suivante, à Paris, la prise de la Bastille marqua le début de la Révolution. Quelques semaines plus tard, le Père Antoine Gabet était élu abbé de Tamié. En France, le 13 février 1790, l’Assemblée nationale supprima les monastères. Cîteaux disparut et les abbayes cisterciennes de la Savoie se trouvèrent coupées de leurs racines.
Au mois de juin, 300 hommes du village de Chevron montèrent à l’abbaye, armés de bâtons, de fourches et de fusils, dans l’intention de se faire céder par l’abbé une forêt dont ils revendiquaient la propriété mais sur laquelle ils n’avaient aucun droit. La médiation du notaire Voutier et la mansuétude de dom Gabet les désarmèrent. Devant la perspective des inévitables suites judiciaires de cette affaire, l’abbé proposa d’aller lui-même à Turin plaider la clémence pour les émeutiers. Une attitude bien différente de celle du président Joseph de Bavoz, au sénat de Savoie, qui réclamait la potence pour les auteurs de tels attroupements, les qualifiant de gens nuisibles et méprisables.
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La Nation loue puis vend l’usine métallurgique de Tamié. L’entreprise métallurgique qu’exploitaient les moines fut tout d’abord louée à un affairiste de Besançon, Antoine Marguet, pour fabriquer des baïonnettes afin de répondre aux besoins de la défense nationale. Le métal devait être fondu dans le haut fourneau des moines à Tamié, les baïonnettes forgées à Cran grâce à un martinet actionné par le Thiou, et les finitions faites à Annecy, dans l’ancien monastère des cisterciennes de Bonlieu. Très vite les autorités se plaignirent que la production ne répondait guère aux besoins de la République. Pour Marguet, il était plus rentable de fabriquer des outils de jardinage qu’il commercialisait à Genève. Quant aux riches forêts de Tamié, Marguet les dévasta par une exploitation effrénée. Une centaine d’hommes y étaient à l’ouvrage pour abattre les arbres et produire le charbon de bois nécessaire aux industries du département de l’Isère."
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Contes et légendes :
Le Rocher des 3 évêques serait situé à la jonction des 3 évêchés médiévaux : ceux de Tarentaise, de Grenoble et de Genève.
La légende raconte qu’à son pied les 3 évêques pouvaient se réunir tout en restant chez eux !
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