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  • Anne

L'Astragale




Étymologie :

  • ASTRAGALE, subst. masc.

ÉTYMOL. ET HIST. − 1611 bot. (Cotgr.). Empr. au lat. astragalus, terme de botanique, (Pline, Hist. nat., 26, 46 ds TLL, II, 957, 37), lui-même empr. au gr. α ̓ σ τ ρ α ́ γ α λ ο ς (v. astragale1) attesté comme terme de bot. (Dioscoride, 4, 162 ds Bailly).


Lire également la définition du nom astragale afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Astragalus ;




Botanique :




Propriétés thérapeutiques :


Voir l'article de SantéScience.

 

Dans Effet toxicologique de quelques plantes algériennes. (Thèse de doctorat. Université Mentouri de Constantine, 2009) Zineb Maameri rapporte un savoir ancestral à propos de l'astragale :


L’Astragale est, dans ses contrées d’origine, un tonique très populaire censé en particulier augmenter l’endurance et les défenses immunitaires de l’organisme. Les racines séchées de Plante vivace, famille Fabaceae/ Leguminosae (légumineuse), espèce méditerranéenne, assez commune dans les pâturages et les forets de l’Algerie. L’astragale est caractérisé par un goût sucré. Produisant de la gomme adragante qui se présente sous forme de rubans minces, blanc- jaunâtre, translucide à consistance cornée (Couplon, 2007 ; Baba aissa, 1999) cette plante sont de plus en plus prescrites pour prévenir les rhumes et les infections virales et pour soulager les douleurs menstruelles (Koth , 2007 ; Iserin, 2001)

La racine est un tonique traditionnel en chine, augmentant le taux d’énergie et permettant au corps de résister au froid. Elle augmente la résistance immunitaire. Etant un vasodilatateur, l’astragale diminue les sueurs excessives (Iserin, 2001)

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Usages traditionnels :


Selon M. Ejlali, M. Sanbi, N. Feyz et al. auteurs de « Etude sur le nougat iranien dit " gaz d'Ispahan". » (in Fruits, 1977, vol. 32, no 1, pp. 67-70) :


Ce « gaz » d'Ispahan est en réalité une sucrerie obtenue à partir d'une petite plante des montagnes, connue dans la chaîne montagneuse dont les sommets dépassent 4 500 m à l'ouest d'Ispahan, ville du centre de l'Iran que les Français connaissent surtout pour ses roses.

Cette plante est simplement une Astragale comme il en existe beaucoup dans le monde (plus de 1.300 espèces décrites, appartenant à la grande famille des Légumineuses, poussant en France dans les landes, les montagnes, le rnaquis méditerranéen, comme Astragalus alpinum, A. arenarium, A. monspessulanus, A. narbonensis, et aussi en Sibérie, dans le Caucase, en Orient, etc.).

L'espèce en question se nomme Astragalus adscendens HAUSSK. et BOISS. Son ère de répartition est particulièrement réduite dans les montagnes du Zagross en Iran, entre Hamadan et Chiraz, entre 2.000 et 3.000 m d'altitude.

Il se trouve que la sève qui suinte à la suite des piqûres d'un insecte, un psylle dont l'espèce n'a pu être déterminée, produit, à mesure qu'elle sèche, des filaments qui s'agglomèrent en petites boules blanches. Ces petites boudes ont un goût sucré et sont récoltées facilement en secouant l'arbuste au-dessus d'un tamis. Une fois broyées, ou en fait une sorte de sucre blanc contenant 2/3 de saccharose pour 1/3 de glucose et, par mélange avec des amandes broyées (pistaches et amandes), des confiseries rappelant le nougat mais avec un arome spécial, qui ne sont produites qu'en Iran. C'est pourquoi nous avons étudié sa production artisanale actuelle, espérant la rendre un jour plus rentable, quand ce ne serait qu'en se passant des bons offices de l'insecte piqueur.

[...]

TECHNIQUE DE LA PREPARATION : Après ramassage des petites boules blanches, simplement secouées au-dessus du tamis, on les écrase et elles donnent cette poudre blanche qui sert à la préparation du nougat ou gaz d'Ispahan.

Pour obtenir ce nougat, il faut d'abord enlever les saletés et impuretés qui pourraient souiller la sève desséchée : on commence par la dissoudre dans l'eau et la tamiser (500g de gaz pour un litre d'eau), puis on précipite les impuretés chimiques en ajoutant à la solution I kg de saccharose avec 50 g de blanc d'œuf.

Le mélange ainsi débarrassé de ses matières solides est chauffé à 50-60°C tout en l'agitant, jusqu' à ce qu' il devienne piteux, de couleur blanche. A ce moment, on lui ajoute des pistaches et des amandes, puis on le dispose dans des moules et après refroidissement il est prêt pour l'empaquetage.

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Symbolisme :


Dans Les Fleurs naturelles : traité sur l'art de composer les couronnes, les parures, les bouquets, etc., de tous genres pour bals et soirées suivi du langage des fleurs (Auto-édition, Paris, 1847) Jules Lachaume établit les correspondances entre les fleurs et les sentiments humains :


Astragale - Bienfait caché.

Les fleurs de l’astragale sont presque cachées sous le duvet qui les entoure.

 

Emma Faucon, dans Le Langage des fleurs (Théodore Lefèvre Éditeur, 1860) s'inspire de ses prédécesseurs pour proposer le symbolisme des plantes qu'elle étudie :


Astragale - Bienfait caché.

Cette plante appartient à la famille des légumineuses. Ses fleurs sont presque entièrement cachées sous le duvet qui les entoure et ses feuilles sont ailées. La gomme adragante employée en médecine, dans l'industrie et aux usages de cuisine, est tirée du tronc de certains astragales de la Syrie et de la Palestine.

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