L'Achlyde
- Anne

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Étymologie :
Autres noms : Achlys triphylla - Achlyde à trois folioles - Doux après la mort - Feuille de vanille - Pied de cerf - Trèfle des bois -
Botanique :
Selon Paul Emil Coterne, auteur de Berbéridées et érythrospermées. (No. 4. Imprimerie et Libraire Administrative Paul Dupont, 1892) :
"ACHLYS : Les fruits de l'Achlys triphylla sont secs, sessiles, dressés et appliqués par leur bord interne contre l'axe de l'épi. Ils sont surmontés du stigmate bilobé. La face dorsale est très bombée et présente une côte longitudinale saillante qui correspond au faisceau dorsal. La face interne, concave, beaucoup plus courte et plus étroite, est séparée de la précédente par deux côtes longitudinales également très accusées qui correspondent aux faisceaux latéraux ; elle est divisée par une côte volumineuse, cylindrique, longitudinale, en deux moitiés ou dépressions profondes limitées en dedans par la côte médiane, sur les côtés par les côtes latérales qui convergent, de même que la côte dorsale, en décrivant une courbure très accentuée, à concavité interne, vers le hile du fruit. La côte médiane de la face ventrale renferme les deux faisceaux marginaux du fruit réunis en un seul.
Sur une section transversale, on peut voir aux extrémités de la coupe les angles très saillants formés par les côtes dorsale et latérales et la saillie arrondie rétrécie à son origine formée par la côte ventrale. On constate également de chaque côté de cette dernière les deux dépressions de la face interne et son étendue plus restreinte que l'externe dans le rapport de 1 à 2.
On peut remarquer, en outre , qu'aux points où la paroi de la face interne se continue dans la côte ventrale elle présente une épaisseur décroissante qui atteint son minimum le long des deux lignes longitudinales de contact . Il est possible que la déhiscence ou la dissociation de la paroi se produise tôt ou tard le long de ces lignes amincies, c'est-à-dire de chaque côté de la côte ventrale qui se trouverait isolée et que cette déhiscence soit suivie de la mise en liberté de la graine.
La paroi présente un petit nombre d'assises de cellules légèrement allongées dans le sens longitudinal ; en dehors, des cellules épidermiques flexueuses, à parois épaisses, sans stomates, avec des poils filiformes longs de moins d'un millimètre ; du côté interne des cellules épidermiques beaucoup plus grandes à bords droits ou courbes, dépourvues de poils. La zone intermédiaire se compose de trois assises de cellules ; le long de la côte ventrale ces cellules sont comprimées, écrasées, s'allongent perpendiculairement à la direction de cette côte et se réduisent à une assise, puis à zéro le long de la ligne d'amincissement au niveau de laquelle les épidermes externe et interne se trouvent en contact.
Les deux faisceaux marginaux fusionnés sont entourés d'un tissu lignifié à parois ponctuées. Tout autour se trouvent de grandes cellules à parois très minces comparativement à celles de la paroi entre les nervures, et rayonnant du centre à la périphérie.
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La graine de l'A. triphylla est insérée à la base du fruit, c'est-à-dire au niveau du hile. Elle présente un pédicelle assez long et décrit une courbe à concavité interne correspondant à la courbure générale de l'ensemble. Le raphé est tourné en dedans. L'albumen est abondant ; l'embryon petit et basilaire ? Le tégument présente trois ou quatre assises de cellules, les superficielles plus développées et plus allongées longitudinalement. Les cellules des autres assises vont en décroissant et sont comprimées de dehors en dedans. Il n'y a pas de traces du tégument interne de l'ovule. Le nucelle est représenté par une ou deux assises de cellules à parois minces. Le faisceau présente une section élargie tangentiellement ; il est entouré d'assises de cellules plus nombreuses et arrondies.
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Le rhizome présente des rejets grêles et allongés, portant quelques radicelles et de petites bractées assez espacées (de un à plusieurs centimètres), à base engainant presque tout le pourtour de la tige, parcourues en moyenne par cinq nervures saillantes, convergeant de la base au sommet, et disposées sur l'axe en 2/5 . A l'extrémité du rejet, les entrenœuds se raccourcissent et les bractées plus développées protègent un bourgeon qui se développera en une hampe portant à sa base, immédiatement au- dessus des dernières bractées, une ou plusieurs feuilles, et terminée par une inflorescence serrée, spiciforme ; les fleurs sont sessiles et disposées en 2/5 ; il n'existe pas de bractées axillantes ; peut-être ces pièces ont-elle existé et se sont-elles détachées prématurément.
La feuille présente à sa base deux petites stipules rudimentaires . Le pétiole long et grêle porte à son extrémité trois folioles pennées, lobées, les deux latérales plus développées et asymétriques par rapport à leur axe. Le développement rappelle celui du J. diphylla, à cette différence près qu'il n'y a pas d'avortement de foliole.
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Le pétiole, arrondi ou à angles mousses, présente des cellules épidermiques allongées en long, sans stomates et sans poils, une écorce d'une seule assise de cellules pourvues de chlorophylle, un péricycle de trois ou quatre assises de fibres ou plutôt d'éléments très allongés , non fusiformes mais cloisonnés transversalement, à parois épaisses, les internes plus développés. En dedans se trouvent deux cercles de faisceaux inégaux, les sept du cercle externe inégalement distants du péricycle fibreux, quatre d'entre eux plus petits, en contact immédiat avec celui-ci , les trois autres séparés de lui par deux ou quatre assises de cellules ; les cinq du cercle interne plus volumineux que les précédents. Tous ces faisceaux sont dépourvus de gaine fibreuse ; toutefois à leur bord externe, on peut voir des éléments allongés , à paroi légère- ment épaissie et de calibre étroit. Le liber est mou, séparé du bois par une ligne en arc de cercle ouvert en dehors . Le bois se compose de vaisseaux à ponctuations plus ou moins étirées transversalement, spiralés et annelés au bord interne des faisceaux ; les plus volumineux sont situés sur les côtés et en dehors, les plus petits dans l'axe radial du faisceau ; dans quelques- uns, cette bande médiane est très nette, mais dans les plus développés , elle est coupée en deux tronçons par une bande de deux files de grands vaisseaux , le tronçon interne renfermant des vaisseaux spiralés , annelés et rayés, l'externe des vaisseaux ponctués . Ces faisceaux courent au milieu d'un tissu formé de grandes cellules arrondies ou polygonales, présentant sur une coupe longitudinale une section rectangulaire, d'autant plus développées et plus courtes, à parois d'autant plus minces qu'elles sont plus voisines du centre ; elles constituent une moelle occupant environ le tiers du diamètre et qui disparaît sur les vieux pétioles.
Dans le limbe, les plus grosses nervures, déprimées sur la face supérieure , présentent quatre ou cinq faisceaux disposés en arc de cercle , entourés d'une gaine de deux ou trois assises de fibres , séparée de l'épiderme supérieur par une ou deux assises de cellules . Dans les nervures de deuxième ordre, réduites à un seul faisceau, la gaine fibreuse rejoint , en s'atténuant , l'épiderme supérieur. Il n'y a pas de paquets fibreux le long des bords du limbe. On trouve cinq ou six assises de cellules à chlo- rophylle , dont une en palissade à éléments très courts. Les cel- lules épidermiques sont grandes et à parois remarquable- ment flexueuses ; celles de la face supérieure sont un peu plus développées ; sur la face inférieure se trouvent les stomates , entourés de six cellules et deux ou trois fois plus petits que celles-ci ; le limbe, comme le pétiole, est dépourvu de poils.
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L'écorce présente : une assise pilifère à poils très allongés ; une assise subéreuse ; deux ou trois assises de cellules hexagonales, sans méats, les internes plus grandes ; une assise de cellules endodermiques petites à plissements latéraux nuls ou non appréciables ; quelques-unes d'entre elles peuvent présenter de grandes dimensions. Le cylindre central occupe 1/3 du diamètre . Le péricycle présente deux assises de cellules de même calibre que celles de l'endoderme . Deux faisceaux libériens alternent avec deux faisceaux ligneux ; ceux- ci se réunissent au centre ; ils se composent de vaisseaux ponctués, petits, au milieu desquels sont disséminés quelques vaisseaux plus volumineux, qui occupent principalement le centre de la racine . Les radicelles naissent à cheval sur un faisceau ligneux et le faisceau libérien voisin."
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Symbolisme :
Sabina Pettitt, autrice de Médecine vibratoire - La Guérison par les essences de la nature (Édition originale, 1999 - Traduction française Ariane Éditions Inc., 2007) propose des remèdes censés transmettre les Esprits de la Nature :
L’essence est la manifestation de Esprit dans chaque forme physique. Elle se révèle comme une vibration ou fréquence unique dans chaque être vivant. C’est le schéma énergétique distinguant la rose de Nootka de la grande marguerite, ou l’escargot lunaire de l'étoile de mer. C’est l’infini prenant corps dans le fini. Une essence c’est, par définition et par sa nature même, la valeur intrinsèque d’un être, son état inhérent.
Entre le « sans-forme » et la forme, il existe un écart où le spectre entier de la différentiation s’exprime en nuances subtiles. C’est dans cet espace que repose le schème qui sous-tend la manifestation physique. ‘Tel le plan d'ADN qui détermine la réalité physique, il contient le code qui différencie tous les êtres vivants. C’est là où réside l'interface entre le monde tridimensionnel et l'Esprit.
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Achlyde à trois folioles, Achlys triphylla
Estime de soi.
Ne vous sentez pas inférieur aux autres.
Ne vous comparez pas.
Consentez à exprimer votre potentiel de perfection infinie.
Parlez. Dévoilez-vous.
Tenez-vous droit et gardez la tête haute dans les feux de votre Soi.
Favorise l'affirmation et l'acceptation de soi.
Signature : Habitant des forêts sombres, cette plante possède deux tiges : l’une se termine par trois feuilles en éventail, la seconde s'élève au-dessus des feuilles et produit un épi de petites fleurs blanches. Délicate, la fleur se dresse, bien visible. Sa posture reflète une solide estime de soi.
Comme la fleur d’où elle provient, l’essence d’achlyde à trois folioles met en relief notre enracinement et notre aspiration à réaliser notre plein potentiel. Associée au méridien du poumon en médecine chinoise, elle représente l’inhalation de prana par le système respiratoire et sa conversion en énergie vitale pour perpétuer la vie. L’achlyde à trois folioles nous rappelle de célébrer notre caractère unique et les chemins originaux que nous avons choisis pour notre expérience terrestre.
C’est un remède d’exubérance, de joie et d’acceptation qui agit d’abord sur les émotions — comment nous nous sentons dans notre peau, ensuite sur le mental — comment nous nous percevons, et finalement sur le corps physique.
Sur le plan physique, il traite les affections cutanées et les maux découlant du manque d’estime et d'amour de soi.
Chakras : Troisième œil - Coronal
Méridiens : Poumon - Côlon.
Mots clefs : Estime de soi.
Défi : Mépris pour soi.
Affirmations : Je m’apprécie. Je célèbre ce que je suis.
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Mythologie :
Le nom Achlys provient du grec ancien et fait référence à Achlys, déesse primordiale de la brume et de l’obscurité dans la mythologie grecque, évoquant probablement les habitats ombragés où croissent ces plantes.
Ainsi, dans Abrégé de la mythologie universelle ou Dictionnaire de la fable (Chez Le Normant, Imprimeur-Libraire, an XIII (1805)), Fr. Noël nous apprend :
"ACHLYS : déesse de l'Obscurité et des Ténèbres, dont Hésiode fait un portrait hideux. D'autres prétendent que c'est le nom du premier être qui existait, suivant quelques auteurs grecs, avant le monde, même avant le chaos, le seul qui fût éternel, et duquel tous. les autres dieux avaient été produits."
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