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  • Anne

L'Abutilon




Étymologie :

  • ABUTILON, subst. masc.

Étymol. ET HIST. − 1694 terme bot. Abutilon Tournefort « genre de malvacées » (Tournefort, Elemens de botanique ou Méthode pour connaître les plantes, p. 82 : Classe I : Des herbes à fleur d'une seule feuille régulière... Section V : Des herbes à fleurs en cloche... Genre IV : L'Abutilon est un genre de plante dont la fleur est tout à fait semblable à celle de la Mauve, mais son fruit [...] est différent). Stab. sém. Du lat. sc. abutilon indicum, adaptation de l'ar. abū tilūn, mot forgé par le philosophe ar. Avicenne (d'apr. Klein 1963, s.v.). Lok. 1927, 14.


Lire également la définition du nom abutilon afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Abutilon pictum (syn. A. striatum) ; Abutilon strié ; Érable à fleurs ; Érable de maison ; Lanterne chinoise (à ne pas confondre avec la Lanterne japonaise qui désigne le Physalis) ;

Abutilon theophrasti ; Abutilon à fleurs jaunes ; Abutilon d'Avicenne ; Abutilon de Théophraste ;

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Botanique :


Dans un article intitulé "L'abutilon megapotamicum ou Lanterne Chinoise : Une Fleur originale" (Site gralon.net, 21 mars 2014) Audrey brosse le portrait de cette fleur étonnante :


L'Abutilon megapotamicum ou lanterne chinoise est une plante de la famille des Malvacées, originaire des zones tropicales et subtropicales d’Amérique du Sud. Son nom botanique Abutilon megapotamicum signifie "abutilon du grand fleuve" et ferait référence au Rio Grande.

Cet arbuste aux branches fines et arquées se caractérise par un feuillage semi-persistant. Ses feuilles, vert vif, sont ovales, pointues et dentées. Il existe aussi des variétés aux feuilles tachetées de jaune ('Variegata').

Quant à son surnom de "lanterne chinoise", il le doit tout simplement à la forme de ses fleurs. Elles s'épanouissent en été (de juin à octobre) et pendent au bout d’un long pédoncule fixé à l’aisselle des feuilles. Elles ont d'abord une forme de cloches de couleur rouge. Ensuite, ce calice rouge s’ouvre et les pétales jaunes apparaissent, puis les étamines pourpres.

Cette floraison qui sort de l'ordinaire par son aspect juponné a aussi pour avantage d'être abondante et durable.




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Usages traditionnels :


Roland Portères, auteur de "Les baguettes végétales mâchées servant de frotte-dents (fin)." (In : Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 21, n°4-6, Avril-mai-juin 1974. pp. 111-150) rapporte un usage étonnant d'un abutilon :


Abutilon mauritianum Sw. — Malvaceae.

Au Gabon, on utilise le bois de la plante pour se nettoyer les dents (Walker et Sillans 1961, p. 273). Tiges fibreuses et mucilagineuses.




Symbolisme :


Dans Les Fleurs naturelles : traité sur l'art de composer les couronnes, les parures, les bouquets, etc., de tous genres pour bals et soirées suivi du langage des fleurs (Auto-édition, Paris, 1847) Jules Lachaume établit les correspondances entre les fleurs et les sentiments humains :


Abutilon - Fragilité.

L’abutilon craint la moindre gelée, son bois est grêle, sa fleur pend en clochettes, parce que le pédoncule est trop faible pour la porter. Cet arbuste a besoin d’un appui.

 

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Dans son Traité du langage symbolique, emblématique et religieux des Fleurs (Paris, 1855), l'abbé Casimir Magnat propose une version catholique des équivalences symboliques entre plantes et sentiments :


ABUTILON - RÉCOMPENSE.


Celui qui vaincra sera revêtu de blanc ; je n'effacerai point son nom du livre de la vie et je confesserai son nom devant mon père et devant ses anges. — Celui qui sera victorieux je lui donnerai de s'asseoir avec moi sur mon trône, comme j'ai vaincu moi-même, et me suis assis avec mon père sur son trône.

(Apocalypse III, 5, 21).


L'abutilon des marais vulgairement appelé petit mahot est une grande mauve que l'on trouve près des eaux stagnantes et des lacs à Haïti et dans les autres Antilles. La beauté de ses feuilles, douces au toucher et cotonneuses, fait qu'on la cultive en Europe. Elle exige la serre chaude ; on la multiplie de graines qu'on doit semer sur couche ; il lui faut une bonne terre, une exposition au soleil et un arrosement ordinaire . Cet arbrisseau est quelquefois si touffu que les nègres, chasseurs, s'enfoncent sous son feuillage pour y épier le canard voyageur, la criarde échasse, la paisible aigrette et le patient crabier qui attend lui-même et guette le poisson pendant des heures entières, perché sur un pieu et les yeux fixés sur l'onde tranquille du marais qui recèle sa proie.


RÉFLEXION :

Le juste ne peut être récompensé que dans l'autre vie, car il n'y a rien d'assez beau pour sa justice dans celle-ci.

JOUBERT

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