Muin
- Anne

- 1 janv. 2019
- 13 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 avr.
Symbolisme :
Robert Graves, auteur de Les Mythes celtes, La Déesse blanche (Éditions Faber and Faber, 1948 ; traduction française : Éditions du Rocher 1979 et 2007) évoque l'ogam et en particulier la lettre M :
"C'est dans l'Ogygie de Roderick O' Flaherty que j'ai trouvé mention, pour la première fois, de Beth-Luis-Nion, comme une authentique relique du Druidisme transmise oralement jusqu'à nous à travers les siècles. On s'en serait servi jusqu'à une époque récente, uniquement pour des usages divinatoires. Il consiste en cinq voyelles et treize consonnes. Chaque lettre tire son nom de l'arbre ou de l'arbuste dont elle est l'initiale.
Dans l'alphabet irlandais moderne les noms des lettres sont également des noms d'arbres et la plupart d'entre eux correspondent à la liste d'O' Flaherty excepté le T qui est devenu l'Ajonc, l'O le genêt et l'A l'orme.
[...]
M pour Muin

Le dixième arbre est la vigne à la saison des vendanges. Quoique non native de Grande-Bretagne, la vigne est un motif important dans l'art de l'âge du bronze britannique. On peut en conclure que les Danéens véhiculèrent vers le nord non seulement le symbole mais la plante elle-même. Elle parvient à donner des fruits convenables sur quelques pentes abritées dans le sud. Mais, comme on ne peut l'y considérer comme une essence sauvage, on dut lui substituer la ronce. La saison de l'apparition des fruits, leur couleur et l'allure de la feuille correspondent, et le vin de mûres est une boisson qui monte à la tête.
Dans tous les pays celtiques, il existe un tabou interdisant de manger la mûre bien qu'elle soit un fruit sain et nourrissant. En Grande-Bretagne, la raison invoquée « à cause des fées ». A Majorque, l'explication est différente : la ronce aurait été l'arbuste choisi pour la couronne d'épines et les mûres seraient le sang du Christ. Dans le Nord du pays de Galles, lorsque j'étais enfant, on prétextait seulement qu'elles étaient vénéneuses. Dans le Devonshire, le tabou ne porte que sur l'ingestion des mûres après le dernier jour de septembre, « lorsque le diable entre en elles », ce qui étaye ma théorie selon laquelle les mûres seraient un substitut populaire de la vigne en Extrême Occident.
La vigne était consacrée au Thrace Dionysos ainsi qu'à Osiris et la principale décoration du temple de Jérusalem consistait en une vigne d'or. Elle est l'arbre de la joie, de la gaieté, et de l'emportement furieux.
Le mois s'étend du 2 septembre au 29 septembre et inclut l'équinoxe d'automne."
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Laura Tuan, autrice d'un livret d'accompagnement intitulé Les Tarots celtiques (Éditions De Vecchi S.A., 1998) propose un article sur l'ogam Muin :
"Mûrier - Muin
Prunier - Muin
Période : 2 septembre - 29 septembre.
Divinité : Esus ou Nuada.
La liqueur extraite du prunellier, aux vertus soi-disant euphorisantes, a valu à la plante un caractère magique. L'exaltation et l'euphorie semblent d'ailleurs très justement les traits dominants de ces natifs qui, selon leur humeur et la qualité du milieu ambiantauquel ils s'avèrent très sensibles, peuvent se montrer tendresou agressifs, conciliants ou intraitables. Il s'agit en somme d'idéalistes passionnés et prompts à s'enflammer, qui écoutent trop leur coeur et pas assez leur raison, épris d'art et de justice. Le raisonnement n'est pas leur fort, et encore moins l'organisation, ce qui risque de leur procurer pas mal d'ennuis. Malgré la sympathie qu'ils inspirent, on ne reste pas volontiers en leur compagnie car ils sont trop imprévisibles et inconséquents pour ne pas susciter une certaine tension. Détruire et reconstruire, blesser pour pouvoir guérir : tel est le leitmotiv de leur existence. En amour, ils réussissent néanmoins à trouver un équilibre, en dépit de leurs sautes d'humeur et de leur caractère jaloux et violent.
[...]
Il compte parmi les plantes les plus chargées de mystères et de pouvoirs, peut-être en raison de la liqueur extraite de ses fruits aigrelets aux vertus soi-disant euphorisantes, qui lui a valu un caractère magique. C'est la baguette magique préférée des sorcières qui apprécient ses propriétés défensives.
Grâce à leur croissance rapide, en effet, les ronces créent très vite d'épais bosquets, des barrières physiques qui se transposent également au niveau de la psyché en la protégeant des ingérences extérieures.
Une ronceraie poussant en forme d'arc est considérée comme sacrée : passer dessous, en rampant d'est en ouest, constitue un prodigieux remède pour certaines maladies, surtout de la peau.
Divinité : Esus ou Nuada.
Les cartes : Les sylphides printanières et les salamandres de l'été semblent repues après s'être abondamment nourries de ses fruits, dont les ondines de l'hiver tirent le jus enivrant.
Seule la version automnale n'accorde aucune place au plaisir : on y voit au premier plan un gnome musclé en train de forger, au marteau et à l'enclume, une flèche pointue comme les épines protectrices du mûrier.
Mots clés : Exaltation- Euphorie - Enthousiasme - Idéalisme -Violence - Rêve - Émotion - Manque d'esprit pratique.
Printemps : A l'endroit : Études et engagement professionnels abordés avec idéalisme - Enthousiasme - Estime de soi - Coups de génie.
A l'envers : Engagements dépassant ses propres forces - Retard dans les livraisons - Problèmes mal affrontés - Fanatisme - Querelles - Conflits sur des points de vue incompatibles - Manque de concentration - Désordre - Énergies gaspillées dans des projets - Objectifs imaginatifs mais irréalisables.
Été : A l'endroit : Béguin foudroyant - Exaltation amoureuse - Ivresse - Sexualité débridée- Idéalisation de l'être aimé.
A l'envers : Brusque réveil d'un rêve - Conflits avec un individu violent et prévaricateur - Égoïsme - fanatisme- Prétentions absurdes- Irrationalité - Jalousie- Obsessions - Vision déformée des choses.
Automne : A l'endroit : Heureuse occasion à saisir au vol- Victoire dont il ne faut pas abuser- Gains supplémentaires- Dépenses considérables mais nécessaires - Argent déboursé pour des fêtes et des rencontres avantageuses sur le plan social et professionnel.
A l'envers : Dépenses exagérées - Investissements irrationnels causant la ruine - Pertes au jeu - Gros dégâts domestiques- Travaux de restructuration dispendieux et décevants - Disputes pour des questions financières - Conflits concernant un héritage ou un privilège - Dommages automobiles suite à un excès de vitesse.
Hiver : A l'endroit : Enthousiasme - Joie- Euphorie - Force nerveuse - Amaigrissement voulu - Activité sportive - Dynamisme maximum - Suractivité sans conséquences négatives.
A l'envers : Excès alimentaires - Dangers liés à l'abus d'alcool et de drogue - Accidents dus à un manque d'attention- Blessures - Hémorragies - Migraines- Fièvres - Tension nerveuse à son point culminant.
Le temps : 2 septembre - 29 septembre.
Le conseil : Vous avez beau avoir de grands idéaux, il est temps de composer avec la réalité : pesez chacun de vos projets en fonction de sa possibilité d'exécution effective."
Selon Gwyddhyon, auteur de Ogham, Le Yi-King celtique des arbres (Éditions Chariot d'Or, 1999), la vigne est associé à diverses caractéristiques :
"Nom : Muin
Lettre : M
Monde végétal : Vigne (Vitis vinifera)
Signification : L'état de mortel - l'effort - la sympathie
Symbole : La terre
Direction cardinale : Sud
Triades celtiques : Il existe trois événements pour engendrer le bien :
- le déroulement de la destinée
- l'oubli des existences passées
- la mort.
Monde de l'épreuve de l'Abred : Dès l'âge du bronze, la vigne était présente dans les contrées celtiques. Le vin, en quantité modérée, ouvre les portes de la sincérité, mais il montre aussi les limites et l'être humain, d'abord égalé par l'ivresse, puis humilié dans on corps par les effets secondaires de l'alcool. L'état éphémère de l'ivresse lui montre qu'il est encore bien loin du Monde Blanc.
Monde des âmes de Kenmill : Dans un moment de vision, semblable à l'état d'ébriété, il peut sembler que notre perception du monde soit lumineuse. Mais il faudra de nombreux efforts pour réaliser cette espérance d'une vie plus chaleureuse.
Monde ultime de Keugant : Ouvrir son intuition, et regarder le quotidien comme le champ alchimique de la transformation est possible est possible dans les moments d'exaltation. La réalisation demandera certainement un effort plus soutenu. La vision constitue la motivation vers le monde spirituel de Keugant.
Images : Un effort soutenu.
"Vous autres rois, écoutez, je loue la vigne et son impétuosité."
J'ai le pouvoir du barde : celui d’enchanter les mots."
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Dans Le Tarot Celte des arbres (Édition originale, 1998 ; Traduction française Le Courrier du Livre, 2001) Liz et Colin Murray associent Muin à différentes caractéristiques :
Couleur : Versicolore.
Chiffre : 10 qui symbolise la Prophétie.

Bien qu'elle soit une espèce cultivée d'importation, à la différence des autres arbres de l'Ogham, il ne fait aucun doute que la Vigne est connue et s'est propagée dans les Îles Britanniques depuis longtemps, ses fruits et ses feuilles apparaissant fréquemment sur les objets de l'âge du Bronze. Le Fête du Feu de Lughnassadh, ou Lammas, tombe le 1er août, au tout début du mois gouverné par la Vigne. C'est la Fête celtique de la récolte d'automne, célébrée par un rassemblement et un sacrifice des fruits du sol, et on considérait ce moment comme très favorable aux augures et aux prédictions. La déité principale de ce mois est le dieu solaire Lugh, appelé aussi Lug Lamfhada (au long bras) ou Lug Samild'anach (aux dons multiples). Le choix de cette carte a trait à la libération des pouvoirs prophétiques. Les utilisations du raisin et les effets du vin sont bien connus. L'expression in vino veritas exprime presque la signification de cette carte. Le vin dissout les inhibitions et vous permet souvent de parler de façon plus perspicace et plus sincère que vous ne l'auriez fait si vus n'aviez pas bu. De même, vous avez parfois besoin de mettre de côté vos attitudes logiques et intellectuelles, et de rassembler d'autres ressources, pour que l'intuition subtile puisse faire surface et prendre la tête.
Au cours de ces périodes, votre sens psychique sera un allié plus sûr que le sens commun ; vous devez permettre à l'instinct seule de vous montrer ce qui doit être fait, et laisser vos émotions les plus profondes se montrer librement, ouvertement. Permettre à vos sens de s'ouvrir de la sorte, est un signe de développement intérieur, car vous apprenez à mettre votre confiance en eux, quand ils agissent pour vous fortement. Laissez votre âme s'ouvrir, de façon qu'elle soit à même de cueillir et rassembler tous les signes et présages qu'elle est tout à fait capable de comprendre, si seulement vous lui permettez de le faire.
Quand la carte se présente à l'envers, c'est un signe que vous devez vous "dérouler". Si vous pouvez sentir, à un niveau profond, que vous devez agir d'une certaine manière à ce moment, ne raisonnez pas, croyez simplement vos sentiments. Laissez votre instinct vous guider à cette étape de votre voyage spirituel.
Mot-clef : Prophétie.
Dixième mois : Août.
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Selon Alain Gesbert, auteur de B. A. - BA Oghams divinatoires (Éditions Pardès, 2002), l'ogham Muin est associé à :

Arbre : la Vigne.
Mot clé : Prophétie.
Association complémentaire : Accomplissement intérieur.
Lettre : M.
Période : 30 septembre - 27 octobre.
Muin indique la capacité de parler, de façon ouverte et honnête, en accord avec son être intérieur. Cet ogham évoque une libération des contraintes ou des restrictions du passé. Imaginez que votre âme vibre ou danse en harmonie avec vous-même pour vous faire une idée de l'accomplissement intérieur que représente ce symbole.
Le défi de Muin est de se relaxer, se détendre, écouter son être intérieur, quand c'est nécessaire. La vie est simple et c'est dans cette simplicité naturelle que réside la difficulté.
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D'après Julie Conton auteur d'un essai sur L'ogham celtique ou le symbolisme des arbres, l'oracle des druides (Éditions Mémoires du Monde, 2014) :

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Dans La Voix des Arbres (Édition originale, 2019 ; Tana Éditions, 2023 pour la traduction française) Diana Beresford-Kroeger transmet à son tour sa vision de l'ogham des Celtes :
"Muin - La Ronce
Alors qu’il va chercher les vaches un soir de début d’automne, un fermier irlandais plonge une main calleuse dans un tapis de plantes épineuses qui poussent dans le fossé et l’en ressort avec une poignée de mûres. Il ne mangera que celles dont la base est blanche, et jettera les autres.
Ce rituel de cueillette automnale se perpétue depuis des milliers d’années dans le monde celte. L’espèce concernée est la ronce laciniée, Rubus laciniatus, qui pousse encore à l’état sauvage en Irlande et en Europe. Il s’agit d’un membre de la famille des roses, ou Rosaceae, doté de milliers de frères et sœurs dans le monde, du climat froid de l’Arctique à la chaleur du sous-continent indien.

Cette plante aux sarments arqués naît d’une graine sèche qui est passée par le biote bactérien de l’intestin d’un oiseau, d’un homme ou d’un mammifère. Ce qui reste d’azote suffira à la graine. La ronce est une plante bisannuelle. La première année, les sarments produisent de quoi nourrir la récolte de l’année suivante. Les petites fleurs blanches sont fertilisées et deviennent des drupes vertes, puis rouges, puis noires, qui consistent en une succession de graines enfermées dans leur propre enveloppe étanche qui contient le jus, une vraie tentation pour l’homme comme pour les bêtes.
Du point de vue de la ronce, la survie est primordiale. Comme toutes les autres espèces, elle s’implique dans la danse de la reproduction. Les choix sont limités pour une plante qui porte des bas en barbelés et fouette l’air d’épines qui écorchent la peau humaine, mais son fruit sucré pousse le cueilleur à risquer l’égratignure et, une fois le fruit mangé, la santé est en bonne voie.
Les biochimistes ont identifié dans les mûres un composé chimique du nom d’acide ellagique. Il s’agit d’un régulateur phytochimique qui stimule le système immunitaire et semble protéger de certaines formes de cancer, affirmation qui fait l’objet d’une enquête au Canada. On soupçonne également depuis longtemps que le jus de mûre possède une activité antidiabétique, mais cela n’a pas encore été prouvé lors d’essais cliniques. Un régulateur phytochimique, c’est le système de guidage cellulaire d’une plante, qui parfois se retrouve dans notre alimentation et agit sur l’intestin humain. Cette hormone végétale influe aussi sur les chemins que prennent les hommes, dont ce fermier gourmand qui cherche des mûres en rentrant ses vaches.
L’une des tâches à Lisheens, pendant mes années brehonnes, consistait à rentrer les vaches. J’avais tendance à gâter les animaux — qui le savaient bien —, et j’avais donc toujours un public à cette occasion. Vers quatre heures de l’après-midi, je prenais le bâton de marche. Les chats et leurs petits comprenaient aussitôt, et les chevaux approchaient au petit galop dès qu’ils me remarquaient. Les chiens, qui me collaient en permanence, me précédaient d’un pas décidé. Les poules suivaient aussi, tant qu’elles se sentaient en sécurité. Les moutons et les ânes nous rejoignaient, ainsi que quelques dindes, et nous partions tous chercher les vaches, plus bas dans la vallée. Fraise, ma préférée du troupeau, venait toujours me saluer la première, puis nous rentrions à la ferme en nous arrêtant çà et là pour cueillir et manger des mûres. J’aime beaucoup ce fruit et, à l’époque, mes doigts, ma langue et mes lèvres noircis trahissaient mes écarts.
Les guérisseurs des cultures autochtones antiques et modernes les qualifieraient de « manger de brousse ». Ils savent que, quand les gens de leur peuple cessent de consommer ce manger de brousse, ils voient leur santé décliner. Les aliments naturels de toutes sortes, issus de sources génétiques pures, ont un système de régulation phytochimique que la science moderne s’efforce aujourd’hui de comprendre. Négliger ces aliments nous a menés à une épidémie d’obésité, de troubles intestinaux et de diabète.
Les druides-médecins ont compris cela par simple observation, celle-ci étant, après tout, le premier outil de résolution de problèmes. Les druides-médecins étaient bien conscients de la rareté des espèces médicinales à leur époque. Ils avaient appris des médecins grecs au tout début de notre ère qu’une forme de férule (un fenouil géant) était en voie de disparition. Ce fenouil, du nom de silphium, poussait à flanc de montagne en terrain sec, sur un sol spécifique, près des côtes libyennes. Utilisée comme contraceptif, cette plante très recherchée dans le monde était devenue plus précieuse que l’argent pur. En 37 apr. J.-C., il n’en restait apparemment qu’une seule tige.
Les médecins des cultures de l’Antiquité ont jeté les bases de la médecine préventive il y a bien longtemps. Le savoir était une forme de pouvoir à l’époque, comme il l’est encore aujourd’hui. Les remèdes circulaient d’une culture à l’autre par le troc, et la trace en reste dans la langue. Mon nom de famille, Beresford, correspond à Dún Sméarach en irlandais : nous sommes les gens du « fort des mûres »… alors que la ronce refuse de pousser dans mon jardin !
La ronce est une espèce typique des bois. Elle aime pousser au soleil, en bordure de forêt. La dégradation naturelle du bois fournit à cette plante le potassium et la potasse nécessaires à la croissance des fruits. Les passereaux qui nichent dans les arbres sortent à découvert pour manger, puis retournent à l’orée de la forêt prendre le soleil. Quand ils se détendent, leurs muscles intestinaux en font autant, et ils évacuent les graines. Les druides comprenaient cet écosystème, et ils l’ont protégé en conférant à la ronce un statut sacré.
Muin, la ronce, est devenu la lettre M de l’alphabet oghamique, représentée par une ligne verticale traversée d’une autre inclinée vers la droite."
Pandora Hearts, autrice, et Lydie Bossuet, illustratrice proposent un Oracle des arbres & des oghams (Éditions Secret d'étoiles, 2022) que je trouve particulièrement beau :

"Paroles de Muin : Je suis Muin, l'arbre de l'Extase et de la Liberté. Mon tronc sarmenteux s'accroche sur les peurs de mes frères afin de libérer leurs pulsions. Mes branches s'étendent et s'engagent dans une étreinte joyeuse. De mes fruits enivrants est extrait le breuvage sacré qui ouvre la porte des consciences. Je suis Muin, l'arbre du Développement et de la Quête.
Signification de la carte : Dans un tirage, Muin est le symbole de l'ivresse et de la volupté, de la libération et de la désinhibition, du développement de l'âme et de ses pouvoirs. Il indique une période de bonheur et d'épicurisme. Il vous invite à profiter joyeusement de ce moment. Il vous conseille d'entraîner dans votre ronde de la joie votre entourage : célébrez l'ivresse de votre réussite. Muin indique qu'il est temps de vous ressourcer et de vous amuser librement.
Muin exprime votre besoin de vous exprimer et de vous laisser aller sans contraintes. Il vous invite à sortir des carcans, des règles imposées par les convenances, pour vous épanouir. Il vous conseille d'exprimer aisément vos sentiments, positifs ou négatifs, afin de vous libérer d'un poids. Muin peut également évoquer une libération des tabous ou de vos peurs dans votre vie sexuelle, matérielle ou professionnelle.
Dans un tirage spirituel, Muin annonce votre libération vis-à-vis d'une pratique ou d'une emprise limitante. Selon le tirage, il vous conseille de faire tomber les barrières psychiques, les peurs ou encore d'éliminer les croyances nocives, pour développer vos dons et avancer dans votre quête spirituelle. Muin annonce souvent un développement intérieur sur votre voie spirituelle.
Carte renversée : Lorsque la carte apparaît à l'envers, Muin dénonce une emprise accablante de soi-même ou des autres. Il exprime d'asservir l'autre par la manipulation et l'influence sous toutes leurs formes. Muin prévient parfois des risques d'une addiction toxique qui vous emprisonne dans un cycle destructeur ; elle peut être de nature sentimentale, matérielle, substantielle ou encore spirituelle. Il vous engage à vous libérer de cette dépendance pour votre bien-être.
Muin peut dénoncer une absence totale d'enthousiasme mais également une absence d'ambition, tant professionnelle que spirituelle. Faites le point sur vos envies, sans peur et sans honte, pour vous fixer des objectifs et un but à atteindre. Muin peut également mettre en garde contre l'emprise d'un charlatan, d'un gourou ou encore d'un manipulateur. Enfin, Muin avertit des dangers de l'excès des désinhibitions, qui deviennent alors nuisibles pour tous.
Mots clés : Ivresse - Bonheur - Désinhibition - Libération des instincts - Ouverture des dons - Développement intérieur."
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