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Le Monstre du Loch Ness




Symbolisme :


Pour Melissa Alvarez, auteure de A la Rencontre de votre Animal énergétique (LLewellyn Publications, 2017 ; traduction française Éditions Véga, 2017), le monstre du Loch Ness est défini par les caractéristiques suivantes :


Traits : Le monstre du Loch Ness, que l'on appelle couramment "Nessie", est prétendument un monstre qui vit dans le le Loch Ness, un lac des Highlands en Écosse. On croit que Nessie pourrait être un plésiosaure préhistorique qui a réussi à survivre. Ses apparitions datent du VIe siècle. Il symbolise la connaissance ancienne, la révélation intuitive et les connexions universelles.


Talents : Connaissance ancienne ; Prise de conscience ; Continuation de la vie ; Conviction ; Enchantement ; Vie éternelle ; Existence ; Foi ; Robustesse ; Esprit ; Illumination ; Inspiration ; Intuition ; Invisibilité ; Magique ; Mystère ; Pureté ; Ré-émergence ; Vitesse ; Éveil spirituel ; Force ; Transformation ; Sagesse.


Défis : Fuyant ; Léthargie ; Vit dans le passé ; Repli sur soi.


Élément : Terre ; Eau.


Couleurs primaires : Gris.


Apparitions : Lorsque le monstre du Loch Ness apparaît, cela signifie que vous devez faire attention au monde de la nature qui vous entoure. En ce moment, vous êtes intuitivement connecté aux éléments, et surtout à tout ce qui a à voir avec l'eau. Étant donné que l'on voit rarement le monstre du Loch Ness, c'est là le signe qu'il est bon de vous connecter à la partie de votre être intérieur que vous évitez souvent. Pour pouvoir atteindre l'illumination spirituelle, vous devez prendre en considération toutes les parties de vous-mêmes - vos défauts aussi bien que vos dons. Si vous n'avez conscience que de vos dons, vous vous empêchez de vous développer davantage. Analyser vos défauts va vous rendre capable de trouver des façons de les transformer en talents, et donc d'aller plus loin dans votre développement spirituel. Le monstre du Loch Ness vous encourage à vous servir de votre perspicacité intuitive pour vous connecter plus profondément à la connaissance la plus ancienne. Tout comme Nessie peut plonger au plus profond et rester hors de vue, cette connaissance est cachée au plus profond de vous et n'apparaîtra que lorsque vous la rechercherez vraiment. Et, même là, elle peut être insaisissable. Aussi, vous devez vous tourner vers votre essence intérieure et votre être supérieur avec vigilance, conviction et pureté de cœur. Le monstre du Loch Ness vient inspirer l'esprit, car, une fois que les choses sont vues et reconnues, elles peuvent amener une grande transformation positive. Ceux qui ont vu le monstre du Loch Ness sont à jamais transformés de façon positive. Une fois que vous voyez la vérité en vous et que vous découvrez la connaissance ancienne qui est la vôtre, et qui est avec vous depuis la naissance de votre âme, vous êtes vous aussi transformé de façon positive.


Aide : Vous avez besoin d'inspiration, d'espoir et de force. Le monstre du Loch Ness représente l'élévation de l'esprit. C'est un être magique, mystique, enchanté, qui touche en vous la corde des attentes optimistes. Ces qualités peuvent vous inspirer d'atteindre des plans plus élevés. Le monstre du Loch Ness vient vous rappeler que vous êtes une personne forte ayant une grande sagesse. Comme Nessie, vous pouvez trouver à inspirer votre entourage de la meilleure façon qui soit. Le monstre du Loch Ness reflète la continuation de la vie et la vie éternelle. Il vous met en garde contre la tendance à vivre dans le passé, à être trop évasif avec les autres et à vous replier sur vous-même. Si vous vous rendez compte que l'une ou l'autre de ces caractéristiques vous correspond, alors il est temps que vous sortiez de vous-même, que vous lâchiez prise sur les événements du passé, et que vous alliez de l'avant, en vous faisant de nouveaux amis sur votre chemin.


Fréquence : L'énergie du monstre du Loch Ness est froide et piquante. Elle bouge sur un rythme tranquille, avec un bruit de "slish-splash-slish". On la ressent comme lourde en même temps que légère, elle est cachée en même temps que visible. Sa sonorité est de tonalité moyenne avec des variations.


Voir aussi : Ogopogo.

Imaginez...

Alors que vous visitez les Highlands en Écosse, vous ne manquez pas de réserver une journée pour aller au Loch Ness pour chercher à voir Nessie. Après un tour officiel en bateau, vous décidez de sortir des sentiers battus et vous vous dirigez vers un endroit isolé du loch. Vous vous approchez du bord de l'eau et vous vous installez là en scrutant le loch. Au bout d'un moment,, vous voyez des ondulations se former dans l'eau et devenir de plus en plus grandes. Une petite tête émerge, suivie d'un long cou arqué. C'est Nessie ! Vous prenez une vidéo de la créature qui nage en se roulant sur elle-même et en jouant dans l'eau. Puis vous reposez votre caméra. Les grandes nageoires de Nessie battent la surface de l'eau dans ses roulades. Pendant un moment, elle disparaît pour refaire surface juste en face de vous. Vous avez l'impression qu'elle vous sourit, puis elle disparaît dans l'eau, et l'une de ses nageoires agite un au revoir.

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=> hypothèse explicative : le monstre du Loch Ness ne serait-il pas un requin du Groenland ? (visible dans une vidéo qui n'est plus disponible...

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Symbolisme celte :


François-Joseph Onda, auteur d'une thèse intitulée Le féminin dans les paysages pré-chrétiens irlandais. (Archéologie et Préhistoire. Université Rennes 2, 2012. Français.) nous renseigne sur le symbolisme attaché aux monstres qui vivent cachés dans les lacs d'Irlande :


Les monstres des lacs, gardiens des eaux sacrées : L’étude des monstres des lacs montre également l’attachement de ces créatures au féminin et leur lien avec l’idée de fécondité associée au lieu. En effet, comme nous le verrons dans cette partie, les monstres qui peuplent les lacs sont soit serpentiformes/spermatozoïformes, soit des créatures féminines par essence, comme par exemple la loutre qui, de par son aspect lunaire1 , porte en elle le symbolisme féminin. Autrement dit, tous ces monstres lacustres sont directement liés à la fécondité et leur présence même renforce le caractère féminin de cet élément du paysage. D’autre part, leur aspect effrayant, terrifiant et repoussant qui tient les hommes à l’écart, attire l’attention sur la sacralité de l’eau et par extension des lieux. [...]

La création de ces monstres procède du même principe que celui que nous avons énoncé précédemment, à savoir le besoin d’expliquer des formations géologiques particulières et mystérieuses, voire inquiétantes, ou des phénomènes atmosphériques inexplicables rationnellement pour les populations concernées. C’est par exemple, comme le dit John Dunne1 , le cas de Lough Derg qui se situe dans le comté de Donegal, où le monstre féminin Caoránach se manifeste lors de violentes tempêtes qui agitent le lac. La peur que le monstre inspire aux hommes leur permet de se tenir à l’écart des dangers afférents au lac. L’étymologie du terme « monstre » est elle-même révélatrice de la fonction qu’exerçait la création de monstres dans l’imaginaire des pré-chrétiens irlandais et du rôle que jouait la croyance en de telles créatures dans la vie quotidienne de la communauté. Le terme « monstre » est dérivé de deux termes latins : monstrum qui signifie « quelque chose de merveilleux », « un signe », « un présage » ou encore, « celui qui enseigne », et monere qui signifie « mettre en garde », « prévenir ». L’origine de ce terme apporte un éclairage pertinent sur la fonction des mythes qui mettent en scène de telles créatures.

Parmi les différents termes utilisés pour faire référence à des monstres, dragons, vers, serpents, anguilles, chevaux aquatiques ou autres créatures terrifiantes présents dans les récits, John Dunne ajoute encore que le plus courant est le terme péis qui apparaît sous diverses variantes telles que piast, biast ou encore béist. Un autre terme, oilliphéist, composé de oll, « great », et de péist, « monster », signifie « monstre énorme ». Il est généralement utilisé pour faire référence à une créature serpentiforme dont l’apparence évoque un dragon, un serpent ou une anguille. Le terme each-uisce est également utilisé pour faire référence à un cheval aquatique. Dobarchú désigne une loutre et Tairbh-uisce sert à dénommer des taureaux aquatiques. Les différents monstres associés aux lacs ont une symbolique commune, celle de la fertilité. Ceci semble évident pour les monstres serpentiformes tels que le dragon (variante gigantesque du vers), l’anguille, le serpent ou encore le vers, qui présentent une forme spermatozoïdale. Ceci est illustré par les récits mythologiques : l’ingestion d’un vers permet effectivement d’engendrer la vie, notamment dans les récits d’Étain ou de Conchobhar précédemment cités. La présence de taureaux et de chevaux aquatiques parmi ces monstres peuplant les lacs est directement liée à l’idée de fertilité, et l’association de ce type de monstres à l’eau douce des lacs renforce encore cette symbolique.

Outre qu’ils confirment la dimension fertile de l’eau, les monstres confèrent aux lacs une dimension sacrée. En effet, ce sont des créatures de l’Autre Monde (espace magique et mystérieux) qui fascinent les hommes, tout en inspirant la crainte et le respect. Les monstres apparaissent comme les gardiens d’un trésor, ce dont attestent les découvertes par les archéologues de véritables trésors au fond des lacs, qui sont vraisemblablement les vestiges d’offrandes déposées par les communautés, lacustres au moins. De ce fait, la présence supposée de telles créatures dans les eaux des lacs, ainsi que les objets qu’elles renferment, suffisent à les protéger de toute violation humaine et préservent à la fois leur sacralité et leur pureté. « En tant que gardien du trésor, le monstre est aussi signal du sacré. On pourrait dire : là où est le monstre, là est le trésor » La présence des monstres a donc un effet dissuasif sur les hommes qui s’en tiennent à l’écart et, par voie de conséquence, les offrandes déposées au fond des lacs sont protégées. Tout comme les puits dont le couvercle visait à protéger les hommes de la noyade ou les eaux de toute souillure, le monstre semble revêtir la même fonction : il est effrayant, souvent de taille impressionnante et dissuade les hommes, mais surtout les enfants, de s’immerger dans les eaux lacustres. Le monstre apparaît tout d’abord comme le gardien des eaux du lac, véritable lieu sacré, théâtre naturel à ciel ouvert de rituels, d’offrandes et de rites, où les pré-chrétiens étaient en communion étroite avec la nature, mais il apparaît également comme le gardien d’une entrée vers l’Autre Monde pour les Celtes.

Les monstres résident dans des lieux que les premières communautés n’étaient pas techniquement en mesure d’explorer et donc de s’approprier. Par conséquent, ces espaces correspondaient soit à des espaces à forte teneur imaginaire, soit à une sorte de chaos, que Mircea Eliade appelle « espace profane » (c’est-à-dire non-aménagé par l’homme), par opposition à l’« espace sacré » où s’organisait la vie. Selon les ouvrages de John Dunne et de Patricia Monaghan mentionnés plus haut, dans toutes les mythologies, de nombreux récits se terminent par la victoire du héros sur le monstre. Ce dernier étant assimilable à l’inconnu et correspondant à un manque cognitif, le tuer ou le neutraliser symbolise la victoire de l’homme sur celui-ci et permet l’accès au « trésor », autrement dit symboliquement à la connaissance. Tuer le monstre permet au héros de s’approprier un espace profane et de le transformer en espace sacré. Nous pouvons donc avancer que la présence de monstres dans les mythes remplissait la fonction souhaitée, car la crainte de l’inconnu était omniprésente dans cette société où régnait la superstition, tenant les hommes à l’écart de tout danger, en les empêchant de profaner les lieux sacrés.

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Mythes et légendes :


Jean-Jacques Barloy, dans un article intitulé "Rumeurs sur des animaux mystérieux". In : Communications, n°52, 1990. Rumeurs et légendes contemporaines. pp. 197-218, rapporte un témoignage français lié au monstre lacustre :


Abondamment signalés dans les lacs d'Ecosse (et pas seulement le loch Ness), d'Irlande et de Scandinavie, les monstres lacustres le sont rarement dans les eaux douces de nos régions. Quelques rapports font état de leurs apparitions épisodiques dans les lacs de la région alpestre (lac Majeur, lac de Côme), voire dans des fleuves (Rhône, Allier). Il est difficile de croire à l'existence de gros animaux aquatiques inconnus en de tels lieux - à moins de supposer que des espèces marines ignorées remontent parfois les fleuves. Durant l'été 1958, c'est en faisant du pédalo sur le lac Léman, au large d'Excenevex (Haute-Savoie) que Mme Monique Démangeât fait une étrange rencontre, qu'elle m'a relatée, dessin à l'appui. A environ 300 mètres de la rive émerge le sommet de ce qui semble être une tête énorme, immobile, large de 1,50 mètre, aux yeux fermés. Mme Démangeât a pensé à un dinosaure... On peut aussi imaginer un silure glane, voire la dépouille de quelque grand mammifère.

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Selon le site de VSD :


"Depuis vendredi une image considérée comme étant « très convaincante » du plus célèbre monstre écossais fait le tour du web.

La légende de Nessie a plus de 15 siècles, les premières obser­va­tions du monstre du Loch Ness datent de 565. Mais depuis vendredi, le monstre a peut être montré son vrai visage ! C’est du moins ce que veulent croire les internautes qui relaient le cliché capté par Ian Bremner , un photo­graphe amateur de 58 ans qui a capturé l’ani­mal dans son objec­tif lors d’une de ses fréquentes visites au célèbre lac du Loch Ness. L’homme, qui travaille dans un entre­pôt de Whisky a pris la photo depuis les bords du lac entre les villages de Dores et de Inver­fa­ri­gaig. Celle-ci n’est pas sans rappeler l’image des trois bosses de la supposée créature qui hante l’ima­gi­naire collec­tif depuis des années. C’est sans doute pour cette raison que le cliché est jugé comme étant le « plus convain­cant » du monstre du Loch Ness jamais prise.

L’heu­reux photo­graphe a déclaré au jour­nal local The Scots­man « Quand on est là-bas, tout le monde est constam­ment en train de regar­der l’eau pour voir si on peut repé­rer quelque chose …ce serait extra­or­di­naire si j’étais le premier à le photo­gra­phier ».

Malheu­reu­se­ment pour lui, il y a fort à parier que cette photo ne repré­sente pas le montre mais un pois­son-chat géant, dont certains pensent qu’ils sont à l’ori­gine de la légende. Ou bien plusieurs phoques se prome­nant en bande sur le lac."

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D'après Jean Markale, auteur du Nouveau Dictionnaire de Mythologie celtique (Éditions Pygmalion - Gérard Watelet, 1999), l'Afang est un


"Monstre aquatique assez mystérieux, peut-être un serpent, peut-être un dragon, peut-être un castor gigantesque, de la tradition galloise. Il est en tout cas de même nature que le célèbre Monstre du Loch Ness."

A l'entrée Afang-Du (ou Avaggdu) on peut lire : "l'afang "noir". C'est le nom du fils de la déesse Keridwen et d'un certain Tegid Voël (Tegid le Chauve). C'est pour Afang-Du que Keridwen fait bouillir un chaudron de science dont trois gouttes sont bues par le futur barde Taliesin."

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Voir aussi : Diplodocus ; Ogopogo ;


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