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  • Anne

Le Caféier



Étymologie :

  • CAFÉIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1715 cafier (Jussieu, Hist. du café, Mém. de l'Ac. des Sc., année 1713 dans Hist. de l'Ac. royale des Sc., Paris, 1739, p. 294); 1732 caffier (Trév.) − 1740, ibid.; 1791 caffeyer (Encyclop. méthod., agriculture, Paris, t. 2); 1835 caféier (Ac.). Dér. de café*; suff. -ier*.


Lire également la définition du nom caféier pour trouver les premières pistes de symbolisme.

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Botanique :


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Croyances populaires :


Selon Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani :


L'apparition de bulles d'air à la surface d'une tasse de café, lorsque le sucre fond, annonce de l'argent surtout si elles flottent en direction du buveur ; si, au contraire, elles vont en sens inverse, des soucis financiers sont à redouter, selon les Américains. Les bulles peuvent servir de pronostics météorologiques : si elles se maintiennent au centre de la tasse, le temps sera beau mais si elles forment un cercle au bord, elles indiquent pluie ou neige selon la saison. Si l'écume forme des anneaux séparés sans aucune position précise, le temps va changer. La formation d'un anneau de fumée au-dessus d'une tasse promet un baiser.

Boire quotidiennement plusieurs tasses de café froid procure la beauté et des yeux brillants (Allemagne). On guérit un panaris en plongeant le doigt atteint dans du café bouillant (Alpes-Maritimes). Dans les pays arabes, où le café a servi peut-être d' "excitant magique", l'application de café pulvérisé mélangé à du sucre soigne les coupures faites par un instrument tranchant. Chez les musulmans toujours, jeter du café sur les pattes d'un cheval porte chance au cavalier en route pour un long voyage.

En France, on prétend que celui qui boit son café debout tremblera après sa mort, parfois pendant dix ans (Franche-Comté).

Dans les campagnes belges et luxembourgeoises, où la cafetière était toute la journée sur le feu, on y mettait il y a quelques années encore, une pincée de sel pour se protéger des sorcières et de tout individu malveillant qui pouvait pénétrer dans la maison.

Allumer trois fois par semaine dans un brûle-parfum un mélange composé d'une cuillère à soupe de café moulu, une de sucre et d'une gousse d'ail écrasée, agit contre un mauvais sort. Aux États-Unis, du café placé sous la maison éloigne les fantômes.

Selon les Anglo-Saxons, celui qui oublie de mettre du café dans la cafetière, recevra un prix ; brûler du café juste avant de partir en voyage porte bonheur.

On peut lire l'avenir dans le marc de café. C'est par ce procédé notamment qu'une diseuse de bonne aventure de Nantes, consultée par le chef vendéen Charette qui venait d'entrer triomphalement dans la ville, vit son exécution prochaine place Viarmes.

Pour pratiquer cette divination, il faut attendre que le marc, déposé par le café dans une cafetière ou une tasse, soit sec ; on y jette alors un peu d'eau qu'on chauffe le temps qu'elle se délaye au marc, on remue le tout avec une cuillère pour le verser en petite quantité dans une assiette. On agite légèrement l'assiette et on répand son contenu dans un autre récipient ; on obtient alors diverses figures, des ronds, des carrés, des triangles, etc., que l'on interprète de la façon suivante :

Si le nombre des ronds ou cercles, plus ou moins parfaits, l'emporte sur la quantité des autres figures, ce signe annonce qu'on recevra de l'argent. S'il y a peu de ronds, il y a de la gêne dans les finances de la personne qui consulte.

Des figures carrées annoncent des désagréments, en raison de leur nombre. Des figures ovales promettent du succès dans les affaires, quand elles sont nombreuses ou distinctement marquées.

Des lignes grandes ou petites, pourvu qu'elles soient saillantes ou multipliées, présagent une vieillesse heureuse. Les ondulations ou lignes qui serpentent annoncent des revers et des succès entremêlés.

Une croix au milieu des dessins de l'assiette promet une mort douce. Trois croix présagent des honneurs. S'il se trouve dans l'assiette un grand nombre de croix, on reviendra à Dieu après la fougue des passions.

Un triangle promet un emploi honorable. Trois triangles à peu de distance l'un de l'autre sont un signe heureux : en général, cette figure est de bon présage.

Une figure qui aurait la forme d'un H annonce un empoisonnement. Un carré long bien distinct promet des discordes dans le ménage.

Si vous apercevez au milieu des dessins de l'assiette une raie dégagée, c'est un chemin qui annonce un voyage. Il sera long, si ce chemin s'étend ; facile si le chemin est net ; embarrassé si le chemin est chargé de points ou de petites lignes.

Un rond dans lequel on trouve quatre points promet un enfant. Deux ronds de cette sorte en promettent deux, et ainsi de suite.

Vous découvrez dans l'assiette la figure d'une maison à côté d'un cercle ? Attendez-vous à posséder cette maison. Elle sera à la ville, car vous voyez un X dans le voisinage. Elle serait à la campagne si vous distinguiez auprès de ce signe la forme d'un arbre, d'un arbuste ou d'une plante quelconque. Cette maison vous sera donnée, ou du moins vous l'aurez par héritage, lorsqu'elle est accompagnée de triangles. Vous y mourrez si elle est surmontée d'une croix.

Vous trouverez peut-être la forme d'une couronne, elle vous promet des succès à la cour.

On rencontre souvent la figure d'un ou de plusieurs petits poissons ; ils annoncent qu'on sera invité à quelque bon dîner. La figure d'un animal à quatre pattes promet des peines. La figure d'un oiseau présage un coup de bonheur. Si l'oiseau semble pris dans un filet, c'est un procès. La figure d'un reptile annonce un maison.

La figure d'une rose donne la santé ; la forme d'un saule pleureur, une mélancolie ; la figure d'un buisson, des retards.

La forme d'une roue est le signe d'un accident. Une fenêtre ou plusieurs carrés joints ensemble de manière à former une espèce de croisée vous avertissent que vous serez volé.

Si vous voyez une tête ou une forme de chien à côté d'une figure humaine, vous avez un ami. Si vous voyez un homme monté sur un cheval ou sur tout autre quadrupède, un homme estimable fait pour vous de grandes démarches. Quand vous apercevez trois figures l'une auprès de l'autre, attendez quelque emploi honorable.

Si vous distinguiez une couronne de croix, un homme de vos parents mourrait dans l'année. Une couronne de triangles ou de carrés annonce la mort d'une de vos parentes également dans l'année qui court.

Un bouquet composé de quatre fleurs ou d'un plus grand nombre est le plus heureux de tous les présages.

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D'après Véronique Barrau, auteure de Plantes porte-bonheur (Éditions Plume de carotte, 2012),


"Contre les intrusions en tout genre et selon vos besoins, vous pourrez [...] imiter les superstitieux des USA en mettant du café sous la maison pour écarter les revenants."



Symbolisme :


Jacques Brosse dans La Magie des plantes (Éditions Hachette, 1979) consacre dans sa "Flore magique" un article au Café :


Sans le café, les quatre-vingt-cinq romans qui composent La Comédie humaine n'auraient certainement pas tous vu le jour. Au café, dont il buvait tasse sur tasse sans sucre et qu'il tenait au chaud sur une veilleuse en porcelaine, Honoré de Balzac dut assurément ses longues veilles laborieuses, mais aussi de mourir, épuisé, à l'âge de cinquante et un ans. Il ne fut d'ailleurs pas le seul parmi les grands écrivains à abuser du café, mais Voltaire, qui en buvait tout autant, vécut jusqu'à quatre-vingt-trois ans et Fontenelle, devenu centenaire, aimait à dire : « Si c'est un poison, c'est un poison bien lent. »

Le café est bien, en effet, un excitant de l'esprit, du mental et plus généralement du système nerveux ; il accroît la vigilance et permet de résister à la fatigue physique et psychique, mais l'excitation qu'il procure ne va pas sans danger, puisqu'elle semble dispenser d'un repos cependant nécessaire pour restaurer les forces usées. madame de Sévigné l'avait bien vu, qui, alors que la vogue du café commençait seulement à se répandre et provoquait des engouements inconsidérés, écrivait à sa fille : «La force que vous croyez que le café vous donne n'est qu'un faux bien, il est à craindre que vous ne vous en aperceviez que trop tard. »

Les biochimistes modernes ont découvert que si l'action du café est aussi prompte, aussi efficace, c'est que la caféine présente une structure comparable à certains des constituants des longues molécules enroulées en spirale de l'acide désoxyribonucléique, support de la vie dans l'organisme. Comme le cacao, comme le tabac, le café n'acquiert son arôme et son pouvoir que par la torréfaction, oxydation au contact d'un feu direct qui exalte les huiles aromatiques renfermées par la plante. Son utilisation suppose donc non seulement la découverte de celle-ci, mais les expériences nécessaires pour révéler ses propriétés utilisables.

Où et comment se sont-elles produites, nous l'ignorons. Tout ce que nous ont appris les recherches récentes, c'est que le caféier croît à l'état sauvage dans la brousse ombragée de la Caffa éthiopienne, d'où lui est venu son nom ; selon les auteurs arabes anciens, il y serait cultivé depuis des temps immémoriaux. Il semble toutefois que le café ait d'abord été un légume, puisque, de nos jours encore, les Gallas d’Éthiopie en consomment les graines bouillies, puis écrasées dans du beurre et assaisonnées de gros sel. Coffea arabica est un arbuste qui peut monter jusqu'à 3 à 4 m, avec des rameaux étalés et de grandes feuilles lancéolées, légèrement gaufrées, d'un beau vert brillant ; les fleurs, petites et en étoile, sont blanches ; les fruits charnus, verts, puis rouges, contiennent chacun deux graines accolées, les grains de café.

Vers l'an mille, l'usage du café gagna l'Arabie, où on le cultiva dans la région de Moka au Yémen, puis en Égypte et en Perse. Cependant, il n'y était certainement pas très répandu encore aux XIIe et XIIIe siècles, puisque les croisés n'en eurent aucune connaissance, et ce n'est qu'au XVIIe siècle que l'Occident en acquit la révélation grâce aux marchands arabes. Le café apparaît en 1615 à Venise, en 1616 à Londres, en 1644 à Marseille, où fut ouvert en 1654 le premier « café », « maison de réunion » où les commerçants marseillais parlaient des affaires, en buvant du café. En 164, on but pour la première fois du café à Versailles ; le roi n'apprécia guère ce breuvage amer et n'en prit que fort rarement, et jamais de thé ni de chocolat. Il fallut un événement exotique pour que le café devînt à la mode. En 1669, arrivait à Paris Soliman Aga, envoyé du sultan auprès de Louis XIV, dont les mœurs piquèrent la curiosité des Parisiens. L'ambassadeur faisait un usage régulier du café, on s'empressa de l'imiter.

Trois ans plus tard, à la Foire Saint-Germain, un Arménien nommé Pascal installa une boutique où l'on ne vendait rien d'autre. Ce fut un triomphe ! En 1702, Procope ouvrit un établissement luxueux, qui existe encore, éclairé de lustres, garni de glaces et de tapisseries, avec des tables de marbre. La bonne société, qui ne pouvait décemment fréquenter les tavernes mal famées, goûta fort cette nouveauté et le « Procope » devint un lieu de rendez-vous très fréquenté, en particulier parles écrivains. Mais sans doute n'apprécierions-nous guère le café tel qu'on le préparait sous Louis XIV, car il était bouilli. L'infusion de café ne fut connue que plus tard, dans le courant du XVIIIe siècle. C'est alors seulement que le café noir pris après le repas et le café au lait du matin s'inscrivirent dans la vie quotidienne.

La demande accrue qui en résultat provoqua l'expansion de la culture du caféier dans le monde, ainsi que l'utilisation de nouvelles espèces : Coffea liberica du Liberia et Coffea robusta du Congo, plantes assurément vigoureuses, mais moins aromatiques, et aujourd'hui encore le café d'Arabie demeure le plus apprécié. C'est lui que les Hollandais introduisirent à Sri Lanka en 1699, puis à Java. Ceylan demeura l'un des principaux producteurs de café jusqu'au jour où, en 1869, un champignon parasite détruisit les cultures ; le caféier fut alors remplacé par le théier, avec le succès que l'on sait. De Java, les Hollandais transportèrent le caféier dans leur colonie de Surinam en Amérique du sud, où la maladie l'épargna ; de Surinam le caféier passa au Brésil dont il a fait depuis la fortune. Quant aux Français, ils plantèrent le caféier à la Martinique et à l'île de la réunion. Le café de Balzac, qu'il prenait grand soin d’acheter lui-même, était un mélange savamment dosé de « moka » d'Arabie, de « martinique » et de « bourbon », c'est-à-dire provenant de l'île Bourbon, l'actuelle Réunion.

Ainsi un modeste légume éthiopien est-il devenu peu à peu une drogue dont l'univers ne peut se passer. Lorsqu'il manque, par exemple pendant une guerre, il faut lui trouver à tout prix des succédanés.

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Roger Tanguy-Derrien, auteur de Rudolph Steiner et Edward Bach sur les traces du savoir druidique... (L'Alpha L'Oméga Éditions, 1998) s'inspire du savoir ancestral pour "récapituler de la manière la plus musclée les informations sur les élixirs" :


Café (Coffea Arabica) : Cet élixir atténue l'indécision et convient bien aux personnes trop analytiques, vous savez ces personnes qui ont un côté « Vierge ou Balance » trop prononcé. Mais il s'adresse aussi aux sujets qui boivent trop de café, qui ont du mal à se lever le matin, qui ont un tempérament lymphatique, qui manquent de logique dans la façon de raisonner. Ou encore ceux dont le Moi contrôle mal les graisses, lesquelles s'installent autour des neurones, du cœur et des glandes endoctrines.

Nous avons l'occasion ici de rencontrer la première plante de la famille des Rubiacées ; cette famille la plus évoluée du monde végétal dans la direction de l'homme. En effet, le caféier tente par bien des façons à rejoindre le monde animal, monde intermédiaire entre l'homme et le végétal. De plus, il contient de la caféine qui comme l'acide formique facilite la fixation de l'esprit dans le corps physique, alors que les acides oxaliques et uriques jouent le rôle inverse. Autant les deux premiers cités sont les plus grands acides volatiles et donc les meilleurs véhicules du Moi, autant, les deux derniers cités sont les deux les plus pesants du monde matérialisé.

Donc le meilleur antidote de l'urée (produits de désintégration des grosses protéines de la viande par exemple) est la caféine. Pour les scientifiques la parenté est reconnue : la caféine est un dioxyde (di = dieu)-purine et l'urée un trioxyde-purine. rappelons ici que ce processus de désintégration est télécommandé à partir du cerveau, alors que les autres processus de la digestion (lipide et glucide) sont commandés directement par le tube digestif sans le recours du cerveau.

On pourrait dire que le caféier est dans le monde végétal ce que le Moi est dans le corps de l'homme. Tous les deux aiment la chaleur : le caféier pousse sous un climat où les températures voisinent entre 14 et 28 degrés, sans brusque variation. Comme le Moi, il aime les hauteurs : il pousse sur les plateaux situés à 1500 mètres d'altitude. Ses feuilles luisantes sur la face supérieure et blanchâtres sur la face inférieure ont une forme elliptique, rappelant les dendrytes du cerveau humain. Dans la composition chimique de son fruit, on retrouve de la caséine, de la dextrine, des matières azotées (éléments indispensables à l'homme pour vivre sur la planète Terre).

Aux aisselles des feuilles qui poussent toujours par deux le long de la tige, et en position opposée, apparaissent les fleurs dotées d'un parfum ressemblant au jasmin. Une signature martienne apparaît dans le pentagramme formé par les cinq lobes à pré-floraison tordue. Et cela est important pour comprendre ce qui suit. En effet, derrière ce pentagramme se cache un alcaloïde qui excite simultanément les système nerveux, musculaire, cérébral et médullaire : la caféine.

On conseillera donc l'élixir de Café pour les malaises cardiaques (le plus grand muscle), les asystoles, l'asthénie, la paresse intellectuelle, pour les individus à la recherche d'un cerveau musclé ou d'un coefficient intellectuel valable. Mais aussi contre les intoxications par les narcotiques ou l'alcool, contre les syncopes, la somnolence, la perte de mémoire, les évanouissements, les vertiges, les hémorragies cérébrales, les attaques d'apoplexie. Bref, contre tout ce qui touche le thalamus, qi st la chambre réservée du Moi. Pour l'aider dans cette tâche défensive, il peut compter tout particulièrement sur un hydrate de carbone d'excellente qualité : la dextrine. Mais encore sur le chlorogénate de potassium qui est un des meilleurs porteurs du Moi si l'on considère les composés formés par le potassium.

Ce sel unique va porter toute son intelligence dans le système rythmique de l'homme et spécialement dans la sphère digestive. Retenons cette phrase de Steiner : « Ce que vous provoquez dans votre activité pensante lorsque vous faites des exercices de logique, le café le provoque dans la sphère digestive ». Lorsque nous pensons, nous devenons conscient. Lorsque nous prenons de l'élixir de Café, un ordre logique s'installe tout le long du tube digestif, rendant parfaite la digestion du bol alimentaire : le système nerveux est éveillé (la digestion constituerait sa plus grande dépense d'énergie) et les ordres cohérents et ordonnés sont acheminés comme s'il s'agissait dune opération guerrière. Même dans un intestin paresseux, le péristaltisme est alerté et ne doit céder sous aucun prétexte. Les ennemis comme l'urée, les oxalates et les bacilles sont traités comme des ennemis indésirables. On conseillera au passage cet élixir contre la tuberculose de l'intestin grêle.


Mots-clés : pensez à ce pentagramme martien ; au chlorogénate de potassium que Schussler classe pour apporte des bienfaits aux natifs du signe des Gémeaux gouvernés par Mercure. Ce génie qui, des fois dérive au point que la personne se pose trop de questions et ne sait plus comment avancer dans l'action. Le mouvement, c'est la vie et l'élixir de Café vous assure de trouver pour vous le bon rythme.

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Symbolisme alimentaire :


Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d'abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :


Le Café représente la sollicitude envers toi-même et la franchise en toi-même. C'est le CONTRAIRE DU RÉTRÉCISSEMENT DE TOI-MÊME, DE L'AUTOMUTILATION : dans n'importe quel domaine, qu'il soit psychique, émotionnel ou physique. Le Café demande à l'être humain qu'il ouvre, qu'il élargisse, qu'il dilate sa personnalité, en s'estimant pleinement, et qu'il occupe amplement son espace vital.

L'envie de Café dit : Autorise-toi à occuper largement et amplement ton espace : occupe pleinement la place et le temps qui sont nécessaires pour "être" toi-même.

Respecte-toi ! Lorsque pour ton bien-être il y a une chose qui doit être faite d'abord, alors ne donne pas la priorité à autre chose ! C'est la Vie en TOI qui passe AVANT tout. Tout le reste est secondaire, aussi important que cela puisse paraître. Cela implique aussi que tu ne dois jamais te presser pour un autre, pour une cause ou pour une pensée, pour un but... Tu demeures toujours tranquillement auprès de toi-même, plein de respect.

Le Café exprime ceci : sois d'abord à l'écoute de toi-même, du langage de ton cœur, "qu'est-ce qui est bon pour moi ?"... et ne mets rien à exécution qui va à l'encontre de cela. Ne te lance pas dans quelque chose sans réfléchir, de façon émotionnelle : le Café maintient toujours l'équilibre, possède une Structure Équilibrée et Limpide. Il garde sa maîtrise en toutes occasions. Il connaît la règle de la "priorité" ; c'est la vie royale en toi-même qui demande à avoir la priorité. L'homme qui ne s'ignore pas, qui ne se méconnaît pas. Il se regarde en face, fixe son attention sur lui-même, avec estime. Pour le Café, tous les gens sont égaux, il n'accorde la préférence à personne, il ne discrimine jamais. Il a bon cœur et il veut traiter tous les gens en égaux, il veut faire le bien pour tout le monde. Il ne donnera jamais la priorité à quelque chose ou à quelqu'un pour des motifs qui ne sont pas nobles : parce qu'ils rapportent par exemple à de l'argent, à la position sociale, à la réputation, à l'ambition, à l'obtention d'un diplôme... Il met tout le monde sur un pied d'égalité. Personne ne mérite sa préférence, sauf la Vie même. Il est en premier lieu plein d'Amour et de respect pour son propre Moi vivant. On peut en conclure qu'il est la personnification de l'Homme gentil et chaleureux, qui témoigne un même respect envers tous les êtres existants.

A présent il est branché sur ce qui est Supérieurement divin et Noble en lui ; il ne s'accroche pas à des détails, à des convoitises, au sexe... Il reconnaît et il découvre ce qu'il y a de plus précieux dans chaque être humain, parce que lui-même vit à partir de sa propre source de valeur. Il respecte du fond du Cœur la Vie qui est dans tout ce qui existe !

Celui qui a envie de Café veut donner corps en lui-même à la sphère décrite ci-dessus. Potentiellement elle est déjà présente en lui, mais inconsciemment, il sait qu'il peut encore évoluer dans la direction que le Café veut lui montrer, et que cette expansion de lui-même le mènera plus loin sur son Chemin vers un plus grand bonheur.

Le Café brûle d'impatience de se mettre au travail, de se lancer dans la vie. Il désire faire beaucoup, même soulever des montagnes, mais il a besoin d'un élan. Le Café même croit en lui-même, en sa valeur, en ses capacités de donner un contenu à la vie : en se mettant à l'œuvre avec dynamisme, par son goût du travail et son sens de l'entreprise. Il s'apprête à attaquer, à s'engager énergiquement dans la vie, dans son travail. Ses sens, ses muscles, son système nerveux, son cerveau... tous sont prêts, avec vigueur et acuité, pour convertir les énergies en réalisations.

Il a vraiment "envie" de se lancer, il est plein de courage : ses forces se préparent déjà, avec audace et enthousiasme, en vue de cette entreprise qui s'appelle "la vie", quelle que soit la façon dont cela sera mis en pratique. C'est pourquoi il ne devra jamais accorder à ce qu'il fait ou à ce qu'il essaye d'atteindre dans sa vie plus d'importance qu'à la vie même. Celui qui a une grande envie de Café devra donc bien comprendre ce message ; ce n'est pas le Café en soi qui peut rendre malade ! Mais il est de fait que, si on fait prévaloir d'autres valeurs que la Vie - que le JE vivant - et si ainsi on ne se laisse pas "être" avec suffisamment de respect, ce rejet d'une priorité absolue (LA VIE) pourra finalement rendre quelqu'un malade.

En d'autres termes : le travail ou les idées, les projets d'avenir, l'ambition, "le temps" et le désir de réaliser des performances, le planning structurel, les convoitises, etc... ne peuvent jamais primer : le Café exhorte l'homme à se traiter lui-même comme la donnée Centrale, et cela avec tout son amour et tout son respect.

Le Café incite l'être humain à considérer et à ressentir LA VIE en soi et son propre JE VIVANT comme PLEINS DE SENS, à respecter et à estimer la VIE qui est en lui, à ne pas "s'automutiler", à ne pas se rabaisser, à ne pas se mettre en question, à ne pas se diminuer ou se galvauder ! On devra se revaloriser, en se respectant pleinement : on devra se considérer comme un être qui vaut la peine d'exister, comme un être bon, beau et estimable ! Ce n'est qu'à cette condition que l'on peut devenir vraiment heureux... Sans qu'on n'ait pour cela besoin de boire du Café pour se donner du courage, parce qu'on a le sentiment d'avoir "besoin d'un petit café pour se remonter le moral", car on se trouve soi-même, ainsi que l'existence, couci-couça... : le Café exhorte l'homme au Respect, à l'élargissement de lui-même, il demande qu'il arrête de se "mutiler" soi-même (ainsi que la Vie), de se sous-estimer, de se dénigrer, de se restreindre à n'être qu'un "travailleur", un spectateur de télévision, un père pour ses enfants, un fonctionnaire appliqué, un penseur, etc... tandis que le sens et la jouissance de la VIE même, et surtout le GRANDIOSE ET VASTE JE, sont oubliés !

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Si on ne fait pas cela, le corps, en tant que miroir de ce JE, se mettra à languir et deviendra malade... non à cause du Café, mais bien par l'attitude mutilatrice que l'on adopte envers son propre Je...

Le Café brûle d'envie de se laisser devenir, de donner un "accomplissement" à son être, de permettre à la vie de le parcourir, de parcourir son corps, ses mains, ses actes, son Être entier.

Le Café piétine d'impatience parce qu'il veut éclater dans la vie de façon active et dynamique ; il élargit tout ce qui est présent en lui et dans son corps pour permettre à un maximum de forces de couler à travers lui et d'être utilisées, de façon intense et en un court laps de temps. La sphère du Café ouvre des perspectives, ouvre de nombreux canaux ; elle aide l'homme à être prêt à se jeter dans la vie, tant avec ses sentiments, avec ses pensées, qu'avec ses actes.

La sphère du Café réclame un "élargissement" psychique, émotionnel, spirituel, ce qui fait que toutes les voies physiques sont élargies et que l'énergie vitale circule plus aisément.

Le fait d'être prêt à faire quelque chose, de façon enthousiaste et plutôt tendue, ne peut faire aucun tort, tant que l'être humain n'associe pas cela à la "convoitise", au fait de s'exciter et d'être stressé, parce qu'il veut coûte que coûte avoir ou atteindre quelque chose. Il ne doit pas toujours se tenir prêt de façon tellement tendue ou raidir tellement ses pensées.

Le Café symbolise l'enthousiasme : tu es plein de confiance et tu veux foncer ! Tu désires avancer ! Tu en as vraiment envie !

Qui a une très forte envie de Café ? Celui qui se cabre quand on le dérange : "Laissez-moi tranquille ; je préfère être au calme et seul avec moi-même !" L'enthousiasme est violé par la tension nerveuse et sombre et par les sentiments de frustration. Les énergies semblent bloquées à partir dune sorte de sentiment d'insatisfaction, relatif à son propre je, relatif à sa propre vie. Au fin fond de lui-même, il est possible que l'homme soit fâché contre son propre JE. Il désire l'élargissement, la revalorisation, l'expansion de lui-même, il a besoin de plus d'estime de soi, ainsi que du courge et de la vitalité qui en découlent tout naturellement : il aspire à la sphère du Café. Bien sûr il a besoin de se reposer sur lui-même de façon intense et d'être seul avec lui : pour se retrouver dans une concentration totale, avec respect et tranquillité.

Celui qui déborde de forces acérées et agressives, mais qui les vit trop peu à la lumière de la joie, du bonheur et de sa satisfaction. Il est bourré d'énergies mais ne parvient pas directement à les engager de la façon adéquate. Il est habité par une nervosité trop sombre. Son cœur réclame un Cadre (une structure) ouvert, lumineux, clair, gai, optimiste et limpide, à l'intérieur duquel il peut laisser fonctionner ses énergies.

Celui qui réfléchit beaucoup, mais qui considère parfois les choses avec un regard trop lourd et avec une trop grande nervosité, désire avoir un champ de vision plus ouvert et une atmosphère plus calme dans son for intérieur. La sphère du Café allège, illumine et lui permet de respirer à nouveau.

Cet être humain est bourré de forces potentielles, mais il demeure trop "assis" sur elles ; il se lamine lui-même pour ainsi dire ; il opprime ses énormes ressources potentielles par une sorte de sévérité, par un travail cérébral dur, par une restriction et une sous-estimation de lui-même. Il ne parvient pas directement à les déployer. Il ressent vaguement une frustration parce que dans le fond, il aimerait faire (beaucoup) plus. En pensée, il devance parfois son temps.

Il s'agit de la frustration due au fait de ne pas pouvoir être lui-même dans toute son ampleur : il fera bien de s'élargir... Il est possible que cet être humain soit irrité, fâché ou triste du fait que les choses ne se passent pas comme il le voudrait... mais en fait il s'agit déjà d'une Conséquence de la frustration de base qui résulte d'un rétrécissement, d'une mutilation de son propre Être, qui est vaste et spacieux.

On garde son champ de vision restreint ou on limite littéralement son espace vital, on s'emprisonne dans un système ou on se place sous la pression d'une Autorité... : on n'occupe pas toute l'ampleur de son propre espace. Les forces ne peuvent pas circuler librement. On se met à considérer les choses d'une façon de plus en plus sombre et n'aspire vivement à "une lumière et à une expansion", au salut et à l'élargissement : le Café.

On doit cesser de s'énerver pour des choses ou pour des gens, parce qu'on n'obtient pas ce qu'on "convoite"... : cette convoitise est la conséquence du fait qu'on se laisse insuffisamment ÊTRE. On ne convoite que les choses hors de soi-même qui symbolisent ce qu'on ressent en soi-même comme un "manque". On veut par exemple plus d'argent quand on ne reconnaît pas sa propre valeur (ce que l'argent symbolise)... Ou on attend "des autres" qu'ils fassent telle ou telle chose autrement... Cela n'a aucun sens de "convoiter" ou de désirer les choses qui se situent hors de soi ! Il faudra toujours résoudre tout cela En soi-même. Si on parvient au Respect de Soi, à la Satisfaction pour son propre ÊTRE, alors tout ce qui est bon adviendra, tout ce qui est nécessaire pour être heureux sera là. Le Café dit : "Ne convoite pas ce qui est hors de toi, mais élargis ton sentiment de Vie avec Gratitude ! Respecte ce qui est vraiment précieux ! Lâche prise avec tout le reste... et tout ce qui est nécessaire te réussira automatiquement."

Le Café réclame une Transformation : que l'être humain développe ses énergies à la lumière de la vie et à partir du Cœur, et non pas au service de valeurs temporelles et limitées. Il désire se hausser jusqu'à un niveau "plus élevé et plus lumineux" : au niveau des valeurs éternelles, des intentions qui ont vraiment un sens. L'arrière-plan de la mort et de l'inanité demande à être supprimé. Le buveur de Café recherche ce qui a du "sens" dans l'existence, afin de pouvoir tout accomplir de façon plus détendue, heureuse, pleine de joie et éclairée. Il veut en fait planer un peu plus haut que l'inférieur : il désire s'élever un peu au-dessus e la sphère ordinaire ; il veut (quoique inconsciemment) s'engager dans le domaine philosophique, vaste, quasi cosmique de la vie. Dans son cœur il aspire à contempler les choses de haut et à les relativiser. Et ainsi les pensées cessent d'être dirigées par des émotions ou pas une tendance nerveuse et impatiente ; il n'est plus entraîné par elles.

Celui qui se ronge les ongles, qui se gratte dans les cheveux, qui se comporte dans la vie d'une manière plutôt agressive-impatiente, désire peut-être se "remplir" de Café de façon exagérée : parce que le Café

A suivre

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