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Les Côtes

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • il y a 7 heures
  • 17 min de lecture


Étymologie :


Étymol. et Hist. 1. Ca 1160 anat. coste (Enéas, éd. J.-J. Salverda de Grave, 4445) ; 2. 1160-70 « partie droite ou gauche du corps humain » (Wace, Rou, III, 1750 ds T.-L.); 1160-85 coste a coste (Guillaume d'Angleterre, éd. Wilmotte, 2539) ; 3. ca 1256 costes de laitues (Aldebrandin de Sienne, Regime du corps, éd. L. Landouzy et R. Pépin, p. 21, 20) ; 4. 1676 archit. « listel » (Félibien Dict., p. 762). Empr. au lat. class. costa au sens anat., p. ext. « flanc, côté » (au propre et au fig.), et « partie en relief d'un objet ».


Lire également la définition de côte afin d'amorcer la réflexion symbolique.




Anatomie :


Alain Froment, dans un ouvrage intitulé Anatomie impertinente, Le corps humain et l'évolution (© Éditions Odile Jacob, 2013) nous permet d'en apprendre davantage sur les côtes :


"TORSE : Le mot « torse )) (littéralement « ce qui est tordu )), entre la saillie du ventre et le creux lombaire, mais aussi dans les mouvements latéraux) renvoie plus volontiers au sexe masculin. Sur les douze côtes articulées en arrière sur les vertèbres thoraciques, sept s'attachent au sternum, trois sont reliées aux autres par des cartilages, et deux sont dites flottantes, car reliées à rien. Une rumeur concernant la chanteuse Cher, colportée par un magazine français qu'elle a poursuivi en justice, certificats médicaux à l'appui, prétend que des actrices célèbres ont subi une ablation chirurgicale de ces côtes flottantes pour affiner leur silhouette. Dans de rares cas, ce geste a été appliqué à des transsexuels. Toujours est-il que les cartilages costaux sont plus solides chez les femmes car ils soutiennent les mamelles.

[...]

Mythologie de la côte : Côte vient de custos, « gardienne », et a donné son origine au mot côté. La légende selon laquelle Ève aurait été tirée d'une côte d'Adam (adama = « terre » en hébreu) a suscité des débats théologiques houleux, qui n'ont jamais été favorables aux femmes. En témoignent Bossuet : « Les femmes n'ont qu'à se souvenir de leur origine, songer après tout qu'elles viennent d'un os surnuméraire », saint Paul : « La femme fut formée de l'homme pour montrer que l'homme n'est pas fait pour la femme, mais la femme pour l'homme » (Corinthiens 11), saint Thomas : « Dieu ne la tira pas de sa tête parce qu'elle ne devait pas gouverner » (l, 92-93). Le Coran reprend cette fable : « La femme a été créée d'une côte. Or, c'est la partie la plus élevée de la côte qui est la plus courbe. Si tu cherches à la redresser, tu la briseras. Et si tu la laisses telle quelle, elle demeurera courbe », avec en écho : « La femme a le sens de travers parce qu'elle a été formée d'une côte qui était tordue. »

Les adamiens ou adamites, disciples du platonicien Carpocrate, prétendaient être dépourvus de côtes, et croyaient que Dieu ne pouvait avoir créé leur corps, en raison de ses imperfections. En 1742, l'anatomiste du Jardin du Roi Hunault présente un cas de côte surnuméraire qui lui paraît conforter l'histoire racontée dans la Genèse, mais Galien et l'Espagnol Valverde avaient déjà signalé une treizième côte féminine. Or, force est de constater qu'il ne manque aucune côte au mâle, à gauche particulièrement. Le quiproquo viendrait d'une erreur de traduction du texte hébraïque, lui-même se faisant l'écho d'une mythologie sumérienne, confondant « côte » et « côté » ; ces langues en effet n'écrivent pas les voyelles, ce qui génère des ambiguïtés. Dans cette nouvelle lecture, Ève représente alors le côté intérieur d'Adam ? Du reste, la femme existait avant Ève, se nommait Lilith et avait été comme Adam façonnée dans l'argile. Mais le mythe de la côte a été commode pour justifier la domination sur les femmes.

[...]

Abdomen : L'abdomen (abda, « je cache » ; amen, « présage ») contient dans son nom une part de mystère, au point qu'il servait dans le monde antique à lire le destin dans les viscères, tâche confiée à des prêtres spécialisés, les haruspices (de l'étrusque haru, « entrailles », et spicia, « je regarde »). Chez les vertébrés inférieurs il y a une côte par vertèbre, tout le long du corps ; les côtes abdominales ont ensuite été perdues, non parce qu'elles gênaient l'expansion abdominale, lors de la grossesse (lorsqu'on a arrêté de pondre des œufs), mais probablement pour que le diaphragme puisse fonctionner librement, en liaison avec le métabolisme respiratoire et l'homéothermie. La grossesse est cependant très spéciale chez les bipèdes et impose des contraintes vertébrales extrêmes."

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Symbolisme :


Dans Le Temple de l'âme : La Parole divine du corps humain (Éditions Dangles, 1998) Roland Arnold décrypte la symbolique des côtes :


"Les côtes : Le mot « côte », qui vient du latin costa, veut dire au sens figuré : côté, flanc (côté venant du latin populaire costatum, qui signifie partie du corps où se trouvent les côtes). De l’hébreu, tsela, le côté ou la côte.

Les côtes représentent chacun des os très allongés, en forme d’arc concave en dedans, qui, au nombre de douze de chaque côté, constituent avec les vertèbres dorsales et le sternum la cage thoracique. Ces os sont très fragiles, et les fractures à ce niveau très fréquentes


a) La création de la femme : La symbolique de cet os et sa célébrité sont affirmées par le choix ambigu de ce terme, dans le fameux passage de la création de la femme dans la Genèse biblique. Nous avons vu, tout au long de ce livre, que les histoires sacrées de la Bible nous renvoient toujours à nous-même. Le récit historique renferme une interprétation au-delà du temps et de l’espace, qui permet une lecture personnelle, afin de découvrir une vérité difficilement accessible, où la Tradition ne se dévoile que dans la mesure où nous sommes prêts à accéder à une nouvelle connaissance, plus évoluée que l’ancienne. Mais reprenons ce passage de notre Création, qui est l’un des récits les plus hermétiques de la Bible (1) :


Elohîms dit :

« Nous ferons Adam – le glébeux –

à notre réplique, selon notre ressemblance.

Ils assujettiront le poisson de la mer,

le volatile des ciels,

la bête, toute la terre,

tout reptile qui rampe sur la terre. »

Elohîms crée le glébeux à sa réplique,

à la réplique d’Elohîms, il le crée,

mâle et femelle, il les crée.

Elohîms les bénit. Elohîms leur dit :

« Fructifiez, multipliez, emplissez la terre,

conquérez-la... »


Ce texte nous raconte les premiers moments de la vie de l’homme, où il est créé à l’image de Dieu. Ensuite, ce qui paraît incroyable, c’est que l’homme originel est créé à la fois mâle et femelle. Ce thème de l’androgyne est lié à la connaissance que les Hébreux ont de l’homme et de la femme. L’Adam de Dieu est un terme général qui traduit l’humanité tout entière, dans le sens humain.

La Création est terminée le sixième jour.

En l’homme, il y a donc deux êtres : l’un masculin, l’autre féminin.

La vocation de l’Adam mâle est de se souvenir de son potentiel femelle, et la vocation de l’Adam femelle est de se souvenir de son potentiel mâle. Féminin et masculin se conjuguent ici ensemble, au cœur de l’être.

Ensuite, cet Adam reçoit l’ordre de fructifier, c’est-à-dire de donner un fruit, mais il ne peut y avoir de fruit qu’après une maturité, ou plutôt toute maturité exige un fruit. Et le texte s’éclaire mieux si nous comprenons que l’injonction « emplissez la terre » est une invitation à l’exploration de notre terre intérieure, où il s’agira de se multiplier. C’est un programme qui nous est ici proposé ! Se multiplier intérieurement, jusqu’à l’achèvement de la ressemblance avec Dieu. Le potentiel de l’homme étant divin, dans la mesure où il découvre son côté complémentaire, sa partie cachée qu’on peut nommer inconscient, ou ombre, ou inaccompli.

A ce niveau de la Création, la femme n’est pas encore née. Et si l’homme est créé, ce n’est pas pour autant qu’il est vivant. Un peu plus loin dans ce chapitre, il est dit qu’Elohîms forme le glébeux – Adam, poussière de la glèbe – Adâmah. Il insuffle en ses narines l’haleine de vie : et c’est le glébeux, un être vivant. Haleine de vie, Souffle divin, Esprit saint traduisent une Action divine précédant le devenir vivant.

Puis l’Eternel plante un jardin en Eden du côté de l’Orient, et Il y met le glébeux qu’Il avait formé, avec l’Arbre de vie et l’Arbre de la connaissance du bien et du mal – que Chouraqui traduit par « Arbre de la pénétration du bien et du mal », pour bien montrer qu’il s’agit d’une expérience concrète pour chaque homme.

Juste après l’interdiction de manger du fruit de cet arbre, symbole de la connaissance, de l’achèvement – pour la reconquête du côté inconscient ou inaccompli en nous – , Elohîms dit :


Il n’est pas bien pour le glébeux d’être seul !

je ferai pour lui une aide contre lui.

Elohîms fait tomber

une torpeur sur le glébeux.

Il sommeille.

Il prend une de ses côtes et ferme la chair dessous.

Elohîms bâtit la côte,

qu’Il avait prise du glébeux,

En femme.

Il la fait venir vers le glébeux.

Le glébeux dit :

« Celle-ci, cette fois, c’est l’os de mes os,

la chair de ma chair,

à celle-ci il sera crié femme – Isha – :

oui, de l’homme – Ish118 – celle-ci est prise. »

Sur quoi l’homme abandonne son père et sa mère :

il colle à sa femme et ils sont une seule chair.

Les deux sont nus, le glébeux et sa femme :

ils n’en blêmissent pas. (2)


Si l’on s’arrête à la lecture au premier degré de la formation de la femme, on est rapidement confondu tant cette histoire est ridicule et insensée. De cette façon de concevoir les choses, toutes les dévaluations de la gent féminine ont découlé, lui imposant une place mineure par rapport à l’homme (car issue de sa côte). C’est cette interprétation qui a donné lieu à la mentalité de « macho », au fil des siècles. Or il n’en est rien, puisque la côte est en vérité le côté, la partie à côté de l’être vivant, l’Adam asexué originel, le côté ombre, inaccompli ou inconscient.

Le détail parlant qui confirme le côté inconscient est que cette création se déroule durant le sommeil.


b) La marche vers la Connaissance : Les présentations étant faites, Ish, Adam évolué à la connaissance de son potentiel accompli, s’écrie : « Celle-ci, cette fois, c’est l’os de mes os, la chair de ma chair. » Il voit ainsi la réalisation du couple parfait, de l’androgynie vérifiée. C’est l’image ou l’icône de l’accomplissement total et divin. Et c’est à ce moment-là que l’homme peut abandonner père et mère, les représentants physiques de ses deux potentiels sur terre. C’est à ce moment-là qu’il peut avoir conscience du côté féminin en lui et, par symbolisme, de sa compagne complémentaire.

La connaissance de cet accomplissement, exprimée par la nudité, ne les fait pas rougir de honte, ni blêmir. Cette plongée dans la profondeur du sommeil est en fait une vision de réalisation, une sorte de dévoilement, une prise de conscience extraordinaire. La différence des sexes n’est inscrite dans ce passage qu’en vue d’une évolution, pour refaire le couple uni, avec les deux parties de l’homme. La partie inconsciente de l’homme fait manger le fruit défendu à l’homme conscient, symbolisé par la pomme. Alors arrive ce qui a été nommé la « chute » hors de cet état de Perfection divine, et le glébeux, croyant être un – unifié en étant sexué – , est relégué dans une sorte d’inconscience totale. La femme est maintenant différenciée et nommée par le nom de Eve, c’est-à-dire celle qui donne la vie terrestre. Adam est renvoyé du jardin d’Eden par Dieu, qui lui spécifie le travail qu’il aura à faire pour retrouver cet état de Perfection divine :


Le sol sera maudit à cause de toi ; c’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. (3)


L’homme devra travailler durement pour retrouver la connaissance, dont le symbole est le pain, jusqu’à ce qu’il retourne dans ses terres intérieures d’où il a été créé. Se rendre compte que nous ne sommes que poussière fait partie du travail pour devenir humble. Le but de cette démarche est de se reconnaître poussière ou néant devant Dieu.


L’Eternel fit à Adam et à sa femme des habits de peau (4), et Il les en revêtit. (5)


Ensuite l’Eternel dit :

Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’Arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. (6)


L’homme est comme l’Eternel Dieu ; il est divin en son essence, capable de retrouver Dieu, pour connaître et distinguer ce qui est spirituel de ce qui ne l’est pas. Mais cette science doit être cachée, elle doit rester secrète pour être méritée, afin que celui qui y accède puisse vivre éternellement, c’est-à-dire connaître le Royaume de Dieu et y marcher. C’est une question difficile, mais c’est une question de manière de voir. Jésus-Christ ne parle que de cette science, en invitant chacun de nous à se poser les bonnes questions.


L’Eternel Dieu le chassa du jardin d’Eden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris.

C’est ainsi qu’Il chassa Adam ; et Il mit à l’Orient du jardin d’Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’Arbre de vie. (7)


Maintenant, hors du jardin spirituel, l’homme est à la recherche de son identité véritable ; inconscient de sa dualité, il doit cultiver ses terres intérieures pour découvrir son aspect inaccompli en lui. Les chérubins qui en gardent l’accès ne sont autres que des anges destructeurs, énergies de la Conscience évoluée et divine. Toute la difficulté pour l’homme est alors de sentir en lui cette force originelle qui pourrait devenir une exigence de recherche de soi. L’initiation à ces mystères est commune à toutes les traditions et à toutes les religions (religion dans le sens de relier, retrouver les voies de liaison avec Dieu).

Jésus de Nazareth disait justement que le chemin de l’Arbre de la vraie vie est resserré, que la porte est étroite, et que peu le trouvent, car large est la porte et spacieux est le chemin qui mènent à la perdition.

Ainsi, la méditation sur la côte peut nous introduire à une connaissance merveilleuse et intime de la nature humaine, et il me semble qu’il serait possible de faire une synthèse des connaissances des Hébreux, de Jésus-Christ, et des notions actuelles sur l’inconscient, synthèse qui décrit un côté ombre ou caché de l’homme, dont la découverte est fondamentale pour qui veut vraiment se connaître.

Depuis la nuit des temps, l’homme essaie de traduire cette notion d’inconscient, et les voies les plus utilisées sont les symboles, les mythes, ou encore les paraboles. S’il est vrai que c’est un concept difficile et peu admis, ce n’est pas une raison suffisante pour manquer le but grandiose de maturer vers la divinité.


Notes : 1) Premier passage en Genèse 1, 26-27-28.

2) Genèse 2, 21-25.

3) Genèse 3, 17-20.

4) Les habits faits de peaux d’animaux représentent l’image du premier état animal de l’homme, contrepoint aux habits de Lumière, qui seront les habits de la conscience évoluée acquise. Ainsi les peausseries sont-elles les surimpositions inconscientes à déposer, par un travail d’initiation, pardessus le côté mystérieux – ou ombre – de l’homme.

5) Genèse 3, 21.

6) Genèse 3, 22.

7) Genèse 3, 23-24. Fin du chapitre III."

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En rouge les côtes sternales, en vert les fausses côtes et en bleu les côtes flottantes.
En rouge les côtes sternales, en vert les fausses côtes et en bleu les côtes flottantes.

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Le site La Vague de Vie propose un fascicule intitulé "Le symbolisme des organes du corps humain" (malheureusement non sourcé) dans lequel on peut lire la notice suivante :


"CÔTES : On peut considérer les côtes comme les barreaux protecteurs du torse. Mais ces barreaux mobiles expriment le déploiement de la dualité née de l’Unité principielle. Cela veut dire que l’être humain ne peut aller au Divin qu’en dépassant la contradiction des opposés apparents. Les côtes apparaissent comme des ailes solides. Dans leur aspect négatif, elles renvoient à la pauvreté et à la misère.

[...]

STERNUM : Cet os du thorax qui unit les sept paires de côtes supérieures évoque le Principe de l’immutabilité, de l’immobilité absolue, source de tout mouvement. On l’associe au Fléau de la Balance qui marque le juste milieu ou à l’épée qui symbolise le pouvoir du verbe, prolongé par la langue, qui peut sauver ou perdre."

Jacques Martel dans Le Grand Dictionnaire des malaises et des maladies (Éditions Quintessence, 2007) nous éclaire sur la signification des côtes :


CÔTES : Les côtes font partie de la cage thoracique. Elles protègent le coeur ♥ et les poumons (organes vitaux) contre les dommages, les blessures extérieures et les agressions. Une côte brisée ou fêlée indique donc que ma protection est diminuée et que je suis vulnérable aux pressions extérieures par rapport à l’amour, à mon autonomie et à mon besoin d’espace. J’ai dépassé mes limites ou je me suis laissé « engloutir » par les autres. Je me sens coincé entre moi-même (mes côtés spirituel et émotionnel) et le monde physique dans lequel je vis. Je me sens fragile et ouvert à toutes formes d’attaques. Je peux avoir l’impression que je n’ai pas le contrôle sur ma vie, que je suis sans ressources et exposé au danger. Les contusions se font dans les moments de grande fatigue et de faiblesse, surtout lorsque l’on se sent blessé par la vie : c’est une trace physique d’une meurtrissure.

Je veux crier ma douleur et mon chagrin...

Souvent, si je me casse ou fêle une côte, je vis une situation particulière par rapport à un membre de ma famille. Il s’agit souvent d’une situation où je me compare à quelqu’un d’autre : je ne me sens pas à la hauteur, « côte ». Je me sous-estime moi-même ou j’ai l’impression que ce sont les autres qui me diminuent. « Est-ce que l’on m’aime et m’estime vraiment ? » J’aurai une indication de la personne concernée selon l’emplacement de la côte touchée. Si ce sont les côtes basses (inférieures), il y a probablement un conflit avec un enfant ou un petit enfant (les descendants). Une côte moyenne (latérale) représente plutôt une situation conflictuelle par rapport à un frère ou une soeur ou un(e) cousin(e) (collatéraux) et les côtes hautes (supérieures) représentent un parent ou un grand parent (les ascendants). Si la côte se retrouve devant le corps (partie antérieure) ou le sternum est atteint, il y a quelque chose de mon futur qui me crée une grande tension ou une inquiétude par exemple les actions à poser ou les embûches que l’autorité pourrait mettre par rapport à la réalisation de certains de mes projets. Si elle se situe sur les flancs ou la partie centrale, la situation se vit dans le moment, dans le présent. Si c’est la partie arrière ou postérieure, il y a des sentiments de mon passé qui m’affectent encore grandement.

J’identifie la ou les situations qui me créent tant de pression. Je me demande quelle est la personne ou situation qui exerce une pression telle sur ma ou mes côtes qu’elles se sont cassées ou fêlées car cela en était trop. Je devais prendre une distance, me détacher de cette source de pression car je n’en pouvais plus. Je dois me demander si ce sont les autres ou moi-même qui m’imposent celle-ci...

Je cherche ma place dans la société et je vis une dualité entre l’image que je dois donner et ce que je suis vraiment. Est-ce que je reste dans le superficiel ou je décide de vivre selon mes valeurs profondes ? Est-ce que je cherche à toujours avoir « une bonne cote » auprès des autres ? Je doute de moi et j’ai tendance à me révolter. Je suis plutôt rigide au lieu d’écouter ma voix intérieure et de vivre d’une façon spontanée.


J’accepte ↓♥ de regarder l’événement avec simplicité, d’exprimer franchement ce que je ressens tout en étant à l’écoute des autres. Je sais maintenant que la communication est un outil me permettant de me respecter tout en respectant les autres. Je cesse de me comparer aux autres et j’accepte ↓♥ d’être moi-même.

Je suis la seule personne qui peut avoir du pouvoir sur moi !

Patricia Verhaeghe, autrice d'un article intitulé "Le Corps, architecture du temple divin" (Revue Le Son bleu n°2 et 3, juin/septembre 2007) nous permet d'avoir une vision résumée du symbolisme de la clavicule :


Les Mystères ont pour seule fonction d’amener tout chercheur de Vérité à révéler les secrets qu’ils contiennent. Décider de percer le sens sacré du corps humain – grand livre de la Vie – revient à percer la Porte des Mystères, autrement dit à dévoiler le sens caché de notre être et par conséquent sa finalité. Or, pour ouvrir cette porte, il nous faut plonger au plus intime de nous-même à la rencontre de Celui en qui nous avons l’être, le mouvement et la vie. Nous découvrons l’œuvre potentiellement divine du Grand Organisateur – Rayon 7 - et la révéler consiste à enlever le voile.


Le corps symbole du temple divin : Le corps est l’instrument de notre âme et le Temple de notre Esprit. La Parole Divine est en effet au centre de notre corps.

Le corps, en tant que livre de chair, nous offre un enseignement d’une très grande richesse. En effet, le langage anatomique relève d’une science secrète en ce sens qu’il est révélateur des secrets de la vie occultés. Il s’agit de retrouver cette Parole sacrée enfermée au plus profond de nous-même par l’intermédiaire des symboles anatomiques. La seule finalité de notre vie étant l’accomplissement du Soi. Notre chair devient alors parlante.


Anatomie symbolique : Il y aurait beaucoup à dire sur les différents organes composant notre corps ainsi que sur les organes des sens mais il faut bien poser un cadre. Je me limiterai donc à une étude succincte des différentes parties de notre anatomie squelettique.

[...]

Sternum et côtes composent la cage thoracique dont la fonction est de protéger le coeur et les poumons. Le cœur, dans toutes les traditions est relié au soleil, à la lumière solaire. Le sternum en tant qu’os stellaire, quant à lui, rayonne la lumière qu’il reçoit.

Les côtes sont au nombre de douze. Le mot « côte » vient du latin « costa » et de l’hébreu « tsela » qui signifie le côté ou la côte. L’Homme doit découvrir son autre côté, son féminin en lui, afin que puissent se réaliser les épousailles intérieures c’est-à- dire réaliser son unité intérieure, icône de l’accomplissement divin. L’être humain étant identifié à ce qu’il croit être et qu’il n’est pas, il est inconscient de sa dualité. Aussi est-il temps pour lui, de partir à la recherche de son identité véritable, en cultivant ses terres intérieures – ainsi que l’exprime si bien Annick de Souzenelle – afin de découvrir son aspect inaccompli en lui. Les côtes représentent, par conséquent, notre côté inconscient.

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Christian Flèche, auteur de Décodage biologique des maladies - L’encyclopédie des correspondances symptômes – émotions (Troisième édition revue et augmentée © 2019 Éditions Le Souffle d’Or)


"Côtes : DÉVALORISATION PAR LE FAIT DE « NE PAS SE SENTIR ASSEZ ESTIMÉ, AIMÉ ».

=> Dévalorisation dans le domaine affectif et parfois esthétique (proche du sternum).

« Nous marchions côte à côte. »

Ce sont « les persiennes du cœur ». (Claude Nougaro) - Portails, grilles de l’émotionnel, du cœur.

Les côtes ont un rôle de protection.

Symboliquement, les côtes sont des membres de la famille :

  • les ascendants sont liés aux côtes du haut,

  • la fratrie à celles du milieu,

  • les descendants aux côtes du bas,

  • les enfants non reconnus aux côtes flottantes.


Les douze côtes :

  • Côtes 1 à 3 : reliées aux ascendants.

    • Première côte : Aboutissement, responsabilité. La première côte fait fonction de petit couvercle. L’ordre des choses n’est pas respecté. Ne pas être dans la normalité. Exemple : le collègue qui ne fait pas son travail selon la norme.

    • Deuxième côte : Hypersensibilité aux influences extérieures. Par rapport au père : « J’aimerais qu’il m’écoute ».

      • 2e côte à droite : c’est le manque d’affection par rapport au père,

      • 2e côte à gauche : c’est la colère par rapport au père ou au père symbolique. Exemple : La 2e côte antérieure : « Mon père n’écoutait jamais ; quand va-t-il enfin m’écouter ? » « Il ne m’écoute pas mais j’aimerais qu’il m’écoute », dans le sens d’attraper sa considération, son amour. En avant : le futur : « J’aimerais qu’il m’écoute, que cela se réalise enfin ». Médian, c’est plus intérieur, c’est l’autorité. Ce n’est plus « J’aimerais qu’il m’écoute », c’est : « Il doit m’écouter ».

    • Troisième côte : Relation avec les autres, souvent avec la mère.


  • Côtes 4 et 5 : les collatéraux. Elles sont en rapport avec les collatéraux (frère – soeur). « Je suis en recherche d’affection. » Exemple : la famille est éparpillée, on ne voit pas souvent ses frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs. La côte gauche, c’est plutôt en termes de colère.


  • Côtes 6 à 12 : les descendants.

    • Sixième côte : Les petits-enfants. C’est l’enfant petit, jeune ou le petit-enfant pour un grand-père. Exemple : « Je veux un enfant et je n’y arrive pas » : si c’est purement affectif, j’ai du chagrin, c’est la 6e côte droite. Si j’ai peur de ne pas y arriver (danger), la gauche.

    • Septième côte : Pompe à énergie. C’est le cousin, le neveu, la nièce, les élèves, les jeunes de la famille. Ce sont les pièces rapportées par rapport à un noyau central. Ce sont les jeunes disciples, les élèves par rapport au professeur. Exemple : les professeurs qui essayent de transmettre leur savoir avec passion aux élèves.

    • Huitième côte : C’est la descendance, c’est l’enfant qui sort de la côte. Cousinage éloigné.

    • Neuvième côte : Volonté de contrôle.

    • Dixième côte : Choix de direction.

    • Onzième côte : Le maintien du centre et de l’équilibre (rate).

    • Douzième côte : Le territoire.


Les côtes flottantes : Exemples : La fille de M. X se marie ; elle passe dans le territoire de la famille de son gendre. Elle n’est plus accrochée affectivement à sa famille d’origine. M. X a une pathologie des côtes flottantes. M. X raconte : « J’avais une jeune amie quand j’étais adolescent, elle avait entre trois et six ans. Je l’avais prise comme mon enfant symbolique et j’étais son père symbolique. Ça a été très douloureux quand elle est partie pour l’Amérique ». La relation s’est perdue. M. X a un enfant hors mariage, il n’est pas relié au reste des enfants. M. X a un problème de côtes flottantes.


Les côtes surnuméraires : Le conflit avec l’ordre des choses qui n’est pas respecté. Hyper-rigidité des ascendants. À droite, c’est l’affectif, la famille, la mère. À gauche, c’est par rapport à l’extérieur (travail, beau-père, belle-mère).

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