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  • Anne

Le Zanthoxyle



Étymologie :


Zanthoxylum provient du grec ξανθὸν ξύλον, « Bois jaune »)


Autres noms : Zanthoxilum americanum ; Arbre ailé ; Bois piquant ; Clavalier ; Clavalier américain ; Clavalier d'Amérique ; Frêne amer d'Amérique ; Massue d'Hercule ;

Zanthoxylum acanthopodium ; Andaliman ; Poivre de Batak

Zanthoxylum bungeanum ; Poivre de Sichuan

Zanthoxylum caribaeum ; Bois-chandelle blanc ; Lépiné blanc

Zanthoxylum gilletii ; Citronnier d'Afrique ; Faux citronnier ; Olon dur

Zanthoxylum heterophyllum ; Bois de catafaille noir ; Bois de poivre ; Fagarier hétérophylle ;

Zanthoxylum paniculatum ; Bois pasner ;

Zanthoxylum piperitum ; Poivre sanshō ;

Zanthoxylum simulans ; Poivre de Sichuan

Zanthoxlum zanthoxyloïdes ; Fagara jaune ; (Fon) ; Igui ata (Yoruba) ; Wo, gozo nguia (Bambara) ; Wo (Malinké) ; Barkéley (Peuhl) ; Fasakwari (Haoussa) ; Igui ata ; ata (Yoruba) ; ukoh (Ibo (igbo)) ; Nden, dengidek (Wolof) ; samatimo (Socè) ; Owlawu (Akposso) ; Djomediak (Moba)

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Utilisations médicinales :


Selon Wikipédia (à propos du Clavalier américain) :


Les Américains autochtones mâchaient l'écorce ou les fruits à l'effet anesthésiant, notamment pour le soulagement des douleurs dentaires. Ils utilisaient également l'écorce et les racines en décoctions pour le traitement des fièvres, de la toux, de la gonorrhée, des rhumatismes (par les Cherokee) et des plaies.

 

Concernant le Zanthoxylum zanthoxyloïdes,


Utilisations traditionnelles

L'extrait d'écorce de racine est employé dans le traitement de l'éléphantiasis, mal de dents, l’impuissance sexuelle, gonorrhée, malaria, dysménorrhée et les douleurs abdominales (Anokbonggo et al., 1990). De même, l'écorce de racine de Fagara zanthoxyloïdes est traditionnellement employée dans le traitement et la prévention de la drépanocytose (Sofowora et al., 1974 ; Kouri, 2004) et est connue pour ses propriétés anti-inflammatoires (Ouattara et al., 2004). Au Mali les racines sont utilisées dans traitement des règles douloureuses. (Sanogo, 2011).

Dans toute l’Afrique de l’Ouest, les racines, l’écorce de tige et les feuilles aromatiques sont communément utilisées en médecine traditionnelle. Elles sont considérées comme antiseptiques, analgésiques et diaphorétiques. Des macérations, décoctions ou infusions d’écorce de tige ou de racine sont couramment prises pour la prise en du paludisme, la fièvre, l’anémie falciforme, la tuberculose, la paralysie, l’œdème et la faiblesse corporelle générale. Elles sont couramment utilisées pour les problèmes intestinaux, comme les coliques, la dysenterie, les vers intestinaux, la gonorrhée et l’urétrite, mais également comme emménagogue, comme stimulant et pour traiter la douleur pendant l’accouchement, les migraines et les névralgies. Les racines sont appliquées en externe sur les ulcères, les œdèmes, les hémorroïdes, les abcès, les morsures de serpent, le pian, les blessures lépreuses et les plaies syphilitiques ainsi que contre les douleurs rhumatismales et arthritiques et la hernie.

Les racines et l’écorce de tige procurent un effet chaud, âcre et stupéfiant sur le palais lorsqu’elles sont mastiquées. Elles sont couramment utilisées dans la prise en charge des douleurs gingivales, des maux de dents et des caries dentaires. La décoction de racines est utilisée comme bain de bouche et contre le mal de gorge.

En Côte d’Ivoire, le jus de la pâte d’écorce est utilisé comme collyre contre les infections oculaires, notamment la conjonctivite accompagnée de pus.

Au Ghana, la poudre de l’écorce de racine et de tige sont utilisées dans la prise en charge de la coqueluche. Dans le sud du Nigeria, la décoction de racines et d’écorce de tige est prise la prise en charge du cancer. La pâte d’écorce de tige et de racine est mélangée dans de l’eau pour étourdir les poissons (Matu, 2011).


Autres usages (Matu, 2011)

En Afrique de l’Ouest, Zanthoxlum zanthoxyloïdes est planté en haie, que les épines rendent impénétrable. Les moutons broutent les feuilles. Le bois est utilisé pour fabriquer des torches. Le bois d’œuvre est jaune, très dur et résistant aux termites et utilisé pour la construction, entre autres sous forme de perches et de poteaux. Il représente également un bon bois de feu. Les racines, les jeunes pousses et les rameaux sont généralement utilisés comme bâtonnets à mâcher. L’écorce ou les jeunes rameaux contiennent beaucoup de résine, ce qui permet d’en faire des torches de cérémonie. Les épines sont jetées au feu pour parfumer la fumée. Les feuilles, qui ont une odeur de citronnelle, et les graines, qui ont un fort goût de cannelle ou de poivre, sont généralement utilisées pour assaisonner les aliments. Les graines sont utilisées pour confectionner des colliers. Zanthoxylum zanthoxyloïdes a également de nombreux usages magico-religieux, dont la protection contre les mauvais esprits. Il est aussi utilisé comme plante fétiche.

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Symbolisme :


Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), le Zantoxile (Zanthoxilum americanum) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Mars

Élément : Feu

Pouvoirs : Désir sexuel ; Divination.


On rencontre les Zantoxiles dans l'Asie orientale et en Amérique du Nord. Ils ressemblent à de petits frênes.


Utilisation rituelle : Les Amérindiens tiraient de son bois une teinture jaune qui servait à tracer des dessins rituels.


Utilisation magique : Les fruits sont des capsules dégageant une odeur très forte, un peu musquée ; les Indiens s'en servaient pour fabriquer des onguents parfumés, et à l'époque du « Far West héroïque », les colporteur-herboristes-guérisseurs qui circulaient de village en village et proposaient leurs « médicaments » dans les caravansérails de pionniers avaient, parmi d'autres produits hautement folkloriques, une irrésistible poudre d'amour à base de baies de Zantoxile.

Les feuilles d'une variété de Zantoxile ont un curieux pétiole (queue de la feuille) ailé ; les Indiens d'abord, les paysans américains ensuite, les lançaient dans le vent où elles s'envolaient en tourbillonnant, et l'on déduisait les augures de la direction, de l'altitude, de la vitesse que prenaient ces petits « aéronefs ».

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