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  • Anne

Le Badianier




Étymologie :

  • BADIANE, subst. fém.

ÉTYMOL. ET HIST. − 1681 bot. « fruit (aussi appelé anis étoilé) de l'illicium anisatum Batr., grand arbre de la Chine et de l'Indochine » (Voy. d'un Amb. à la Chine, p. 13 ds Rel. de div. Voy. qui n'ont point esté publiés, donné au public par les soins de M. Melch. Thevenot, t. 5, d'apr. König ds Fr. mod., 1941, t. 9, p. 130); 1721 « id. » (Trév. : Badiane, ou anis de la Chine [...] on appelle de ce nom un fruit qui est apporté de la Chine, et des Philippines. Il a une odeur de fenouil ou d'Anis fort agréable) 1823 p. ext. « arbre » (Boiste, : Badian ... ou Badiane ... ou Anis de la Chine, fruit d'une plante de la Chine ... arbuste qui le porte; son bois pour la marqueterie). Empr. au persan bādiān « anis, fenouil » qui a servi à désigner le fruit de l'illicium anisatum en raison des caractères communs de l'anis proprement dit (pimpinella anisum L.) et de l'anis étoilé [odeur, goût, vertus thérapeutiques] (FEW., t. 19, p. 18).


Lire également la définition du nom Badiane afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Illicium anisatum et Illicium verum ; Anis de Chine ; Anis de Sibérie ; Anis étoilé ; Badiane chinoise ; Tisane des Russes.




Botanique :





Symbolisme :


Dans la Flore médicale (Imprimerie C. I. F. Panckoucke, tome 1, 1833) décrite par Chaumeton, Poiret et Chamberet, on découvre les informations suivantes :


Les Japonais et les Chinois regardent l'anis étoile comme une plante sacrée ; ils l'offrent à leurs pagodes, en brûlent l'écorce, comme un parfum, sur leurs autels, et en placent des branches sur les tombeaux de leurs amis. En Chine, les gardes publics pulvérisent l'écorce de cet arbrisseau, dont ils remplissent de petites boîtes allongées en forme de tuya , lesquelles sont graduées à l'extérieur de distance en distance ; ils mettent le feu à cette poudre par une des extrémités du tuyau ; elle se consume très lentement et d'une manière uniforme, et lorsque le feu est parvenu à une distance marquée, ils sonnent une cloche ; et, par le moyen de cette espèce d'horloge pyrique, annoncent l'heure au public.

Le bois que recouvre cette écorce aromatique exhale lui-même l'odeur de l'anis , dont il a reçu le nom ; sa dureté le rend propre aux ouvrages de tour et de marqueterie.

Quoi qu'il en soit, de toutes les parties de l'anis étoile, c'est le fruit qu'on emploie plus généralement. Son odeur et sa saveur, analogues à celle de l'anis et du fenouil, sont plus pénétrantes; aussi les Orientaux lui donnent-ils la préférence. Les Chinois en mangent souvent après le repas, pour faciliter la digestion et se parfumer la bouche ; ils en font une infusion théiforme , avec la racine de ninsin, et la boivent pour rétablir les forces abattues ; ils en mêlent avec le café, le thé, le sorbet, et les autres boissons qu'ils veulent rendre plus agréables. Ils regardent cette substance comme l'antidote de plusieurs poissons vénéneux. On pourrait, dit M. Virey, faire l'essai de cet aromate , et de quelques autres de même nature , contre les moules vénéneuses, et les effets des œufs de barbeau, de brochet, de foie de chat marin, etc.

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Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), le Badianier (Illicium anisatum et Illicium verum) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Jupiter

Élément : Air

Pouvoirs : : Pouvoirs psychiques ; Chance.


Ce sont les fruits en forme d'étoile que l'on emploie. Ils sont cueillis verts, et c'est en séchant sur des claies au soleil qu'ils prennent une coloration brun-rouge


Utilisation magique : Séchées, mais récoltées dans l'année en cours, les étoiles de Badiane sont consumées à très petit feu dans des brûle-parfums percés de trous, souvent en mélange avec d'autres herbes (lentisque, airelle, gentiane, etc.). Quelques recettes magiques russes recommandent de confire la Badiane dans de la graisse de blaireau. La fumée est inhalée pour accroître les pouvoirs psychiques.

En Sibérie, avant la Révolution de 1917, les Vogouls obtenaient les mêmes résultats en respirant le suc frais : ils écrasaient les fruits verts entre leurs mains et s'en enduisaient le visage, le cou, le haut du thorax.

Placez des étoiles de Badiane sur l'autel où vous célébrez votre rite. Le but est de Il charger» cet autel en vibrations occultes. Chaque étoile fait alors office de rose des vents, orientée vers les points cardinaux.

Le fruit porte bonheur. Il sert aussi à faire d'excellents pendules.

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