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  • Anne

L'Hépatique




Étymologie :

Étymol. et Hist. 1. a) 1240 aloe epatic (Roger de Salerne, Chirurgia, 257 r. Z. fr. Spr. Lit. t. 86, p. 224) ; 1314 aloës epatique (Chirurgie Henri de Mondeville, éd. A. Bos, § 1418) ; 1538 aloes hepatique (Canappe, f°269 ds Sigurs, p. 494) ; b) 1314 Epatique la menor « lichen pulmonaire » (Chirurgie Henri de Mondeville, § 2067) ; 2. 1314 méd. vaine epatique (Id., ibid., § 285) ; 1561 hepatique « qui souffre du foie » (Paré, Œuvres, éd. J. F. Malgaigne, livre 8, chap. 12, t. 2, p. 32b). Empr. au b. lat. hepaticus « relatif au foie », « qui a le foie malade », du gr. η ̔π α τ ι κ ο ́ς de mêmes sens, dér. de η ̃ π α ρ, η ́ π α τ ο ς « foie » ; sens 1, attesté en lat. médiév. hepatica (ca 1212 ds Latham), s'explique par le fait que cette plante était recommandée contre les maladies de foie.


Lier également la définition du nom hépatique pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Hepatica nobilis ; Anémone hépatique ; Hépatique à trois lobes ; Herbe à foie ; Herbe à la Trinité ; Herbe au foie ; Herbe de la Trinité ; Hépatique dorée ; Hépatique noble ; Hépatique trilobée ; Trinitaire ;

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Botanique :


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Symbolisme :


Louise Cortambert et Louis-Aimé. Martin, auteurs de Le langage des fleurs. (Société belge de librairie, 1842) évoquent rapidement le symbolisme de l'hépatique :


HÉPATIQUE - CONFIANCE.

Quand les jardiniers voient les jolies fleurs de l'Hépatique, ils disent : La terre est en amour ; on peut semer de confiance .

 

Emma Faucon, dans Le Langage des fleurs (Théodore Lefèvre Éditeur, 1860) s'inspire de ses prédécesseurs pour proposer le symbolisme des plantes qu'elle étudie :


Anémone hépatique - Confiance imprudente.

C'est dans les bois montagneux qu'on rencontre cette jolie petite fleur aux six pétales blancs, rouges ou bleus. On croyait autrefois qu'elle guérissait des maladies de foie ; cette supposition était à tort basée sur la forme trilobée de ses feuilles tachées de brun foncé qui rappelle la couleur du foie.

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Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), l'Hépatique (Hepatica triloba) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Jupiter

Élément : Air

Pouvoirs : Passion houleuse ; Amour-attachement.

Parties toxiques : Fleurs, et surtout racines.


Cette curieuse petite plante de montagne a de larges feuilles luisantes, charnues, en forme de cœur à la base puis s'ouvrant en trois lobes égaux qu'on a comparés aux lobes du foie, d'où son nom. Elle fleurit de très bonne heure, dès mars, parfois même sous la neige.


Utilisation magique : Dans plusieurs régions d'Autriche-Hongrie et des Balkans, autrefois, les hommes avaient une terreur superstitieuse de cette plante : c’était la fleur qu'utilisaient dans leurs sortilèges les femmes vampires pour séduire le malheureux qui allait, ensuite, payer très cher sa nuit d'amour... Cette croyance, adoucie il est vrai, se retrouve dans le restse de l'Europe : en maniant l'Hépatique de diverses manières plus louches les unes que les autres, une mégère est capable de transformer un homme en pantin mourant d'amour pour elle. Le couple ne sera certes pas de tout repos ; mais chaque fois qu'il voudra fuir, il en sera empêché par l'attachement morbide qu'il voue à sa tortionnaire adorée

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Petite plante des montagnes aux larges feuilles luisantes, en forme de cœur à la base puis présentant trois lobes égaux qui ont été comparés aux lobes du foie, d'où son nom, l'hépatique (Hepatica triloba) était utilisée par les femmes vampires des Balkans et d'Autriche-Hongrie pour séduire leurs victimes. C'est pourquoi, autrefois, "les hommes avaient une terreur superstitieuse de cette plante". Selon une croyance européenne, "en maniant l'hépatique de diverses manières plus louches les unes que les autres, une mégère est capable de transformer un homme en pantin mourant d'amour pour elle. Le couple ne sera certes pas de tout repos ; mais chaque fois [que l'homme] voudra fuir, il en sera empêché par l'attachement morbide qu'il voue à sa tortionnaire adorée.

 

Joëlle Quetin-Leclercq, dans un article intitulé "Le voyage insolite de la plante au médicament." paru dans le Journal de pharmacie de Belgique n°57 (2002) : 11-20 explique le principe de la médecine des signatures :


Paracelse (1493-1541) marque le début de la pharmacie expérimentale en introduisant les premières notions de spécificité et de principes actifs. Dans sa « théorie des signatures ", il reprend l'idée de Théophraste (372-287 avant JC), philosophe grec qui prétendait que toute plante était porteuse d'un message. D'après cette théorie, les plantes donneraient, par exemple, par la forme de certains de leurs organes, leur goût ou leur couleur, une indication des maladies qu'elles seraient susceptibles de soigner. Ainsi, l'hépatique (Hepatica nobilis, Renonculacée), petite plante des zones montagneuses dont les feuilles rappellent un lobe de foie, soignerait les maladies du foie et de la vésicule. Les quelques travaux réalisés sur cette plante n'ont pas mis en évidence d' effet positif sur le système hépatique.

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