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  • Anne

L'Hépatique






Étymologie :

Étymol. et Hist. 1. a) 1240 aloe epatic (Roger de Salerne, Chirurgia, 257 r. Z. fr. Spr. Lit. t. 86, p. 224) ; 1314 aloës epatique (Chirurgie Henri de Mondeville, éd. A. Bos, § 1418) ; 1538 aloes hepatique (Canappe, f°269 ds Sigurs, p. 494) ; b) 1314 Epatique la menor « lichen pulmonaire » (Chirurgie Henri de Mondeville, § 2067) ; 2. 1314 méd. vaine epatique (Id., ibid., § 285) ; 1561 hepatique « qui souffre du foie » (Paré, Œuvres, éd. J. F. Malgaigne, livre 8, chap. 12, t. 2, p. 32b). Empr. au b. lat. hepaticus « relatif au foie », « qui a le foie malade », du gr. η ̔π α τ ι κ ο ́ς de mêmes sens, dér. de η ̃ π α ρ, η ́ π α τ ο ς « foie » ; sens 1, attesté en lat. médiév. hepatica (ca 1212 ds Latham), s'explique par le fait que cette plante était recommandée contre les maladies de foie.


Lier également la définition du nom hépatique pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Hepatica nobilis ; Anémone hépatique ; Hépatique trilobée.




Botanique :



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Symbolisme :


Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Petite plante des montagnes aux larges feuilles luisantes, en forme de cœur à la base puis présentant trois lobes égaux qui ont été comparés aux lobes du foie, d'où son nom, l'hépatique (Hepatica triloba) était utilisée par les femmes vampires des Balkans et d'Autriche-Hongrie pour séduire leurs victimes. C'est pourquoi, autrefois, "les hommes avaient une terreur superstitieuse de cette plante". Selon une croyance européenne, "en maniant l'hépatique de diverses manières plus louches les unes que les autres, une mégère est capable de transformer un homme en pantin mourant d'amour pour elle. Le couple ne sera certes pas de tout repos ; mais chaque fois [que l'homme] voudra fuir, il en sera empêché par l'attachement morbide qu'il voue à sa tortionnaire adorée.

Joëlle Quetin-Leclercq, dans un article intitulé "Le voyage insolite de la plante au médicament." paru dans le Journal de pharmacie de Belgique n°57 (2002) : 11-20 explique le principe de la médecine des signatures :


Paracelse (1493-1541) marque le début de la pharmacie expérimentale en introduisant les premières notions de spécificité et de principes actifs. Dans sa « théorie des signatures ", il reprend l'idée de Théophraste (372-287 avant JC), philosophe grec qui prétendait que toute plante était porteuse d'un message. D'après cette théorie, les plantes donneraient, par exemple, par la forme de certains de leurs organes, leur goût ou leur couleur, une indication des maladies qu'elles seraient susceptibles de soigner. Ainsi, l'hépatique (Hepatica nobilis, Renonculacée), petite plante des zones montagneuses dont les feuilles rappellent un lobe de foie, soignerait les maladies du foie et de la vésicule. Les quelques travaux réalisés sur cette plante n'ont pas mis en évidence d' effet positif sur le système hépatique.

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