Symbolisme du 12
- Anne

- 11 mars 2019
- 21 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 janv.
Étymologie :
DOUZE, adj. et subst. invar.
Étymol. et Hist. Ca 1100 adj. numéral cardinal li duze per (Roland, éd. J. Bédier, 262) ; 1680 in-douze (Rich.) ; 1690 adj. numéral ordinal « douzième » (Fur.). Du lat. class. duodecim « douze », vulg. *dodeci (Vaan. § 79).
Lire également la définition de douze afin d'amorcer la réflexion symbolique.
Symbolisme :
D'après Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, auteurs du Dictionnaire des symboles (1ère édition 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982),
"Douze est le nombre des divisions spatio-temporelles. Il est le produit des quatre points cardinaux par les trois plans du monde. Il divise le ciel, considéré comme une coupole, en douze secteurs, les douze signes du Zodiaque, qui sont mentionnés dès la plus haute Antiquité. Les douze mois de l'année sont déterminés en Chine par les stations de l'empereur aux douze portes du Ming-t"ang. Douze divise l'année en douze mois, chez les Assyriens, les Hébreux, etc. et les périodes principales du temps en groupe de douze années, chez les Chinois et les peuples d'Asie centrale. La combinaison des deux chiffres 12 x 5 donne naissance aux cycles de 60 ans, où se résolvent les cycles solaire et lunaire. Le douze symbolise l'univers dans son déroulement cyclique spatio-temporel.
Il symbolise aussi l'univers dans sa complexité interne. Le duodénaire qui caractérise l'année et le zodiaque représente aussi la multiplication des quatre éléments terre, eau, air, feu, par les trois principes alchimiques (soufre, sel, mercure) ; ou encore les trois états de chaque élément, à leurs phases successives d'évolution, de culmination et d'involution ; ou bien encore, selon Allendy les quatre éléments considérés chacun dans ses diverses manifestations cosmiques et selon un triple point de vue, lequel peut être, par exemple, les trois gunas des Indiens : Activité, Inertie, Harmonie.
Ce nombre est d'une très grande richesse dans la symbolique chrétienne. La combinaison des quatre du monde spatial et du trois du temps sacré mesurant la création-recréation donne le chiffre douze, qui est celui du monde achevé : c'est celui de la Jérusalem céleste (12 portes, 12 apôtres, 12 assises, etc.) ; c'est celui du cycle liturgique de l'année de douze mois et de son expression cosmique qu'est le Zodiaque. Dans un sens plus mystique, le trois est rapporté à la Trinité, le quatre à la création, mais le symbolisme du douze reste le même : un accomplissement du créé terrestre par assomption dans l'incréé divin....
L'importance de ce nombre est aisément compréhensible. Pour les écrivains bibliques c'est le nombre de l'élection, celui du peuple de Dieu, de l'Eglise : Israël (Jacob) avait douze fils, ancêtres éponymes des douze tribus du peuple hébreu (Genèse, 35, 23 ss). L'arbre de vie portait 12 fruits ; les prêtres, 12 joyaux. Lorsque Jésus choisit douze disciples, il proclame ouvertement sa prétention d'élire, au nom de Dieu, un peuple nouveau (Matthieu 10, 1 s et parallèles). La Jérusalem céleste de l'Apocalypse (21, 12) a douze portes marquées du nom des tribus d'Israël et son rempart a douze assises au nom des douze apôtres. La femme de l'Apocalypse (12, 2) porte une couronne de douze étoiles sur la tête. Quant aux fidèles de la fin des temps, ils sont 144 000, 12 000 de chacune des douze tribus d'Israël (Apocalypse, 7, 4-8 ; 14, 1).
De même, la Cité future en or fin, si elle repose sur 12 fondements (Apocalypse 21, 14), chacun au nom d'un apôtre, dessine un cube de 12 000 stades de côté, le rempart en jaspe ayant 144 coudées. Ce nombre symbolique de 12 000 multiplie par 1 000 (symbole de multitude) le chiffre même d'Israël (12), qui est celui de l'ancien et du nouveau peuple élu. Quant au nombre des fidèles, 144 000, le carré de 12 multiplié par 1 000, il symbolise la multitude des fidèles du Christ. Paul Claudel a magnifié ce chiffre : Cent quarante-quatre, c'est douze fois douze : douze qui est trois multiplié par quatre, le carré multiplié par le triangle. C'est la racine de la sphère, c'est le chiffre de la perfection. Douze fois douze, c'est la perfection au cube, la plénitude qui exclut toute autre chose qu'elle-même, le paradis géométrique...
Le chiffre 12 représentera l'Eglise, l'Eglise triomphante, au terme des deux phases militante et souffrante.
Pour les Dogons et les Bambaras du Mali, les principes contraires 4 et 3 (femelle et mâle), qui sont à la base de toute chose, peuvent s'associer de deux façons, l'une statique, l'autre dynamique, desquelles dépendent les valeurs du nombre 7 et du nombre 12. Si 7, addition de 4 et 3, est le principe de l'homme et de l'univers, 12, qui provient de leur multiplication, est le symbole du devenir humain et du développement perpétuel de l'univers.
La vibration sonore qui préside à la genèse, selon la pensée africaine, en formant l’œuf cosmique avant la séparation de la terre et du ciel et la naissance des Grands Démiurges organisateurs de la création, commence par visiter - c'est-à-dire définir - les quatre points cardinaux : sur chacun, elle exécute trois girations en spirale ; c'est ainsi que le complexe espace-temps se définit à l'origine, par ce mariage du trois et du quatre, qui donne le douze, nombre d'action, et non principe statique comme est le sept. Ainsi, précise G. Dieterlen, se forme l’œuf cosmique, brassé par le tournoiement de la vibration sonore.
Le nombre douze ne possède pas dans le monde celtique dont les nombres clés sont trois, neuf et vingt-sept, de signification s'éloignant du symbolisme général. La Table Ronde du roi Arthur comprend elle aussi douze chevaliers.
Douze est en définitive, toujours le nombre d'un accomplissement, d'un cycle achevé. Ainsi dans le Tarot, la lame du Pendu (XII) marque-t-elle la fin d'un cycle involutif, suivi par celle de la mort (XIII) qu'il faut prendre dans le sens de renaissance."
24 : "La Bible connaît 24 classes de prêtres (I Chroniques, 24, 1-19), 24 classes de chantres, les 24 vieillards de l’Apocalypse (I, 4) vêtus de robes banches, avec des couronnes d'or sur leur tête, 24 sièges, un pour chacun d'eux autour du trône de Dieu. Les figures symboliques des 24 vieillards, selon H. M. Féret commentant l'Apocalypse, désignent le déroulement du temps, moins d'ailleurs du temps astronomique que de l'histoire humaine... s'ils sont vêtus de blanc et couronnés d'or, c'est qu'après avoir participé à la grande lutte de la vérité dans l'histoire, ils partagent maintenant sa victoire. Ces vieillards, notent les éditeurs de la Bible de Jérusalem, exercent un rôle sacerdotal et royal : ils louent et adorent Dieu ; ils lui offrent les prières de s fidèles ; ils l'assistent dans le gouvernement du monde (trônes) et participent à son pouvoir royal (couronnes). Ce nombre de 24 semble indiquer la double harmonie du ciel et de la terre (12 x 2), la double plénitude sacrée du pèlerinage temporel et de la vie éternelle. On a vu que 12 était le nombre sacré du peuple élu (les 12 tribus d'Israël ; les 12 apôtres du Christ) ; on peut concevoir comme un dédoublement de leur rôle sacerdotal et royal, l'un par rapport aux hommes, l'autre par rapport à Dieu, manifesté par une duplication des personnes : 24. C'est multiplier, ou mieux intensifier, le caractère sacré des officiants.
Par une autre voie, le Dr Allendy découvre aussi dans le nombre 24 le symbolisme d'un équilibre harmonieux. Ici, écrit-il, le mécanisme cyclique de la nature (4) est lié à la différenciation cosmique (20) dans l'équilibre harmonieux de la création (2 = 4 + 6). Ce nombre exprime le rapport des cycles permanents avec les nécessités karmiques (24 = 4 x 6) ; c'est la roue des renaissances (à 24 rayons)... Les Chaldéens distinguaient, en dehors du cercle zodiacal, 24 étoiles, dont 12 australes et 12 boréales et ils les appelaient Juges de l'univers. Il cite enfin Warrain, apercevant dans ce nombre la combinaison de l'individualité consciente et maîtresse de toutes ses énergies avec le Cosmos développant son harmonie complète.
Nombre fréquent dans les contes de fées orientaux et occidentaux. Il y représente l'ensemble des forces humaines et la somme des substances originelles. Il se divise en cinq éléments, cinq sens, cinq organes d'action, les cinq objets connus par ces organes d'action, auxquels s'ajoutent le Mental, l'Intellectuel, l'Individualité et la Prakriti originelle (matière originelle précosmique)."
*

*
Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995 et 2019), Éloïse Mozzani nous propose la notice suivante :
Lié aux phénomènes célestes, douze « est le produit des quatre points cardinaux par les trois plans du monde. il divise le ciel, considéré comme une coupole, en douze secteurs, les douze signes du Zodiaque, qui sont mentionnés dès la plus haute antiquité ». Depuis les plus anciens calendriers (Égyptiens, Assyriens, Romains, Hébreux, etc.), douze correspond au nombre des mois d'une année et, selon une tradition qui remonterait à Hermès Trismégiste, au nombre des heures et de la nuit. Douze symbolise ainsi « l'univers dans son déroulement spatio-temporel ».
Ce nombre tient un rôle fondamental dans la tradition biblique : « C'est le nombre de l'élection, celui du peuple de Dieu, de l'Église » : lorsque Jésus choisit ses douze disciples, « il proclame ouvertement sa prétention d'élire, au nom de Dieu, un peuple nouveau ». Jacob avait douze fils, ancêtres des douze tribus d'Israël dont le nom est marqué sur les douze portes de la Jérusalem céleste qui comporte également un rempart de douze assises au nom des douze apôtres. Dans le Temple, il y a douze bœufs de bronze qui soutiennent la mer d'airain. Citons également les douze fils d'Ismaël, les douze patriarches et les douze petits prophètes, les douze fruits de l'arbre de vie, les douze joyau portés par les prêtres, 144 000, carré de 12 multiplié par 1 000 (symbole de multitude), est le nombre des fidèles du Christ. Pour Paul Claudel, « cent quarante-quatre, c'est douze fois douze : douze qui est trois multiplié par quatre, le carré multiplié par le triangle. C'est la racine de la sphère, c'est le chiffre de la perfection. Douze fois douze, c'est la perfection multipliée par elle-même, la perfection au cube, la plénitude qui exclut tout autre chose qu'elle-même, le paradis géométrique. »
Symbole de « l'Église triomphante », douze est « toujours le nombre d'un accomplissement, d'un cycle achevé ». Il semble avoir eu une signification similaire chez les Celtes (douze chevaliers autour de la Table ronde du roi Arthur).
Ce nombre, dont on trouve quelques correspondances chez les Anciens (les douze travaux d'Hercule, els douze Titans, les douze grands dieu de Rome ou les douze objets d'augure), est considéré généralement comme faste. Signalons d'ailleurs que la sinistre réputations du treize vient en partie de ce que le douze symbolise la plénitude ou l'accomplissement.
*

*
Steve Desrosiers, auteur de Les Nombres : Symbolisme et Propriétés (Québec, septembre 2001) rassemble les caractéristiques symboliques du Douze :
- 12 -
Symbolisme :
Douze est le nombre de ce qui est achevé, qui forme un tout, un ensemble harmonieux et parfait. Dans les civilisations judaïques et orientales antiques, il correspond à la plénitude, à l'achèvement et à l'intégralité d'une chose. R. Allendy va dans le même sens en disant qu'il exprime l'idée que l'Univers forme un tout, associé à l'idée de différenciation - 10 + 2.
Représente la manifestation de la Trinité aux quatre coins de l'horizon - 3 x 4.
Symbolise l'ordre et le bien, et régit l'espace et le temps, c'est-à-dire le fonctionnement du Cosmos, d'où son appellation nombre cosmique.
Symbole de nourriture matérielle et spirituelle, de par les 12 pains que le Christ-Jésus rompit à la dernière cène, Lui-même étant le pain de vie.
Nombre attribué au gouvernement du monde ou du cosmos.
Selon la Bible, douze sert à exprimer « l'élection ».
C'est le pouvoir créateur, et dans certaines religions, il exprime aussi la Mère Divine.
Bible :
Les douze apôtres du Christ-Jésus : Simon appelé aussi Pierre, André, Jacques et Jean fils de Zébédée, Philippe, Barthélemy, Thomas, Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Jude ou Thaddée, Simon le Cananéen ou le Zélote, et Judas Iscariote, remplacé après l'Ascension par Mathias. (Luc 6, 12-16 ; Mathieu 10, 2-4 ; Michée 3, 16-19 ; Actes des Apôtres 1, 13)
Une femme souffrait d'hémorragie depuis douze ans lorsqu'elle fut guérie par Jésus. (Luc 8, 40)
Dans l'Apocalypse : les douze portes de perles de la Cité céleste (Apocalypse 21, 12) ; les douze assises du rempart de la Cité céleste (Apocalypse 21, 19-20) ; les douze étoiles de la couronne que porte la femme (Apocalypse 12, 2) ; l'arbre de vie produit douze fois des fruits, l'un à chaque mois (Apocalypse 22, 2).
Les douze prophètes dits "mineurs" de l'Ancien Testament constituant le "Dodekapropheton" : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie.
Les douze fils d'Ismaël. (Genèse 25, 13-16 et 16, 20)
Les douze grands prêtres des chroniques.
Les douze pierres de l'autel de l'alliance. (Exode 24, 4)
Les douze noms gravés sur le pectoral. (Exode 28, 21)
Les douze pains de proposition. (Lévitique 24, 5)
Les douze rameaux pour confirmer le choix d'Aaron. (Nombres 17, 21)
Les douze explorateurs envoyés en Canaan. (Deutéronome 1, 23)
Les douze pierres choisies par les douze hommes dans le lit du Jourdain pour faire un monument. (Josué 4, 3)
Les douze intendants sur Israël de Salomon, chacun devant assurer un mois de service. (1 Rois 4, 7)
Les douze bœufs de la mer de bronze. (1 Rois 7, 25)
Les douze morceaux symboliques faits avec le manteau d'Ahiyya. (1 Rois 11, 30)
Les douze pierres de l'autel d'Élie. (1 Rois 18,31)
Les sacrifices des douze animaux. (Nombres 7, 87 et 29 ,17)
Les trois séries de douze coupes offertes pour la dédicace de l'autel. (Nombres 7, 84)
Les douze malédictions proclamées par Moïse à tous les hommes d'Israël. (Deutéronome 27, 15-26)
Les douze sources aux eaux d'Elim. (Exode 15, 27)
Les douze tributs d'Israël: Juda, Ruben, Gad, Aser, Nephthali, Manassé, Siméon, Lévi, Issachar, Zabulon, Joseph et Benjamin. (Apocalypse 7, 5-8)
Les douze années requises pour les jeunes Israélites afin d'être admis fils de la lois.
Les douze pierres précieuses qui figuraient sur le pectoral du grand Prêtre Aaron - frère de Moïse. Depuis lors, les Grands Prêtres Juifs portaient un pectoral sur lequel il y avait douze pierres, représentant les douze pouvoirs cosmiques. Elles étaient disposées ainsi: émeraude, diamant, améthyste, jaspe, topaze, saphir, hyacinthe, cornaline, sardoine, escarboucle, agate, chrysolithe.
Les douze fils de Jacob. (Genèse 46, 8-25)
Général :
Les douze articles du Credo.
Les douze promesses faites par Notre Seigneur, à Sainte Marguerite Marie Alacoque, pour ceux qui auraient une dévotion à son Sacré Cœur en pratiquant les neuf premiers vendredis du mois.
Dieu aurait donné à Moïse non pas dix mais douze commandements. D'autre part, dans les révélations de Maria Valtorta, Jésus déclare que "si les Commandements de la Loi sont dix - les Commandements donnés par Dieu le Père à Moïse sur le Sinaï (Exode 20) -, en réalité ils sont douze depuis que le Verbe du Père, l'éternelle et infiniment parfaite Sagesse, a complété et perfectionné la Loi, enseignant que les commandements des commandements sont: 'Aime Dieu de tout toi-même, et ton prochain comme toi-même', parce que ces deux premiers et principaux commandements sont, en réalité, les bases de vie des Dix, étant donné que les trois premiers ne peuvent pas se pratiquer si l'on n'aime pas Dieu de tout soi-même, de toutes ses forces, de toute son âme, et que les sept autres ne peuvent pas se pratiquer si l'on n'aime pas le prochain comme soi-même, sans manquer à l'amour, à la justice et à l'honnêteté envers quoi ou qui que ce soit".
Dans les visions de Maria Valtorta, Jésus explique qu'il voit représenté en ses douze apôtres choisis par Lui toute l'humanité entière et en qui toute l'humanité se voit à son tour rassemblée en ses douze apôtres. Dans le livre « Parole d'Amour », Jésus précise en donnant davantage de précision : "Parmi des myriades d'hommes, douze représente pour Moi toute l'humanité. Et chaque homme a un de ces douze esprits à suivre. (...) Mon Église a douze visages et il n'y en a qu'un qui les réunit tous: le mien. Moi seul suis pour vous la Perfection. Et à partir de Moi, cet unique Esprit se répartit en douze vertus pour l'homme. Même si en vous, vous les avez toutes, seule une prévaut et pour vous: c'est l'amour. Voilà le charisme par lequel l'Esprit-Saint vous conduit à Moi. Chez d'autres frères, d'autres vertus prévalent, mais tous vous vous assumez en Moi. C'est pourquoi Je vous le dis: ne cherchez pas à agir avec un autre charisme qui, tout en étant en vous, ne prévaut pas sur celui que mon Père vous a donné, sinon vous ne réussirez pas dans votre mission. Que cela soit bien clair! Jean ne pouvait pas être Pierre, ni Pierre Philippe, ni Philippe Jacques, ni Jacques André, ni André Jude, ni Jude Thomas!." (xx-184) Et de même que Juda, l'un des Douze, le trahit, Jésus affirme - dans les révélations privées de Maria Valtorta - dans la proportion d'un sur douze, l'un de nous aussi le trahit.
Les douze bergers qui virent l'Enfant Jésus à la grotte lors de sa naissance : Élie, Lévi, Samuel, Jonas, Isaac, Tobie, Jonathas, Daniel, Siméon, Jean, Joseph et Benjamin, selon les visions de Maria Valtorta.
À l'âge de trois ans, la Vierge Marie entra au Temple et elle y demeura pour une période de douze ans.
Selon les visions d'Anne-Catherine Emmerich, après sa tentation au désert, Jésus est servi par 12 anges supérieurs et 72 anges de moindre rang.
Les douze fléaux qui frapperont la terre avant la venu du Messie et de son royaume, selon l'Apocalypse de Baruch des écrits de la bibliothèque de Qumrân.
Dans les apparitions de la Vierge Marie à sœur Marie-Danielle, surnommée "Buisson d'Épines", Marie parle des douze apôtres des derniers temps qui seront appelés à mener un combat pour la vérité : "Ce sont ces douze qui restaureront la nouvelle Église qui ressuscitera de l'ancienne. Je régnerai avec eux, car ils seront les princes de la nouvelle Église".
Les douze vents et leurs portiques vus en vision par Hénoch, selon le Livre du calendrier des écrits de la bibliothèque de Qumrân.
La tradition rapporte que Joseph d'Arimathie, qui emmenait en Grande-Bretagne la coupe du Saint-Graal, avait avec lui douze chevaliers.
A en croire nombre de mystiques, il est habituel que Dieu accorde des anges gardiens supplémentaires aux personnes qui exercent une charge dans l'Eglise, mais aussi dans la vie civile. Quand son ange gardien invita sainte Varonica Giuliani à prier et à se sacrifier pour le souverain pontife, la Vierge Marie assura à cette dernière que, lorsqu'un pape est élu, il reçoit de Dieu "douze anges, qui sont véritablement les gardiens de la Sainte Eglise".
Les Testaments des douze patriarches, un pour chacun des douze fils de Jacob, des écrits de la bibliothèque de Qumrân.
Les douze degrés d'humilité selon la sainte règle monastique de Saint Benoît.
Au XVIIe siècle, le Seigneur s'était manifesté à sainte Marguerite-Marie, religieuse visitandine de Paray-le-Monal à qui, tout en révélant l'amour immense de son cœur, il avait confié ce projet : « Je veux former autour de mon cœur une couronne de douze étoiles composés de mes plus chers et fidèles serviteurs. »
Les douze fêtes liturgiques par année de la Vierge Marie :
1. Sainte Marie Mère de Dieu : 1er janvier
2. Présentation de Jésus au Temple (Chandeleur) : 2 février
3. Annonciation : 25 mars
4. Visitation : 31 mai
5. Cœur immaculé de Marie : samedi de la 3e semaine après la Pentecôte
6. Assomption : 15 août
7. Marie Reine : 22 août
8. Nativité de Marie : 8 septembre
9. Notre-Dame des Douleurs : 15 septembre
10. Notre-Dame du Rosaire : 7 octobre
11. Présentation de Marie : 21 novembre
12. Immaculée Conception : 8 décembre
Dans "l'Évangile arabe de l'Enfance", écrit apocryphe du VIIe siècle, connu aussi sous le nom de "Vie de Jésus en arabe", on s'interroge sur le nombre des mages: « Certains prétendent qu'ils (les mages) étaient trois, comme les offrandes, d'autres qu'ils étaient douze, fils de leurs rois, et d'autres enfin qu'ils étaient deux fils de rois accompagnés d'environ mille cents serviteurs. »
Dans les Actes de Jean, un écrit apocryphe, on trouve un hymne que Jésus chante avec ses disciples lors d'une dance en cercle. Il est dit ceci : « La grâce nous invite à danser... Entonnez avec nous les louanges du huit. Le douze, quant à lui, danse là-haut. »
Chez les indiens d'Amérique du Nord, les pieux en forme de fourche (représentant l'homme et sa tendance à la dualité) étaient utilisés dans différentes cérémonies. C'est ainsi que douze pieux étaient disposés en cercle autour d'un arbre fourchu. Les douze pieux étaient subordonnés aux douze grands peuples de la Terre, l'arbre au milieu symbolisant l'unité de tous les peuples.
Chez les indiens d'Amérique du Nord, quand on parvenait à s'emparer d'un aigle doré, ce qui équivalait à un acte sacré, on prenait les douze plumes de la queue qui représentent les rayons du soleil et les douze mois de l'année, car les tribus sioux organisaient leur année calendaire en douze mois. Les plumes d'aigle de la coiffe des indiens reflètaient le couronne de rayons de l'astre du jour et entouraient la tête de celui qui la porte d'une sorte d'aura solaire.
Dans son livre "L'Astrologie chaldéenne", Charles Virolleaud translittéra un vieux texte mésopotamien dont les dernières lignes désigneraient fort probablement notre système solaire :
Le nombre de tes corps célestes est douze.
Les stations de tes corps célestes sont de douze.
Les mois complets de la Lune sont de douze.
Les bouddhistes reconnaissent douze causes d'existence ou Nidanas.
Selon les révélations d'Isabelle David dans son livre "2000 ans sur le chemin de la lumière", douze Frères et Sœurs seraient en méditation permanente sur chaque continent. Certains parmi eux seraient des êtres incarnés tandis que d'autres seraient des Êtres lumineux.
Fabre d'Olivet reconnaît dans l'homme douze facultés, réparties en six dualités : attention et perception, réflexion et répétition, comparaison et jugement, rétention et mémoire, discernement et compréhension, imagination et création.
Les douze signes, constellations, du zodiaque.
Réceptacle du bien et du mal, l'Oeuf d'Osiris contenait douze pyramides blanches, symbole du bien, et douze pyramides noires, emblèmes du mal, introduites par Typhon.
Les douze lettres "simples" de l'alphabet hébraïque sont les initiales des noms zodiacaux en hébreu.
Les douze ères que la Terre traverse en vingt six-mille ans. A chacun des douze cycles de l'humanité s'incarnerait un sauveur.
Les douze travaux d'Hercule :
1. La destruction du lion de Némée ;
2. La destruction de l'hydre de Lerne ;
3. La destruction du sanglier d'Erymanthe ;
4. La destruction des oiseaux du lac Strymphale ;
5. La conquête de la biche du Mont-Cergnée ;
6. Le nettoyage des écuries d'Augias ;
7. La lutte contre le taureau de l'île de Crête ;
8. La conquête des cavales de Diomède ;
9. La conquête de la ceinture d'Hippolyte ;
10. La destruction de Gérion ;
11. La conquête des pommes d'or du jardin des Hespérides ;
12. La descente aux enfers et la lutte contre Cerbère.
Les douze animaux de l'horoscope chinois: le Rat, le Bœuf, le Tigre, le Chat, le Dragon, le Serpent, le Cheval, la Chèvre, le Singe, le Coq, le Chien et le Cochon.
Les douze années lunaires dans le calendrier lunaire chinois formant le cycle complet qui dure soixante ans.
Il existe douze divinités principales dans la mythologie grecque.
Dans le bouddhisme, le Dhûta comporte 12 pratiques ascétiques autorisées par le Bouddha auxquelles on peut prêter serment de s'astreindre pendant un laps de temps déterminé afin de raffermir sa volonté et de se débarrasser de ses désirs et de ses passions.
Les douze noms du Soleil en sanscrit, qui sont prononcés tels que des mantras.
Dans la cosmologie japonaise, le Créateur est assis sur douze coussins sacrés.
Il y aurait douze Univers et la terre ferait partie du douzième. Et dans ce douzième Univers, il existerait douze systèmes solaires différents.
Les douze pétales du chakra Anahata situé dans la région du cœur et les douze pétales de la corolle du chakra Sahasrara situé au sommet de la tête.
C'est le nombre de propositions ou de versets de la Table d'Émeraude, résumant tout l'enseignement de la tradition Hémétique. C'est un document d'origine égyptienne attribué à Hermès Trismégiste.
Selon certains témoignages, il y aurait sur la planète douze familles riches qui seraient à la base dit-on d'un "gouvernement secret" dont leur seul but serait de diriger et d'asservir le monde entier par le pouvoir de l'argent. Ce gouvernement aurait une mainmise sur les Nations-Unies, les militaires, les agences de renseignements, la banque mondiale et de tout outil offrant la possibilité de faire et d'agir comme il veut. Selon d'autres sources, ce gourvenement secret serait plutôt une réunion de multinationales et de treize familles riches. Certains auteurs voient même dans ce gourvenement secret une analogie avec la Bête de l'Apocalypse.
La femme porterait son enfant pendant douze mois: trois mois astraux et neuf mois physiques.
Notre système solaire serait composé de douze planètes. Il ne reste qu'une seule planète à découvrir par l'homme parmi les onze restantes puisque l'une d'entre elles fut détruite. Celle orbitant au-delà de Pluton fut découverte en 1993. Celle à découvrir orbiterait entre Mars et Jupiter. Tout deux auraient environ la grosseur de la planète Mars.
Douze est le nombre des disciples accompagnant les grands maîtres de l'histoire : les 12 apôtres du Christ ; les 12 disciples choisis par Mahomet pour répandre sa doctrine ; les 12 flamines mineures auprès du Pontifex Maximus ; les 12 premiers compagnons de Saint François d'Assise ; les 12 disciples de Confucius ; les 12 disciples de Mithra ; les 12 descendants d'Ali ; les 12 compagnons d'Odin, avec autant de déesses pour femmes ; les 12 maréchaux de Napoléon.
Dans la religion islamique, il est question des douze imams, ou intercesseurs privilégiés pour le chiisme duodécimain. L'imam est l'intermédiaire privilégié entre les hommes et Dieu. Pour les chiites, il devrait être de la descendance d'Ali, gendre de Mahomet. Le douzième imam ayant disparu à l'âge de quatre ans, en 260 de l'hégire - 873 -, à la mort de son père, il n'eut pas de successeur et il fut réputé vivant.
Les douze dieux de l'Égypte dont Hercule était le chef.
Les douze tableaux du bouclier d'Achille qui représentent la vie agricole et sociale pendant chaque mois en commençant par janvier.
Les douze "fièvres" de la tradition populaire russe.
Les douze provinces que Râ visite chaque jour en passant une heure dans chacune d'elles.
Les douze animaux des danses chinoises incluses dans la cérémonie du changement d'année.
Les douze salles grandioses du paradis scandinave.
Les douze métopes du temple de Zeus à Olympie.
Les douze vertus et les douze vices de Notre-Dame de Paris.
Les douze tours de piste que faisaient les quadriges participant aux courses de char de l'ancienne Grèce.
Les douze chambres des Enfers correspondant aux douze heures nocturnes de la doctrine eschatologique de Valentin.
Les douze lions ornant les marches du trône de Salomon dans les légendes arabes.
Les douze sièges entourant le trône d'Odin.
Mesurée par le passage de douze lunes - soit 29 jours et demi à chaque fois -, l'année lunaire ne compte que 354 jours.
Douze est le premier nombre dit "abondant" puisque la somme de ses diviseurs - parties aliquotes - donne un résultat supérieur à 12: 1 + 2 + 3 + 4 + 6 = 16.
Dans la cadre du projet Apollo, de 1969 à 1972, douze Américains ont marché sur la Lune.
L'homme possède 12 nerfs crâniens dans son cerveau.
Les douze portes du corps humain de l'homme - 2 yeux, 2 oreilles, 2 narines, la bouche, 2 seins, le nombril, l'anus et le pénis.
La cellule humaine est constituée de douze sels biochimiques.
Les douze ganglions dans le corps humain.
La lumière pure serait composée non pas de 7 mais de 12 couleurs.
Les douze demi-tons dérivés des sept notes de la gamme.
Anniversaire de mariage : noces de lin ou de soie.
Occurrences :
Le nombre 12 est employé 189 fois dans la Bible.
L'évangile de Thomas utilise au total 12 nombres différents : 1, 2, 3, 5, 7, 24, 60, 99, 100, 120, 1 000 et 10 000. La somme de chacune de leur occurrence individuelle donne comme total 36.
Le nombre 12 est employé 7 fois dans le Coran. (Coran II, 57 ; II, 130 ; III, 78 ; VII, 159 ; VII, 159 ; IX, 36 et LXXXV, 1)
Le mot géhenne est employé 12 fois dans la Bible, les 12 fois dans le Nouveau Testament. Dans l'évangile de Saint Jean, 12 fois le Christ est désigné comme le fils de l'Homme.
*
*
Selon https://www.20minutes.fr/, "Le nombre 12 symbolise ce qui est achevé, on parle parfois d’un chiffre parfait. Il peut être interprété comme la fois la fin d’un cycle ou un point d’ harmonie. Positif ou négatif, il est omniprésent dans tous les domaines de notre culture.
Dans les mesures : Ce nombre est un repère fort, qui nous permet entre autre s de nous situer dans le temps. Notre système horaire repose en effet sur douze heures. Chaque journée se découpe en deux parties égales, l’une se terminant à midi, et l’autre à minuit . Le système duodécimal est également utilisé pour diviser une année en douze mois.
Ce nombre est aussi, mais de plus en plus rarement, utilisé dans le système de mesures. On parle ainsi d’une douzaine d’œuf. L’emploi de la douzaine remonte sans doute au fait que l'année compte douze lunaisons: la Lune effectue environ douze fois le tour de la Terre en un an.
Dans les grandes religions : Le nombre est fondateur dans les trois grandes religions. Il apparaît à de très nombreuses reprises dans la Bible. Évoquons notamment les douze apôtres qui accompagnaient Jésus dans l'Évangile. Dans l’ancien testament , Jacob avait douze fils qui ont donné naissance aux douze tribus d’Israël. Le chiffre est également un symbole fort dans une branche de la religion musulmane : le chiisme duodécimain, qui croit en l’existence de douze imams, successeurs de Mahomet.
Dans la mythologie : Dans la mythologie grecque, le couple divin, Gaïa et Ouranos, a donné naissance à douze Titans, et le héros Héraclès devra réaliser douze travaux dont, par exemple, la descente aux enfers pour aller chercher Eurydice."
*


Extrait de Histoire universelle des chiffres de Georges Ifrah - Editions Robert Laffont 1994
Sylvain Tristan, auteur de Les Lignes d'or (Éditions Alphée, 2005) explique pourquoi les Égyptiens attachaient de l'importance au nombre de 12 :
Le nombre 12 était en Égypte aussi important qu'en Mésopotamie, puisque l'année était divisée en 12 mois. La journée, en revanche, n'était pas divisée en 12 parties égales mais en 24, ce qui revient à dire que le le jour était divisé en 12 et la nuit également. L'heure était également divisée en 12 parties d'égale durée.
*
*
Dans le Dictionnaire des symboles de Nathalie le Luel (Éditions Gisserot, 2015),
"Le nombre Douze peut être interprété comme la fin d'un cycle (cycle terrestre des douze mois de l'année ou cycle céleste des douze constellations du zodiaque qui divisent le ciel), et de fait, il est le nombre des divisions spatiales et temporelles. Pour les hommes de l'Antiquité, il était une unité de mesure parfaite de l'espace et du temps : il est ainsi considéré comme le symbole de l'Univers mais compris dans son fonctionnement cyclique spatio-temporel. Il est un signe d'harmonie et le symbole des cycles parfaits et immuables. dans la mythologie gréco-romaine, le couple divin Gaïa (la terre) et Ouranos (le ciel) donnent naissance ) douze titans, représentant les forces de la nature. On fait remarquer que l'Olympe est habité de douze dieux tutélaires et que le héros Hercule se voit confier douze travaux pour expier son crime. Très présent dans la religion chrétienne, il correspond au nombre de fils de Jacob dont sont issues les douze tribus d'Israël (c'est donc le nombre de l'élection) mais douze est aussi le nombre des apôtres accompagnant le Christ. La femme de l'Apocalypse (mulier amicta sole) porte une couronne de douze étoiles (Apocalypse 12, 2). La Jérusalem céleste décrite dans l'Apocalypse s'ouvre par douze portes marquées du nom des douze tribus d'Israël et gardées par douze anges. Son mur d'enceinte repose sur douze pierres de fondation faisant référence aux douze apôtres (Apocalypse 21, 10-14). Elle accueillera les 144 000 fidèles de la fin des temps, 12 000 issus de chacune des douze tribus d'Israël (Apocalypse 7, 4-8 ; 14, 1). Douze est ainsi le chiffre de la perfection. Pour cette raison, les douze étoiles dorées de la bannière bleue, qui constitue le drapeau de l'Union européenne depuis 1955, ne renvoient pas au nombre d’États membres mais à l'idée de perfection, de plénitude et d'unité."
Jean Ferré, auteur du Dictionnaire des symboles maçonniques (Éditions du Rocher, 2013) explique la place du 12 dans la tradition maçonnique :
Le douze : Il est la somme des côtés du triangle sacré. Cette propriété se retrouve dans l'Équerre du Vénérable dont les côtés sont dans le rapport 3 et 4.
Le douze est un nombre céleste. Une année, autrement dit une révolution solaire, compte douze lunaisons, quatre saisons de trois mois. Dès la Haute Antiquité, le jour et la nuit furent divisés en douze parties de valeurs inégales qui évoluaient en fonction de la position du soleil, donc des saisons.
Les Babyloniens divisaient l'année en douze signes zodiacaux que l'astrologie traditionnelle a conservés.
Le nombre douze apparaît souvent dans la Bible : les Patriarches, les Grands Prêtres, les Princes d'Israël, les pierres pour l'autel de l'Arche, les pains de proposition, les bœufs de la mer d'airain... les Apôtres...
La signification générale du douze est l'ordre, le bien, la plénitude, l'achèvement. Il n'est donc pas étonnant que ce nombre soit évoqué par les colonnes J et B.
Yod = 10, Beth = 2. .
*
*






