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  • Anne

L'Hydne hérisson



Étymologie :

  • HYDNE, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1783 (Bulliard, Dict. élém. de bot. s.v. chapeau). Du lat. bot. hydnum (Linné), gr. υ ́ δ ν ο ν « sorte de tubercule ».


Lire également la définition du nom hydne afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Hericium erinaceus ; Pompon blanc ; Pom-pom blanc ; Urchin ; Érinace ; Hérisson ; Barbe des arbres ; Houppe des arbres ; Barbe de satyre ; Penchenillat ("peigne") ; Hydne tête de méduse ; Crinière de lion ; Yamabushitaké ("champignon de l'ermite") ; Houtou ("tête-de-singe").



Mycologie :

Selon Jean-Baptiste de Panafieu, auteur de Champignons (collection Terra curiosa, Éditions Plume de carottes, 2013), il faut savoir qu'un "critique gastronomique l'a comparé à un croisement de houppette et de mozarella !


Un hérisson au goût de homard : Ce champignon peu courant pousse sur les vieux arbres, surtout les chênes et les hêtres. Son chapeau est constitué de longs aiguillons blancs, orientés vers le bas. Cette forme très particulière est à l'origine de ses noms populaires qui rappellent le hérisson (érinace, urchin). Son goût est parfois comparé à celui du homard ou de crabe avec une consistance proche de celle du calmar ou du tofu ! Pour d'autres, il rappelle plutôt l'aubergine, l'asperge, l'artichaut ou les noisettes. Quand il vieillit, il jaunit et devient immangeable. Contrairement à la girolle, qui n'intéresse que les gastronomes, ou au ganoderme, exclusivement médicinal, ce hérisson blanc est vendu dans certains restaurants comme dans les boutiques de phytothérapie. Il est en effet utilisé depuis longtemps par la médecine chinoise traditionnelle pour stimuler l'énergie des patients. On en faisait aussi des pilules ou des infusions contre les ulcères et autres maladies du système digestif. Comme il est trop rare pour que la cueillette suffise à satisfaire les consommateurs, il est cultivé en Asie et en Europe.


Le troisième nom : On le connaît dans le monde entier sous ses noms japonais, Yamabushitaké, "champignon de l'ermite", et chinois, Houtou, "tête-de-singe". Mais un troisième nom est apparu sur le marché. on raconte que cette nouvelle appellation lui aurait été donnée par le chef français Jacky Robert qui officiait au début des années 1980 dans un restaurant de San Francisco. Voyant le champignon pour la première fois, il se serait exclamé "Oh, un pompon blanc !", en faisant référence au célèbre couvre-chef des marins. En fait, pour les Américains, ce champignon évoque plutôt l'accessoire des pom-pom girls, les jeunes filles mi-majorettes, mi-danseuses qui encouragent les sportifs sur les terrains de sport avant les matchs (et qu'on appelle cheerleaders aux États-Unis). En 1983, on trouve ce champignon dans le catalogue des vendeur sous le nom de "Pom pom blanc". L'une de ces compagnies a d'ailleurs officiellement déposé le nom Pom Pon Blanc™ ! Par la suite, ce surnom franco-américain s'est imposé en Europe et c'est ainsi qu'on le nomme à Rungis.


Bon pour le cerveau ? Même s'il est apprécié de certains chefs, le pom pom blanc est surtout commercialisé pour ses propriétés médicinales. Les tests réalisés au laboratoire ont montré que, grâce aux nombreux composés différents qu'il produit, il agit sur le système immunitaire et sur le système nerveux. Il semble notamment activer la production d'un facteur de croissance des neurones, nos cellules nerveuses. Des essais sur des souris ont aussi montré une action in vivo, sur leurs capacités cognitives. Des extraits de ce champignon sont intégrés à des préparations vendues pour agir sur l'attention et la mémoire, même si certains vendeurs préconisent en parallèle de diminuer la consommation d'alcool, de mieux dormir et de jouer au Scrabble..."



Symbolisme :



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