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  • Anne

La Paramécie





Étymologie :

  • PARAMÉCIE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1803 (Boiste ds Quem. DDL t. 18). Du lat. sc. paramecium (J. Hill, A general Natural History..., t. III, 1752, pl. I, fig. 3 d'apr. Dujardin, Hist. nat. des zoophytes, Paris, 1841) ; du gr. π α ρ α μ η ́ κ η ς «qui s'étend en long, oblong, allongé».


Lire également la définition du nom paramécie pour amorcer la réflexion symbolique.




Zoologie :


Stefano Mancuso et Alessandra Viola, auteurs de L'Intelligence des plantes (édition originale 2013 ; traduction française Albin Michel, 2018), proposent


de lancer "une sorte de compétition entre deux organismes unicellulaires, la paramécie et l'euglène. En considérant le premier comme un animal, nous prenons certes une petite liberté, puisqu'on le classe aujourd'hui, de même que les autres protozoaires, dans un règne à part, celui des protistes. Mais il y a encore quelques années, on y voyait un animal à part entière, et son nom même montre bien qu'il s'agit d'un protoanimal (le mot "protozoaire" dérive en effet du grec protos, "le premier", et zoon, "animal").

La paramécie est un minuscule organisme unicellulaire dont le corps est recouvert de cils qui tiennent lieu de véritables rames et lui permettent de se déplacer dans l'eau. Si on l'observe au microscope, on ne peut manquer d'être fasciné par ses élégants mouvements, qui suggèrent un certain raffinement. C'est une sorte de champion, parmi les êtres vivants, une cellule unique capable d'actions stupéfiantes. Elle fait d'ailleurs penser à ce que Herbert Spencer Jennings (1868-1947) disait de l'amibe, un autre petit animal unicellulaire, dans Behavior of Lower Organisms (Le Comportement des organismes inférieurs), publié en 1906 : "Que dirions-nous , si l'amibe avait la taille de la baleine ? Serions-nous encore certains qu'il ne faut pas considérer sa conduite comme le fruit d'une volonté ou d'une intelligence ?" [...]

Malgré sa petite taille, elle est dotée de capacités surprenantes : elle peut par exemple identifier sa nourriture et se mouvoir pour l'atteindre. [...]

Il va de soi, par ailleurs, que la paramécie et l'euglène sont toutes deux capables de se reproduire, et leurs mouvements dans l'eau se ressemblent tant qu'on peine à les différencier. Une observation attentive permet cependant de constater que le corps de la paramécie est traversé de signaux électriques qui transmettent des informations de part en part de son unique cellule, et qui lui ont valu le surnom tout à fait pertinent de swimming neuron, "neurone nageur".

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Symbolisme :

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