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Le Lactaire doré





Étymologie :


Étymol. et Hist. 1. 1610 fig. « qui produit du lait » (Flor. Raemond, Naissance de l'hérésie, 544 ds Delb. Notes : « Cette mere Eglise..., c'est la colonne lactaire ou tous bons enfants chretiens viennent pour succer le dous lait de sa sainte doctrine ») ; 1704 colonne lactaire « colonne à Rome, au pied de laquelle on exposait les enfants abandonnés » (Trév.) ; 2. 1800 « qui a du lait » (Boiste) ; 3. 1816 « champignon » (A. P. de Candolle, Essai sur les propriétés médicales des plantes, 332-3 ds Quem. DDL t. 12). Empr. au lat. lactarius « qui a rapport au lait ».


Étymol. et Hist. A. 1. Fin xiie s. vachete (Sermons Gregoire, éd. K. Hofmann, p. 96) ; 2. 1679 vaquette « peau de petite vache dont on fait commerce au levant » (J. Savary, Le Parfait négociant, Paris, t. 2, p. 443) ; 1832 vachette (Raymond : vachette. A Smyrne, peau de petite vache qu'on nomme aussi vaquette). B. milieu xiiie s. « sorte de jeu de dés » (ds Semrauf, Würfel und Würfelspiel im alten Frankreich d'apr. FEW t. 14, p. 103a). Dér. de vache* ; suff. -et, -ette*.


  • VACHOTTE, subst. fém

[FEW XIV, 99a : vacca] : "Petite vache"


Lire également les définitions des noms lactaire et vachette afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Lactarius volemus - Agaric lactaire doré - Bratling (Alsace) - Lactaire à lait abondant - Lactaire grosse poire - Lactaire orangé - Lactaire orange doré - Lamburon - Rougeole - Rougeole à lait doux - Vache (Vosges) - Vachette - Vachotte (Lorraine) - Veau (Meuse) - Vélo (Champagne) - Viau - Vio -

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Mycologie :


Dans Guide de l'amateur de champignons, ou précis de l'histoire des champignons alimentaires, vénéneux, et employés dans les arts, qui croissent sur le sol de la France (Galerie de Bossage Père, 1826), François Simon Cordier décrit la vachotte :


Chapeau large de trois à quatre pouces, d'abord globuleux, puis un peu déprimé au centre , qui cependant reste mamelonné, d'une couleur brune orangée ; feuillets jaunâtres ; pédicule brun incarnat, velouté, nu, un peu variable dans sa forme ; suc laiteux, doux. Ce champignon croît en été, dans les friches et sur les pelouses.

Il est comestible, c'est une des espèces les plus agréables à manger que je connaisse.

 

Valentin-Ferdinand Lebeuf reprend en partie cette description dans son ouvrage intitulé Culture des champignons de couches et de bois et de la truffe (Éditions , 1877) :


Lactaire doré. Ce champignon, a les caractères du Champignon délicieux, mais il n'en a pas les qualités. De plus, il est facilement confondu avec l'Agaric meurtrier, quand il est avancé ou vieux parce qu'alors son chapeau est étalé et devient d'un brun-rougeâtre très accentué.

En pleine croissance, le pédicelle du Lactaire doré est brun ou rouge incarnat, un peu plus étroit à sa base que vers le chapeau, qui est presque rond ou globuleux et de couleur brun orangé. Lorsqu'on le coupe, il en découle un suc laiteux et blanc, d'une saveur douce, presque sucrée. les feuillets sont d'un blanc légèrement jaunâtre.

Ce champignon se trouve surtout dans les contrées méridionales de la France, sur les pelouses et les friches.

                               

          



Usages traditionnels :


François Simon Cordier, auteur de Les Champignons, Histoire - Description - Culture - Usages des espèces comestibles, vénéneuses et suspectes... (J. Rotschild Éditeur, 1876) raconte comment manger le Lactaire à lait abondant :


En Lorraine, les enfants ne mangent jamais l'Agaric volemus, qu'ils appellent Viau, autrement que cru. Pour moi, je l'ai toujours mangé ainsi au milieu des bois, au moment même où je venais de le cueillir, et constamment je lui ai trouvé un goût excellent. Je suis persuadé que ce champignon ne peut que perdre par la préparation culinaire.

Le véritable moyen de prévenir toute méprise dans l'usage des champignons, et par conséquent tout accident fâcheux, serait, sans aucun doute, de les manger tels que la nature nous les présente. En effet, les espèces insalubres ayant presque toujours dans leur état naturel un goût désagréable, et souvent une odeur repoussante qui nous avertissent de nous en défier, ces espèces rebuteraient bientôt si l'on voulait les manger crues. [...]

En Allemagne, on le mange assaisonné avec du beurre et du persil, ou cuit avec de la crème ou du beurre, et assaisonné de sel et de fines herbes.

[...]

Ce champignon est des plus agréables à manger ; dans certains pays, on le mange cru aussi souvent que cuit. Ses feuillets froissés prennent bientôt la couleur du chapeau. Le suc est laiteux, doux, blanc, abondant ; la chair cassante a une odeur particulière. Il croit, ordinairement solitaire, dans les bois, en été et au commencement de l'automne.

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