Le Gobie
- Anne

- 22 juil.
- 11 min de lecture
Étymologie :
Étymol. et Hist. 1803 (Boiste). Du lat. sc. gobius (Linné Syst. Nat. 1748 ds Agassiz Pisc.), lat. class. gobio, v. goujon ; une attest. isolée de gobion « poisson de mer » au xvies. (Fossetier, Cron. Marg., VIII, IV, 31 ds Hug.).
Autres noms : Padogobius martensis - Gobie de Martens -
Pomatoschistus microps - Gobie commun - Gobie tacheté -
Proterorhinus semilunaris - Gobie demi-lune - Gobie à nez tubulaire -
Zoologie :
Dans le cours d'Écologie comportementale d'Alain Lenoir, intitulé "Sélection sexuelle et conflits sexuels " (Université de Tours, 2005) on apprend que :
"La qualité des soins paternels Depuis les années 90, les poissons paternels font l’objet de nombreux travaux (Marconato & Bisazza 1988, 1989). Le chabot (Cottus gobius) et le gobie de Martens (Padogobius martensis) sont de poissons d’eau douce territoriaux et polygynes. Le mâle doit découvrir un site propice à l’incubation des œufs, y bâtir son nid – en nettoyant le dessous d’une pierre – puis défendre son territoire. Les femelles qui arrivent sont accueillies par une danse nuptiale, elles déposent alors leurs œufs dans le nid et les abandonnent à la surveillance du père. Il arrive que la femelle ne trouve pas le mâle à son goût et parte chercher un autre mâle. Comment se fait le choix de la femelle ?
On pouvait supposer que la taille des mâles était un bon critère de choix : l’activité des mâles consistant essentiellement à défendre leur progéniture, leur taille doit être une qualité parentale importante. Cela a été vérifié avec succès sur un autre gobiidé parental, Cottus bairdi (Downhover & Brown 1980). Chez les deux autres espèces, on a vérifié aussi que la taille des mâles est un bon indicateur de son aptitude paternelle. Cependant, le critère de choix est différent selon l’espèce.
Dans un dispositif expérimental où les femelles peuvent se déplacer et non les mâles, une femelle chabot choisit toujours le plus grand, sauf si le plus grand excède sa taille de moitié. En plus, lorsque les deux mâles sont de taille voisine, la femelle préfère en général celui qui a déjà des œufs dans son nid. On comprend bien que la femelle choisisse en fonction de la taille qui est un indice de qualité de soins paternels. Mais alors pourquoi cette limite à 1,5 fois sa propre taille ? En fait, le mâle mordille la femelle au cours de la parade nuptiale, c’est donc pour éviter des blessures que la femelle ne choisit pas un mâle trop grand ! Par ailleurs, pourquoi choisir un mâle qui a déjà des œufs ? La réponse est plus simple : il est capable de les garder au moins un certain temps. Une deuxième réponse réside dans le cannibalisme des mâles : ceux-ci mangent à l’occasion quelques œufs dont ils ont la charge. C’est une question de choix : mieux vaut manger quelques œufs pour ne pas rester en forme pour repousser un prédateur et ne pas perdre toute la ponte. C’est pourquoi, quand une femelle pond dans un nid déjà pourvu d’œufs, elle réduit la probabilité d’infanticide. C’est ce que l’on appelle l’effet de dilution (Rohwer). Enfin, troisième hypothèse, le mâle serait d’autant plus actif que sa progéniture est nombreuse, dans ce cas la femelle a intérêt à choisir un mâle déjà père de famille.
[...]
Chez le gobie de Martens, la réponse est différente : en présence de deux mâles de taille différente, en laboratoire avec une cloison, la femelle choisit indifféremment l’un ou l’autre. En réalité, en présence de deux mâles, le mâle le plus grand est dominant, il chasse l’autre et attire la femelle vers son nid. Cela signifie que la femelle est passive dans le choix ? La réalité est plus subtile : les femelles en parade sexuelle libèrent une phéromone aphrodisiaque attractive pour les mâles (une prostaglandine). Ainsi les femelles attirent à elles les mâles qui se départagent, et finalement elles s’accouplent avec les plus forts."
Selon Caroline Lepage, autrice de Comme des bêtes ! Les animaux au lit. (Les Éditions de l'Opportun, 2019) :
"Le Gobie des sables, père par hors pair : Si le but ultime de la sexualité est la reproduction, on pourrait croire, a voir le comportement de certains, que cette dernière est une calamité. Nous en avons un exemple avec le gobie des sables — ou buhotte —, en apparence un inoffensif poisson « blondinet », de huit centimètres au plus, qui vit sur les fonds sablonneux et vaseux des côtes européennes.
Chez lui, après ’'accouplement, c'est le mâle et non la femelle qui, jusqu’à éclosion, dorlote les milliers d’œufs fertilisés, déposés dans le nid — construit par ses soins, sous un coquillage, un galet, etc. Ce papa gâteau des eaux en a alors pour une a deux semaines de surveillance. Papa gâteau, vraiment ?
Soit, il est censé tenir à ses œufs comme à la prunelle de ses yeux. Mais deux semaines, quand même, ce n’est pas rien... Allez, le diable de père en mange une partie ! Et pas une petite : au moins un tiers. Pourquoi tant de haine ? Parce que |’animal préfère collectionner les conquêtes plutôt que de jouer les gardiens. Par conséquent, il n’a pas trouvé mieux que le cannibalisme pour se sortir de ce guêpier. S’il dévore sa progéniture, ce n’est pas par appétit — sauf sexuel ! —, c'est parce que veiller sur elle lui prend trop de temps à son goût ! Résultat, en dévorant les œufs les plus gros, qui mettent plus de temps à éclore, il parvient à écourter la période de garde si frustrante pendant laquelle il ne peut se reproduire. II peut ainsi passer plus rapidement à une autre aventure amoureuse et multiplier les conquêtes pendant toute la saison des amours. Ce n'est pas joli, joli, ça, monsieur Gobie."
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Maxime Bonnyaud et Gaël P.J. Denys, auteurs de "Première occurrence de deux espèces invasives de poissons dans le fleuve Somme : le Saumon rose du Pacifique et le Gobie demi-lune." (In : Avocette, 2021, 45 (2), pp. 27-35) étudient l'expansion du Gobie demi-lune dans les rivières françaises :
"Les résultats de l’observation des franchissements du barrage du Pendu à Amiens et de la pêche électrique à Daours ont démontré la présence de Saumon rose du Pacifique et de Gobie demi-lune dans la rivière Somme. Il s’agit de leurs premiers signalements dans le bassin et dans le département de la Somme.
[...]
Le Gobie demi-lune : Le Gobie demi-lune est un gobie benthique pontocaspien mesurant moins de 10 cm, originaire du bas Danube et des bassins de la Mer Noire et de la Mer Égée (KEITH et al., 2020).
À partir des années 1970, cette espèce a été utilisée comme vif pour la pêche récréative et a donc été introduite dans la partie amont du bassin du Danube (PRASEK & JURAJDA, 2005).
Il a été récemment démontré que lorsque cette espèce est introduite dans un nouveau milieu, sa priorité est de maximiser l’efficacité de la reproduction (GRABOWSKA et al., 2021).
Même les juvéniles maturent précocement et se reproduisent dès la première année (VALOVA et al., 2015). Ces juvéniles sont également nageant et pélagiques (VASEK et al., 2011) favorisant ainsi une dispersion active (MOMBAERTS et al., 2014).
Enfin cette espèce vit généralement sur les substrats rocailleux ou rocheux mais peut aussi se trouver sur les fonds de graviers ou sableux tandis que les juvéniles vivent dans la végétation aquatique dense (GEBAUER et al., 2019 ; TOP et al., 2019 ; KEITH et al., 2020). Ce large éventail d’habitats permet à cette espèce de faciliter sa dispersion (ONDRAČKOVÁ et al., 2019).
Ainsi, le Gobie demi-lune a rapidement colonisé la partie amont du bassin du Danube, puis avec la création du canal grand gabarit Rhin-Main-Danube en 1992, a envahi le Rhin puis la Meuse au début des années 2000 (MANNÉ & POULET, 2008 ; MANNÉ et al., 2013 ; ROCHE et al., 2013).
Le premier signalement en France date de 2007 sur le Rhin à Gambsheim dans le Bas-Rhin (MANNÉ & POULET, 2008).
Il s’est par la suite propagé sur l’ensemble du fleuve, puis sur le canal de la Marne au Rhin (2013), la Moselle (2014) et la Meuse (2016) (MANNÉ, 2017) puis sur d’autres bassins versants comme celui de la Seine avec un signalement sur la Saulx (2018) puis la Marne (2019) (KEITH et al., 2020 ; LESIMPLE, com. pers.) et dans le Rhône avec un signalement dans le Lac du Bourget (2017), la Bourne (2018) (source BioObs ; https://bioobs.fr) et le Doubs (2021).
Ces derniers signalements sont certainement le résultat d’autres vecteurs d’introductions tels que l’introduction involontaire avec les opérations de repeuplement (VON LANDWÜST, 2006), ou bien avec le transport fluvial via les ballastes (e.g., KOCOVSKY et al., 2011 ; ROCHE et al., 2013) ou les œufs collés sur la coque des bateaux (MANNÉ, 2017).
Enfin, cette espèce a également été introduite dans la région des Grands-Lacs en Amérique du Nord (JUDE et al., 1992).
Impact sur la faune native : [...] En revanche, l’impact du Gobie demi-lune sur l’ichtyofaune native est très étudiée sur les populations durablement implantées, notamment sur les Chabots Cottus spp. qui partagent le même habitat et la même niche écologique (KOCOVSKY et al., 2011 ; VAN KESSEL et al., 2011 ; CAMMAERTS et al., 2012).
Ainsi, lorsqu’une nouvelle population est établie dans son nouveau milieu, l’effort pour la reproduction est réduit mais la santé et la taille des individus sont maximisées afin d’être plus compétitif (GRABOWSKA et al., 2021).
Le Gobie demi-lune consomme les mêmes proies (e.g., amphipodes et chironomes) (CAMMAERTS et al., 2012) et garde davantage son habitat avec plus d’intensité et d’agressivité que le Chabot (BLONSKA et al., 2016). Cette compétition a un fort impact sur les populations de Chabots dont les effectifs peuvent très rapidement diminuer (VAN KESSEL et al., 2016). Par ailleurs, les effectifs peuvent évoluer de façon exponentielle. Par exemple sur la Dyje (affluent du Danube) en République tchèque, treize ans après son introduction, le Gobie demi-lune représente en moyenne 67,1% des effectifs de poissons capturés toutes espèces confondues (VALOVA et al., 2015).
Le Gobie demi-lune n’est pas reconnu comme espèce exotique envahissante (EEE), ni même comme pouvant provoquer des déséquilibres biologiques. Ainsi, le règlement n°1143/2014 du 22 octobre 2014 du Parlement européen et du Conseil relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes ne s’applique pas.
Néanmoins, il constitue un excellent candidat pour intégrer ce statut dans les années à venir (MANNÉ, 2017). Par conséquent, il faut appliquer des mesures de gestions précoces avec l’éradication des populations nouvelles et surtout de la prévention avec la diffusion des connaissances sur cette espèce et les impacts qu’elle pourrait avoir sur les populations natives.
Tout comme il sera aussi important de surveiller l’évolution des populations de Chabot celtique là où le Gobie demi-lune est signalé."
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Symbolisme :
Symbolisme astrologique :
Gabriel, le créateur du Site Zooastro.com propose de trouver son animal astral en fonction de la position du Soleil et de la Lune dans notre thème :
"Le Gobie ou les Techniques appliquées : Il y a chez le Poisson une volonté subtile, méfiante, constituée de pulsions instinctives visant à la transformation et au dépassement des situations difficiles. Prompt à douter de tout, il ne peut s’empêcher de se mettre à l’épreuve afin de chercher la vérité par ses propres moyens. Il s’affirme par la recherche d’une certaine connaissance. Il n’hésite pas à frôler le danger pour dépasser les blocages. Tous les moyens sont bons pour avancer, et le Poisson expérimente sans tabou toutes les possibilités.
Il s’infiltre dans toutes les failles. Pour lui, le sentiment d’exister provient de la révolte et de la provocation, non par méchanceté, mais pour savoir à qui il a affaire. Louvoyant entre attitude corrosive et sournoise inquisition, il reste secret et pudique sur ses sentiments profonds. Il ne montre jamais clairement son attachement pourtant dévoué à une personne ou à une cause, préférant garder toujours une part de mystère.
Sans cesse sur les nerfs, ce Poisson-là a un grand besoin de réflexion, de critique, et de sélection afin d’adopter la meilleure réponse face à une situation donnée. Son goût pour la perfection lui procure mille angoisses tant qu’il n’a pas atteint cette optimisation des choses qui l’obsède. Terré dans l’ombre et recroquevillé sur des questions matérielles, il peut lâcher prise et bondir en cas de danger ou de surmenage. Cette sensibilité qui freine les sentiments est sans doute assez difficile à vivre au quotidien, car il lui faut un milieu très particulier pour se sentir bien, comme une plante qui ne supporte pas tous les types de sols. Elle est toutefois fort utile dans un cadre professionnel et pratique, puisque son exigence lui permet de mieux maitriser son sujet, même si c’est au détriment de l’instinct et de la spontanéité.
Les particularités du Gobie : Le Gobie se manifeste par un esprit critique très développé et par une certaine réserve qui le fait rester en retrait. C’est l’alliance d’une volonté qui cherche à connaître l’autre au plus profond de lui, en y cherchant la vérité par-delà les apparences et les convenances, et une sensibilité serviable, discrète, pudique, qui exploite ce qu’autrui a de bon à offrir.
Avant toute chose, il étudie son interlocuteur. Après l’avoir cerné, il use de mots sagaces et percutants dans le but de lui révéler ses travers et ses défauts. Il ne le fait pas dans le but de blesser, mais au contraire dans un esprit utilitaire, comme pour débarrasser l’autre de ses mauvaises habitudes, de ses tics, ou de ses problèmes comportementaux. Voyant tout de suite le grain de sable qui fait grincer les rouages, le Gobie a le pouvoir de débarrasser de ses tares quiconque accepte cette petite épreuve. Le Gobie développe des talents de psychologie alliant intuition et technique, afin de faire accepter par l’autre les changements nécessaires à son rétablissement. Il avance pas à pas, prudemment et discrètement, mais aussi froidement et avec une précision chirurgicale.
Presque incorruptible dans son action, il est cependant sujet à des revirements brutaux et à des retraits précipités s’il se sent en danger. Alors il fait machine arrière et disparait subitement. Ces crises de nerf sont de courtes durées, car le Gobie a trop besoin de son partenaire pour vivre.
Les pouvoirs du Gobie : Circonspect et sans concession, le Gobie a un don pour l’observation et une intuition qui cible très vite les choses à améliorer. Il a un rare talent pour analyser les problèmes en profondeur, et lever le voile sur les obstacles qui empêchent son partenaire de progresser. Tourné vers l’autre, il sait comme personne instaurer un rapport gagnant-gagnant dans une relation.
Le natif du Gobie aura tout intérêt à s’orienter vers une activité qui exalte son désir d’investigations et d’expérimentations, où il pourra assouvir cette soif de perfectionnement et d’objectivité. Cette personnalité pourra jouer un rôle de nettoyeur, d’assainisseur, de conseiller de crise. Il lui sera profitable de choisir un métier où l’autre est déjà conscient de ses limites afin de laisser le Gobie opérer son action salutaire dans le consentement. Quel que soit le domaine qu’il choisira, il cherchera le changement en usant de techniques concrètes.
Ex : Christophe Colomb, Pierre Bergé."
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Littérature :
Emmanuel Guillon, dans un article intitulé "Sur 21 Chansons populaires môn." (In : L'Homme, 1971, pp. 58-108) présente une chanson qui met en scène le gobie :
Chanson n°3
« Le gobie s'est enfui.
Il a offert au prince du pays
son gros œuf.
Avec son corps comme un bateau,
ses mains comme des rames,
il est parvenu à Chengmaï.
Mais à Chengmaï aussi ça n'allait pas.
A Pègou on est heureux.
Aussi, revenons mon cher. »
Notes : 1) Ka ï buim, poisson gobie (litt. « Poisson-ces-larges-épaules »). Gobius gunius (cf. Shorto, A Dictionary of Modem Spoken Mon, London, Oxford Press, 1962 : 51 ; et Halliday, A Mon-English Dictionary, Rangoon, Ministry of Union Culture, 1955 : 30). Ce poisson est abondant, populaire et très peu cher. Il apparaît au début de la mousson. (Cf. chanson n° 8.)
2. pruit, litt. « faire éclater », « faire crever » ; c'est-à-dire « s'enfuir » (cf. SKK preta).
3. nah tla dun, « le prince du pays », peut convenir aussi bien à un chef féodal, à un chef de guerre, qu'à un roi ou au Bouddha. Ici le sens est obscur, les chanteurs l'interprètent soit comme une offrande au Bouddha, soit comme un tribut de guerre lors de leur fuite devant les massacres des Mon au XVIIe siècle par Alaungpaya (à Martaban particulièrement selon les chroniques mon), soit encore comme ayant un sens symbolique.
4. mip peut être utilisé soit comme nom (bago mip), soit, le plus souvent, comme prédicat. Ce phénomène est assez fréquent.
5. ra nai, « mes amis », exprime un collectif plutôt qu'un singulier.
6. Voir au sujet de cette chanson une autre version dans la chanson n° 8. Chanson d'exil ou tradition historique ? Ce problème est évoqué aussi p. 99.
[...]
Chanson n°8
« Le jeune poisson gobie,
avec des oeufs dans le ventre,
a fait des présents au roi du pays.
En faisant de son corps un bateau,
de ses bras des rames,
il est parti et est entré à Chengmaï.
Mais à Chengmaï on n'est pas heureux.
A Pègou on était très heureux.
Aussi, revenons mes amis. »
Notes : 1) Cette chanson est une variante de la chanson n°3. Ce thème d'une sorte de « diaspora » môn est très fréquent dans la littérature populaire. Il faut noter ici le début : la symbolique de ce poisson est, là aussi, peu claire, bien qu'il s'agisse ici d'un enfant gobie avec des œufs dans le ventre.
2. suim suim, « ensemble » : « dans, à l'intérieur » (se dit pour l'enfant encore dans le sein de sa mère).
3. hwa', « non », négation simple.
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