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  • Anne

La Picride





Autres noms : Picris hieracioides ; Herbe à la crôpe ; Grimpole branchue ; Malentourné ; Picride ; Picride fausse épervière ; Picridie fausse épervière ; Picris fausse épervière ;

Picris echinoides ; Helminthotheca echioides ; Cochet marocain ; Picride fausse vipérine ;




Botanique :


D'après Lionel Hignard et Alain Pontoppidan, auteurs de Les Plantes qui puent, qui pètent, qui piquent (Gulf Stream Éditeur, 2008) :

"On rencontre la grimpole branchue un peu partout, au jardin ou dans les talus. De ses feuilles, étalées au sol en étoile, partent une ou plusieurs tiges cannelées se terminant par une fleur semblable au pissenlit. Le nom de la picride vient du grec pycros, qui veut dire "amer" ou "rude". Elle partage cette étymologie avec le picrate ou l'acide picrique.


Pourquoi fait-elle ça ? Si l'on observe la plante à la loupe, on découvre que la grimpole est entièrement garnie de poils blancs, équipés de minuscules crochets.

Les limaces, les chenilles et les petits insectes rampants ont fort à faire pour l'escalader. quant à dévorer cette plante, c'est presque mission impossible !


Soupe d'épervière : Lorsqu'elle est très jeune, l'épervière est encore assez tendre pour être consommée. On la mangeait surtout en soues pendant les famines, quand on n'avait rien d'autre à se mettre sous la dent. Dès qu'elle grandit et devient rugueuse, on ne peut plus la manger, même lorsque l'on a très faim !


Défilé militaire ! Comme les feuilles et les fleurs de l'épervière sont velues, elles adhèrent facilement aux vêtements. Parfaites pour un déguisement improvisé, en épaulettes ou en blason sur une casquette, la picride, c'est du dernier chic ! "


N.B. Il semblerait que cet article fasse une confusion entre l'épervière et la picride.

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Croyances populaires :


Dans Le Folk-Lore de la France, tome troisième, la Faune et la Flore (E. Guilmoto Éditeur, 1906) Paul Sébillot recense nombre de légendes populaires :


Dans la Gironde, pour guérir la piqûre de la Berloque, (picris echinoides) il faut, en se levant, couper un pied de cette plante et le jeter derrière soi sans regarder.

[...] Dans la Gironde, pour guérir la piqûre de la Berloque, (picris echinoides) il faut, en se levant, arracher la plante et la poser sur aubépine.

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Symbolisme :


Emma Faucon, autrice d'un ouvrage intitulé Le langage des fleurs. (Théodore Lefèvre Éditeur, 1860) rapporte les équivalences de l'Horloge de Flore :


Il est des fleurs qui s'ouvrent invariablement à la même heure ; les horticulteurs profitent de cette horloge naturelle pour régler leur temps, et les amoureux emploient ce moyen pour indiquer le moment où ils passeront sous les fenêtres de celle à qui ils offrent leurs vœux.


Trois heures du matin = La grande picridie

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