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  • Anne

L'Étoile de terre




Étymologie :


Selon l'article en français de Wikipédia :


Geastrum est un nom proposé en remplacement de Geaster par Vincent Demoulin en 1984, à partir d'un nom créé par Persoon en 1794. Étymologiquement, ce nom est construit à partir du grec ancien γῆ, gễ (« terre ») et ἀστήρ, astêr (« étoile »). Il est francisé en « Géastre »


Autres noms : Geastrum ; Geaster ; Géastre ;

Geastrum fornicatum ; Géastre forniqué ; Géastre voûté ;

Myriostoma coliforme ; Poivrière ;

Astraeus hygrometricus ; Astrée hygrométrique ; Géastre hygrométrique ;


N.B. Aujourd'hui, le genre Astraeus est classé dans les Boletales alors que Geastrum est rangé au sein des Geastrales, à proximité des Lycoperdales.

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Mycologie :


Dans un article intitulé "Geastrum fornicatum (Geastraceae) et Astraeus hygrometricus (Astraeaceae) deux Basidiomycota de la fonge vendéenne." (In : Le Naturaliste vendéen n° 11 : pp. 33-37) René Pacaud nous présente deux étoiles de terre auparavant confondues dans le même ordre :


Description de Geastrum fornicatum : Le nom de genre Geastrum se compose de geo qui signifie Terre et d'astrum qui signifie étoile. Ce champignon appartient donc au genre des "étoiles de la Terre". Quant au nom de l'espèce fornicatum, il signifie "en voûte". Voilà donc un champignon qui est "une étoile de la Terre voûtée".

Le carpophore a en moyenne 5 cm de large une fois épanoui et 7 cm à 9 cm de haut.

L'exopéridium est généralement découpé en quatre lanières triangulaires sur lesquelles sont fixés les quatre lobes qui supportent l'endopéridium. Cet endopéridium est subglobuleux, supporté par un pédicelle de 3 mm environ. Lorsqu'il est jeune, Geastrum fornicatum se présente sous forme d'une boule plus ou moins aplatie, jaunâtre, affleurant à la surface du sol. À maturité, l'exopéridium s'ouvre en étoile et s'arc-boute pour permettre à l'endopéridium de libérer ses spores par l'ouverture d'un ostiole situé à son sommet (pl. Ia).


Écologie de Geastrum fornicatum : Le Géastre forniqué (ou voûté) est signalé en France principalement sur le littoral atlantique sur sol sablonneux. C'est dans ce biotope que nous l'avons observé le plus souvent en Vendée, sous Robinia pseudoacacia et sous Quercus ilex. À l'intérieur du département, cette espèce est présente dans la litière formée par les débris végétaux accumulés sous les feuillus.

[...]

Description d'Astraeus hygrometricus : Comme son nom le suggère, le carpophore de ce champignon est sensible à l'humidité de l'air. Par temps sec, il se met en boule, repliant ses lanières avec force comme le font les doigts d'un poing serré (pl. Ib). L'exemplaire photographié sur la planche I est en herbier depuis plus de 10 ans, il a été réhydraté pour réaliser les photographies. Par temps humide, les lanières s'entrouvrent (pl. Ic et Id ) puis s'étalent complètement (pl. Ie). Cet exopéridium étoilé a un diamètre de 6 cm à 8 cm et l'endopéridium globuleux et sessile qui apparaît sur l'exoperidium a un diamètre de 2 cm à 3 cm. Lorsque le champignon est mature, les spores contenues dans l'endopéridium s'échappent par l'ostiole apical pour permettre la reproduction de l'espèce.

Écologie d'Astraeus hygrometricus : Astraeus hygrometricus est une espèce xérophile qui affectionne les boisements secs et clairsemés comme les chênaies ou les pinèdes sur un sol sablonneux, on la trouve également dans les milieux ouverts, sur le bord des chemins et dans les landes au sous-sol siliceux.

 

Pascal Bobinet, dans un article intitulé "Geastraceae de 1'île d'Oléron." (In : Bulletin de la Société Botanique du Centre-Ouest, Nouvelle série, tome 31, 2000, pp. 551-560) dresse une carte des étoiles de terre de l'île de l'archipel charentais :


[...] Avec 14 espèces sur les 21 recensées en France, l'île d'Oléron pourrait être appelée "geasterland" , ce qui m'a décidé à me lancer dans ce petit inventaire basé sur les récoltes des dix dernières années.

Pourquoi l'île d'Oléron est-elle Si riche en géastres ? Sans doute en raison du climat de type méditerranéo-atlantique et des terrains souvent sablonneux favorisant les situations xéro-thermophiles qui conviennent à la plupart des espèces, mais aussi à la présence d'essences telles que le robinier ou le cyprès de Lambert (Cupressus macrocarpa) pour lesquelles plusieurs de ces gastéromycètes ont une affinité particulière. Malheureusement, l'ouragan du 27 décembre dernier a non seulement saccagé le milieu forestier mais a mis aussi à terre la plupart des peuplements de grands cyprès et il est probable que vont disparaître dans les années qui viennent beaucoup de stations de géastres liés à ces arbres tels que Geastrum fomicatum, G. pectinatum ou G. floriforme.

[... Liste des espèces relevées :]

  • Myriostoma coliforme (With : Pers.) Corda

  • Geastrum berkeleyi Mass.

  • Geastrum campestre Morgan

  • Geastrum floriforme Vitt.

  • Geastrum fornicatum (Huds.) Hook

  • Geastrum lageniforme Vitt.

  • Geastrum minimum Schw.

  • Geastrum morganii Lloyd

  • Geastrum nanum Pers.

  • Geastrum pectinatum Pers.

  • Geastrum pseudolimbatum Hollos

  • Geastrum saccatum Fr.

  • Geastrum saccatum f. parvulum Boiff.

  • Geastrum sessile (Sow.) Pouzar

  • Geastrum triplex Jungh.

  • Geastrum badium Pers.

  • Astraeus hygrometricus (Pers. : Pers.) Morgan : Bien qu'il n'appartienne pas à la famille des Geastraceae (Ordre des Lycoperdales) mais à celle des Astreaceae (Ordre des Sclerodermatales), Astraeus hygrometricus a été inclus dans cet inventaire en raison de sa grande convergence morphologique avec les géastres, notamment Geastrum floriforme.

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Description précise de "La Poivrière" par Jacques Guinberteau, dans l'article intitulé :

La Poivrière
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"Découverte d'une nouvelle station en Gironde d'un champignon très rare en Aquitaine : Myriostoma coliforme (With.: Pers.) Corda." (In : Miscellanea Mycologia, 2005, vol. 84, pp. 6-12) : =>

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Usages traditionnels :


Selon Charles Veuillot, auteur d'un article intitulé "Champignons récoltés dans l'excursion de Charbonnières." (In : Annales de la Société botanique de Lyon, tome 6, Compte-rendu des séances – 1877-1878. 1879. pp. 139-142) :


[...] le Géastre hygrométrique, n'est point classée parmi les alimentaires. [...]

Pour terminer, nous signalerons la propriété particulière de l'enveloppe extérieure du Géastre, qui se fend en rayons dans la vieillesse. Lorsque le temps est sec, ces rayons s'infléchissent ; par les temps humides, ils se recourbent complètement dans le sens opposé ; ils donnent, en quelque sorte, la mesure de l'humidité de l'air, et c'est pour ce motif qu'on a donné à l'espèce le nom de Géastre hygrométrique.

 

Le Dr Lucien-Marie Gautier, auteur de Les Champignons considérés dans leurs rapports avec la médecine, l'hygiène publique et privée, l'agriculture et l'industrie (Librairie J. B. Baillière et fils, 1884) mentionne :


2. -Utilité dans l'économie domestique.

Le Geaster hygrometricus (fig . 82), par la remarquable propriété que possèdent ses lanières étoilées de se recourber ou de s'étaler suivant que le temps est sec ou humide, peut servir d'un baromètre naturel assez sensible.

 






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Contes et légendes :


Voici un vieux conte oriental, trouvé sur le Net :


LA PRECIEUSE ETOILE


Il était une fois, il y a fort longtemps, une petite étoile qui s’égarant dans le ciel venait de tomber en plein champ sur la planète terre. Elle était splendide cette petite étoile, étincelant de mille feux, elle scintillait pour tout le monde. Mais elle était bien seule, elle ne voyait jamais personne. Pourtant, comment ne pas être vite repérée quand on scintille de la sorte ?

A ce moment-là, un méchant loup qui rôdait dans les environs, cherchant à se mettre quelque chose sous la dent, aperçut l’étoile. En un éclair, il était sur elle, cherchant à la dévorer. Elle était effrayée. Ne pouvant la croquer – car, on ne mange par une étoile ! - le méchant loup entreprit de l’enterrer. Comme seule défense, l’étoile ne peut que briller plus fort afin d’aveugler le loup.

Mais bientôt, elle sent qu’elle étouffe, elle se sent perdue et son éclat diminue, diminue !...

Survient une pauvre femme, tout occupée à ramasser des branches mortes pour chauffer sa maison. Le loup, surpris, s’enfuit à toute jambe laissant la petite étoile à moitié morte. La femme doucement s’approche… De ses mains délicates, elle écarte la terre qui écrase la malheureuse étoile. Peu à peu, reprenant espoir, celle-ci se remit à vivre, et bientôt, elle brille de tous ses feux.

- « Oh, se dit la femme, je vais l’emporter dans ma maison, elle éclairera mon mari quand il reviendra du travail ! »

Abandonnant ses branches mortes, la femme recueille la petite étoile dans ses deux mains ouvertes en forme de coupe… et, toute joyeuse, regagna sa maison. Arrivée chez elle, elle dépose sa précieuse découverte sur un socle près de la porte.

De retour, le soir, le mari est tout étonné par la vive clarté qui l’accueille en franchissant la porte.

- « Qu’est-ce que cette chose brillante ? » demande l’homme.

Et la femme lui raconte la merveilleuse aventure qu’elle vient de vivre.

- « Elle nous est précieuse, cette étoile, dit l’homme, gardons-la pour nous. »

- « Non, dit la femme, mettons-la dehors, elle éclairera tous ceux qui passeront près de notre maison ! »

Et plus l’homme disait : « Gardons-la pour nous », plus la clarté de l’étoile diminuait, diminuait, diminuait… Plus la femme disait : « Mettons-la dehors, elle éclairera les passants » plus l’étoile brillait.

Alors l’homme prépara une place sur le rebord extérieur de la fenêtre, pour y déposer le brillant trésor… Depuis ce jour, la petite étoile n’a pas quitté sa fenêtre… et sa clarté est de plus en plus vive.

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