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  • Anne

Une promenade enchantée

Pour tester la solidité de ma cheville foulée, Ali me propose de m'emmener à la Cascade de la Pisse (Ceillac-en-Queyras) pour que je puisse rentrer tranquillement sur du plat. Le folletin rêveur qui nous accueille donne le "la" feérique de cette promenade, sans que je ne le sache encore...

Je découvre une réelle chance de tester les archétypes que j'ai travaillés la veille, Puer et Senex, soit l'Innocence et l'Expérience, en vérifiant ma capacité d'émerveillement enfantine.

Pendant qu'Ali se rend au lac Sainte-Anne, je commence par faire le plein d'ions négatifs au pied de la cascade, ce qui me permet tout de suite d'éprouver la fiabilité de mes ligaments. Je trouve au sommet de la pente qui me conduit là où tombe l'eau en cascade un galet gris et doux comme l'eau qui l'a poli qui m'attendait dans le torrent, posé sur un rocher noir.



Puis j'ai suivi lentement la piste des lutins...

Au détour du bois, de drôles de petites bûches exprimaient, contre toute attente, un panel émotions humaines considérable, peut-être pour me rappeler que le vivant est partout et qu'il ne demande qu'à communiquer :



Quelques champignons et papillons plus tard - parmi lesquels une amanite qui me renvoie aux cérémonies sacrées à Goumois avec Ulla - je découvre Aquila, qui fut l'un de mes premiers animaux de pouvoir et me rappelle l'amitié qui m'unit à Marie-Claire :



Mais la plus belle des surprises c'est quand je tombe nez à nez avec Viviane, ma Guerrière de la Roue de Médecine (selon Angeles Arrien) qui m'accompagne depuis 2006 environ !

Viviane. Vi - vi - ane.

Anne qu vit deux fois. Cela augure bien de la possibilité de faire le pèlerinage au lac Sainte Anne le lendemain. Viviane qui fait le lien entre la tradition celtique et la tradition christique des premiers siècles.

Je suis tellement émue de ce clin d’œil des Esprits après mon énorme coup de blues du dimanche - quand j'ai réalisé que, la cheville foulée, je ne pourrai faire aucune des randonnées prévues dans le Queyras - que je la mitraille sous toutes les coutures !

L'absence des traits du visage me semble une attention tellement délicate pour tous les rêveurs que je remercie mentalement le sculpteur. La couleur chaude du bois se marie à merveille avec la rousseur de ma Viviane.

En arrivant, comme je la vois de profil, je suis surtout attirée par ses ailes à demi déployées, me rappelant que ma Guerrière est aussi Fée...

Puis je remarque sa baguette magique rouge et qui pourtant rappelle la neige, et je cherche à ses pieds si elle n'aurait pas un cadeau à m'offrir : je trouve une belle baguette bien souple de mélèze, l'Arbre de Pouvoir de mon Endroit de Paix, par lequel je peux descendre dans le Monde d'En-Bas. Tellement de reconnaissance que je souris toute seule sur le chemin forestier.


Une chouette que j'ai failli manquer tellement elle se tenait tranquille au creux de son arbre.

Silencieusement, elle fait écho aux quatre plumes de Moyen-Duc que le petit bois de Rabastens m'avait envoyées en juillet, lors du stage de Sylvain.

Plumes de sagesse qui viennent confirmer la justesse de ma Cérémonie de passage du 21 juin... Tout s'enchaîne de manière tellement fluide que c'est un bonheur de récolter les signes discrets qui font synchronicité.



De la plume à l'écriture, il n'y a qu'une trace hiéroglyphique dans le bois, qui préfigure - je ne le sais pas encore - le nouveau bâton de sagesse que le lac Sainte Anne me donnera le lendemain... et qui remplacera celui offert à Champex par le torrent glaciaire et qui a disparu une fois son temps accompli.



La Fée appelle naturellement la Sorcière dans l'imaginaire enfantin et pourtant je n'y pense pas un instant avant de la découvrir au creux d'un minuscule vallon, juchée sur un rocher et prête à s'envoler sur son balai métallique. Elle est rousse comme Viviane et soudain je me souviens que ma Guide principale est à la fois Fée et Sorcière, maîtresse des métamorphoses ! Nouveau clin d’œil improbable qui me fait sourire.



Alors que je contemple "La vilaine sorcière" sous tous les angles, un bruit de galop m'incite à me retourner soudainement et je vois un trait roux sur le chemin qui descend derrière le rocher de la sorcière. Je pense à un chien mais suis surprise de ne pas voir arriver le maître dans la foulée.

C'est alors que je m'aperçois que deux chevreuils viennent de passer à deux, trois mètres de moi sans me voir. Mais comme un couple arrive en sens inverse, je ne peux pas longtemps bénéficier de cette rencontre qui me renvoie à un autre de mes animaux précieux, la Biche fauve.



Alors que je chemine en compagnie d'un autre folletin et m'apprête à quitter la forêt de mélèzes, une fleur orange - tutu puwali ? - arrête mon regard.



La promenade se poursuit, accompagnée d'un bestiaire magique avec lequel je travaille régulièrement et de petits êtres étranges mais rigolos...




Et pour finir en beauté la ballade d'Anne en prévision de la randonnée du lac sainte Anne, le pré aux ânes, évidemment !




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