Symbolisme du 13
- Anne

- 7 mai 2023
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Dernière mise à jour : 14 janv.
Étymologie :
TREIZE, adj. et subst. masc. inv.
Étymol. et Hist. 1. 1160-74 adj. numéral cardinal treze « douze plus un » (Wace, Rou, éd. A. J. Holden, III, 10034) ; ca 1165 treize (Benoît de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 23285) ; av. 1672 treize à la douzaine (G. Patin, Lettres, t. II, p. 530 ds Littré) ; 1690 être treize à table (Fur.) ; 2. 1718 adj. numéral ordinal « treizième » (Ac.) ; 1863 Vendredi, treize (Baudel., Fl. du Mal, p. 125) ; 3. 1832 subst. masc. inv. « le treizième jour du mois » (Raymond) ; 1835 « le nombre treize » (Ac.) ; 1872 « maison ou entité classée sous le numéro treize » (Littré) ; 1978 « coureur ou cheval portant comme numéro d'enregistrement le nombre treize » (Lar. Lang. fr.). Du lat. tredecim « treize », de tres « trois », et decem « dix ».
Lire également la définition du mot treize afin d'amorcer la réflexion symbolique.
Croyances populaires :
Dans le Dictionnaire de la France mystérieuse - Croyances populaires, superstitions, sorcellerie, rites magiques (Editions Omnibus, 2016) Marie-Charlotte Delmas consacre un article au 13 :
Treize : On ne peut pas dire que le nombre treize (impair, donc favorable dans l’Antiquité romaine) jouisse d’une bonne réputation chez les chrétiens, auxquels il rappelle la Cène et ses treize participants (les douze apôtres et le Christ). Cette tablée funeste, à laquelle participe Judas, qui endosse le rôle du traître, est directement liée à la superstition, générale et tenace, qui consiste à craindre la réunion de treize personnes. « As-tu jeté du sel dans le puits ou dans la braise ardente, parce que de treize que vous êtes, le nombre t’épouvante ? » demande le père Amilha, chanoine de Saint-Augustin à Toulouse (Tableau de la vie du parfait chrétien, 1673). Boileau évoque aussi cette peur dans la huitième de ses Satires : « S’effrayer sottement de leurs propres chimères / Plus de douze attroupés craindre le nombre impair… » (1666). Certains auteurs contemporains mettent sur le dos du treize d’autres exemples maléfiques : le treizième chapitre de l’Apocalypse est celui de l’Antéchrist ; ce nombre ne peut pas être divisé et arrive après le douze, nombre des mois de l’année qui serait, on ne sait pourquoi, sacré ; la treizième lame du tarot est la mort… Toutes ces raisons qui entretiennent encore aujourd’hui la peur du treize, inventées a posteriori, ne sont jamais évoquées par les folkloristes et leurs informateurs.
En revanche, au XIXe siècle, être treize à table a partout des conséquences funestes. C’est bien souvent la mort qui menace l’un des convives. Elle peut survenir dans les treize jours (Côtes-d’Armor) ou dans l’année (Bas-Languedoc). Dans la Beauce et le Perche, seule la personne qui tourne le dos à la glace décède dans l’année ; en Provence, la plus jeune ou la plus vieille, sauf si une femme enceinte est à la table, auquel cas le sort est rompu. De façon moins terrible, si l’on peut dire, on ne promet qu’un malheur dans le Loir-et-Cher au dernier qui s’assoit. Dans une de ses notes, l’écrivain Charles Nodier écrit : « Le 6 floréal 1803, j’ai dîné chez Legarque, aux Tuileries, avec douze personnes qui étaient toutes dans la force de l’âge, et qui sont mortes cinq dans la première année, cinq dans la seconde, la onzième et la douzième moins de dix ans après. » (Mme Mennessier-Nodier, Charles Nodier, épisodes et souvenirs de sa vie, 1867.) En 1887, Paul Sébillot rapporte qu’un de ses amis lui a raconté que Victor Hugo avait fait retarder un dîner pour avoir le temps de faire aller chercher un quatorzième convive.
Il convient de rappeler ici que, pour les Romains, ce sont les nombres pairs qui sont néfastes. D’après Pline, lorsqu’il y a un nombre pair de convives autour d’une table : « il en résulte danger pour la considération de l’un quelconque d’entre eux » (Histoire naturelle, livre XXVIII).
Le treize, qui encore aujourd’hui continue d’alimenter des craintes, ne va pas en rester à la réunion d’individus et va s’étendre à tout un ensemble de choses. Toutefois, cette extension semble surtout constatée dans les villes, dans la seconde moitié, voire la fin du XIXe siècle. Par exemple : « Il y a 102 strapontins sur tout le pourtour de la Bourse de Paris ; ils sont numérotés de 1 à 103. Le numéro 13, en effet, n’existe pas : les esprits forts de la Bourse n’échappent à aucune sotte superstition, et pas un n’eût voulu s’attacher la guigne en prenant un strapontin de ce matricule fatidique. Le strapontin qui aurait dû porter ce numéro a reçu le numéro 70. » (G. Fouju, 1894.) Ou encore : « Les superstitions relatives au 13 du mois sont constatées par une diminution dans la recette des chemins de fer et des omnibus. Quelques personnes ont de la répugnance pour aller demeurer dans une maison qui porte le numéro 13. » (P. Sébillot, 1887.)
Par ailleurs, l’association du vendredi (jour de la crucifixion) et du treize, dont on ne retrouve de témoignages qu’à la fin du XIXe siècle, va faire du « vendredi 13 » un jour plein de menaces.
[...]
Vendredi 13 : La crainte du treize, qui semble tout d’abord ne concerner que la réunion de personnes, notamment à table en souvenir de la Cène où sont attablés les douze apôtres et le Christ, va venir s’ajouter à celle
du vendredi, vraisemblablement dans la seconde partie du XIXe siècle. Selon Paul Sébillot, en 1887, le vendredi est doublement redouté lorsqu’il tombe le 13 du mois. A la même époque, Henri Gaidoz évoque un article publié dans Le Figaro sur la peur des personnes qui ne voyagent pas le vendredi 13, pas même pour aller « de la Bastille à la Madeleine » à Paris. Les recettes de la Compagnie des omnibus baissent de 10 000 francs ; 15 000 pour la Compagnie des wagons-lits (revue Mélusine, 1886-1887). En 1912, le nombre de voyageurs, en baisse les vendredis, diminue plus encore le vendredi 13.
Au XXe siècle, les loteries en tous genres s’emparent peu à peu de ce jour pas comme les autres, et sa singularité retourne la superstition pour en faire un jour de chance. Quant à la crainte du vendredi 13, elle va même bénéficier d’un nom : la paraskevidékatriaphobie, du grec paraskevi (vendredi), decatreis (treize) et phobos (peur).
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Symbolisme :
Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995 et 2019), Éloïse Mozzani nous propose la notice suivante :
Treize est sans aucun doute le plus significatif des nombres d'un point de vue superstitieux : dans les pays chrétiens, il est le chiffre porte-malheur par excellence, en raison du repas de la Cène, où se trouvaient Jésus et ses douze apôtres (donc treize personnes), qui précéda la trahison de Judas, sa mort et surtout celle du Christ (moins de vingt-quatre heures après) ; la Passion coïncida en outre avec le treizième jour de la lune. Certains, de plus en plus nombreux, lui attribuent toutefois une réputation très bénéfique, notamment au jeu : le vendredi 13, dit-on, la loterie voit son chiffre d'affaires augmenter considérablement.
Ce dualisme existait dès l'Antiquité : d'une part, en Égypte, le pharaon possédait treize ka, le ka représentant « l'élément spirituel, les facultés mentales de l'homme ». Chez les Gréco-latins, le treizième d'un groupe apparaissait « comme le plus puissant et le plus sublime. tel est le cas de Zeus dans le cortège des douze dieux, au milieu desquels il siège ou s'avance, comme un treizième, selon Platon et Ovide, distinct des autres par sa supériorité. Ulysse, le treizième de son groupe, échappe à l'appétit dévorant du Cyclope ». A Rome, on plantait le clou magique et expiatoire dans un mur du temple de Jupiter le treizième jour de septembre. D'autre part, le nombre treize représentait la mort ou la destruction et passait pour funeste : Philippe II de Macédoine (IVe siècle avant notre ère), après avoir rajouté, lors d'une procession, sa statue à celle des douze dieux majeurs, fut assassiné peu après. Treize était en outre pour Homère et Cicéron un « nombre odieux ».
La mythologie nordique évoque également le caractère maléfique du treize : douze convives avaient été invités à un banquet qui se tenait au Walhalla quand « soudain, Loki, dieu de la guerre et du mal, fit irruption dans la salle, élevant à treize le nombre des convives. On voulut alors le chasser, ce qui déclencha une violente dispute dans laquelle Balder, le dieu le plus aimé de tous, trouva la mort [...]. Certains spécialistes de mythologie ont vu dans la légende nordique une préfiguration du banquet chrétien. Ils ont ainsi établi des parallèles entre le traître Judas et Loki, l'esprit malin, et entre Balder, le dieu adoré qui laissa sa vie dans le combat, et le Christ, qui allait être crucifié Quoi qu'il en soit, il est certain que, depuis le début de l'ère chrétienne, avoir treize convives à table équivaut à tenter le diable ».
Si le repas de la Cène a été déterminant dans l'aspect négatif du chiffre treize, signalons que la cabale dénombrait treize esprits du mal et que le treizième chapitre de l'Apocalypse concerne l'Antéchrist de la Bête On a même prétendu que les réunions de sorcières comptaient treize personnes, même si les rapports des procès de sorcellerie ne mentionnent pas toujours ce fait.
Certains pensent que la sinistre réputation du treize vient de ce qu'il ne peut être divisé. En outre, treize suit le chiffre douze, nombre symbolisant accomplissement et cycle achevé (et qui est divisible par 2, 3, 4 ou 6) : treize, source de déséquilibre, « marque une évolution fatale vers la mort, vers l'achèvement d'une puissance ». Le treizième arcane du tarot est celui de la mort : toutefois, il « ne signifie pas une fin, mais un recommencement après l'achèvement d'un cycle : 13 = 12 + 1 », et annonce une renaissance. Citons Gérard de Nerval : « La treizième revient [...]. C'est encore la première. Et c'est toujours la seule, où c'est le seul moment. Car es-tu reine, ô toi ! la première ou dernière » (Artémis). Nerval, qui, dit-on, croyait son existence gouvernée par le chiffre treize, écrivit Artémis au treizième anniversaire de sa crise de folie et selon l'arcane XIII du tarot.
Il n'en demeure pas moins que treize peut se prévaloir d'une tradition millénaire de chiffre fatidique : on sait donc qu'il porte malheur de se trouver treize à table : l'un des convives, parfois le plus jeune, le dernier arrivé (à s'asseoir aux États-Unis) ou, en Angleterre, le premier à se lever, aura de graves infortunes ou, plus souvent, mourra dans l'année. Il n'est pas de meilleur augure de se trouver à treize dans une même pièce : le malheur frappera celui qui est le plus près de la porte (Oxfordshire). En 1798, une publication anglaise, le Gentleman's Magazine, « voulut confirmer la véracité de la légende en citant des « statistiques » mathématiques du jour révélant que, en moyenne, lorsque treize personnes se trouvaient réunies dans une pièce, l'une d'elles allait mourir dans l'année ». En Angleterre toujours, au Savoy (célèbre hôtel londonien, quand treize convives s'installaient, on conduisait à la table le Savoy Black Cat (chat noir statufié) en guise de quatorzième convive, pour conjurer le mauvais sort. Édouard VII, roi de Grande-Bretagne et d'Irlande (1901-1910) appréhendait de se trouver à treize autour d'une table.
Cette superstition, se retrouve tout au long de l'histoire. On raconte que Napoléon, qui, comme Joséphine, répugnait à prendre place à une table de treize couverts, « écouta avec une attention soutenue le récit qu'[on] lui fit de la mort d'Esménard se disposait à rentrer en France. La veille de son banquet donné en son honneur par quelques Français [...]. Tout à coup, il remarqua qu'on était treize à table et devint très soucieux. D'abord, on se railla de lui, puis on chercha à le raisonner ; rien ne put le distraire ni chasser ses tristes pressentiments. Il partit le lendemain, et la voiture où il se trouvait ayant été renversée dans les environs de Fondi, il tomba et périt dans un précipice ». Frédéric le Grand, roi de Prusse, « avait horreur du 13 », répugnance qu'il partageait avec son chambellan, le marquis d'Argens, écrivain français, qui « tremblait devant [c]e nombre ».
Charles Nodier nota le fait suivant : « Le 6 Floréal 1803, j'ai dîné [...] avec douze personnes qui étaient toutes dans la force de l'âge, et qi sont mortes cinq dans la première année, cinq dans la deuxième, la onzième et la douzième moins de dix ans après ». Victor Hugo lui-même n'était pas insensible à la croyance : il n'hésita pas un soir à retarder un dîner le temps d'aller chercher un quatorzième convive, un des rédacteurs du Rappel. Théophile Gautier ne souffrait pas non plus de s'attabler en compagnie de douze personnes et « faisait invariablement chercher le fils du restaurateur ». Un auteur (moitié du XIXe siècle) n'en remarquait pas moins : « Le nombre treize à table n'est malheureux que lorsqu'il n'y a à manger que pour douze ».
Dans les Vosges, on dit « Jamais treize têtes de bétail enfermées ensemble dans la même étable n'ont enrichi leur maître ».
La réputation maléfique de ce nombre se retrouve dans de nombreux domaines. Le 13 de chaque mois passe pour être funeste et il faut surtout éviter un 13 pour se marier ou partir en voyage. A la fin du XIXe siècle, on constatait chaque treize du mois, une diminution des recettes des chemins de fer et des omnibus. Les compagnies aériennes évitent en général les vols 13, les rangs ou les places 13 dans les avions. A Leipzig, il n'y a pas de ligne de tramway 13. En France, dernièrement, on a observé que la ligne d'autobus n°256 (desservant Saint-Denis, Villetaneuse) était particulièrement vulnérable aux actes de délinquance ; à la suite d'une série d'agressions, des policiers et des employés de la RATP ont parlé de ligne porte malheur et remarqué que 2 + 5 + 6 = 13. Le wagon ou la place d'un train portant le chiffre 13 porte malheur. On raconte que Winston Churchill, quand il avait le choix entre une couchette portant le nombre 12 et une le nombre 13, prenait invariablement la première.
Dans certains hôpitaux (par exemple dans le service cardiologie de l'hôpital Necker à Paris), ou cliniques, entreprises, hôtels, il n'y a pas de bureau 13 ou de chambre 13. Parnell, homme politique irlandais (mort en 1891), qui se vit attribuer un jour une chambre n°13, s'exclama : « Quelle idée de me donner cette chambre ; ce sont des Tories, je suppose, et ils l'ont fait exprès » (Westminster Gazette, 1er novembre 1893).
Le Carlton Hotel de Knighsbridge, à Londres, ne compte en réalité que dix-sept étages (et non dix-huit car il n'y a pas de treizième étage).
Aux États-Unis, « le quatorzième étage suit directement le douzième dans bon nombre de gratte-ciel et d'immeubles d'habitation. Une étude réalisée dans ce pays a démontré la puissance de cette superstition : dans un immeuble neuf de grand standing, dont les étages étaient normalement numérotés au départ, tous les appartements furent loués dans difficulté, à l'exception de ceux situés au treizième, qui restèrent vides pour la plupart. Lorsque le numéro de l'étage fut transformé en 12-B, les appartements encore vides trouvèrent rapidement des locataires.
Il y a également des villes entières où aucune maison individuelle ne porte le numéro 13 (remplacé par 12 bis). C'est aussi le cas de certaines rues parisiennes. Autrefois en Allemagne, « des procès se tenaient entre la commune et les propriétaires afin de faire disparaître le chiffre 13 de la numérotation des rues car ils disaient qu'ils avaient toujours beaucoup de mal à les louer ».
Le nombre treize porte malheur sur une plaque d'immatriculation de voiture. Dans les pays anglo-saxons notamment, il y a rarement une loge d'artiste ou un siège de théâtre portant le nombre fatidique. Pour certains, l'échec de la mission Apollon XIII (explosion d'un réservoir d'oxygène, le 13 avril 1970, qui faillit coûter la vie aux astronautes en route pour la lune et qui contraignit la fusée à revenir, avec difficulté, sur la terre) était prévisible. Certains se demande même pourquoi « nos enfants à l'école apprennent la table de multiplication de 12 mais ne la dépassent jamais. Pourtant, il n'y a aucune raison de ne pas aller jusqu'à la table de 131... On peut penser qu'il s'agit d'une réminiscence inconsciente des époques où le "13" appartenait à l'inconnu et, donc, était chargé de possibilités et de présages ».
Signalons également que la plupart des prophéties d'avant la Première Guerre mondiale annonçaient la guerre pour 1913.
Quand la princesse Margaret naquit à Glamis Castle, la déclaration de sa naissance fut retardée afin qu'elle ne soit pas enregistrée sous le numéro 13.
Les Anglais, qui ont longtemps appelé ce nombre « la douzaine du diable » (puis « la douzaine du boulanger »), ont même donné un nom à cette superstition concernant le treize : ceux qui en craignent l'influence ont atteints de « triskaidekaphobia ».
Lorsque mourut le duc d'Orléans, e 13 juillet 1842, un almanach français remarquait la fatalité du treize, et notamment du 13 juillet, dans l'existence de certains grands :
13 juillet : mort du fils de Louis XIV ; 13 juillet : attaque de la Bastille préparée ; Marat assassiné par Charlotte Corday ; 13 février : assassinat du duc de Berry ; 13 juillet 1841 : le duc de Bordeaux se blesse à cheval ; 13 juillet 1842 : mort du prince royal (dc d'orléans), au début de la 13e année depuis la révolution de juillet, la 13e année du règne de Louis-Philippe 1er.
La revue Gramophone (février 1990) relevait que le musicien Gioacchino Rossini, homme très superstitieux, mourut le vendredi 13 novembre 1868 ; un an plus tard, un Requiem de treize compositeurs, dont Verdi, rendait hommage à sa mémoire : aucun d'eux ne vécut assez pour entendre l'interprétation de leur œuvre collective.
Outre Rossini, Chopin et Wagner croyaient au pouvoir du nombre treize : le treize gouverna même la vie de Richard Wagner qui naquit en 1813 et dont le nom (prénom inclus) comporte treize lettres. Tannhaüser fut exécuté la première fois le 13 mars 1845, et Wagner mourut le 13 février 1883. Si la tradition en fait un nombre fatidique, il faut savoir qu'Henri IV et Louis XIII croyaient, eux, que le treize leur portait chance. Signalons également la coutume, étrennée par Clovis et qui perdura jusqu'au siècle dernier, d'offrir à sa femme, le jour de son mariage, treize pièces, appelées « treizain ».
Depuis quelques temps, on peut observer un renversement de la croyance : de nombre maléfique, le treize est devenu pour certains un nombre porte-bonheur. La nouvelle carrière du treize, qui vient peut-être d'une simple réaction à sa sinistre réputation - il n'est pas injustifié d'invoquer également le recul de la pratique religieuse et de la connaissance de la Bible (et par conséquent des treize convives du repas de la Cène) - prouve, quoi qu'il en soit, la puissance magique qui lui est attribuée. Un des principaux défenseurs de ce nombre fut, dit-on, un « dictateur d'Amérique latine, Maxime Santos, qui fut capitaine général d'Uruguay et conquit le pouvoir justement le 13 mars 1880. Loin d'être intimidé par ce chiffre, cet homme célébrait chaque année le 13 mars, en invitant treize commandants de l'armée ; il leur offrait treize plats différents et les obligerait à boire treize verres ; de plus, chacun devait porter un toast, soit treize au total ».
En Europe, depuis au moins une quarantaine d'années, le pouvoir bénéfique du nombre treize est admis. Certains portent un 13 en breloque, d'autres en font leur nombre fétiche, comme le metteur en scène autrichien Max Reinhardt (mort en 1943), qui choisissait un 13 pour ses premières ou comme le réalisateur Claude Lelouch (nom et prénom de treize lettres), dont la maison de production s'appelle Films 13, et qui commence tous ses films un 13. on dit aussi que l'actrice italienne Elenora Duse (morte en 1924) portait des robes faites de treize voiles.
Il n'est pas défavorable de naître un 13 : les Anglais disent même que le natif de ce jour réussira ce qu'il entreprendra un 13.
Parallèlement à ces croyances qui font du treize soit un nombre maléfique soit un nombre bénéfique, on assiste dès le siècle dernier à des tentatives rationalistes pour mettre un terme au pouvoir du treize, et, par extension, à d'autres superstitions ayant la vie dure. En France, en 1857, une « Société des Treize » vit le jour à Bordeaux « dans le but d'extirper, par la force de l'exemple, les absurdes préjugés qui se transmettent de génération en génération contre le nombre 13 et le jour du vendredi. Les séances de la société sont tout simplement des banquets où treize personnes viennent s'asseoir le vendredi de chaque semaine. Les membres3 prennent l'engagement solennel de commencer toutes leurs entreprises, ou de se mettre en voyage le vendredi, préférablement à tout autre jour. La fête de l'ordre se célèbre le treizième vendredi de chaque année. Avant de se mettre à table, ils font tourner leur chaise sur l'un de ses pieds de mauvais augure, et se plaisent à renverser les salières : probablement ils ont soin aussi de tourner le pain à l'envers Ce qu'il y a d'horrible à penser, c'est qu'en 1858, après une année d'existence, les treize associés jouissaient d'une santé robuste ; la foudre avait épargné leur tête, et aucun d'eux n'avait fait naufrage. Ce n'est pas tout [...] ; ils ont des membres correspondants, et ils accordent ce titre de plein droit à toute personne réputée pour avoir le mauvis œil » (Henry Vaschalde, Croyances et superstitions populaires du Vivarais, 1876).
C'est dans le même esprit que Nick Matsoukas fonda aux États-Unis, le vendredi 13 septembre 1946, le Comité national des 13 : Nick Matsoukas, dont le nom compte treize lettres, était né le 13 juin 1903, il était le treizième enfant de la famille et fut admis un 13 décembre (1939) à un examen de sociologie. En 1953, il parvint à obtenir, pour les trois vendredi 13 de l'année, l'entrée gratuite dans les salles de cinéma pour la treizième personne se présentant la treizième minute de chaque heure.
L'association américaine, la National Society of Thirteen Against Superstition, Prejudice and Fear, qui se réunit chaque vendredi 13, tente de combattre toutes sortes de croyances. le treize est d'ailleurs présent dans de nombreux symboles des États-Unis : « En effet, la pyramide incomplète dessinée sur le dollar américain comporte treize degrés, tandis que l'aigle saisit dans ses serres treize feuilles avec treize baies d'un côté, et treize flèches de l'autre. Au-dessus de la tête de l'oiseau, apparaissent treize étoiles. Tout cela n'a bien évidemment rien à voir avec la superstition, mais évoque les treize colonnes installées à l'origine dans le pays, elles-mêmes symboles de bon augure ».
A Londres, les membres du London Thirteen Club marchent sous les échelles, ouvrent leur parapluie dans la maison, cassent des miroirs et font des repas à treize convives.
Pour finir, signalons que treize était un « chiffre sacré et fondamental dans l'astronomie, le calendrier et la théologie des anciens Mexicains : les treize dieux et le dieu treize dans le Popol-Vuh ; le soleil au zénith et les douze étoiles ; les douze dieux des pluies, hypostases du treizième qui est aussi le premier, ou grand dieu du ciel ». Pour les Aztèques, treize était « le chiffre des temps lui-même, celui qui représent[ait] l'achèvement de la série temporelle ».
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Omraam Mikhaël Aïvanhov, auteur du Livre de la magie divine (Collection Izvor N°226, Éditions Prosveta S.A., 1996) consacre un chapitre entier à ce nombre :
A PROPOS DU NOMBRE TREIZE : On entend souvent dire que le treize est un nombre qui porte malheur et en particulier qu'on ne doit jamais être treize à table, et beaucoup se demandent ce qu'il faut en penser, car ils sont troublés par toutes sortes de récits qu'on leur a faits à ce sujet.
Pour comprendre pourquoi le nombre treize a été considéré comme un nombre maléfique, il faut commencer par s'arrêter un moment sur le nombre douze. Une journée se divise en deux fois douze heures, une année en douze mois et il y a douze signes du zodiaque. Dans la Bible, le nombre douze se retrouve à plusieurs reprises : Jacob avait douze fils qui ont fondé les douze tribus d'Israël ; ces douze tribus étaient représentées par douze pierres précieuses qui figuraient sur le pectoral du grand Prêtre Aaron, frère de Moïse. La Jérusalem céleste que décrit saint Jean dans l' Apocalypse repose sur douze assises de pierres précieuses et sa muraille a douze portes qui sont douze perles.
Le douze est donc le nombre de ce qui est achevé, qui forme un tout, un ensemble : un jour, une année, un peuple, une ville. Le treize, c'est douze plus un, et ce un qui vient s'ajouter est en dehors de l'ensemble ; il est comme un élément étranger, et s'il n'est pas pur, s'il ne vibre pas en harmonie, c'est tout l'ensemble qui est menacé. Voilà pourquoi le treize est considéré comme un nombre difficile qui apporte des épreuves et même la mort. La treizième carte du Tarot est celle de la mort.
Maintenant, on peut dire aussi que le un qui s'ajoute au douze représente le commencement d'un autre cycle, ou d'un autre ensemble. Dans la Science initiatique, la mort n'est jamais considérée comme un terme définitif, mais comme le début d'une vie nouvelle. Le nombre treize n'est donc pas un nombre maléfique, mais il ne supporte pas les impuretés et la désharmonie. Et comme il est aussi très actif, très dynamique, ce nombre peut bousculer les créatures qui ne possèdent pas les qualités féminines de bonté, d'amour et de douceur pour compenser son influence.
Dans le plan physique, le nombre treize est lié à la croix (1 + 3 = 4), donc aux souffrances. La croix est le développement du cube dans l'espace à deux dimensions, et le cube, schématiquement, représente une prison.
Pourtant, si le nombre treize agit défavorablement sur les créatures, cela ne tient pas à lui, mais à la manière particulière dont chacun reçoit son influence et les influences de ce qui l'entoure. Cela est aussi vrai pour l'eau, l'air, la lumière, et même la nourriture : chaque créature les reçoit de façon particulière, cela dépend de sa santé, de sa structure, de son développement, de son élévation spirituelle. Certains sont stimulés, d'autres tombent malades, d'autres encore se mettent à réfléchir.
En eux-mêmes, les nombres, comme beaucoup de choses dans la vie, sont neutres, mais ils agissent différemment suivant les individus. Pour un Initié, qui sait tout transformer, le nombre treize peut être très favorable, alors qu'il bouscule les autres hommes ; c'est un nombre qui nettoie, qui purifie, et ceux qui ne peuvent pas résister à cette purification sont rejetés ou éliminés. C'est pourquoi il vaut mieux pour eux l'éviter, et éviter particulièrement d'être treize à table. Ce qui est curieux, c'est que souvent les malheurs, les accidents qui arrivent à ce moment-là tombent sur le plus jeune, qui peut même en mourir. Oui, j'ai moi-même observé de tels événements et j'ai vu que ce ne sont pas des superstitions.
Evidemment, s'il fallait étudier toutes les traditions qui prescrivent de faire ou de ne pas faire ceci ou cela, on en remplirait plusieurs volumes car chaque pays possède les siennes, et surtout les peuples primitifs avec toutes leurs coutumes concernant les mariages, les naissances, les rites à observer au moment de la puberté, etc. Il se peut que dans beaucoup de domaines, ils soient tombés juste grâce à leur clairvoyance, à leur médiumnité et aux communications qu'ils ont avec les entités du monde invisible. Mais si on commence à surveiller tous ces détails, on est trop limité, on ne peut plus rien faire.
Prenons le cas de l'astrologie. Les astrologues vous conseillent d'entreprendre tel travail à telle heure du jour ou de la nuit parce que c'est à ce moment précis que vous entrerez en communication avec telle planète, tel esprit, tel génie planétaire. Je crois à l'astrologie ; depuis des millénaires, beaucoup d'êtres très intelligents et très profonds ont travaillé dessus, mais dans la vie courante, dans la vie quotidienne, on ne peut pas se limiter à ce point dans son travail : si quelqu'un est malade ou dans le besoin, il ne faut pas attendre pour lui sauver la vie que ce soit une heure, un mois, une année favorable.
Quand vous avez décidé sincèrement de faire le bien, tous les moments sont favorables. Seulement, pour la majorité des gens, les chances de succès sont déterminées par leur degré d'évolution. Prenons un exemple dans la vie courante: vous avez une démarche à faire ; si vous ne connaissez pas personnellement le ministre ou le directeur, vous devez aller de bureau en bureau et encore, peut-être votre démarche n'aboutira-t-elle jamais. Tandis que si vous connaissez le directeur, s'il est votre ami, vous entrez directement chez lui pour faire votre demande et vous êtes immédiatement exaucé. Pour vous, il n'y a plus de règlement et vous ne passez pas des heures à attendre dans les couloirs. Il en est de même dans la vie spirituelle : tout dépend de ce que vous êtes.
Quand il y a des nuages, puisque le soleil ne vient pas jusqu'à vous, vous devez tout de même vous arranger pour être chauffé ou éclairé. Mais supposez que vous soyez au-dessus des nuages, le soleil est là et vous n'avez plus à vous inquiéter. Au-dessus des nuages, les conditions sont différentes : vous êtes dans une région où d'autres forces entrent en action. Evidemment, c'est symbolique, cela signifie que, tant qu'on est trop bas dans la matière, il y a toujours des conditions à remplir, des règles à respecter. Mais si l'on peut s'élever plus haut, dans le domaine de l'esprit, ces règles tombent d'elles-mêmes.
Mais revenons aux nombres. Il existe une science de la combinaison des nombres et ceux qui la connaissent l'utilisent parfois pour détruire, pour nuire aux autres. En dehors de toute combinaison, les nombres de base, 0, l, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, ne sont en soi ni bons ni mauvais. C'est en les combinant qu'on peut former des nombres qui sont les uns destructifs et maléfiques, les autres favorables et bénéfiques. Inscrivez seulement un nombre sur la porte de quelqu'un ou donnez-lui un nombre à porter, et tout commence à lui réussir ou à lui nuire. Moi j'y crois. J'y crois parce que je sais que les nombres sont des forces. Quant au nombre treize, il apporte le succès à certains et à d'autres des malheurs. Est-ce le nombre treize qui est fautif ? Non, cela dépend qui vous êtes et si vous savez l'utiliser.
Vous direz : « Mais alors, pourquoi dans la vie courante les nombres ne nous influencent-ils pas davantage ? » Parce que nous sommes trop loin d'eux. Parmi toutes les réalités que nous connaissons, les nombres sont les plus abstraites. Nous réagissons immédiatement aux réalités sensibles : le chaud, le froid, la saveur des aliments, le parfum des fleurs, les sons, les couleurs, les formes, etc., mais les nombres sont des réalités si subtiles, si lointaines, qu'ils nous paraissent inaccessibles. C'est pourquoi ils n'agissent pas sur nous. Mais si nous nous approchons d'eux spirituellement, nous sentirons immédiatement leur influence. C'est comme pour les odeurs ou les sons : quand vous êtes trop loin, ils ne parviennent pas jusqu'à vous, mais approchez-vous, et vous êtes épouvanté ou transporté au paradis.
Dans leur principe, dans leur essence, les nombres sont très éloignés de nous. Pourtant, les rivières, les arbres, les montagnes ne sont pas autre chose que des nombres, des nombres matérialisés. Si on approfondit la question, on découvrira que rien n'existe en dehors des nombres. Tout est nombre. La nature, l'univers tout entier, sont construits sur des nombres, mais tellement bien dissimulés qu'on ne peut ni les entendre, ni les sentir, ni les comprendre. Il faut s'approcher d'eux, les pénétrer et on s'apercevra qu'ils parlent, qu'ils chantent, qu'ils émanent des parfums ... C'est sans doute encore difficile à accepter pour vous, mais pour moi c'est ainsi. Je le sais parce que je l'ai touché, je l'ai goûté.
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Steve Desrosiers, auteur de Les Nombres : Symbolisme et Propriétés (Québec, septembre 2001) rassemble les caractéristiques symboliques du Treize :
- 13 -
Symbolisme :
Nombre qui nettoie et purifie.
Le nombre 13 apporte l'épreuve, la souffrance et la mort. Il symbolise la mort à la matière ou à soi-même et la naissance à l'esprit : le passage sur un plan supérieur d'existence.
Pour les superstitieux, ce nombre apporte la malchance ou le malheur.
Pour les kabbalistes, le nombre 13 est la signification du Serpent, du dragon, de Satan et du meurtrier. Mais il est aussi pour les chrétiens le nombre représentatif de la Vierge Marie, elle dont la mission est d'écraser la tête de Satan.
Nombre relié à la croix et aussi à la famille, puisque par réduction théosophique on obtient quatre - 1 + 3 = 4.
Il est l'élément de trop, celui qui fait passer d'un cycle à un autre avec ce que ce changement sous-entend d'inquiétudes par l'arrivée d'un nouveau cycle inconnu.
Représente l'amour éternel figuré par Jacob et ses douze fils, Jésus-Christ et ses douze apôtres.
Si l'on considère le 13 comme une roue à 12 rayons, c'est-à-dire comme 12 unités autour d'un centre, il est bénéfique. Si on le prend comme nombre premier ; il est maléfique. Il est surtout maléfique quand on est à table et quand on croit en son pouvoir. Mais, comme l'observait judicieusement Grimod de la Reynière : "Le nombre 13 n'est à craindre que dans la mesure où il n'y aurait à manger que pour douze."
Si l'on se représente 12 sous la forme du Zodiaque, 13 = 12+1 est le nombre du retour éternel. La 13e heure est aussi la première, tout comme la 25e ou la 37e.
Selon R. Allendy, ce nombre "représente un principe d'activité 3 s'exerçant dans l'Unité d'un tout 10 qui le contient et qui ne lui fait produire qu'un cycle de renouvellement perpétuellement identique - 1 + 3 = 4. Ou bien c'est le mécanisme de son organisation qui soumet l'Univers à un mode permanent d'oscillations et qui l'amène à se spécialiser dans la nature."
L'image de la créature s'agenouillant devant le Trône de Dieu, la Sainte Trinité Père, Fils et Esprit Saint, est symbolisée par le nombre 13: le 1 devant le 3.
C'est "la manifestation de la puissance génératrice bonne ou mauvaise", selon R. Schwaller.
Nombre représentant le Fils de Dieu, selon Abellio.
Le treizième arcane du Tarot n'a pas de nom. Il marque l'incertitude, l'hésitation, la versatilité ou encore une transformation, la fin de quelque chose - la mort - et un renouvellement, une rupture, c'est-à-dire un changement très important.
Bible :
Les treize convives à la Cène, au dernier repas du Christ.
Au chapitre treize de l'évangile de Saint Jean, au cours de son dernier repas avec ses disciples, Jésus déclare que l'un d'entre eux le livrera. Et après l'annonce de la trahison de Judas, Jésus prophétise le reniement de Pierre.
Le treizième chapitre de l'Apocalypse est réservé à l'Antéchrist et à la Bête.
Dans le 13e psaume, il est écrit : "l'insensé dit qu'il n'y a point de Dieu".
Le mystère des Sept Églises de l'Apocalypse gratifie le vainqueur de 13 récompenses au total.
Les treize fils de David qui naquirent au temps qu'il était à Jérusalem. (1 Ch 3, 5-9)
C'est le treizième jour du douzième mois, nommé Adar, que le peuple fêtait la victoire de Judas Maccabée sur l'armée de Nikanor à Adasa. (1 M 7, 43-49)
Un décret d'extermination des Juifs fut décidé par Aman lors d'une convocation adressée aux scribes le treizième jour du premier mois. (Est 3, 12)
Général :
L'apôtre Jacques dit le Mineur dirigea l'Église de Jérusalem pendant treize années.
Le livre d'Esther dans la Bible nous dit comment le 13e jour du mois était la date fixée pour la destruction de tous les Juifs vivant dans l'Empire de Perse. La Reine Esther, choisie pour devenir la femme du Roi, fut capable d'obtenir le renversement de cette sentence de mort, le jour même où celle-ci devait être exécutée. Cette histoire rappelle pour certains l'étoile sur la tunique de Notre-Dame de Fatima (dont la première apparition fut le 13 mai 1917) pouvant représenter la Reine juive Esther dont le nom signifie "étoile".
Les treize titres ecclésiastiques de la hiérarchie sacerdotale de l'Église Romaine.
Le père de Job avait treize enfants, selon les visions d'Anne-Catherine Emmerick.
La célébration de l'Epiphanie a lieu le treizième jour après la nativité du Seigneur. Le 13 est appelé théophanicus pour cette raison.
On retrouve souvent le chiffre treize associé à la Sainte Vierge Marie. Son Assomption eut lieu un vendredi 13, au mois d'août, à 3 heures du soir, selon les visions de Marie d'Agréda. Cependant, selon les révélations de Mary Jane Even datant de 1994, la Vierge serait décédée un 13 août et aurait ressuscité deux jours plus tard, soit le 15 août pour être ensuite reçu Corps et Ame dans le Ciel. De plus, la première et la dernière apparition de la Vierge Marie à Fatima eurent lieu respectivement le 13 mai et le 13 octobre 1917 et c'est le 13 juillet 1917 que les enfants de Fatima eurent leur vision de l'Enfer, démontrant ainsi que le treize est aussi étroitement lié à la souffrance et à la mort. Encore aujourd'hui, en ces derniers temps, la Vierge apparaît à certains voyants et voyantes que le 13 de chaque mois. Le 13e jour du mois dans la chrétienté serait ainsi particulièrement dédié à la Vierge Marie. D'ailleurs plusieurs messages particuliers reçus tendent à le démontrer comme c'est le cas des messages suivants. Dans l'un des messages donnés à une âme privilégiée du Québec, Notre-Seigneur recommandait que le 13 de chaque mois soit en l'honneur de sa Mère et établi dans chaque famille. Dans un autre message donné par la Vierge Marie à Soeur Lucie de Fatima le 1er mai 1987 en vue de la célébration du 70ième anniversaire du jour où elle lui est apparue à Fatima le 13 mai 1917, celle-ci lui demandait de célébrer le 13 de chaque mois par des chants et des louanges en esprit de réparation et d'expiation. Rappelons aussi que c'est le 13 mai 1981 qu'eut lieu l'attentat du Pape Jean-Paul II, à la place Saint-Pierre. Ce qui le sauva de la mort, c'est qu'il tourna la tête pour regarder une gravure de Notre-Dame de Fatima au moment même où la balle du tireur passait. La France, consacrée à Marie depuis Louis XIII, la célébrait par des processions.
Selon les visions de Maria Valtorta, lors de la descente de l'Esprit Saint sur les apôtres en prière dans le Cénacle, le Feu de l'Esprit Saint, alors en forme de globe très brillant au-dessus de la tête de Marie, se partage en 13 flammes mélodieuses très brillantes pour descendre sur les 12 apôtres et la Vierge Marie.
Sur la Médaille Miraculeuse, le M de Marie surmonte la Sainte Croix du Christ, Celui auquel on associe le chiffre 13. Or la lettre M est aussi la 13e lettre de l'alphabet. Pareillement 13 mots composent l'invocation à la Vierge sur la Médaille Miraculeuse: O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Pour les croyants, vendredi 13 - du mois de nisan - est le jour où le Christ est mort en Croix; c'est aussi un vendredi 13, jour placé sous le signe de Vénus, que dit-on Ève, tentée par le démon, fit manger une pomme à Adam, ce qui entraîna leur expulsion du Paradis terrestre. Dieu s'étant en effet reposé le septième jour de la Création, le premier samedi - sabbat des Juifs - tomba ce jour-là. La semaine suivante il y eut donc un vendredi 13, jour du péché originel à n'en pas douter, puisqu'il fut racheté un autre vendredi 13, celui de la mort du Christ. D'autant plus que la Pâque juive se situait le 14 du mois de nisan, et la Crucifixion eut lieu la veille du sabbat de Pâque, donc un vendredi 13.
Dans les visions de Maria Valtorta, Jésus parle des treize veines de l'humanité par lesquelles sont distribuées les grâces divines, d'abord par Lui-même, et ensuite par ses 12 apôtres, choisis par Lui pour représenter l'humanité entière et en qui toute l'humanité se voit à son tour rassemblée en ses 12 apôtres.
On dit que Jésus serait né dans une année comptant treize mois. Lorsque les hébreux célébrèrent leur première Pâque, ils abandonnèrent le calendrier solaire des Égyptiens et adoptèrent le calendrier lunaire. Ainsi, pour maintenir la correspondance entre le mois de Pescha et le début du printemps, ils devaient à tous les trois ans environ introduire un treizième mois dans l'année.
Le 13ième mystère glorieux du Saint Rosaire se rapporte directement à la Pentecôte.
Selon la Règle de l'Ordre du Saint-Sauveur, donnée par le Christ à sainte Brigitte de Suède - qui vécue de 1303 à 1373 -, dans le monastère, treize prêtres doivent chanter quotidiennement la messe et l'office de l'année ecclésiastique.
Les 13 mardis de prière adressée à saint Antoine.
Le purgatoire serait composé de 13 niveaux.
La Foi juive énonce treize articles qui sont appelés les dogmes fondamentaux du Judaïsme. Ils furent formulés par Maïmonide.
Les témoins de Jéhovah ont 13 doctrines fondamentales, sans parler de leurs règles internes.
1- La bible est la parole inspirée de Jéhovah.
2- Jéhovah est le seul vrai Dieu.
3- Jésus-Christ est le fils unique engendré de Dieu.
4- Satan est le "chef de ce monde".
5- Le Royaume de Jéhovah et du Christ remplacera tous les gouvernements humains et sera le seul gouvernement de toute l`humanité.
6- Depuis 1914 nous vivons les" temps de la fin".
7- Un seul chemin mène à Dieu, toutes les autres religions ne sont pas approuvées de Jéhovah.
8- La mort est une conséquence du péché d'Adam.
9- Seulement 144 000 vont au ciel.
10- Les autres vivront éternellement sur la terre sous le Royaume de Jéhovah.
11- Respecter les autorités de ce monde, tant qu'ils n'entravent pas leurs œuvres.
12- Refuser le sang : transfusion et produit alimentaire.
13- Faire la volonté de Jéhovah.
13 est le nombre de cieux chez les aztèques, et la chevelure de l'Ancien des Jours avait treize boucles et sa barbe treize mèches. Le Mexique ancien divisait également le temps en cycles de 52 ans divisés eux-mêmes en quatre périodes de treize années. Ils avaient aussi une semaine de treize jours. Treize était aussi, chez les Aztèques, le chiffre des temps, celui qui représentait l'achèvement de la série temporelle.
La corde sacrée des Druides et des Arpédonaptes a treize segments.
Les treize esprits du mal selon la Kabbale.
Selon le Zohar, la mort des enfants avant l’âge de 13 ans serait due aux péchés de leurs parents.
Dans « L'Apocalypse d'Adam » (texte apocryphe des manuscrits de Nag Hammadi), il est question à un moment donné de 13 royaumes successifs.
Dans le bouddhisme, plusieurs temples à la gloire du dieu Kuan-ti furent érigés par le passé. Les fonctionnaires impériaux y offraient des sacrifices en son honneur le 13 du premier et du cinquième mois de l'année jusqu'à la fin de l'Empire en 1911.
Le treizième dans un groupe apparaît dans l'antiquité comme le plus puissant et le plus sublime. Par exemple, Ulysse, le treizième de son groupe, échappe à l'appétit dévorante du Cyclope.
Yacov Rambsel fait remarquer qu'Ephraïm et Manassé, les deux fils de Joseph dans la Bible (Genèse 50, 22-25 ; Ezéchiel 37, 19) furent reconnus comme étant la treizième tribu d'Israël, remplaçant même parfois Joseph parmi les douze tribus.
Pour les égyptiens, la vie est symbolisée par une échelle à 12 barreaux, dont le treizième donne sur l'éternité.
Un cortège de sorcières est constitué d'un groupe de 13 participantes sur leurs balais volants.
Le treize est parfois appelé la « douzaine du diable ».
Pour les superstitieux, les vendredis 13 sont de véritables cauchemars : si ce jour-là il y a 13 convives à la table, cela préfigure une mort dans l'année - être 13 à table porterait malheur (pour d'autres, seuls les vendredis 13 autoriseraient à se retrouver 13 à table); voir un chat noir le vendredi 13 porte malheur; il est préférable de ne pas sortir ce jour-là, mais dans le cas contraire, si on sort par une porte, il faut toujours entrer par la même porte. La superstition du vendredi 13 fut aussi revivifiée en cette ère de l'ordinateur par certains virus introduits dans les systèmes informatiques ne se manifestant que le jour des vendredis 13. La diseuse de bonne aventure par contre prédit mieux l'avenir le vendredi 13. En France, dès qu'il y a un vendredi 13 au calendrier, la Loterie Nationale organise un tirage spécial car certains choisissent ce jour-là pour parier de l'argent. Mais pour certains, moins crédules et plus enclins à l'optimisme, le chiffre 13 est un chiffre chanceux sur lequel ils comptent pour réussir leurs entreprises ou tenter leur chance. Un de ceux-là réussit sans doute à convaincre la marine britannique de dissiper les craintes de marins superstitieux qui refusaient de monter à bord d'un navire un vendredi 13. Il fut en effet décidé qu'on procéderait au lancement d'un nouveau navire un vendredi 13. Ce navire fut baptisé le H.M.S. Friday. Il était commandé par le Capitaine Friday et prit finalement la mer un vendredi 13. On ne revit jamais plus ni le navire, ni l'équipage.
Chez le pâtissier, par exemple, le nombre 13 devient chanceux, qui ajoute toujours une 13e gourmandise à une commande de 12.
Les superstitieux répondent souvent à une superstition par une autre. Ainsi, pour conjurer le sort, de nombreux athlètes n'hésiteront pas à porter le numéro 13 sur leur dossard.
En 1884, un club du vendredi 13 a vu le jour à New York. Six ans plus tard, un deuxième faisait son apparition à Londres. Les membres de ces clubs se rencontrent à chaque vendredi 13, question de faire un pied de nez aux esprits maléfiques. Par exemple, le 13 août 1999, ils s'étaient réunis à Philadelphie, où ils ont cassé un miroir.
Au début du XIV siècle le pape Clément V décida avec la complicité du roi de France Philippe le Bel d'écraser définitivement les templiers et de s'emparer de leur trésor le Graal, il les fit massacrer le vendredi 13 octobre 1307.
Les deux mots désignant les personnes qui ont la phobie du vendredi 13 sont « paraskaviedekatriaphobe » et « triskaidékaphobe ». Le nombre de lettres de ces deux mots est 39, un multiple de 13...
Pour les Mayas, le temps est divisé en plusieurs cycles commençant avec la naissance de Vénus. Et le cycle dans lequel nous nous trouvons aurait commencé le 13 août 3114 avant J.-C. et prendrait fin le 22 décembre 2012. Selon eux, cette date correspond au cinquième et dernier cycle de la Terre, ce qui aboutirait à la destruction du monde.
On dit que Philippe II, roi de Macédoine de 356 à 336 avant J.-C., eut le malheur, lors d'une procession, d'ajouter sa statue à celles des douze dieux majeurs de la mythologie grecque. Mal lui en prit: il fut assassiné peu après alors qu'il allait marcher contre les Perses.
Nombre relié à la lune: elle parcourt en moyenne treize degrés par jour et il y a treize lunaisons dans l'année.
La Création se diviserait en treize dimensions et plans: dans la première dimension, il y a 13 plans ; dans la deuxième dimension, il y a 12 plans; dans la troisième dimension, il y a 10 plans. Et ainsi de suite jusqu'à la treizième dimension, qui est la dimension du portail, qui est la Dimension Christique. Et là, il y a un plan.
L'ancien peuple Sumérien utilisait un zodiaque comprenant 13 constellations et 26 étoiles principales.
Le bouclier de la vieille divinité slave Prono était décoré de treize points blancs.
Les treize cordes de la harpe au Japon.
Les treize portes du corps humain de la femme - 2 yeux, 2 oreilles, 2 narines, la bouche, 2 seins, le nombril, l'anus, l'urètre et le vagin.
Certains avancent que l'Univers créé est gouverné par treize constantes fondamentales de la physique qui sont entre autre la vitesse de la lumière, les constantes de Planck, de Boltzmann et d'Eddington, la charge du proton, la masse du proton et de l'électron au repos, etc. Mais ceci est loin de faire l'unanimité chez tous les chercheurs et les scientifiques.
Dans aucun des buildings américains les plus modernes il n'y a de 13e étage, n'y chambre numéro 13. On a aussi pris l'habitude de proscrire le chiffre 13 de la numérotation dans certaines rues. Pas de 13 non plus pour certaines compagnies aériennes et au départ de courses automobiles.
Il s'était formé à Bordeaux, au 19e siècle, une société des 13. Ces joyeux lurons organisaient des banquets le vendredi de chaque semaine et engageaient toutes leurs affaires un vendredi. La fête de la société se célébrait le 13e vendredi de chaque année. Avant de se mettre à table, ils n'omettaient jamais de renverser les salières.
Au point de vue historique, signalons les coïncidences suivantes: 13 cantons primitifs en Suisse, 13 États primitifs au U.S.A., 13 Länder de l'Allemagne fédérale.
La capsule Apollo-13 de la NASA est le seul Apollo à ne pas avoir réussi à se poser sur la Lune. Cette mission, qui se déroula du 11 au 17 avril 1970, était déjà à mi-chemin de la Lune lorsqu'une explosion se produisit dans un réservoir d'oxygène et paralysa une partie des instruments. La capsule dut alors revenir sur la Terre le plus rapidement possible. Apollo 13 avait été lancée à 13h13 de la plate-forme numéro 39 (un multiple de 13) pour avorter le 13 avril 1970.
Treize est le nombre des marches que le soleil doit monter et descendre (six pour arriver au zénith et six pour descendre jusqu'au couchant, le zénith lui-même étant la treizième marche) pour que le cycle du jour et de la nuit soit complet.
Le rapport entre le volume de la Terre et celui du Soleil est d'environ 13 fois une puissance de 10, soit 1/(13.01 x 10E5) pour être précis.
Le jeu de carte comprend 13 cœurs, 13 piques, 13 carreaux, 13 trèfles.
Poids de l'âme en once.
Anniversaire de mariage : noces de dentelle.
Guématrie :
Fischer appelle treize le facteur Jéhovah puisque certains mots de la langue hébraïque ont été inspirés par l'essence de Jéhovah dont la valeur numérique est 26, c'est-à-dire égale à 2 x 13. Les mots suivants ont tous une valeur numérique - guématrie en "N" - dont le facteur commun est 13 : Moïse, 351 = 27 x 13 ; Joseph, 156 = 12 x 13 ; Isaac , 208 = 16 x 13 ; Abraham, 104 = 8 x 13 ; Thora, 611 = 47 x 13 ; Jacob, 182 = 14 x 13 ; Israël, 546 = 42 x 13 ; Sinaï, 130 = 10 x 13 ; mois, 312 = 12 x 26 = 12 x 2 x 13 ; la divinité, Yahweh : 1+5+2+5 = 13. En utilisant la guématrie en "n", les mots suivants ont aussi en commun le facteur 13 : Elohim : 1+12+5+10+24 = 52 = 4 x 13 ; Amen : 1+13+25 = 39 = 3 x 13. C'est aussi la valeur numérique des mots un : 1+8+4 = 13, et amour : 1+5+2+5 = 13, en hébreu ; et la valeur numérique du nom Jésus en hébreu est 10+5+6+300+70 = 391, donnant 13 par réduction théosophique. Notons au passage que, dans la Bible d'Ostervald, l'Ancien et le Nouveau Testament comptent 1040 chapitres pour l'ensemble des 66 livres. Or 1040 = 80 x 13. De plus, toujours dans la Bible d'Ostervald, l'Ancien Testament compte à lui seul 780 chapitres pour l'ensemble des 39 livres. Or 780 = 60 x 13.
Le chiffre 13 serait d'une certaine façon en corrélation avec notre planète Terre qui s'appelle en hébreu Eretz et qui s'écrit aleph, résh et tzadé. La lettre tzadé mis à la fin d'un mot vaut non pas 90 mais 900. La valeur numérale donne donc 1+200+900=1101. Ce nombre, interprété dans la base mathématique deux, c'est-à-dire en binaire, équivaux au chiffre 13 dans la base décimale.
La valeur numérique du mot hébreu BEV, signifiant chaos, donne 13.
Occurrences :
Le nombre 13 est employé 28 fois dans l'Ancien Testament et il n'est jamais utilisé dans le Nouveau Testament.
Les nombres 17, 22 et 120 000 sont employés 13 fois dans la Bible et le nombre 120 est employé 13 fois dans l'Ancien Testament sous sa forme cardinale.
Dans l'évangile de Saint Jean, Jésus utilise au total 13 comparaisons ou titres pour désigner qui Il est vraiment :
1. Je suis le Pain (Jean 6, 35 et 6, 48 et 6, 51)
2. Je suis la Lumière (Jean 8, 12 et 9, 5)
3. Je suis la Porte (Jean 10, 7 et 10, 9)
4. Je suis le Bon Pasteur (Jean 10, 11 et 10, 14)
5. Je suis la Résurrection (Jean 11, 25)
6. Je suis le Chemin (Jean 14, 6)
7. Je suis la Vérité (Jean 14, 6)
8. Je suis la Vie (Jean 14, 6)
9. Je suis la Vigne (Jean 15, 5)
10. Je suis le Roi (Jean 18, 37 et 19, 21)
11. Je suis le Fils de Dieu (Jean 10, 36)
12. Je suis dans le Père (Jean 14, 10 et 14, 11 et 14, 20 et 17, 8)
13. Je Suis (Jean 8, 24 et 8, 28 et 8, 58 et 13, 19)
Dans la Nouvelle Traduction de la Bible, parue aux Editions Bayard, l'expression "dans le nom de..." (Jean 20, 31) est fréquente dans l'évangile de Jean: 13 occurrences (contre seulement 4 dans les trois autres évangiles).
Dans les évangiles, Jésus a beaucoup parlé du jugement après la mort ainsi que de l'enfer qui attend les pécheurs impénitents. A treize reprises Jésus revient sur ce sujet : Mathieu 25, 31-46 ; Mc 9, 42-49; Luc 9, 24-26 ; Luc 16, 19-31 ; Mathieu 10, 28 ; Mathieu 13, 37-43 ; Mathieu 7, 21-23 ; Mathieu 12, 32 ; Mathieu 23, 33; Luc 12, 45-46 ; Mc 16, 16 ; Mathieu 13, 49-50 ; Jean 5, 28-29.
Le mot étoile - ou astre - est utilisé 13 fois dans le Coran. Les mots maladie, larme, dragon et le terme 'Fils de Dieu' sont employés 13 fois dans le Nouveau Testament. Les mots charnel et trahison sont employés 13 fois dans la Bible.
Dans la Bible, 26 nombres - écrits sous leur forme cardinale - sont multiples de 13.
Parmi les 365 nombres différents retrouvés dans la Bible, 40 d’entre eux sont transcrits sous forme ordinale dont 13 se retrouvant simultanément dans l’Ancien et le Nouveau Testament.
Dans le Nouveau Testament, 8 chapitres possèdent 13 versets au total. Et toujours dans le Nouveau Testament, seulement 13 nombres différents sont égaux ou supérieurs à 2 000.
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